Coucou tout le monde !
Bon, normalement c'est le dernier chap aujourdh'ui. Pff, c'est du travail ! lol
Si j'ai oublié quelque chose, mailez-moi ! Bonne lecture !
CHAPITRE 4 : Les urgences de Sainte Mangouste
Harry fut réveillé par une violente dispute. Il attrapa vivement ses lunettes qu'il posa sur son nez, sauta hors de son lit et se saisit de sa baguette. Il entendait l'oncle Vernon crier sur une femme. Il sortit doucement dans le couloir, baguette levée, quand il reconnut la voix du professeur McGonagall.
- Et moi je vous dis qu'il va venir avec moi ce soir !
- Non, il reste ! S'époumona Vernon. C'est Dumbledore qui l'a décidé !
- Sa meilleure amie est mourante à l'hôpital ! Je pense qu'Harry voudrait lui dire adieu…
« Mon Dieu, Hermione... » pensa Harry.
Son coeur s'arrêta de battre un dixième de seconde. Il dévala les marches et se planta devant McGonagall, après avoir poussé l'oncle Vernon de tout son poids.
- Que s'est-il passé, professeur ? Demanda Harry, les larmes aux yeux.
La directrice posa sur Harry un regard d'une tristesse à fendre l'âme.
- Des mangemorts l'ont abattue de cinq balles de revolver. Une a touché le cerveau. Hermione est dans le coma. En ce moment, elle se fait opéré par trois médicomages...
Harry retourna en courant dans sa chambre, retira en vitesse son pyjama qu'il balança à même le sol, passa rapidement un jean et un pull, et redescendit, toujours sa baguette dans la main.
- Allons-y, dit rapidement Harry tandis que son oncle voulait le retenir.
McGonagall hocha la tête, et les deux sorciers disparurent sous l'oeil étonné de Dursley.
Quand ils arrivèrent dans le hall de Sainte Mangouste, McGonagall mit Harry derrière elle, et scruta la pièce. Elle lui fit signe de venir, et tous deux se hâtèrent dans les couloirs. Elle poussa une porte et fit entrer Harry dans la chambre. Elle jeta un sortilège sur la porte et se posta près de la fenêtre. Harry restait debout, en sachant quoi dire, ni que faire.
- Professeur ? Demanda-t-il timidement.
McGonagall tourna la tête et posa les yeux sur le jeune homme.
- Quatre Mangemorts sont venus pour tuer Hermione. Ses parents ont succombé sous les sorts impardonnables, mais Hermione a réussi à s'échapper. Ils ont tué un policier et volé son arme...
Harry serra les poings de colère.
- Rogue était avec eux... finit Minerva en un murmure.
Harry donna un coup de poing dans le mur. Il le tuerait de ses propres mains. Oh oui, il allait faire payer au centuple à Rogue tout le mal qu'il avait fait. Quelques coups secs furent frappés à la porte. Minerva s'approcha, baguette en main, et l'entrouvrit. Quelques instants plus tard, Tonks et Maugrey entrèrent, le visage défait. La jeune auror se laissa tomber sur le lit, le regard vague. Fol Oeil s'appuya contre un mur, les sourcils froncés.
- Alors ? Demanda Harry.
- C'est un miracle... murmura Tonks.
- Non, c'est que cette petite en a dans le crâne... bougonna Maugrey.
- Vous pourriez être plus précis ? Répliqua sèchement McGonagall.
L'auror s'arracha de son mur et s'approcha d'elle.
- Granger a eu la présence d'esprit de jeter un « protego » avant que la balle ne touche son cerveau. D'après les médecins, à ce moment là, elle en avait déjà quatre dans le corps, dont une qui a frôlé la colonne vertébrale. La dernière balle est entrée dans le cerveau, mais ne l'a pas transpercé...
- Quelles seront les séquelles ? Demanda Harry, tremblant.
- Pour l'instant, il faut qu'elle sorte du coma, reprit doucement Tonks. Ensuite, paralysie partielle ou totale, selon la zone du cerveau touchée... peut-être des pertes de mémoires... Je ne peux pas vous en dire plus, je n'ai pas tout compris...
- Les Weasley ne devraient pas tarder... grogna Maugrey.
- Ron va venir ? Demanda Harry.
Tonks acquiesça. Cette pensée lui remonta un peu le moral. Quant à l'état d' Hermione... Il ne voulait pas y penser. Il la connaissait. C'était une battante, elle s'en sortirait. Il en était sûr.
- Où est Granger ?
- Dans une chambre gardée par Kingsley, Minerva. Je vous y emmène... répondit Fol Oeil.
La directrice hocha la tête et tous deux sortirent de la pièce. Tonks reniflait et cachait son visage de temps à autre dans le mouchoir. Harry se rapprocha d'elle et lui prit doucement la main.
- Je n'arrive pas à croire que... Rogue... murmura la jeune auror.
- Personne ne pouvait le prévoir. Mais la première impression est toujours la bonne, répliqua Harry. Qu'en je pense qu'Hermione l'a défendu pendant toutes ces années…
La porte s'ouvrit sur les Weasley, sauf Charly, Arthur et Percy, comme Harry s'en doutait. Ron et Ginny avaient les yeux rouges, Fred et Georges étaient pâles comme des cadavres, et Molly Weasley pleurait toutes les larmes de son corps.
- Harry... je suis désolée... commença-t-elle.
- Ce n'est pas de votre faute, madame Weasley, répliqua immédiatement le jeune homme.
Elle le serra dans ses bras. Finalement, elle se dégagea et partit dans le couloir, pour aller voir Hermione. Ron s'approcha de Harry.
- Ca va mon vieux ? Grogna-t-il.
- Et toi ?
- Comment veux-tu que ça aille...
Harry eut un pincement au coeur. Après ce qu'il s'est passé l'année précédente, Ron avait l'espoir de sortir avec Hermione. Son ami devait être rongé par l'inquiétude et la douleur, comme lui. Ginny ne parlait pas. Elle fixait le sol blanc, sans réaction. Harry s'excusa auprès de Ron et s'approcha de son ancienne petite amie. Il s'assit près d'elle et passa un bras autour de ses épaules.
- Si tu veux parler, je suis là... murmura-t-il.
- Tu as autant de soucis que moi... dit-elle alors que ses lèvres tremblaient.
La jeune femme enfouit son visage dans le cou d'Harry et se mit à pleurer. Harry leva les yeux sur Fred et Georges. Ces derniers complotaient apparemment une vengeance personnelle, et les mots « Rogue », « armoire » et « disparition » revenaient fréquemment sur leurs lèvres.
Harry soupira. Pour le moment, la seule chose à faire était d'attendre. Et c'était le moins supportable...
Minerva entra dans la pièce sombre. Une faible lampe éclairait la chambre. Elle s'approcha et s'assit sur une petite chaise inconfortable à côté du lit de son élève. Cette dernière avait le visage serein. Sa tête était entourée de bandage, et ses cheveux, partiellement nettoyés, étaient collés par endroit à cause du sang séché. On frappa à la porte et Minerva se leva rapidement. Le médicomage en chef entra, passablement de mauvaise humeur.
- J'ai du mal à comprendre le fait que je doive demander l'autorisation pour voir ma patiente, dit-il de but en blanc.
- Cette jeune femme est sous la protection de l'Ordre. Vous savez bien que son état résulte d'une attaque de mangemort, répondit froidement McGonagall.
Le guérisseur soupira et posa son dossier sur la table de chevet.
- Vous avez demandé des précisions, les voilà. Nous n'avons jamais traité ce genre de blessures dans cet hôpital. Cependant, grâce à notre nouveau ministre, plus efficace que l'ancien, nous avons pu faire venir deux chirurgiens moldus. Ils ont extrait la balle logée dans le cerveau, tandis que je m'occupais du reste. Il faut avouer, sur un plan neuro chirurgical, les moldus nous sont supérieurs, et de loin...
Minerva interrompit le discours du médicomage d'un geste de la main.
- Venez en au fait, je vous prie, dit-elle agacée. Quand se réveillera-t-elle ?
Le guérisseur souleva les épaules et leva les yeux au ciel.
- Qu'elle soit vivante est déjà en soi un miracle. Si elle n'avait pas jeté ce sort de protection, nous n'aurions pas trouvé la balle dans son crâne, mais dans l'asphalte...
Minerva fronça les sourcils. Elle voulait des réponses concrètes.
- Honnêtement, professeur McGonagall, nous ne savons pas si son cerveau fonctionne. Nos équipes sont allées chercher un appareil moldu pour vérifier s'il y a encore une activité de l'encéphale. Ils ne devraient plus tarder maintenant. Je pourrai vous en dire plus d'ici une demi heure...
McGonagall lui jeta un regard qui semblait dire « il y a intérêt », et retourna s'asseoir près de son élève. Elle luit prit la main et commença à lui parler. Elle ne savait pas trop ce qu'elle disait, les mots s'enchaînaient, s'imbriquaient. Elle espérait tant que sa préfète se réveille, que tout ceci soit fini. Une larme glissa sur sa joue. Elle l'effaça d'un revers de la main.
- Hermione, je promets de vous sortir de cet état. Quel que soit le moyen...
A plus dans le bus,
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