Chapitre 8 - La Mission

L'antique camion de fermier laissa échapper une forte odeur d'échappement dans son sillage. Trois garçons de fermes particulièrement sales se trouvaient assis a l'arrière, ou plutôt essayaient de s'y asseoir tant bien que mal tandis que le camion dévalait la ruelle de la ferme. La route tortueuse se trouvait la depuis des siècles. Les chariots des fermiers avaient probablement tracés ce chemin a l'époque de César lui même. Les trois garçons de fermes ne jetèrent même pas un seul regard autour d'eux lorsque le camion traversa une vieille forêt avoisinante. Les énormes arbres centenaires ne laissaient qu'a peine passée la lumière de toute façon.

Le camion s' approcha d' une frontière invisible. Un camion arborant fièrement les insignes de la Wehrmacht était posté d'un coté de la petite route. Trois jeunes hommes en uniformes SS se tenaient immobiles près du camion. En quelques gestes l'un d'eux ordonna au camion de fermier de s'arrêter sur le bas coté lorsqu'il s'approcha. Les deux autres ne bougèrent a aucun moment de leurs positions.

Le fermier conduisit le camion au point d'arrêt désigné. « Guten Morgen, Rottenfuhrer! »

« Guten Morgen, Herr Adler. Est-ce la la nouvelle équipe d'ouvriers ? Ils n'ont pas l'air très costaud. » observa le caporal.

« Ya, Il y a mieux. Un idiot, un estropié et un juif. Personne d'autre n'est disponible. Toute la fine fleur de l' Allemagne est entrée au service de la patrie. Je dois me contenter des miettes que l'on me laisse. »

Le caporal SS éclata de rire et se dirigea vers l'arrière du camion. Il jeta un rapide coup d'oeil sur le seul ouvrier s'y trouvant qui semblait détenir une once d'intelligence dans les yeux. Il émit un petit ricanement tandis que son regard se posait sur une étoile de David jaune cousue sur sa veste. Puis le caporal regarda les deux autres ouvriers. Le premier était un homme sale ayant de toute évidence un pied-bot, sans doute dû a l'impureté de son sang. Les yeux du dernier étaient totalement dépourvu d'une quelconque intelligence. Son front en pente lui donnait le visage d'un homme de Neanderthal. Seule sa taille et sa musculature évidente expliquait pourquoi le fermier désespéré avait put accepter l'homme.

« Vous trois! Oui vous les trois 'hommes', écoutez moi bien. » Le SS venait de prononcer le mot homme d'un ton sarcastique qui ne laissait aucun doute quand a son opinion sur le sujet. « Vous entrez dans un secteur sécurisé. Il vous sera interdit de quitter vos dortoir durant la nuit. Le jour, vous partirez travailler aux champs. Quiconque sera trouver hors des secteurs autorisés ou la nuit tombée sera tiré a vue. »

Après un dernier reniflement de dégoût, le caporal s'éloigna du camion. Drago Malefoy aurait été fier de l'attitude que le SS réservait a ces 'inférieurs'. Le fermier prononça un mélange entre un 'merci' et un 'au revoir' puis redémarra.

Le camion roula encore environ cinq minutes avant d'arriver dans un petit campement autour d'une grange et de divers équipement de fermier. Deux hommes sortirent de la grange lorsque le camion s'y arrêta.

Le fermier sortit du camion et s'approcha d'eux. Après une petite discussion tranquille les trois hommes se dirigèrent vers l'arrière du camion.

Un des deux inconnus dit. « Vous trois êtes ici pour travailler. Et nous veillerons a ce que vous travailliez dur. Vous dormirez dans la grange au milieu de la paille. La nourriture vous sera fourni. Vous trois devrez alterner pour nous faire a manger. Compris? »

Les trois hommes dans le camion hochèrent la tête, même si l'un d'eux ne le fit qu' uniquement parce les autres l'avaient fait .

« Je suis Herr Yoder. » désignant le deuxième homme de la main, il ajouta « Et voici Herr Klink. Vous nous écouterez et ferez tout ce que nous vous ordonnerons. Dans le cas contraire soyez assurer que les SS vous trouveront dehors la nuit. » Yoder hochait la tête pour appuyez son camarade. « maintenant videz ce camion et empilez les provisions et le matèriel dans la grange. »

Les trois hommes se déplacèrent aussitôt pour obéir. Le juif se déplaça rapidement et commença efficacement le déchargement. Le pied-bot se déplaçait avec une dextérité assez étonnante pour transporter les approvisionnements. L'idiot, lui, dû se faire expliquer plusieurs fois chaque étape du déchargement. Seul le fait qu'il souleva en une fois bien plus de matériel que les deux autres hommes réuni justifia sa présence dans la camp.

Une fois celui ci vidé, Herr Adler remonta dans le camion et le conduisit hors du camp.

Les fermiers envoyèrent le juif et l'idiot dans un champ pour en enlever les pierres ayant remonter au cours de l'hiver (1). Puis ils indiquèrent au pied-bot comment affiler les lames des charrues. Enfin, ils retournèrent dans la grange pour continuer leurs propres travail.

L'homme avec l'étoile sur la poitrine tenta d'engager la conversation avec son collègue de travail. Pour toutes réponses a ses questions, le simplet hocha vaguement la tête. Le juif se présenta comme Jonathan Fielman. Lorsqu'il lui demanda son nom, l'autre homme répondit simplement par un grognement, « Goyle ». Par la suite les deux hommes retournèrent tranquillement a leurs travail et la conversation cessa.

Lorsque le soleil fut au zénith et que leurs muscles commencèrent a les tenailler, ils firent une pause pour prendre un rapide et léger repas. Le juif dû a plusieurs reprise rappeler à son collègue de boire de temps en temps.

Bien plus tard, Herr Klink les ramena au camp. Jonathan prit le bras de Goyle et l'entraîna dans la grange. « Viens, mon ami. Il est temps de manger. » Goyle se contenta simplement d' hocher la tête tout en souriant très légèrement.

Dans la soirée, une épaisse couche de nuages roula dans le secteur. Après avoir fini un repas relativement substantiel, les cinq hommes du camp rejoignirent leurs emplacement pour dormir. Yoder et Klink dormaient dans une petite cabane à côté de la grange principale. Les autres se trouvèrent quelques endroits plus ou moins confortables dans le foin éventé de la grange. Un moment plus tard, tout les membres du camp furent endormi.

Lorsqu'il sentit la potion de Polynectar se dissipée, James Evans se réveilla dans la quasi obscurité de la grange. James se dirigea tranquillement vers la porte et en sortit. Malgré les bruit des diverses créatures nocturnes James s'assura que personne n'errait près du camp dans la nuit. En quelques secondes, James sortit du camp des fermiers jusqu'à l'obscure lisière de la forêt.

Tandis qu'il marchait dans la forêt, James remercia silencieusement le créateur disparut du breuvage qu'il venait de boire durant toute une journée. La potion de Polynectar amélioré avait été un atout non négligeable. Ceci dit, c'était l'équivalent magique d'un 'cocktail' pour cycliste Moldu qui avait permis a "Goyle" de continuer à travailler bien longtemps après que son propre corps se soit senti trop fatigué pour ne serait-ce que se déplacer.

Lorsque le camp fut hors de vue, James retira son sac rétréci de l'une de ses poches et chuchota le mot de passe pour le remettre a sa taille originelle. Tout en se déplaçant rapidement, James utilisa sa baguette magique pour enlever tous les saletés et les odeurs accumulées au cours de la journée. Puis il mis ses longues robes de bataille et fixa sa baguette magique dans son étui de poignet. Le sac re-rentra peu de temps après dans sa poche.

Se faire enrôler dans l'équipe de fermier du camp fut un véritable don du ciel. Cela donna à James une excuse pour être dans le secteur durant la journée sans éveiller le moindre soupçon. Se faire identifier en tant qu' handicapé mental sous le nom du (futur ?) étudiant de Serpentard lui avait parut assez drôle. Dommage que personne d'autre n'était la pour apprécier la plaisanterie avec lui.

James se prépara magiquement à sa mission de reconnaissance, il se concentra un court moment. Un instant plus tard, le sorcier n'était plus la. Un grand loup gris se tenait immobile a son emplacement. Le loup se mit aussitôt d' un bond rapide a parcourir la forêt. Là où des yeux humains ne percevaient que de l'obscurité, le loup voyait clairement.

Le loup traversa facilement la forêt médiévale. Les arbres antiques bloquaient la lumière du quart de lune paisiblement accrocher dans le ciel. Le nez du loup informa James qu'aucun humain ou autres grands prédateurs ne se trouvait dans le secteur. Après une journée entière a jouer le rôle de Goyle, bondir sous sa forme de loup lui parut régénérant.

Harry avait appris à devenir Animagus durant l'été suivant la mort du professeur Dumbledore. Harry, Hermione et Ron étaient restés chez les Dursleys en attendant le 17ème anniversaire de Harry. (les Dursleys n'en avaient pas été particulièrement heureux, mais Ron et Hermione pouvaient utiliser la magie alors ils avaient gardé leurs objections pour eux-mêmes.) Le professeur McGonagall était arrivé un beau jour et leurs avait offert d'une manière tout a fait inattendu de le leurs enseigner. Ron n'avait jamais réussit a en obtenir la capacités. Hermione était devenu un chat de maison particulièrement touffu et brun. (Ron avait fait un commentaire sarcastique au sujet de cette forme 'évidente étant donner qu'Hermione agissait toujours comme McGonagall de toute façon'.) La formation d' Harry fut très facile, mais ses résultats choquèrent le professeur et sa protégé.

James courait sous sa forme de loup dans la fraîcheur nocturne de la forêt. Pendant ce temps, dans sa tête, les pensée de James au sujet de sa carte limitée du secteur décidèrent de l'emplacement approximatif de son objectif. Il estima que la ferme et le camp de concentration étaient distant d'environ 2 kilomètres. Une petite ballade pour un loup.

James se senti entrer dans le dôme d'un charme d'anti-Appartition et dans des zones anti-Portoloin. Le camp ne devait plus être très loin. Il ralenti sa course effrénée en une prudente promenade. Une de ses inquiétudes quand a cette mission portait sur l'existence de zones anti-Animagus. De discrètes recherches dans la bibliothèque du DDM l'avaient informer que ces charmes n'existaient pas encore. Cependant, que le ministère britannique ne les connaissent pas ne voulait pas forcement dire que le ministère Allemand ne les connaissaient pas lui aussi.

James s'aperçut que la forêt s'éclaircissait et il entendit des bruits d' hommes un peu plus loin. Il se coucha sur le ventre. Il rampa lentement de telle manière que seule sa tête sorte des buisson a la lisère de la forêt.

Le camp sembla très 'primitif' aux yeux de James. Un double mur de barbelé entourait le camp. Deux grand chiens de gardes parcouraient lentement l'espace entre les deux lignes de barbelé. James pu sentir l'odeur des chien mélangée à la puanteur du camp. Des tours de garde en bois se tenaient aux quatre coins du camp. Les projecteurs balayaient constamment le secteur aussi bien a l'intérieur qu' en dehors du camp. L'ancienne usine de munitions dominait le camp. Le bâtiment d'assemblage semblait loger la majorité des prisonniers. Les vitres avaient été remplacer par des planches et le toit avait manifestement besoin d'une bonne réparation au vu des trous béants s'y trouvant.

James réalisa qu'il s'était en fait approché de l'arrière du camp. James retourna dans la forêt et le contourna. En s'approchant de l'autre côté, il put voir les casernes, les cabanes et les tentes des gardes et des administrateurs du camp. Un autre bâtiment possédait un insigne sur son fronton l'annonçant comme étant le bureau de l'officier du camp. Ces bâtiments étaient en bien meilleurs états. En fait, ils semblaient presque luxueux pour un camp militaire.

Derrière la caserne des gardes, James repéra la porte du bâtiment des prisonniers. Il possédait apparemment une porte intérieure et extérieure. Des emplacements de mitrailleuses cernaient la porte extérieure de chaque côté. Une tour de garde additionnelle surveillait le secteur. James aurait parier que les gardes étaient également munis d'armes lourdes.

Tout cela rappelait a James la vieille série comique Papa schultz (2) qu'il lui arrivait de regarder avant de partir a Poudlard. Le camp de cette émissions ne possédait pourtant guère de ressemblance avec celui qu'il avait maintenant sous les yeux. Ce n'était pas un camp de prisonnier de guerre. Aucun traité international n'assurait a ces personnes une quelconque norme de base de soin. C'étaient des citoyens allemands. Les fours et les douches a gaz n'existaient pas encore. Il allait encore se dérouler plusieurs années avant que la solution "finale" d' Hitler ne prenne effet.

James senti une vague de dégoût l'envahir. Les similitudes entre les opinions de Hitler sur les "races inférieures" et celles de Voldemort sur les "sang de bourbes" étaient tout simplement bien trop évidentes. Le plus étrange était que Grindelwald ne semblait pas particulièrement partager ces opinions. Il voulait la puissance et l'accès non restreints aux magie interdites. L'appui du seigneur foncé pour les actions de Hitler étaient pour lui un moyen comme un autre d'arriver a ses fins, et non un véritable but en lui même. James se demanda silencieusement si grandir en pleine seconde guerre mondiale avait put faire s'identifier le jeune Voldemort aux buts de Hitler. Ce qui aurait été étrange si l'on considérait qu' Hitler était un pur Moldu.

Invisible aux yeux du camp malgré le grand nombre de gardes, le loup gris rampa a l'intérieur du premier 'carré' contenant la caserne par le coté. Les casernes étaient en fait surélever sur le sol ce qui permis au loup de se glisser sous leur plancher. L'ombre se déplaça furtivement dans le camp en écoutant les conversations des gardes. James estima l'heure à environ trois heures du matin. Bien que la plupart des gardes semblaient être dans leurs lit, James fut étonné du niveau d' activité du camp en pleine nuit.

A l'extrémité est du camp, à côté du bâtiment des bureau et de la porte d'entrée du camp, James eut sa première désagréable surprise de la journée. Une petite tente se trouvait dans un coin sans but évident. James s' était approcher pour son repérage et il s'était sentit franchir des barrières de répulsions de Moldu et des charmes anti-notification. Les charmes n'avaient de toute évidence pas été installés a long terme, mais plutôt pour une activité provisoire. Coucher à côté de la hutte, les capacités auditives du loup lui permit d'entendre les bruits d'un interrogatoire particulièrement brutal se produisant à l'intérieur.

La voix d'une femme qui hurlait de douleur accompagnée du rire cruel d' au moins trois autres hommes. James identifia la voix de la femme comme étant celle de Charlie. James senti son coté intérieur de Gryffindor exiger de lui qu'il agisse immédiatement pour sauver sa camarade et membre d'équipe. Il supprima immédiatement et impitoyablement cette impulsion de ses pensées. Toute action prématurée risquait maintenant de mettre a mal la mission de départ de sauver l'équipe d'Auror. James n'aimait pas l'idée de laisser un membre d'équipe captif mais il se força a rester impassible.

Une fois son impulsion mise de côté, James se déplaça soigneusement autour de la tente. Il senti au moins quatre hommes à l'intérieur de la petite hutte avec Charlie. Le quatrième homme était-il un quatrième membre de l'armée des ténèbres ou était-ce Alex ?

Étant donner la taille de la tente et le nombre de magiciens à l'intérieur, James devina que l'intérieur de la tente avait été significativement agrandis par magie a une plus grande taille. Cela rendit plus difficile pour James d'imaginer une façon pour l'équipe d'effectuer un sauvetage. Même si seulement quatre magiciens s'y trouvait, un éventuel raccordement de cheminette signifierait qu'un grand nombre de magiciens pouvaient y apparaître a tout moment.

James se déplaça tranquillement a l'extérieur du camp. Il pensa un moment à utiliser sa queue touffue pour essuyer autant de ses empreintes de patte que possible. Malheureusement, la terre humide empêchait ce plan d'être facilement mis en action. Il considéra également qu'il semblerait assez étrange que des empreintes de loup soient trouvées a certains endroits et essuyés a d'autres. James veilla à en laisser un certain nombre près de la pile de déchets. Si tout allait bien les traces seraient attribuer a un charognard et oubliées.

Le loup retourna a nouveau dans la forêt sans que n'importe quelle alarme ait été déclenchée. Une fois loin du camp, James s'éloigna rapidement en quête d'un filet d'eau. Il en trouva un et le remonta en espérant qu'au cas ou les gardes essayaient de dépister le loup, le ruisseau mettrait fin a leur chasse.

James se changea dans sa forme humaine une fois suffisamment éloigné. La soudaine perte des sens du loup fut comme toujours un choc assez désagréable. Une fois devenu un Animagus, James s'était rendu compte que certains des attributs du loup semblait rester en lui. Le sens olfactif du loup couplé à sa force et a sa vigueur demeuraient après qu'il se soit retransformer en humain, même si ce n'était que d'une manière bien plus réduite.

Le problème avec un loup était qu'il ne lui permettrait pas d'explorer le camp des prisonniers entourer des multiples protections. Non pas que les barbelés soit un problème, mais les chiens réagiraient immédiatement a son odeur. Non, le loup ne convenait pas du tout a cette situation.

Lorsqu' Harry avait travaillé à sa formation d'Animagus, le professeur McGonagall avait mis en place une combinaison de breuvage magique et d'auto-hypnotisme pour aider les trois élèves a identifier leurs animaux. Ron tomba tout simplement endormi et ne vit rien du tout. Hermione vit sa forme de chat. Harry, lui, fut la surprise du trio. Lorsqu' il avait émergé de sa session, il leur avait dit qu'il avait vu deux formes. Le professeur McGonagall l'avait encouragé à choisir une des deux formes. Hermione l'avait soutenue, expliquant à Harry que les formes duelles étaient impossibles.

Harry avait cru Hermione et le professeur. Cependant, l'attitude habituelle de madame je-sais-tout d' Hermione l'avait titiller. Harry avait travailler à sa deuxième forme la nuit après que Ron et Hermione se soient endormis. Chacun d'eux savaient que Harry avait des problèmes de sommeil ainsi ni Hermione ni McGonagall ne l' interrogèrent, quand a Ron, il l'avait su, mais avait couvert Harry. Après qu' Harry ait effectuer sa transformation en sa première forme, Ron et Harry purent pleinement apprécié l' expression sur les visage des deux sorcières lorsqu'il se changea en sa deuxième forme.

Remus avait trouver cela merveilleux lorsqu'il avait appris les capacités d' Harry. C'était alors lui qui avait donné à Harry son nom de maraudeur, le comte. Lunard avait faillit s'étouffer de rire lorsqu' Harry s'était lancer dans un imitation de Rogue avec sa cape.

Le commentaire de Ron avait ( en substance ) été le suivant, « Ça explique comment un type avec une mauvaise vue peut battre n'importe qui en recherche de vif d'or! »

En un instant, le magicien aux cheveux noir de jais se volatilisa. Dans un léger couic et un battement d'aile, la forme noire d'une chauve souri s'envola au loin dans la nuit.

La chauve souri vola a travers les arbres de la forêt. Le 'radar intégré 'de la chauve souri lui permis d'éviter les diverses branches. Voler comme une chauve souri était presque aussi amusant que de voler sur un balai. Cette forme était beaucoup plus lente mais elle était si manœuvrable ! Le seul problème auquel James avait affaire était l' alimentation. Sa forme ne pouvait pas résister a la tentation de croquer les divers insectes volant qui croisaient son chemin. Les protéines étaient certes le bienvenue après les maigre repas à la ferme ; cependant, l'idée lui retournait l' estomac a chaque fois qu'il retournait à sa forme humaine.

La chauve souri vola au-dessus du camp de manière tout a fais inaperçue. Son radar lui fourni une image mentale précise du camp. Il évita les faisceaux de lumière balayant le camp tandis qu'il se déplaçait vers les dortoirs des prisonniers.

James vola jusqu' au bord d'un toit et s'y accrocha à l'envers. (c'était réellement le comportement de chauve souri le plus dur auquel il avait eu a s'habituer.) Une fois tranquillement installé, James commença à écouter les conversations autour de lui. La plupart des prisonniers du dortoir dormaient blotti dans leurs lit pour se protéger de l'air frais de la nuit. Les gardes parlaient un peu plus loin tout en marchant pour leurs tour de garde.

Il ne perçut aucun bruit ni aucune informations intéressante à l'intérieur de l' ancienne usine de munitions. James commença à voler de bâtiment en bâtiment tout autour du camp. Pendant deux heures, James rechercha le moindre signe de l'équipe d'Auror sans résultats. James ne ressentait même pas le moindre flux de magie dans le camp.

James commençait à devenir nerveux. Les services de renseignement du DDM pouvait-t-ils se révéler défectueux ? Il était possible que l'équipe ait été logée dans un autre endroit. James se refusait a penser à la possibilité qu'ils étaient déjà morts.'Fol-Oeil' avait survécu cette guerre du temps de Harry. L'arrivée de James avait-t-elle pu faire changer l'histoire pour d'autres personne que Tom ?

Réalisant qu'il n'obtiendrait rien d'autre en volant ça et la dans le camp, James repéra un trou dans le toit de l'ancienne usine de munitions et s'y faufila. Il atteignit un coin reculé de la charpente et y repris forme humaine. Pouvoir voler était fantastique, mais James s'était rendu compte que les prisonniers allaient sans doute voir la "souris volante" comme un repas potentiel. Le coté ironique du fait de détruire Voldemort pour finir dans l'estomac d'un prisonnier ne lui parut pas suffisamment drôle pour essayez.

James sortit sa cape d'invisibilité et lança un sortilèges d'amortissement sur ses pieds. En passant devant le vestibule, James réalisa vraiment la misère dans laquelle le gouvernement Nazi forçait ces hommes a vivre. Ils vivaient dans des conditions qui auraient put faire du placard des Dursley un luxueux hôtel cinq étoile. La puanteur qui régnait en maître et le désespoir emplissant l'atmosphère rendit James malade.

Il explora méthodiquement le bâtiment de l'étage le plus élevé jusqu'au sous-sol, James rechercha dans chaque coin de l'usine la trace du moindre prisonnier. Les gardes patrouillaient à intervalles réguliers mais ils ne notèrent jamais son existence Aucun d'eux ne furent ni doué de magie ni accompagnés de chiens de garde. (James aurait parié que les chiens refusaient de mettre la patte ici. Même son faible sens olfactif réduit de loup pleurnichait comme un Malefoy.) James fit simplement un pas de côté pour leur permettre de passer.

Finalement, James trouva enfin son objectif dans le sous-sol. Enfermés à clef derrière une porte en acier épaisse se trouvaient onze des douze Aurors. Tous sauf deux étaient endormis. Au vu de la position des deux Aurors éveillé, ils avaient mis en place des tournées de garde.

Sans enlever sa cape, James chuchota, « Bonsoir, compagnons. Apprécier-vous vos vacances? »

Les deux Aurors éveillé relevèrent brusquement la tête de surprise en entendant le commentaire chuchoté en anglais. L'un d'entre eux se colla contre la porte, « Qui êtes vous ? »

Une douzaine de réponses plus ou moins effrontées flottèrent dans l'esprit de James. Il se décida finalement pour une réponse honnête, « L' équipe du ministère envoyée pour vous ramenez au pays. Pourquoi n'êtes vous pas douze ? »

« Ce connard de Gerries a tué Hollings. Un vieux sortilège lui avait coller deux de ses doigts ensemble il y a longtemps. Il ont dit qu'il n'était de toute évidence qu' un déchet inutile et ils l'ont tué avec un pistolet Moldu. « répondit l'Auror avec colère. « Pouvez vous nous faire sortir de la? »

« Pas encore. Le reste de l'équipe n'est pas en place. Si je vous libérais maintenant, vous combattriez tous vaillamment et mouriez de la même façon, « répondit James.

Le deuxième Auror se joignit a la conversation. « Ce serait déjà mieux que de continuer a pourrir ici ! Une mort digne plutôt qu'un cachot! »

D'un ton sec, James observa, « Ah, le Gryffondor du groupe. » Comme l'Auror s'apprêtait a répondre, James ajouta « je crois que le ministère vous préférerait vivant et en Angleterre. »

Le premier Auror sourit légèrement au commentaire de James. « mon ami ne sera sans doute pas offenser a l'idée de ternir l'honneur des Gryffondor. Il était a Serpentard. »

James soupira nostalgiquement puis répondit, « Il n'y a pas de problème. Le chapeau voulait me mettre a Serpentard également mais je l'ai rembarrer pour qu'il me mette a Gryffondor. »

Maintenant les deux Aurors soupiraient nostalgiquement.

Le second demanda, « Comment saurons nous quand vous reviendrez? »

« Le mot de passe est "Phénix". Prenez également ceci. »James leurs passa un petit paquet a travers les barreaux de la porte. »

« Qu'est ce que c'est ? »

« Des baguettes magiques génériques. Elles se seront pas aussi performantes que les votre, mais elle devraient suffire. Cachez-les jusqu'au moment ou nous vous préviendrons. Et par MERLIN, ne les utilisez pas jusque-là. Si un sorcier de l'armée des ténèbres localise un montée de magie nous aurons de bien plus gros ennuis qu' actuellement. «

Les deux Aurors hochèrent la tête en signe d'accord. Puis ils répondirent, « Nous n'informerons pas les autres de leurs existence d'ici la. Cela devrait minimiser les tentation."

James donna son approbation puis les quitta. Il glissa tranquillement dans le sens inverse jusqu'à la sortie. Pour être honnête James ne pensait pas réellement que l'armée des ténèbres localiserait l'utilisation de magie via des baguettes génériques . Rien ne s'était produit lors de sa propre utilisation d'un charme d'amortissement. Cependant, le risque qu'ils essayent de mettre en place un plan d'évasion par eux même était bien trop grand pour qu'il en prenne le risque. Bien sûrs, sans doute quelques un arriveraient a sortir du camp, mais pour allez ou ?

James sorti de la même manière qu'il était entré, en tant que chauve souri. Un rapide vol plus tard et James se retrouva au milieu des arbres. James revola vers la ferme non sans un certain épuisement. Il était maintenant presque 5:30 du matin. Les fermiers allaient sans doute bientôt se réveiller. James avait travaillé toute la journée à la ferme et avait seulement put faire une sieste avant de partir pour sa mission. James devait retourner a Munich et y prendre contact avec Bill et Don. Ils allaient avoir besoin des information de James pour pouvoir projeter la libération de ce qu'il restait du groupe d'Auror et de celui de Charlie.

Le voyage du retour a la ferme lui parut bien plus long et fatiguant. La chauve souri prit un certain temps a voler contre le sens du vent dans la forêt. James eu tout juste le temps de retourner à la grange et de reprendre son déguisement de Goyle. Une potion de remise en forme l'aida a supporter le manque de sommeil. Alors seulement il fut l'heure de commencer les travaux d'une journée à la ferme.

Après dîner, James s'effondra dans un ballot de foin et tomba immédiatement endormi. La potion de tonus avait presque duré jusqu'à la fin du jour de travail. La dernière heure avait été brutale. James projeta de faire le voyage jusqu'à Munich après que le reste des ouvriers soit tombé endormi. En moyenne, six bonnes heures de sommeil fonctionneraient pour le revitalisé lui et sa magie.


James entra tranquillement dans la petite auberge et passa devant le siège inoccupé de l'aubergiste. Bill et Don étaient entré dans l'auberge un peu plus tôt en soirée après une nuit dans une brasserie ou leurs illusions s'étaient joyeusement saoulées Ce soir était le deuxième depuis que James avait opérer la reconnaissance du camp allemand. La nuit passée avait été entièrement consacrée a une recherche stérile dans toute la ville afin de retrouver les traces des deux langues de plomb.

James s'approcha de la porte de leur chambre et frappa doucement. Don ouvrit la porte, le visage munis d' une expression somnolente mais amicale. Son expression ne changea pas lorsqu'il identifia James si ce n'est que ses yeux semblèrent légèrement soulagés.

« Hans ! Tu est finalement venut! »Don enveloppa James dans une étreinte et l'attira dans la pièce. « Nous commencions a penser que nous allions devoir commencer sans toi ! » Le dernier commentaire retentit juste avant que la porte ne se ferme derrière eux.

La porte refermée révéla que Bill se tenait juste derrière, une baguette magique à la main. Bill lança rapidement un charme de confinement modifié. « Quiconque écoutant cette conversation pensera seulement qu'il s'agit d'une discussion de poivrot. Une sorte de charme a papote auditif . »

James nota que la baguette magique de Bill était toujours pointée sur lui. Un rapide regard dans les yeux de Don l'informa que celui ci était prêt a en faire autant. James écarta soigneusement ses mains de son corps pour leur montrer qu'il était désarmer.

« Où est le reste de l'équipe? » grogna Bill.

« Il semblerait qu'Alex et Charlie ont été repérés au moment de de franchir la frontière. Les hommes de Grindelwald les ont suivis ici et les ont attaqués dans leur hôtel. Quand nous sommes arriver, ils n'étaient plus la. Fred est entré pour vérifier et est tomber dans un piège. Je sais que Fred est mort, et sans doute Alex aussi. »

Bill et Don blanchirent à ces nouvelles. « pourquoi n'est tu pas tomber dans le piège ? » demanda Don d'un ton bas, dangereux.

« Fred m'avait demandé de rester dans la chambre pour s'assurer qu'elle ne soit pas fouillée. C'est a ce moment la que j'ai vu des lueurs de sortilèges par la fenêtre. La plupart d'entre elles était verte. Sortilège de mort. »

Les deux langues de plomb semblèrent soudainement bien plus fatiguer qu'isl ne l'avaient jamais été en sa présence. James pouvait comprendre cela. Une bonne équipe devenait rapidement une véritable famille, dans le sens le plus important du mot. Et cette équipe était une très bonne équipe. James savait exactement ce qu'ils pouvaient ressentir en cet instant.

« Il semblerait que Charlie soit encore vivant. Du moins l'était elle il y a deux jours. »

Voyant la lueur d'espoir brillé dans leurs yeux, James raconta aussitôt aux deux hommes son opération d'investigation sur le camp de concentration. Il expliqua rapidement la disposition du camp, la tente a l'écart et l'emplacement de la prison des Aurors.

« Je leur ai fourni les baguettes magiques que nous avions apportées avec nous. Ils leur serait possible de s'échapper seuls dés maintenant mais ils ont absolument besoin d'un moyen de quitter le secteur. Les divers dômes de protections se prolongent d' environ 500 mètres tout autour du camp. Je ne pense pas que la plupart d'entre eux puissent franchir cette distance. »

Bill frottait sa mâchoire en réfléchissant. « Don peut créer un Portoloin en direction d'une zone sécurisée de Paris. De quelle puissance sont les dômes? »

« Assez fort » répondit James. « De toute évidence ils ne sont la que depuis cinq ans au grand maximum, mais quelqu'un a mit beaucoup de puissance en eux. Les briser prendrait du temps et serait repérable. »

Les deux heures suivantes furent consacrées a une fervente discussion sur diverses idées de solution du problème. Chacun des trois hommes commençait à se sentir assez fatigués.

Tout en frottant ses yeux, James demanda, « Don, serait tu capable d'entrer dans la cellule des Aurors sans être détecté ? »

Don hocha la tête, « Ça ne devrait pas poser de problème, il me faudrait un certain temps, mais je ne pourrais pas les sortir avec moi. »

Bill demanda, « Et si tu les assomme et les rétréci suffisamment ? Tu pourrais alors les emporter dehors de la même manière que tu entrera. » (3)

Don hocha lentement la tête,examinant l'idée. « Cela pourrait fonctionner. Ils seraient inutiles dans un combat de toute façon jusqu'à ce que je puisse arriver dans un endroit sûr pour les remettre sur pied. »

James secoua la tête. « Une fois sorti du camp, je veux que tu continu jusqu'à pouvoir activer le Portoloin. Réveille-les à Paris. »

Bill ne fit aucun commentaire mais fixa James, une étrange expression sur son visage. Alors il demanda, « Que compte tu faire ? »

James garda soigneusement son visage inexpressif. « Toi et moi allons récupérer Charlie si elle est encore vivante. Ou son corps si elle n'est pas. Je voudrais également ramener les corps d'Alex et de Fred si possible. »

« Le ministère n'approuvera pas un changement de mission. On ne nous permet pas de faire ce genre de chose » remarqua Bill.

« Oups. Je crois que je vais oubliez ce mémo. Tu pourra aller avec Don si tu veux. »

Bill souriait maintenant comme un véritable prédateur carnassier. « Je t' avais mal jugé. Nous pensions que tu n' étais qu' un simple garçon. Tes yeux ont changé. Les bureaucrates pourront pleurnicher sur ce sujet plus tard. Nous allons faire sortir nos compagnons. »


Le camion d' Herr Adler arriva dans la basse cour très tôt le matin suivant. Trois ouvriers supplémentaires se blottissaient tristement a l'arrière. Deux portaient sur leurs poitrine l'emblème de l' étoile de David et le troisième un triangle rose. Les ouvriers les firent sortir du camion et les accueillir de la même façon que le groupe de "Goyle". Alors ils les envoyèrent travailler a diffèrent travaux serviles.

James travaillait calmement dans un champ éloigné a enlever des roches lorsque le camion arriva. Il ne vit pas que Bill, qui portait une étoile, fut assigné à faire la même chose que lui dans une autre partie du champ. Ni l'un ni l'autre ne reconnu l'autre. Ils jouèrent simplement leurs rôles et travaillèrent durement au champ.

À la pause de midi, une voiture d'officier allemand entra dans la cour. Trois soldats de réserve et un officier SS sortirent de la voiture. Herr Yoder souhaita la bienvenue à l'officier. James était assez près d'eux lorsqu'ils arrivèrent. Il remarqua qu' Herr Yoder agissait comme une copie conforme d' Ombrage lorsqu'il parla à l'officier.

« Obersturbannfuhrer Eichoff, c'est un honneur de vous recevoir a nouveau ! Que puis-je faire pour vous aujourd'hui? »

L'officier continua à examiner les alentours, un regard de dégoût sur son visage. Sans même regarder le fermier se prosternant presque devant lui, il aboya « Nous sommes récemment passé à un niveau d'alerte supérieur. Des étrangers, des ennemis de la patrie ont été capturés à Munich. Le commandant m'a charger de vérifier la sécurité du camp. »

Yoder colla une expression intéressée sur son visage. « les ennemis de la patrie tremblent probablement de peur a l'idée de venir près de cet endroit ! Il devait être fou de venir ici. »

Maintenant l'Obersturbannfuhrer regardait l'homme, « S'ils étaient réellement sain d'esprit ils se joindraient a notre cause, plutôt que de résister contre notre destin. »

James remarqua avec un frisson que les yeux de l'officier possédait le même reflet de fanatisme que Lucius Malfoy lorsqu'il parlait de la cause des Sangpur.

Pendant que l'officier parlait, les soldats avaient commencer a inspecter la grange, la cabane, et la forêt environnante. Ils couvrirent une superficie non négligeable de terrain en formation élargie en examinant scrupuleusement le moindre petit détail. Si quelque chose d' illégal ou d'anormal avait été caché dans la ferme, leur recherche l'aurait trouvée.

Cela peina quelque peu James lorsqu'il réalisa que c'étaient en fait de bons soldats servant leur pays. Aucun d'eux ne possédait le fanatisme affiché de leur officier. Leurs visage était professionnellement stoïque tandis qu'ils accomplissaient leurs travail, mais aucune trace de sadisme ou de cruauté n'était perceptible. James savait que tout cela changerait tôt ou tard chez ces jeunes hommes. Bientôt les gardes des camp allaient former la base de recrutement de la redoutable unité militaire SS d'élite , la Wafen SS.

L'Obersturbannfuhrer ordonna a Yoder de réunir tous les ouvriers pour une inspection. James regarda fixement l'officier d'un air vide tandis qu'il se tenait immobiles avec les autres. (en fait, James pensa qu'il montrait probablement plus d'intelligence que le véritable Goyle !) Bill et Don étaient alignés cotés a cotés loin de James. Le juif qui était arrivé avec James se tenait à ses côtés. l'homme au pied-bot se trouvait entre eux et James. Celui avec un triangle rose se trouvait de l' autre côté de James.

L'officier arpenta la ligne des ouvriers. Il passa devant l'homosexuel et observa fixement l'expression vide de James. Il procéda a l'examen minutieux des diverses expressions des ouvriers comme s' il était ainsi capable de trouver qui était un "ennemi de la patrie" ou non. Finalement, il s'éloigna d'eux, un profond dégoût sur son visage, et rejoignit sa voiture. Les soldats le suivirent et un court moment plus tard, la voiture partit sans qu'aucun autre mot ne soit prononcé.

La nuit tomba sur la ferme tandis que les ouvriers retournaient exténués dans la grange. James saisi sa baguette magique et lança un sortilège de sommeil sur tout les Moldus. Les trois langues de plomb se dirigèrent tranquillement vers la forêt a coté du camp.

Une fois à l'intérieur de la forêt, James se tourna vers Bill et Don et chuchota, « laissez-moi partir en avant repérez les gardes. » Au signe d'assentiment de Bill , James se déplaça a une vitesse substantiellement plus rapide.

Une fois hors de vue, James se changea dans sa forme de loup. James ne voulait pas que les langues de plomb soient au courant pour ses capacités d'Animagus. James avait décidé de maintenir secrète le plus de capacités et de connaissance possible . Le fait que sa puissance dépassait celle de Dumbledore ne devait pas parvenir aux oreilles de n'importe qui.

Tout comme lors du voyage précédent, il ne trouva aucun gardes avant d'atteindre la frontière des dômes. Tandis qu' il s'approchait du camp il croisa sur son chemin les odeurs de plusieurs patrouilles. Au moins deux d'entre elles avaient des chiens de garde avec eux. James s'interrogea sur ce changement. Avait-ils trouvé les traces du loup ou était-ce le résultat du niveau d 'alerte accrue que l'officier avait mentionné ?

James se cacha derrière un buisson et attendit finalement que les deux autres magiciens le rejoigne. James avait de temps en temps laisser des inscriptions magiques sur divers arbres. Les inscriptions n'étaient visibles que pour ceux munis d'un sortilège de vision du DDM, un peu comme les lunettes infrarouges Moldu, en plus perfectionné.

Après une attente d'environ quinze minutes, James entendit Bill et Don approcher. Il se changea a nouveau en sa forme humaine avant qu'ils n'arrivent. En prenant soin de n'utiliser que des signes gestuels, James indiqua l'emplacement de l'ancienne usine de munitions a Don. Le petit langue de plomb hocha la tête avec un sourire.

Don rampa vers le bord de la forêt. Un secteur de vingt-cinq mètres de terre battue séparait la forêt de la première barrière. Juste avant d'atteindre cet espace, Don sembla disparaître.

« Partons » chuchota Bill dans l'oreille de James.

James suivit Bill en réfléchissant au fait qu'il n'était pas le seul a posséder des capacités magiques cachées dans ce groupe.

Trente minutes plus tard, James et Bill atteignirent le le bord du camp ou se trouvait la caserne des gardes. James estima qu'il devait être près de 2:00. Peu d'activités animait le camp excepté les patrouilles armées en train de faire leurs ronde. Ils y avait deux équipes. Lorsque James nota qu'elles regardaient souvent sous les casernes avec leur lampes électriques Moldu, il soupira doucement. Ils ressemblaient a des personnes qui craignaient de voir surgir un loup a tout moment.

« Qu'est ce qui les excitent comme ça ? » chuchota Bill.

James gesticula. « Rien d' important. Il y a trop de patrouilles pour que nous puissions entrer furtivement a l'intérieur. Métamorphose tes vêtements en un uniforme. Pour plus de sécurité désillusionnons nous. »

Deux minutes plus tard une paire d'Oberscharfuhrers marcha hardiment dans le camp. Ils semblaient avoir un but précis, et marchaient sans la moindre hésitation dans leur gestuelle. Les gardes des patrouilles ne prirent même pas la peine de leur jeter un deuxième regard. Les prisonniers qui s'échappaient ne marchaient pas tranquillement dans le camp ni ne portaient d'uniformes impeccables.

James et Bill s'approchèrent de la tente. James passa devant en croisant les bras pour dissimuler sa baguette magique. La baguette magique de Voldemort était cachée dans son autre manche.

En atteignant la tente, Bill lança mine de rien un charme de diagnostic pour rechercher la présence des alarmes et des pièges magiques. La porte était verrouillée mais un sort de niveau moyen fut suffisant pour l'ouvrir.

Après que Bill soit entrée, l'intuition de James lui envoya soudainement un message d'avertissement. Il pouvait sentir le danger. La guerre avec Voldemort et six années à Poudlard avaient amener ce genre de pressentiment a leurs perfection. Quelque chose n'allait pas.

Comme James l'avait soupçonnée, l'intérieur de la tente était beaucoup plus grand que ce que l'extérieur pouvait laissez penser. La pièce dans laquelle ils venaient d' entrer était assorti a l'extérieur plutôt simple de la tente. Cela semblait être un bureau combiné à une salle de conférence. Une grande table en bois dominait la salle. La table était de toute évidence d'origine magique. Elle était trop... fantaisiste pour ne pas l'être. Un bureau se trouvait dans un coin. James pu sentir la présence de nombreux magiciens multiples et de beaucoup de sang dans la pièce. L'odeur de sang était très forte.

Bill se déplaça furtivement près de l'embrasure d'une porte ouverte. D'un signal de la main il lui indiqua la présence d'une petite pièce munie d'une cheminée sans nul doute raccordée a un réseau de cheminette. La porte suivante était munie d'une fenêtre barrée. Bill y jeta un oeil.

Bill fut brusquement projeter en arrière par un expelliarmus tandis qu'un stupéfix rouge passait également par la fenêtre. Le langue de plomb retomba durement contre le plancher et rampa aussitôt vers le bureau du coté opposé de la pièce pour s'y rétablir. La porte s'ouvrit violemment et James entendit celle derrière lui se verrouiller magiquement. Quatre sorciers de l'armée des ténèbres entrèrent dans la pièce. Trois d'entre eux étaient encapuchonnés. Des sortilèges cachait leurs visages. Le quatrième avait rabattu sa capuche et dévoilait son visage. Il ressemblait a un personnage de propagande pour les service de recrutement Nazi.

Le sorcier aux cheveux blonds et aux yeux bleu ricana en direction de Bill. « Êtes-vous le meilleur de ce que les Anglais peuvent nous envoyer ? Les derniers de ces pitoyables langue de plomb. Quelle déception. Vous n'avez même pas, à quelque moment que ce soit, repéré nos sortilèges d'alarme tandis que vous vous introduisiez dans le camp. »

James laissa son "uniforme" se changer de nouveau en ses longues robes de bataille. « Vous saviez que nous venions et vous n'avez envoyez que seulement quatre d'entre vous ? Je suis insulté. »

Le magicien de l'armée des ténèbres lança une malédiction de Reducto que James esquiva facilement. « Et bien, aucun humour ? pas de commentaire comme quoi je vais regretter le jour ou je suis venu ici ? Je suis plutôt déçu. Sûrement n'avez vous pas vu suffisamment de films Moldus. »

« Ferme la connard ! Tu parleras bien assez tôt ! »

« C'est ce qu'on verra ! » aussitôt après avoir prononcer ces mots, James se mis en véritable 'mode de bataille'. Le bavard n'était pas aussi incapable qu'il n'y paraissait . James lança d'un sort sans baguette un puissant bouclier autour de lui. Ce qui permis également à Bill de récupérer de ses blessures.

Bill envoya une malédiction de lacération sur son adversaire le plus proche tandis que James envoyait brusquement la lourde table sur les mages noirs. Le chef du groupe brisa la table d'un sort puissant qui pulvérisa une multitude de fragments sur James. Un bon nombre d'entre eux heurtèrent le bouclier de James. Plusieurs éclats étaient presque long d'un mètre et aussi pointu qu'un scalpel.

James enchaîna une série de stupéfix et de Reductos avant même que les fragments de la table n'aient touchés le sol. L'explosion de la table venait de provoquer un nuage de sciure et de poussière dans la pièce. Il empêcha James et les mages noir de se repérer clairement les uns les autres. James en fut avantagé puisqu' étant seul il pouvait se permettre de lancer une série de sortilège a l'aveuglette dans le secteur ou se trouvait les sorciers maléfiques.

James se déplaça le long du mur opposé à la porte. Il venait d'observer une série de flash dans ce coin, ce n'était pas un endroit sûr pour faire une sieste.

Le nuage de poussière se dissipa. James pu voir Bill au main d'un sorcier masqué. Celui ci tenait une baguette contre la gorge de Bill. Les deux autres sorciers masqués se trouvaient derrière lui. Le magicien blond gisait mort sur le plancher.

« Laissez tomber votre baguette magique. » exigea le sorcier.

« Est ce que cela marche toujours? « demanda James d'un ton curieux « J'ai déjà entendu ce genre de chose plus de six fois auparavant. Je n'ai jamais écouté. »

« Vous ferez ce que je vous ordonnerais ou ... »

« ou vous tuerez mon ami. J'ai bien compris. Vous faites vraiment cliché (4). Les mages noir ont ils un manuel ? Je continue à demander le guide du magicien blanc mais ils ne veulent jamais me le montrez. Savez-vous pourquoi? »

« laissez tomber votre baguette magique, tout de suite! »

James ignora la demande. « Je crois que la raison est que je suis un peu trop gris. »

En même temps que ce commentaire, James saisit sa deuxième baguette magique. Dans un sifflement de Fourchelang, James envoya une paire de serpent en direction des magiciens. Les serpents essayèrent aussitôt de les mordre. Leurs épaisses robes de bataille empêchèrent de véritable blessures. Cependant la nature même des robes les rendaient vulnérable vis a vis de quelque chose les frappant par en dessous.

Tandis que les deux magiciens étaient distraits, James lança un sort d'illusion de boule de feu sur le troisième sorcier et son otage. L'illusion donnait l'impression a la victime qu'une chaleur brûlante entourait la boule. Un sort a la limite de la magie noire, un sort de douleur était mélanger dans le charme d'illusion. La cible ressentait la boule de feu la frapper et voyait sa peau brûler. Une fois l'illusion dissipée la douleur disparaissait cependant sans aucune blessure.

James fut assez surpris lorsque la boule de feu manqua sa cible originelle. Elle passa a coté de Bill et du sorcier pour allez frapper un des deux autres magiciens qui prêtaient plus d'attention aux serpents qu'au combat de James. Le sorcier hurla a l'agonie et l'un des serpent en profita pour mordre une partie de sa jambe non protégé. Le magicien tomba sur le plancher, secoué par des convulsions.

Les deux serpents furent alors éliminés par une malédiction de découpage lancée par le deuxième magicien des ténèbres

Le sorcier noir qui tenait Bill chuchota un sort et laissa tomber le langue de plomb a terre. « voilà qui n'était pas très gentil. Vous êtes comme nous, de notre coté. »

« Je sers la lumière, jamais l'obscurité. »

Les deux sorciers maléfiques envoyèrent une décharge de sortilèges et de malédictions dans sa direction. Il en esquiva la plupart mais quelques malédictions coupantes et des réductos lui infligèrent des dommages. Une malédiction de magie noire provoqua une brûlure comme par de l'acide sur sa main droite et brûla légèrement la manche de sa robe de bataille.

James souleva ses deux baguettes magiques et envoya une vague d'énergie magique pure sur ses ennemis. Le sort envoya particulièrement violemment les deux sorciers s'écraser contre le mur comme par un coup de pied de géant. Ils s' effondrèrent sur le sol comme des mollusques sans vie.

James vérifia rapidement l'état de Bill et découvrit qu'il était trop tard. Quelque soit le sort que le sorcier maléfique ait chuchoté dans son oreille, il l'avait tuer sur le champ. Cela ressemblait a l'effet d'une balle d' AK. James métamorphosa le corps en une boite d'allumette qu'il mit dans sa poche.

Après avoir rassembler leurs baguettes magiques, James fit disparaître le corps de ses adversaires décédés. Quelques minutes plus tard la table était de retour a sa place et tous les signes qu'une bataille venait de se déroulée a cet endroit avaient été effacé. James marmonna quelques rapides remerciement a Dobby pour les sorts de nettoyage.

En examinant la salle dans laquelle les magiciens avaient attendu leur arrivée, James trouva la forme blottie de Charlie dans un coin. Elle portait les restes de ce qui ressemblait à une robe d'hôpital. Des contusions et de nombreuses coupures parcouraient son corps. Elle gémi pitoyablement lorsque James toucha son épaule. Elle fut incapable de répondre a la moindre de ses question.

La vue de son corps brisa le coeur de James. En elle, il revit Luna, Neville et Ron tels qu'ils les avaient trouvés après l'assaut du manoir des Malefoy. Neville avait presque utiliser l'avada kedavra sur Narcissa Malfoy. James conjura un sort de sommeil sur elle et la métamorphosa en une petite poupée. Il valait sans aucun doute mieux pour elle qu'elle reste inconsciente jusqu'à ce qu'ils soient en sécurité.

James sortit de la tente dans l'air frais de la nuit. Les gardes Moldu passaient çi et la, ignorant la bataille qui venait juste d'avoir lieu en plein milieu de leur camp. James marcha calmement a travers le camp jusqu'à ce qu'il ait atteint un bâtiment périphérique. Alors il se changea en sa forme de loup et courut hors de portée des dômes anti-Portoloin.


James entra tranquillement dans sa maison. Le DDM avait préférer garder les survivants de l'équipe pour la nuit. Ils n'en avaient rien eu a cirer du fait que cela faisait trois semaines que James n'était pas rentrer chez lui; Ils avaient exiger tout les détails de l'opération une bonne douzaine de fois.

Les chefs du DDM avaient été plutôt heureux de la réussite de la mission de récupération sur les onze Aurors survivant. Ils avaient en particulier apprecier le fait qu'aucun des langues de plomb n'avait révéler leurs présence en tant que tel à leurs confrère ministériel. La récupération de Charlie les rendit également heureux. James suspecta qu'elle venait d'une des principale famille de Sangpur. Elle lui rappela certaines des 'princesses' de Serpentard de ses années a Poudlard.

La perte d'Alex, de Bill et de Fred tracassa cependant les fonctionnaires du ministère. C'était la plus grande perte d'une équipe depuis des siècles. Depuis la rébellion des gobelins de 1546 en tout cas. Lorsque que Don et James furent enfin libéré, James était presque sur le point de tous les stupéfixié.

Snuffles se tenait au coté de Tom lorsque James franchit la porte. Le maintenant énorme chien regarda James d'un air étrange. Comme s'il s'apprêtait a dire ' il était temps'.

Tom remua dans le divan lorsque le chien se déplaça et se releva en se frottant les yeux. « Oncle Jim? »

« Tom, qu'est ce qui te prend de dormir dans le canapé ? » chuchota James.

« Je savais que tu revenais à la maison ce soir. J'ai eu des cauchemars tout au long de la semaine. J'avais peur pour toi. »

James étreignit le garçon et dit, « tout va bien maintenant. Pourquoi ne dormirais tu pas dans ton lit maintenant, et nous en reparlerons demain matin? »

« D'accord. Je suis vraiment content que tu soit de retour a la maison. Tu nous as manqué. »

« Vous m'avez manquer vous aussi. »

James observa Tom et Snuffles regagner la chambre. Tom avait-t-il pu avoir des rêves au sujet de ses actions en Allemagne ? D'un certain coté, donner des cauchemars a Voldemort, Harry aurait put appeler ça un juste retour des choses, mais James ne voulait pas faire ce genre de chose a Tom.

Une voix douce interrompit les pensées de James. « Tu nous a vraiment manqué. »

James se retourna pour voir son épouse sourire dans l'embrasure de la porte. Il s'avança et l'embrassa en l'enlaçant puis répondit. « Vous m'avez manqué comme personne d'autre avant vous. Ma famille m'a manquée. «

Sarah sourit gentiment, « C'est bon que tu sois de retour a la maison. Les rêves de Tom m'ont effrayé. Je l'ai assuré que tu allais revenir sain et sauf a la maison comme promis. »

James l'étreignit, « J'ai toutes les raisons du monde de revenir sain et sauf dans cette maison. »

Sarah pris la main de James et la guida sur son ventre. Elle lui chuchota dans l' oreille, « Laisse moi t'en donner une autre. »


(1) Il n'est pas rare que des pierres 'remontent' périodiquement a la surface des champs. Ces pierres remontent lors du labourage, viennent à la surface parce que le sol argileux gonfle et se contracte ou descendent avec les alluvions d'un coteau plus élevé.

(2) Titre original : Hogan's Heroes. Dans cette comédie américaine de 1965 l'histoire se déroule dans un camp de prisonnier en Allemagne contenant des soldat alliès. Les prisonniers ont établit tout une série de tunnels et communiquent par radios avec les services secret alliès. Le commandant et les soldats allemand ne s'aperçoivent jamais de ce qui se passe sous leurs nez et sont tous particulièrement idiots a l'exception d'un seul qui est en fait un espion au service des américains. Elle a tout de même durée six ans et 168 épisodes !

Edit: Merci a 'Noël noir pour les Riches' pour le titre français :)

(3) L'auteur considère tout au long de l'histoire qu'un être vivant, du moment qu'il est inconscient peut être soumis aux mêmes sorts de métamorphose qu'un objet. Ce qui donne a certains moment des scènes assez étranges ( voir assez humour noir ? ). J'ai trouver ça bizare mais Je crois que rien dans le livre ne précise si c'est possible ou non. (?)

(4) Devinez quoi ? en français dans le texte. :)

Nda : Rangs des officiers Allemand utilisés dans ce chapitre du plus gradé au moins gradé :

Commandant - commandant d'une base ou d'une installation (Ndt pareil qu'en français quoi )

Obersturbannfuhrer - Lieutenant Colonel SS

Oberscharfuhrers - sergent SS

Rottenfuhrer – Caporal SS

Nda : Félicitations a Sweet-Single pour avoir trouver en premier pourquoi Tom était heureux. Félicitations à Qualerie pour avoir correctement expliquer que Dracula ( le vrai, pas le pastiché ) possède deux formes animales, la chauve-souri et le loup.

Ndt: bravo a audrey et a funnygirl pour avoir trouver les réponses. La méthode funnygirl est efficace : sur 3584198 hypothèses il y en a toujours une de juste:-)

Voilà pour le huitième chapitre. Un peu plus long a venir ( normal c'est la rentrée ). D'ailleurs je compte établir un planning d'un chapitre par semaine et demi environ. Au passage je n'ai pas rien fait non plus, pendant ce temps j'ai corriger un certain nombres d'erreur et de fautes d'orthographes, de grammaires, de conjugaisons, et caetera des précédents chapitres.

Et surtout je vous informe que cette histoire est terminée ! Le dernier chapitre de la version originale en anglais a été posté. Une fin intéressante et un cliffhanger tout aussi intéressant : il y aura donc une suite !

Essayer de ne pas vous précipiter sur la version anglaise si vous ne voulez pas connaître la fin avant le centre ;)

Sur ce, à dans une ou deux semaines pour le chapitre neuf : Histoires révélées.