Disclaimer :
Comme vous devez vous en douter, aucun des personnages ne m'appartient. Tout appartient à J.K. Rowling, et les noms des personnages et des différents objets magiques sont des propriétés et des marques de commerce et copyright de Warner Bros.
Harry Potter Publishing Rights copyright J.K. Rowling, 1997 - 2007
Copyright les Editions Gallimard Jeunesse, 1998 - 2007, pour le texte français.
Alle deutschen Rechte bei Carlsen Verlag GmbH, Hamburg, 1997 - 2007
Cette fiction est la propriété morale de son auteur, Sam, je ne fais que la traduire, dans un but non lucratif.

Note de la traductrice :
Après une longue, très longue absence, je suis de retour, plus déterminée que jamais à finir cette traduction. Cela va être long, mais je suis motivée. J'attends les résultats du concours que je passais cette année, et quels qu'ils soient je consacrerais un peu de temps chaque jour à cette traduction. Bonne lecture à tous !


Au Nom du Diable :

Chapitre 5 :

Du point de vue d'Hermione

Je quitte enfin Poudlard. Je me retourne une dernière fois vers ce superbe et grand château, puis je monte dans le train sans un regard en arrière. Je suis heureuse d'être enfin sortie de Poudlard.

Ce n'est pas que je ne m'y plaisais pas, au contraire. Je l'aimais comme mon chez moi, ce château, jusqu'à cet incident, jusqu'à il y a deux semaines…

Cela a été difficile, de me déplacer dans le château en m'efforçant de ne pas penser aux Professeurs McGonagall ou Lupin… Ou même à Harry. Même si, lorsque je pense à Harry, je suis envahie d'une colère si intense que je serais prête à le tuer sur le champ, le tuer d'un mort lente et douloureuse.

Au départ, j'ai été choquée d'avoir de telles pensées, puis je me suis rendue compte qu'il ne pouvait pas en être autrement. Il nous a utilisés pendant je ne sais combien de temps. Depuis quand nos actions échouaient-elles les unes après les autres ? Harry devait nous avoir trahis déjà depuis plus d'un demi-année et cela m'a si profondément blessé que je ne peux tout simplement plus le considérer comme l'ami qu'il a été, pour la bonne raison qu'il n'est plus un ami et que j'en suis certaine.

Mais ce que j'aimerais vraiment savoir, c'est pourquoi il nous a trahis. Je n'ai tout simplement aucun début de réponse à cette question.


« Herm ? »

Hermione sursauta et leva un regard plein de surprise vers le haut.

« Du calme, ce n'est que moi », dit Ron en souriant et en s'asseyant en face d'elle dans le compartiment.

« A quoi pensais-tu ? » lui demanda-t-il après qu'ils aient tout deux observé la silhouette de Poudlard qui disparaissait au loin.

« A Harry » dit-elle simplement et Ron hocha la tête.

« Je me disais… » commença-t-il avant de réfléchir pendant un moment. Il finit par demander : « Tu veux toujours devenir Auror ? »

Elle opina.

« Je viens avec toi », reprit-il soudainement. Il continua sous le regard surpris d'Hermione. « Je veux devenir Auror. Je pense que c'est de cette façon que je peux être utile. »

« Je comprends. Oui, c'est aussi la raison pour laquelle je veux le faire », dit Hermione avant de se tourner de nouveau vers la fenêtre. Ron reprit la parole.

« Mais ce n'est pas la seule raison, n'est-ce pas ? » demanda-t-il prudemment. Hermione lui adressa un regard soudain perçant et sa voix était dure et froide quand elle lui répondit.

« Je ne le fait pas à cause de Harry. Je comptais déjà devenir Auror avant qu'il n'assassine Remus et McGonagall. »

Ron haussa les épaules et continua calmement. « Ca se peut, mais depuis que c'est arrivé, tu as développé une ambition dangereuse, Hermione. Tu dois faire attention a ce que ta haine ne devienne pas incontrôlable. » Elle le regarda bizarrement.

« Tu ne penses pas que c'était Harry ? » C'était plus une affirmation qu'une question. Ron détourna aussitôt le regard et sembla s'intéresser au paysage monotone qui défilait devant la fenêtre.

« Je n'arrive tout simplement pas à comprendre pourquoi il aurait fait ça, Hermione. Je sais que c'était lui, malheureusement, il n'y a aucun doute là-dessus, mais quelque me dit quand même que ça ne peut pas être lui. »

« Tu es malade, Ron ! Si tu lui fais confiance, il finira par te tuer un jour », dit-elle, pleine d'effroi. Il se renfrogna et se sentit visiblement mal à l'aise.

« Mais pense donc au nombre de fois où Harry a tenu tête à Voldemort », tenta-t-il de se défendre, mais Hermione l'interrompit.

« Nous n'avons été présents à aucun de ces face-à-face, ne comprends-tu pas ? Nous ne savons que ce que Harry nous a raconté de la mort de Cédric, du déroulement des affrontements. Nous n'avons jamais eu de preuves quant à la façon dont ils se sont passés ! Seulement ce que Harry en disait ! Et demande-toi un peu comment il a survécu. Dumbledore disait que c'était grâce à l'amour de sa mère, il n'en était pas sûr non plus… Et comment cela se peut-il, qu'un bébé terrasse Voldemort ? N'est-il pas possible que Voldemort ne voulait tout simplement pas le tuer ? Parce qu'il savait qu'il lui serait un jour fidèle ? Et même, comment expliquer les autres rencontres ? Un première année qui bat Voldemort, un deuxième année un Basilique. Et de toutes façons… » Elle s'interrompit un instant avant de reprendre.

« Et réfléchis un peu ! En réalité, ce ne serait pas vraiment tiré par les cheveux s'il avait changé de camp. » Quand Ron la regarda comme si elle était devenue folle, elle soupira puis s'expliqua.

« Harry a toujours été mis dans un moule. Nous pensions tous savoir comment il devait être. Le meilleur moyen de se débarrasser de ce moule dans lequel il avait été placé était de changer de camp. Personne ne s'y attendait et comme ça, il n'est plus le Grand Harry Potter. »

« Arrête », dit Ron en haussant le ton, devenu soudain sérieux. Hermione se tut. « Tu es en train de te monter la tête, Hermione. Je t'en prie, prends garde à ne pas faire une grosse erreur à cause de ça », reprit-il, inquiet. Elle finit par acquiescer.

Soudain, la porte s'ouvrit et Neville apparut, affolé. « A l'avant… Des Mangemorts ! Venez ! Vite, par pitié ! » ajouta-t-il encore avant de repartir en courant. Hermione et Ron sautèrent sur leurs pieds, mais elle le retint. « Reste là et fait en sorte qu'aucun Mangemort n'aille à l'arrière du train », dit-elle sérieusement et Ron dut se soumettre sous son regard.

Il la suivit du regard encore un instant, jusqu'à ce qu'il ait sorti sa baguette et qu'il ne se mette à écouter avec attention les sons qui lui parvenaient. Il avait les nerfs à fleur de peau et il sursauta lorsqu'il entendit des pas derrière lui. Avant qu'il ait pu se retourner, il sentit une baguette s'enfoncer dans son dos et une voix qu'il connaissait bien retentit.

« Baisse ta baguette, Ron. S'il te plait, je ne te ferais rien, alors baisse la et allons dans le compartiment, nous devons parler de quelque chose », dit-il et Ron se contenta d'acquiescer lentement, de baisser le bras vers le sol et de retourner dans le compartiment. Instantanément la porte claqua et sa baguette lui fut arrachée des mains.

Lorsque Ron se retourna lentement, il ne vit d'abord qu'un mangemort, puisque l'individu portait un long manteau noir, mais lorsqu'il ôta sa capuche, Ron fut plongé dans deux yeux verts familiers. « Harry ! » dit-il, surpris. Il ne pouvait s'empêcher de se réjouir un tant soit peu. « Que fais-tu ici ? » demanda-t-il. A ce moment-là, il se rendit compte qu'Harry lui adressait un sourire mauvais et qu'il pointait toujours sa baguette sur lui. « Je suis ici pour allonger un peu la liste », répondit-il, narquois. Sa baguette se déplaça lentement jusqu'à pointer directement sur le cœur de Ron. Celui-ci frémit : il aurait dû écouter Hermione, même si cela n'aurait pas changé grand-chose à la situation dans laquelle il se trouvait.

Harry se rapprocha de lui et le dévisagea de manière moqueuse. « Croyais-tu vraiment que ce n'était pas moi ? Dans ce cas, tu es encore plus stupide que je ne le croyais », dit-il en se moquant. Ron lui lança un regard mauvais mais il se sentait de plus en plus mal à l'aise. Soudain, une douleur insoutenable le parcourut et il se mit à crier. Aucun bruit ne sortit de sa gorge. « Tu ne peux pas crier, mon ami, je m'en suis assuré », murmura froidement Harry tandis que Ron s'affaissait lentement sur le sol.

C'était comme si ses os avaient été transformés en lave et rongeaient ses muscles de l'intérieur. Il avait l'impression que le monde entier était réduit à la douleur et il ne pouvait plus se concentrer qu'avec difficultés pour regarder vers le haut et continuer à suivre ce qu'Harry disait.

Harry l'observait, narquois, et un rire froid le submergea. « Tu es pitoyable, tu sais ? » demanda-t-il en continuant de sourire froidement. Il s'interrompit soudain et Ron constata que la douleur avait cessé. Il gémit de douleur, au cas où quelqu'un aurait pu l'entendre.

Harry avait cessé de l'observer et regardait avec hargne son nouvel adversaire. « Ca fait plaisir de te revoir, Hermione, même si c'est dans des conditions défavorables. » Son regard tomba sur Ron qui tremblait, recroquevillé sur le sol. Hermione leva sa baguette et visa le cœur d'Harry. « Je te hais ! » dit-elle à voix basse et le puissant sort de stupéfixion quitta sa baguette. Il ne rencontra jamais sa cible, mais poursuivit sa course à travers la fenêtre ouverte et disparut dans la nature.

Hermione regarda autour d'elle, surprise, mais Harry avait disparu. « Maudit soit le jour où il a appris à transplaner ! » jura-t-elle. Elle alla rapidement vers Ron, leva le sortilège auquel il était soumis. Il se mit aussitôt à gémir. « Ca fait sacrement mal » marmonna-t-il. « Je sais, Ron, je sais. Doucement… Repose-toi un encore un peu » dit-elle avec compassion et Ron hocha faiblement la tête.

Elle l'allongea sur la banquette à l'aide d'un sortilège de lévitation et conjura ensuite une couverture et un tissu humide et froid, qu'elle posa sur son front. « Maintenant, repose-toi, d'accord ? Tu as surtout besoin de beaucoup de repos » ajouta-elle doucement, mais Ron la regarda de façon interrogative. « Qu'est-ce que ça a donné ? » demanda-t-il faiblement. Hermione haussa les sourcils. « De quoi parles-tu ? » demanda-t-elle, curieuse, mais on pouvait déceler une pointe d'incertitude dans sa voix.

« J'ai vu que tu lui avais lancé un sort d'identification, pendant que j'étais au sol » expliqua-t-il doucement. Hermione tenta de le contredire, mais il ajouta rapidement. « Ne t'en fais pas, je comprends. Tu voulais être certaine. Je veux aussi l'être, et j'ai survécu le temps que tu le fasses » dit-il en souriant faiblement. Hermione se contenta d'acquiescer, ne sachant pas quoi faire d'autre.

« Alors, c'était Harry ? » demanda-t-il à nouveau quand Hermione ne répondit pas immédiatement et tandis qu'un sentiment négatif se propageait en lui. « Je suis désolée, Ron, vraiment, mais c'était bien lui. » Il soupira tristement et se sentit encore plus mal que lorsqu'il subissait le doloris. Alors qu'auparavant son corps et chaque mouvement le faisaient souffrir, il avait maintenant l'impression que la douleur se répandait de l'intérieur.

« Es-tu certaine ? » demanda-t-il encore une fois, plus à lui-même qu'à Hermione. Elle lui répondit tout de même. « Tu sais que ce sort ne ment jamais. Même le polynectar ne peut pas le duper. S'il avait été sous l'imperium, ce dont je doute fort, le sort l'aurait également montré. Tu sais bien qu'il aurait été entouré d'une lumière bleue. Et il n'y a aucune autre possibilité de prendre l'apparence de quelqu'un, sauf en passant par de très lourdes métamorphoses, mais le sort l'aurait également montré. C'était Harry, aucun doutes là-dessus, Ron » dit-elle pour finir. Il déglutit avec peine.

« Maintenant, repose-toi, Ron. Il faut vraiment que tu te ménages et nous avons encore quelques heures de voyage devant nous avant d'arriver à Londres. Profites-en pour dormir », chuchota-t-elle sur un ton qui ne souffrait aucune contradiction. Mais Ron avait encore une question. « Tout le monde va bien ? » demanda-t-il doucement. Hermione hocha la tête de façon rassurante et Ron acquiesça, soulagé, avant de tomber dans un sommeil profond. Hermione l'observa silencieusement un instant. Elle n'avait pas voulu lui dire de suite qu'un Poufsouffle et un Serdaigle avaient été tués… Cela l'aurait inquiété pour rien.

Tristement, elle dirigea son regard vers la fenêtre. Le paysage paraissait soudain noir et gris à travers le crépuscule…


Note de fin de chapitre :
La suite très bientôt… Je ne vais pas donner de date, parce que j'ai une légère tendance à ne pas respecter les délais…