Les mises à jour, le retour ! Désolée pour l'attente, mais j'avais une tonne de boulot. En tout cas, merci pour toutes vos gentilles reviews ! Bonne lecture !

CHAPITRE 7 : Sainte Mangouste sans dessus dessous

Hermione était dans le noir complet. Elle entendait du bruit autour d'elle, mais ne voyait personne. Apparemment, elle était dans une grande pièce noire, et elle ne savait pas depuis combien de temps elle en cherchait la sortie. Quand elle s'approchait de ce qui semblait être un mur, celui-ci semblait s'éloigner au fur et à mesure de son avancée. Cependant, elle ne se décourageait pas. Elle s'arrêta de marcher et se mit à rassembler ses idées. Elle avait vu Dumbledore, qui lui avait donné des éclaircissements au sujet de Rogue. Mais pour elle ? Que s'était-il passé ? Elle était chez elle, prête à se coucher après avoir relu son livre de métamorphose de sixième année, quand des bruits se firent entendre dans le salon. Elle se souvint que des mangemorts avaient fait irruption chez elle et... Ses parents étaient morts. Puis Rogue avait surgit dans sa chambre, et il l'avait laissée s'enfuit. Elle avait été rattrapée par les autres, qui lui avaient tiré dessus à plusieurs reprises. Le bras, la jambe, le dos et la hanche. Et la dernière balle ? Elle ne se souvenait pas.

« Fais un effort... Réfléchis ! » se sermonna-t-elle.

Un sort... Elle avait lancé un sort. Mais la balle n'avait pas été arrêtée et s'était logée dans... sa tête. Ca lui revenait en mémoire. Et après, elle avait entendu un cri désespéré, puis se fut le noir complet. La conclusion qui s'imposait à elle était qu'elle se trouvait dans le coma, puisque Dumbledore lui avait assurée qu'elle était encore en vie. Elle pensa un instant qu'elle aurait préféré mourir sur le coup. Qu'allait-elle faire sans ses parents ? Et elle ne savait pas dans quel état elle se réveillerait, si cela arrivait un jour...

Elle se gifla, mais sa main traversa sa joue. Elle se rappela qu'elle était immatérielle et eut soudain envie de rire. Elle était coincée dans une pièce sans porte, elle avait besoin d'aide pour trouver la sortie, mais étant dans le coma, personne ne pouvait l'entendre. Et le pire, c'est que bien qu'immatérielle, elle mourrait de froid. Elle regarda ses bras : son corps spectrale avait la chair de poule. Elle eut la subite impression que sa situation était désespérée. Les chuchotements incompréhensibles qu'elle entendait depuis toute à l'heure s'intensifiaient. Hermione eut l'impression que son coeur s'accélérait. C'était la voix du professeur McGonagall.

- Je suis là ! Professeur ! Hurla-t-elle.

- Hermione, je suis sure que vous m'entendez... disait doucement cette dernière. Vous êtes quasiment tirée d'affaires. Il suffirait juste que vous ouvriez les yeux. J'aimerai tant vous aider. Tout ce que je peux faire, c'est vous parler. Ne vous inquiétez pas, je suis là, tout se passera bien...

- Professeur ! Vous m'entendez ?

Mais McGonagall ne répondait pas. Elle continuait à parler. Harry, Ron et toute sa famille étaient, près d'elle, pour la soutenir apprit-elle. Cela lui la consola. Elle s'en sortirait, pour eux. Soudain, une chaleur envahit son corps. Elle se sentait bien. Un sourire illumina son visage. Une petite lumière venait d'apparaître au bout de la pièce. Elle se mit à courir en sa direction. La voix de McGonagall devenait plus claire, plus forte alors qu'elle se rapprochait. Elle accéléra. La porte était visible, elle n'était qu'à quelques mètres.

- Courage Hermione. Vous y arriverez... continuait à la réconforter le professeur.

La préfète pouvait presque toucher la poignée. Enfin, elle y était, elle ouvrit la porte et s'apprêtait à la franchir quand des hurlements se firent entendre de toutes parts. Le froid l'envahit à nouveau, subitement, et la porte se referma. Elle se trouva à nouveau dans le noir complet. Elle ferma les yeux et se mit à crier, un cri de rage et de désespoir.

- Ils sont là ! Hurlait Maugrey.

- Fred, Georges ! Restez avec Harry, Ginny et Ron. Je pars avec Tonks ! Cria Molly en sortant de la chambre, baguette à la main.

- Il est hors de question que je reste là, s'enflamma le survivant. Je vais venger Hermione.

- Je viens avec toi, répliqua Ron. Je vais leur flanquer une dérouillée dont ils se souviendront.

Ginny regardait fixement la porte.

- Sainte Mangouste attaquée par des mangemorts... Je ne peux pas le croire... murmura-t-elle.

- Ils viennent achever ce qu'ils ont commencé... grogna Fred. Au fait, vous avez vu la vieille McGonagall ?

- Je pense qu'elle doit protéger Hermione... reprit Georges.

- On va l'aider ! Conclut Harry. C'est parti.

Fred ouvrit la porte de la pièce et tous sortir. Alors qu'ils se dirigeaient vers la chambre de leur amie, ils virent avec stupéfaction deux mangemorts voler à travers le couloir pour s'encastrer dans un mur.

- Pas si vieille que ça... sourit Georges tandis qu'Harry et Ron stupefixaient les deux serviteurs du Lord noir.

Harry ne put entrer dans la chambre. McGonagall combattait un troisième mangemort. Dans la petite pièce, les sorts fusaient de toutes parts. Le jeune homme avait l'impression que les deux adversaires se battaient au corps à corps. Ne pouvant éviter les sorts, pour cause de manque d'espace, les deux protagonistes déviaient la baguette de l'autre par des gestes secs de la main. Cependant, la directrice prenait garde que ni elle, ni Hermione ne soit touchée. Harry visa l'adversaire de son professeur, et attendit le bon moment pour le désarmer d'un puissant experlliarmus. McGonagall le mit à terre à l'aide d'un sortilège qu'Harry ne connaissait pas, mais qui était terriblement puissant.

- Rentrez vite ! Leur ordonna McGonagall.

Les jeunes gens ne se le firent pas dire deux fois.

- Restez dans cette pièce. N'en bougez sous aucun prétexte, sinon vous aurez affaire à moi !

Elle quitta la chambre et partit rapidement. Harry tendit l'oreille. Il l'entendit jeter des sorts au fur et à mesure de sa progression. Harry se retourna vers Ron, qui fixait livide le corps d'Hermione. Il se pencha et l'embrassa sur le front obstrué par les bandages. Ginny prit la main de son amie et la caressa lentement.

Harry ne put dire combien de temps s'était écoulé jusqu'au retour de la directrice de Poudlard. Cette dernière entra dans la pièce, et avait l'air extrêmement fatiguée. Cependant, en le regardant de plus près, Harry ne comprenait pas pourquoi Fred l'appelait la vieille McGonagall. Certes, elle faisait presque partie des fondations de Poudlard, mais elle était encore en pleine forme. Ses yeux vifs pétillaient d'intelligence, son visage ne comprenait que peu de ride, et ses cheveux étaient d'un noir étincelant, sans l'ombre d'un cheveu blanc.

- Madame Weasley vous attend. Et autant vous dire qu'elle a l'air furieuse...

Ron, Fred et Georges déglutirent. Ginny n'avait pas l'air d'avoir entendu.

- Cependant, je lui ai dit que vous m'aviez aidée. En espérant que cela suffira à la calmer...

Les deux jumeaux remercièrent leur ancien professeur en quittant la pièce, suivi de près par Harry, Ron et Ginny. Quand ils arrivèrent dans le hall de l'hôpital, Molly Weasley paraissait cracher du feu par les narines, comme les dragons de Charlie. Elle leur fit bien comprendre, et surtout bien entendre qu'elle avait été morte d'inquiétude quand elle s'était aperçut que ses enfants avaient disparu. Heureusement que le professeur McGonagall l'avait rejoint quelques minutes plus tard, ou elle n'aurait plus répondu d'elle. Quand la tempête se fut calmée, un murmure se fit entendre.

- Et pour Hermione ? Demanda Ginny.

- Le professeur McGonagall va rester veiller sur elle. Je vous ramène tous au Terrier. Oui Harry, même toi ! Nous rendrons visite à Hermione quand elle ira mieux...

La voix de Molly Weasley s'éteignit en un sanglot. Elle serra fort sa fille contre elle. Tonks leur tendit à tous un portoloin, et ils disparurent en un pop sonore.

La directrice de Poudlard regarda ses élèves quitter la chambre. Elle posa son regard sur Hermione. Le visage de la préfète était toujours sans expression. Minerva rapprocha une chaise du lit et s'assit. Le dossier était inconfortable, mais elle s'en moquait. Baguette à la main, elle resta plusieurs heures, luttant contre le sommeil qui voulait l'envahir. Au petit matin, elle fut rejointe par Maugrey.

- Tous les blessés ont été soignés. Allez vous reposer, Minerva, je prends le tour de garde.

Le professeur se leva et s'étira gracieusement.

- Je serai dans la pièce d'à côté. Réveillez moi s'il y a du nouveau.

L'auror acquiesça, et Minerva alla s'allonger. Malgré la fatigue, elle ne réussit pas à s'endormir de suite. Comment pouvait-elle aider Hermione à sortir de cet état comatique ? Il lui avait semblait sentir sa force magique se réveiller juste avant l'arrivée des mangemorts. Mais qu'avait provoqué cela ? Ce fut sa dernière interrogation avant de sombrer dans le sommeil.

Harry monta rapidement dans la chambre de Ron après avoir remercié Molly, Arthur et Tonks. Tandis qu'il grimpait l'escalier, il aperçut Lupin qui arrivait assez essoufflé. Il ne s'attarda cependant pas, ne souhaitant que deux choses : qu'Hermione se remette vite, et avoir un bon lit. Ron était en pyjama, fixant le plafond. Harry pouvait sentir l'inquiétude et la peur sur le visage de son ami.

- Elle va s'en remettre ? finit par murmurer le roux.

- Evidemment. Tu sais bien qu'Hermione résiste à tout, répondit Harry, en y mettant le plus de conviction possible.

- Pour qu'ils essayent de la tuer avec des armes moldues, c'est qu'ils étaient vraiment désespérés… balbutia le gardien de Gryffondor.

« Ou qu'ils avaient envie de s'amuser… » pensa amèrement Harry.

- Tu crois qu'on devrait aller voir Ginny ? proposa-t-il, pour changer de sujet.

Ron secoua la tête négativement.

- Elle est vraiment bouleversée… Je ne l'ai jamais vu dans un état comme ça, même quand Jedusor l'a… Non, il faut qu'elle se repose, nous verrons ça demain.

- Tout à l'heure, corrigea Harry. Il est déjà quatre heures du matin.

- C'est la première fois que maman nous laisse veiller aussi tard, murmura Ron avec un petit sourire.

Les deux jeunes hommes se souhaitèrent bonne nuit, et Ron éteignit la lumière. Harry se tourna, pour faire face au mur. Une larme coula sur sa joue. Il espérait voir Hermione sur pied très vite.

Quand McGonagall se réveilla, sa première réaction fut de regarder sa montre. Il était près de 16 heures, elle avait dormi cinq heures, ce qui était largement suffisant. Elle regagna rapidement la chambre d'Hermione où elle trouva Maugrey occupé à scruter par la fenêtre.

- Vous tombez bien Minerva. Je pars pour le Terrier, vérifier que tout va bien, grogna l'auror. Tonks y est en compagnie de Lupin. Je vous envoie le plus vite possible votre ancien collègue.

Alastor sortit de la pièce sans attendre la réponse de la directrice. Cette dernière s'assit sur la chaise placée près du lit et prit doucement la main d'Hermione dans la sienne.

- Miss Granger… Voyons si nous pouvons reproduire l'étincelle de magie d'hier soir…

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La suite bientôt ! Bisous à tous !