Bonsoir à toutes et à tous,

Désolée d'avoir tardé à poster ce chapitre, mais j'avais une petite panne d'inspiration, maintenant comblée ! Merci pour les gentilles reviews que j'ai reçu. Bonne lecture !


CHAPITRE 8 : Derniers adieux

Deux ans qu'elle n'avait pas eu de nouvelles. Minerva McGonagall tenait dans sa main, sans trop y croire, un parchemin de Wilfried Potter, ce dernier lui annonçant qu'il allait se marier. Elle relut attentivement la missive. Potter voulait la rencontrer aux trois balais, demain en début de soirée. Elle chiffonna la lettre l'air songeur. Devait-elle y aller ? Ses sens étaient tout retournés à l'idée de revoir Wilfried.

Elle se leva du lit minuscule qui occupait le tiers de sa chambre d'étudiante. Faisant les cents pas en serrant nerveusement la missive, ses pensées tourbillonnaient dans sa tête. Qu'était-il devenu ? Etait-il aussi séduisant et intelligent qu'à leur sortie de Poudlard. Evidemment, ça l'arrangerait qu'il est l'apparence et le QI d'un troll d'âge mûr, mais autant ne pas compter dessus.

Et dire qu'elle aurait pu devenir madame Potter. Elle n'avait eu qu'un mot à prononcer, trois petites lettres, mais elle n'avait pas été foutue de le faire. Le regrettait-elle ? Ca oui. Le regretterait-elle toujours ? Il y avait de forte chance…

Une larme coula sur sa joue. Où en serait-elle si elle avait dit oui à Potter ? Sûrement pas dans cette piaule minable. Elle regarda autour d'elle le décor familier qui pourtant lui semblait étranger en ce moment. Des murs délavés lui semblaient tristes, le lino jauni terne, et les photos accrochées vieillies au mur. Elle soupira et écrasa la perle sur sa joue. Encore un an à tenir, et elle serait auror. Elle n'allait pas lâcher maintenant, pas après tous ses sacrifices.

Elle se prépara à la hâte. Ce soir, elle avait à faire. Pas question de penser à Potter. Elle devait surveiller Jedusor. Elle avait le sentiment qu'il préparait quelque chose, et elle devait en avoir le cœur net. Avant d'enfiler un manteau noir, elle ouvrit un petit calepin et relut ses dernières notes.

Jedusor rendait souvent visite à une femme aisée dans Londres. Et cet après midi, il était ressortit de cet endroit une lueur inquiétante dans le regard. Il préparait un coup, elle en était sure. Elle allait donc se poster dans les environs et agirait le moment venu. Elle passa son long manteau noir, et glissa sa baguette dans une des poches profondes. Elle transplana.

Une fois aux abords de la luxurieuse maison, elle se planqua dans un buisson. Elle attendit un long moment, et rien ne se passait. Au bout de trois heures, elle faillit faire demi tour quand quelque chose se produit enfin. Une ombre noire se détacha des murs et frappa trois coups à la lourde porte en bois. Une misérable créature ouvrit.

- Tout est bon, elfe ? demanda une voix grave.

- Oui… Madame est morte. Voici le collier… répondit la créature en tendant un petit sac en velour.

Minerva tendit l'oreille. Elle entendit Jedusor murmurer un sort, et l'elfe repartit, l'air désorienté. Alors que Jedusor descendait tranquillement le perron, Minerva bondit hors de sa cachette, la baguette à la main.

- Je te tiens, Jedusor…

- Tiens, McGonagall, quelle bonne surprise ! s'exclama le jeune homme en fourrant le paquet dans sa poche.

- Lève lentement les mains, sans mouvement brusque…

- Il paraît que tu suis un entraînement d'auror. Ca se passe bien.

- Ferme là, et met les mains sur la tête.

- En tout cas, tu as perdu tes bonnes manières… Avant, on se serrait la main pour se dire bonjour.

- Plutôt crever que de te toucher.

- Tes vœux vont être exaucés… murmura-t-il.

Brusquement, il fit un pas sur le côté et sortit promptement sa baguette. Minerva lui jeta un sort qu'il évita souplement. Quand l'apprenti auror vit une lueur verte apparaître au bout de la baguette du serpentard, elle se jeta à terre et roula sur elle-même. Quand elle se releva, elle entendit un craquement sonore. Jedusor venait de transplaner.

- Sale lâche ! Je te retrouverais !

- Mais j'y compte bien… murmura une voix grave derrière elle tandis qu'elle sentait de longs doigts froids caresser son cou.

Elle se retourna vivement mais trop tard. Jedusor venait de disparaître à nouveau. De rage, Minerva mit un coup de poing dans le mur et transplana à son tour.

Après avoir passé une nuit blanche et une journée de cours affreuse, Minerva se dirigea, la mine défaite, vers les trois balais. Quand elle rentra dans le pub, elle le reconnut aussitôt. Cette chevelure ébène incoiffable se tenait à quelques tables d'elle. Elle s'approcha doucement et quand Potter remarque sa présence, un franc sourire apparut sur son visage.

- Bonjour Minerva !

Il se leva et prit dans ses bras la jeune femme.

- Tu as une petite mine à ce que je vois. Je t'offre un verre ?

Minerva acquiesça et se laissa tomber sur un siège. Elle passa commande et planta son regard dans celui de Wilfried.

- Tu vas te marier… Ca me fait tout drôle. J'ai l'impression que c'était hier qu'on a quitté Poudlard…

Potter devint sérieux. Il réajusta sa cravate et prit doucement la main de Minerva.

- Je vais te poser la question une seule et unique fois. Veux-tu m'épouser ?

- Pardon ?

- Je n'ai pas arrêté de penser à toi. Tu es la femme que je désire. Un seul mot, et c'est toi que j'épouse dans deux jours.

- Potter, je… comment…

Minerva prit une grande inspiration. Une partie d'elle lui crier qu'elle devait répondre oui et l'embrasser. Elle se pencha doucement vers le jeune homme et posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Le baiser ne dura que quelques secondes et elle se retira.

- Je ne peux pas… murmura-t-elle.

- Je ne comprends pas. Je sais que tu m'aimes, alors pourquoi ?

- J'ai des choses à régler avant de pouvoir avoir une vie privée…

- Encore ta fameuse mission ! s'emporta Potter. Si tu laissais Dumbledore s'occuper de Jedusor ! Pense à toi, ou tu finiras vieille fille ! Regarde comme il est seul, tout ça parce qu'il veut sauver le monde !

Minerva se leva brusquement, et manqua de renverser sa chaise.

- Peut-être que le monde a besoin de gens désintéressés pour avancer. Si tout le monde était comme toi, le genre humain aurait disparu. Je te pensais plus compréhensif Potter, ou du moins pas aussi égoïste !

- Je crois qu'on s'est tout dit !

- En effet !

Wilfried se leva, ramassa sa veste, lâcha quelques pièces de monnaie et disparut sans se retourner. Minerva se rassit, finit son verre d'une traite et partit à son tour. Quand elle retourna dans sa chambre, elle s'allongea sur son lit et contempla le plafond pendant des heures. Elle venait de tourner le dos à une vie agréable, sans ennuie, avec l'homme qu'elle aimait. Elle se jura de détruire Jedusor coûte que coûte et ensuite, de profiter des années qu'il lui resterait.


En espérant que ça vous a plu, je vous souhaite une bonne soirée,

Bisous,

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