Disclaimer :

Comme vous devez vous en douter, aucun des personnages ne m'appartient. Tout appartient à J.K. Rowling, et les noms des personnages et des différents objets magiques sont des propriétés et des marques de commerce © Warner Bros.

Harry Potter Publishing Rights © J.K. Rowling, 1997 - 2009

© les Editions Gallimard Jeunesse, 1998 - 2009, pour le texte français.

Alle deutschen Rechte bei Carlsen Verlag GmbH, Hamburg, 1997 - 2009

Cette fiction est la propriété morale de son auteur, Sam, je ne fais que la traduire, dans un but non lucratif.

Note de la traductrice :

Finalement, la suite !


Au Nom du Diable :

Chapitre 7 :

« Comment s'est passée ta journée ? » demanda Hermione, tendue.

Ron, qui rentrait enfin après une journée de service, répondit sèchement : « Fatiguant » avant de disparaître de nouveau hors de la vue d'Hermione. Elle soupira.

Elle se faisait du souci pour Ron, depuis quelques temps. Ginny n'était pas réapparue et aucun signe de vie de sa part n'avait été décelé depuis deux semaines. On l'avait cherchée, pourtant, depuis sa disparition, mais l'espoir de la retrouver vivante s'amenuisait de jour en jour. Le Ministère n'avait trouvé aucune dépouille qui aurait pu lui être attribuée, et personne ne savait si cela était vraiment un bon signe.

Ce qui n'était pas certain non plus, c'était le rôle qu'avait Harry dans cette affaire. Hermione était plus que certaine qu'il était impliqué. Elle avait le sentiment qu'il avait enlevé Ginny, et ses pressentiments ne la trompaient que rarement.

Ron revint dans le salon. Il avait ôté sa robe de fonction et avait enfilé des habits moldus. Epuisé, il se laissa tomber sur le canapé bordeaux qu'occupait Hermione.

« As-tu des nouvelles de Ginny ? » demanda-t-elle. Il secoua la tête tristement.

« Malheureusement pas » soupira-t-il. L'expression d'Hermione laissa transparaître une inquiétude dont la cause n'était pas seulement l'enlèvement de Ginny.

« Tu devrais prendre des vacances et te reposer » proposa-t-elle doucement à Ron.

Il secoua la tête. « Plus nous serons à combattre les Forces du Mal, plus vite nous les vaincrons et ferons cesser les souffrances. Il faut que les morts et les disparitions s'arrêtent » expliqua-t-il. Pour lui, le sujet était clos.

Hermione acquiesça inconsciemment. Il était vrai de nombreuses personnes avaient été assassinées par les Mangemorts et que beaucoup de sorciers avaient disparus, mais elle se faisait également beaucoup de souci pour son meilleur ami.

Après un court silence, il demanda toutefois : « Les Détraqueurs sont-ils encore à Azkaban ? »

Hermione réfléchit un instant avant de répondre : « Je pense que oui. Jusqu'à maintenant, rien ne laisse penser qu'ils soient passés du côté des Forces du Mal. »

Soudain, deux bourdonnements se firent entendre en même temps en provenance du plancher et de la chambre d'Hermione. Ils échangèrent un regard surpris.

C'était le signal qu'utilisaient les Aurors lorsque quelque chose d'important était arrivé. Mais jusqu'alors, jamais ils n'avaient été appelés simultanément. Il devait se passer quelque de grande importance. Le directeur avait pour principe de ne pas faire travailler ensemble des personnes qui se connaissaient bien et étaient amis, afin que les émotions ne puissent pas prendre le dessus sur la rationalité lors des missions auxquelles ils participaient. Hermione et Ron avaient dans un premier temps tenté de travailler ensemble malgré tout, mais ils avaient fini par se résoudre à être dans des unités différentes.

Rapidement, ils se dirigèrent chacun vers une des sources du bourdonnement, et ils eurent bientôt tous deux une pierre blanche en main. L'une semblait pleine de fumée rouge, l'autre de fumée bleue. Ils fixèrent chacun leur pierre et un écran s'ouvrit dans chacune d'elles, suffisamment grand pour qu'on puisse y distinguer les détails de ce qui s'y affichait.

Le visage enjoué d'un Auror bedonnant et assez âgé apparut, un grand sourire plaqué sur les lèvres. Hermione et Ron échangèrent un nouveau regard étonné en se demandant pourquoi il avait l'air aussi joyeux, lui qui était habituellement si taciturne, mais il commença à parler et ils se concentrèrent sur ses paroles…

« Harry Potter a été appréhendé ! L'abruti voulait se procurer quelque chose sur le Chemin de Traverse, mais il a été reconnu par une patrouille d'Aurors et ils l'ont maîtrisé. Trois Aurors sur les cinq que comprenait la patrouille ont été blessés, mais rien de bien grave. Le Ministre a aussitôt ordonné son exécution en place publique par le biais du baiser du Détraqueur. Je pense qu'il veut montrer que nous obtenons des résultats et a opté pour un châtiment public. Peut-être aussi est-ce un moyen de faire passer un message aux autres Mangemorts, je ne sais pas réellement, mais il a ordonné que tous les Aurors soient présents pour contenir la foule lors de la mise à mort. Rendez-vous demain à 16h30 au Chaudron Baveur. Là, veillez au maintien de l'ordre public, puis rendez-vous ensuite pour 17h à la Place de Merlin, sur laquelle l'exécution aura lieu. J'espère que vous avez tout compris ? »

Après que Ron, Hermione et vraisemblablement les autres Aurors qu'il avait contactés eurent répondu par l'affirmative, l'image disparut et la fumée colorée s'estompa.

La main de Ron tremblait lorsqu'il rangea sa pierre et son regard semblait vide. Hermione, à l'inverse, lança un cri de joie et un regard radieux à Ron.

« N'est-ce pas génial ? Ils l'ont enfin eu ! Il va enfin payer pour tout ce qu'il nous a fait ! » s'exclama-t-elle, euphorique. Ses yeux avaient un éclat particulier. Ron se contenta de marmonner quelque chose avant de disparaître dans sa chambre.

Hermione lui lança un regard interrogateur et étonné. Elle ne comprenait pourquoi Ron ne se réjouissait pas du fait que le plus dangereux des Mangemorts et le kidnappeur de sa sœur ait enfin été arrêté.

***

« Je veux le voir » annonça-t-il d'un ton décidé.

« Je suis désolé, monsieur, mais nous avons l'ordre de ne laisser entrer personne, pas même le Ministre lui-même » répondit le gardien, avec regret.

Ron le fixa d'un regard furieux et lui répondit fermement : « Je suis Auror et j'ai encore quelques questions à lui poser, alors laissez-moi passer, merde ! J'ai passé les autres points de contrôle, alors vous imaginez bien que j'ai les autorisations nécessaires et que ce n'est pas une visite mondaine, mais qu'elle est bel et bien nécessaire. »

Le gardien l'observa un instant, méfiant, puis après quelques secondes de réflexion, il finit par déclarer forfait. Il laissa Ron entrer dans la cellule.

Celui-ci soupira, soulagé. Avoir réussi à arriver jusque-là avait été particulièrement difficile justement parce qu'il n'avait aucune autorisation officielle pour se trouver là, mais être refoulé à la dernière porte l'aurait rendu plus que furieux. Il entra enfin dans la petite pièce sombre et froide.

Il observa les lieux. Cette pièce n'avait rien de confortable. Elle était faite en pierre glaciale, humide, même, par endroits. La seule chose qu'elle contenait était attachée au mur opposé à la porte : une couchette en bois, dure.

Ron dirigea son regard sur la personne qui se tenait près de la fenêtre, sans trop savoir quoi faire. Elle ne s'était pas retournée depuis son arrivée, Ron avait pu voir par la fenêtre de surveillance sur la porte qu'elle s'était tenue là toute la durée de sa discussion avec le geôlier. Peut-être cette personne voulait-elle profiter des derniers rayons de soleil qui éclairaient la fenêtre, puisque celui-ci n'allait pas tarder à se coucher. Peut-être désirait-elle aussi simplement profiter de son dernier coucher de soleil, puisqu'elle ne pourrait plus le faire par la suite.

Soudain, une voix se fit entendre. Et cette voix n'était absolument pas comme ce à quoi Ron s'attendait. Froide, apathique, aigrie, sarcastique, moqueuse… Voilà ce que Ron s'attendait à entendre dans la voix d'Harry, peut être aussi du cynisme, mais rien de tout cela ne parut.

Elle semblait simplement amicale, un peu triste et pleine de regrets. Harry se retourna et le fixa simplement de ses yeux verts.

« Salut, Ron. Cela m'étonne franchement, que tu viennes me voir ici » dit-il doucement. Un soupçon de sourire s'installa sur ses lèvres.

Ron se contenta de le regarder, tout étonné et n'osa même pas bouger.

« Si tu préfères t'asseoir, il y a une chaise, derrière toi, près du mur » continua Harry avant de s'asseoir lui-même sur la paillasse. Il donnait l'impression d'être parfaitement à l'aise.

Ron regarda derrière lui et repéra effectivement une chaise. Il s'assit dessus et en profita pour observer Harry plus attentivement. Son teint était blafard et son corps très amaigri, le visage vieilli par les différentes émotions qui s'y reflétaient, les lunettes avaient disparu, mais Harry se contentait de fixer Ron, sans qu'aucune émotion particulière à son égard ne transparaisse dans ses yeux, pas même du mépris.

« Pourquoi es-tu là ? » demanda Harry en arrachant Ron à ses pensées. Celui-ci lui lança un regard un peu perdu, mais la raison de sa visite finit par lui revenir. Surpris de la façon dont Harry l'avait reçu, il en avait presque oublié ce qu'il était venu faire !

Son visage prit immédiatement un aspect moins engageant, plus agressif et il lança un regard mauvais à Harry. « Où est ma sœur ? » demanda-t-il en observant attentivement Harry, mais celui-ci ne réagit pas.

« Là où elle doit être » répondit Harry doucement sans modifier l'expression de son visage ni sa manière de se tenir. Ron ne pouvait en aucun cas percevoir ce qu'Harry avait derrière l'esprit, mais cela ne l'intéressait pas : il voulait simplement savoir où se trouvait sa sœur.

« Bien sûr que non, sinon elle serait à la maison ! » rétorqua Ron, hors de lui. Il enchaina sur une autre question : « Est-elle encore vivante, au moins ? »

Mais Harry se contenta de répondre : « Elle est là où elle doit être, Ron, et tu ne pourras pas la récupérer. Elle est devenue ce qu'elle souhaitait et a eu ce qu'elle méritait. »

Une fureur infinie monta en Ron. Sans aucun avertissement il s'élança et poussa Harry de toutes ses forces contre le mur derrière lui, lui cognant la tête contre la pierre. S'il avait été en état de le remarquer, il aurait pu voir des gouttes de sang qui coulaient le long de la nuque d'Harry.

Mais cela ne l'intéressait pas. Il avait saisi la robe d'Harry au col et l'avait repoussé durement contre la pierre froide. Si Harry croyait qu'il allait se laisser mener en bateau sans rien faire, il se trompait lourdement. Ron voulait savoir où était sa sœur, et il avait l'intention de le découvrir par tous les moyens.

« Dis-moi où est ma sœur » siffla Ron. Harry se contenta de la fixer du regard.

« Je ne peux pas te le dire, tu ne comprendrais pas » répondit enfin son ancien meilleur ami, doucement, mais d'une voix assurée.

Ron le plaqua encore plus brutalement contre le mur, à tel point qu'Harry commença à avoir des difficultés à respirer.

« Ecoute, Ron. Je ne te dirais rien de plus et les Détraqueurs feront le travail à ta place demain » chuchota Harry, devenant soudain indifférent. Ses yeux devinrent sérieux.

Ron finit par le lâcher et Harry se massa silencieusement le cou.

Finalement, il dit tout bas mais sèchement : « Va-t-en, maintenant. » Mais Ron ne l'entendait plus…

Il avait déjà quitté la cellule.


Note de fin de chapitre :

Je ne donne pas de date pour le prochain chapitre. Sachez simplement que je n'ai pas laissé tomber, et que j'irai au bout de cette traduction.

Merci d'avoir lu !