Bonsoir à tous,
Voici la suite de remission. Bonne lecture et merci pour toutes vos reviews !
CHAPITRE 10 :Poudlard malgré vents et marrées.
Filius Flitwick attendait dans le bureau de la directrice. Hagrid lui avait envoyé un hibou dans l'après midi pour lui dire qu'il était attendu en début de soirée chez la directrice McGonagall. Le mot de passe était inscrit dans le parchemin, et maintenant il se trouvait bien seul et mal à l'aise dans ce grand bureau. La porte finit par s'ouvrir et, en voyant le visage de sa collègue, le professeur de sortilège sut qu'il s'était passé quelque chose de dramatique.
- Bonsoir Minerva...
Cette dernière s'assit derrière le bureau qui était maintenant le sien et soupira.
- Bonsoir Filius. Ne tournons pas autour du pot, nous n'en avons guère le temps. J'ai besoin de quelqu'un de fiable et d'efficace. Je vous propose le poste de directeur adjoint de Poudlard.
Dire que Flitwick ne s'y attendait pas serait mentir. Mais il ne se sentait pas prêt à accepter cette lourde charge.
- Minerva... Y a-t-il quelque chose qui vous préoccupe ? Demanda-t-il.
McGonagall passa une main sur son visage fatigué.
- Miss Granger est aux urgences de Sainte Mangouste depuis hier soir.
Le petit professeur fit un bond.
- Que s'est-il passé ?
- Des mangemorts sont venus chez elle. Ils ont... tués ses parents, et ont usé d'une arme moldue sur elle. Elle sort juste du coma.
Flitwick fut prit d'horreur. Comment pouvait-on être aussi cruel avec une enfant ?
- Elle est paralysée. Elle est incapable de parler. Elle n'a aucun souvenir… D'après les médicomages et médecins moldus, elle aura une longue réadaptation avant de retrouver ses facultés... si elle les récupère...
Filius acquiesça. Il comprenait la situation.
- J'accepte votre offre, Minerva. Que dois-je faire ?
- Pouvez-vous vous occuper d'envoyer les lettres d'admissions et les résultats aux différents examens dès demain.
- Evidemment, comptez sur moi.
- Je sais, Filius. C'est pour ça que j'ai pensé immédiatement à vous.
Le nouveau directeur adjoint se leva et posa la main sur celle de sa collègue.
- Allez vous reposer, Minerva. Je m'occupe de tout.
La directrice se leva.
- Je retourne à Sainte Mangouste. Si vous avez besoin de moi, n'hésitez pas à me contacter... Rubeus se tient à votre entière disposition.
- Je sais, il me l'a dit...
Minerva remercia son collègue et gagna rapidement les grilles de Poudlard pour pouvoir transplaner pour l'hôpital sorcier.
Hermione était allongée. De toute façon, c'est la seule position qu'elle pouvait adopter depuis qu'elle était sortie du coma. Elle souffrait. Elle avait mal à la tête. Une douleur puissante, lancinante. Elle se demandait ce qu'elle faisait dans ce lit, et qui étaient ces gens bizarres qui venaient la voir toute la journée. Mais le pire, c'est qu'elle ne pouvait expliquer ses souffrances à ces personnes. Elle était incapable de bouger, de parler. Elle les regardait avec résignation qui se penchaient sur son corps meurtri. Elle venait déjà de subir une vingtaine d'examens et, apparemment, c'était loin d'être fini. Elle chercha des yeux la femme qui était la à son réveil. Elle ne la connaissait pas, mais elle avait l'air très gentille. Et apparemment, cette dame la connaissait. Hermione avait vraiment besoin de sa présence, de son soutien. Lasse de chercher en vain, elle ferma les yeux et s'endormit avant de sentir encore la douleur des tubes qui pénétraient dans sa gorge, ou celle des aiguilles qui s'enfonçaient dans son bras.
Elle se trouva dans la même immensité blanche. Elle cligna des yeux le temps de s'habituer à la lumière vive et presque aveuglante. Un vieux monsieur apparut devant elle, un sourire malicieux aux lèvres.
- Bonjour Hermione.
- Qui êtes-vous ? demanda la jeune femme, méfiante.
- Je suis Albus Dumbledore.
Hermione fronça des sourcils.
- On se connaît ? interrogea-t-elle.
- Oui, rassurez-vous. Je suis ravi de voir que vous vous êtes réveillée…
- Merci. Cependant, je ne suis certaine d'être heureuse… répliqua Hermione en un murmure.
Dumbledore se tut un instant.
- Oui, je comprends. Mais sachez que j'ai toute confiance en vos possibilités, et que le professeur McGonagall fera tout son possible pour que vous soyez vite sur pied.
- Qui est le professeur McGonagall ?
- Vous le saurez en temps et en heure. Elle sera déçue que vous l'ayez oubliée mais elle n'a pas la rancune tenace, heureusement…
- Et dans combien de temps retrouverai-je mes souvenirs ? Je ne sais plus qui je suis, ce que je fais… maugréa Hermione.
- Chaque chose en son temps. Sachez juste que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort… Vous allez devoir repartir à zéro, je ne vous le cache pas, mais le pouvoir que vous allez retrouver sera plus grand ! Sur ce, je dois vous laisser. A bientôt !
L'image de Dumbledore s'estompa et Hermione rouvrit les yeux. Penché sur elle, une jeune femme qui semblait la connaître lui souriait.
- Bonjour Hermione ! Tu as bien dormi ?
La préfète cligna des yeux.
- Mouais… Pas bavarde à ce que je vois. Je me présente : Olivia McDougall. Je serai ton médicomage personnel.
Hermione haussa les sourcils.
- Je vais te réapprendre à parler, à marcher, à bouger tes membres. Ca va être dur, mais si mes souvenirs sont bons, la difficulté ne te fait pas peur.
Elle attrapa Hermione par les épaules et la mit en position assise. En voyant le regard paniqué de la préfète, la médicomage sourit.
- Tes examens sont terminés, et tu les as réussi avec succès. Le professeur McGonagall a émis le souhait que la rééducation commence dès que possible. On y va.
La jeune guérisseuse porta Hermione et la posa dans un fauteuil roulant.
- Ce fauteuil va être ton meilleur ami pendant quelques temps. Déjà, nous allons nous restaurer. Tu vas avoir besoin de force.
Olivia poussa la chaise jusqu'à la cafétéria de l'hôpital, en parlant de tout est de rien. Hermione avait envie de lui dire de se taire, mais elle ne le pouvait. Pourtant, elle ne désirait qu'une chose : le silence. Mais apparemment, ce n'était pas l'avis de la jeune femme.
- Le secret de bons œufs à la poêle, c'est une bonne dose de piment… expliqua avec un sourire Olivia alors qu'elle servait une assiette pleine pour Hermione.
Cette dernière roula des yeux. Si ça pouvait lui faire plaisir…
- On va voir si tu peux bouger les mains. Essaye d'attraper ton verre.
Hermione se concentrait sur son bras, tenta de le faire bouger ne serait-ce que d'un millimètre en vain. Elle jeta un regard désespéré à la médicomage.
- Je croyais que les gryffondors avaient plus de courage et de volonté que ça… dit-elle narquoisement. En tout cas, ils n'ont pas de jugeote…
La préfète lui envoya un regard furieux. Gryffondor ? Qu'est-ce que c'est que ce mot encore ? Pourquoi tous ces gens lui parlaient une langue étrangère.
- Bon, comme t'es pas futée, je vais te mettre sur la voie. Qu'est-ce qui te différencie d'un moldu ?
« Moldu ? » Hermione ressentit une vague de panique l'envahir. Etait-elle vraiment à sa place ici ?
- A ton regard, je devine que tu es complètement larguée… C'est pas grave, ça reviendra au fur et à mesure…
Hermione tenta de contenir ses larmes. Elle n'avait plus aucun souvenir. C'est comme si elle n'avait jamais existé. Elle détourna le regard de la médicomage et fixa le mur blanc avec tristesse.
- Bon, pour cette fois, je vais te nourrir, mais ce soir, tu te débrouilleras toute seule !
Hermione se força à avaler quelques fourchetées d'œufs, et décréta d'un regard noir qu'il était temps de passer à autre chose. La guérisseuse se leva et poussa la chaise de sa patiente jusqu'à la salle de rééducation.
- Au fait, le professeur McGonagall est venue te voir pendant que tu dormais. Ce soir, elle restera avec toi, c'est son tour de garde.
Hermione aurait souri si elle l'avait pu. Elle avait hâte de revoir cette « McGonagall ». Même si elle ne pouvait lui dire ou lui montrer, même si elle ne se souvenait pas d'elle, tant de sollicitude la touchait énormément.
- Voilà des formes géométriques, annonça la guérisseuse en posant sur la table un triangle, un carré, un cercle et un rectangle. Bon, montre-moi le cercle.
Hermione hésita. Elle ne se souvenait plus de la reproduction d'un cercle. Elle avait une image floue, mais il lui sembla que c'était la figure ronde. Elle bougea de quelques millimètres son index en direction du cercle.
- C'est bien. Maintenant, trouve le triangle.
Hermione hésita un long moment, et désigna le carré.
- Non, je te donne un indice. Le triangle est vert… dit patiemment Olivia.
McGonagall s'efforçait à mettre de l'ordre dans son bureau. Elle ne devait prendre la relève de Tonks que dans quatre heures, et pourtant, elle avait envie d'y aller de suite. Elle se réprimanda pour son manque de sérieux, et relisait les candidatures qu'elle avait reçues pour les postes vacants de professeur de métamorphose et de défense contre les forces du mal.
« Le poste maudit… Et encore plus depuis qu'il a été occupé par ce traître… » songea Minerva en froissant un CV qui relevait plus de la provocation que de l'espoir d'être choisi pour ce poste.
Son regard se posa sur un parchemin à l'écriture fine et soignée. Fleur Delacour postule pour le poste de DCFM. Minerva réfléchit. Bill Weasley aura sûrement besoin des compétences d'une excellente guérisseuse pendant l'année, en l'occurrence Pomfresh. Et avoir à disposition deux membres de l'ordre du phénix en plus serait le bienvenu. Elle chercha parmi toutes les candidatures voir si Weasley avait posé la sienne pour le poste de métamorphose. Elle dut se rendre à l'évidence que non.
Elle appela Flitwick par le réseau cheminette et lui demande s'il pouvait envoyer à William Weasley une offre d'emploi à Poudlard. Le directeur adjoint sourit et acquiesça vivement.
- Des nouvelles de Miss Granger ? demanda-t-il avec inquiétude.
- Non, je n'ai pas encore pris contact avec Miss Tonks… répondit la directrice.
- Ecoutez Minerva. Vous mourrez d'envie d'aller à Sainte Mangouste. Filez,je me chargerai du reste tout seul !
- Vous n'y pensez pas Filius. Il y a l'intendance à gérer, le nombre d'élève à répertorier pour réorganiser les dortoirs, la comptabilité à voir, les elfes de maison à payer et…
- Je m'en occuperai, et vous finirez demain. Miss Granger a besoin de vous.
- Filius, je dois faire fonctionner le collège !
- Minerva, que serait Poudlard sans ses élèves ?
La directrice se tut, et finit par acquiescer.
- Merci Filius, dit-elle avant de rompre la communication.
Elle mit sa baguette dans sa poche et se rendit aux grilles de Poudlard pour pouvoir transplaner.
Pitié, juste un petite review pour me dire qu'il y encore du monde qui me lit, malgré les vacances ! lol
Bisous et à bientôt,
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