Bonjour à tous!

Oui, je sais, une absence très longue… En fait, je ne comptais pas revenir, mais vos reviews ponctuelles m'ont fait changée d'avis. Je vais donc finir cette histoire, et toutes celles en cours. Ca prendra du temps, mais je suis motivée!

Merci à toutes et à tous, et très bonne lecture!

CHAPITRE 14 : Efforts intenses

- Debout la dedans ! C'est une nouvelle journée d'efforts physiques et intellectuels qui commencent !

La voix de McDougall tira Hermione de ses songes. Elle fut prise d'un violent mal de tête. Si elle avait eu la possibilité de lui demander de baisser d'un ton elle ne se serait pas privée. Elle se contenta d'un magnifique regard noir, qui n'impressionna pas le moins du monde la jeune femme. La guérisseuse l'installa dans son fauteuil, et la poussa jusqu'à la cafétéria. Au menu, l'habituel oeuf sur le plat, inondé de tabasco. La préfète leva les yeux au ciel. Elle se damnerait pour une bonne tartine de confiture.

- Je sais, encore des oeufs. Mais je te signale que tu es en convalescence, et que tu as besoin de protéines. Alors, avale moi ça et ne te fais pas prier... rétorqua sèchement Olivia en présentant à la bouche de sa patiente une fourchette qui dégoulinait de blanc et de jaune.

Hermione avala à contre coeur, puis s'étouffa. Les oeufs étaient brûlant, et beaucoup trop épicé. Elle sentit sa gorge prendre feu, et ses yeux pleurer. Elle tendait désespérément sa main vers le verre d'eau, mais son corps ne répondait pas. Elle jeta un regard désespéré à la médicomage.

- Mais que veux-tu ? Demanda cette dernière.

Hermione fixait le verre d'eau, et reportait ses yeux sur Olivia. Elle réussit à bouger un index en direction de l'objet de sa convoitise.

- Tu veux de l'eau ?

- Eau ! Répéta Hermione.

- Et bien voilà ! On finit par y arriver.

La préfète fut heureuse de se désaltérer, mais encore plus d'avoir enfin pu prononcer une parole.

- Et ça, c'est des oeufs, continua McDougall en montrant l'assiette.

- Eux ?

- Non, oeufs...

- Ouefs...

- C'est pas encore ça...

- Oeufs ?

- C'est mieux ! Finis vite ton plat, et on va voir si tu t'en sors aussi au niveau des progrès physiques...

Sur le chemin, Hermione croisala femme à l'apparence changeante et son compagnon au sourire doux. Ces derniers lui firent la bise et Hermione prononça le mot «eau», fière d'elle.Tonks la serra dans ses bras et, après un regard appuyé à Rémus, transplana. Une fois dans la salle de gym, Olivia attrapa des cubes.

- Voyons si on peut faire bouger ses jolies mimines...

Harry s'éveilla tôt ce matin là. Il quitta la chambre sans faire de bruit, pour ne pas réveiller Ron. Il descendit rapidement dans la cuisine et salua madame Weasley. Cette dernière avait les traits tirés par la fatigue, rongés par l'inquiétude. Soudain, Tonks apparut dans la pièce, souriante.

- Bonjour tout le monde ! Je passe en coup de vent pour vous prévenir. Hermione a dit son premier mot ce matin !

Harry sauta de joie tandis que Molly soupira de soulagement.

- Tu vas prévenir Minerva ? Demanda Molly.

- Non, on lui fera la surprise quand elle reviendra cette après midi. Elle a besoin de bonnes nouvelles en ce moment. Bon, je retourne auprès de Remus. A bientôt !

L'auror transplana, et c'est avec une rare bonne humeur qu'Harry prit un chocolat chaud. Quand Ron et Ginny descendirent vingt minutes plus tard, ils accueillirent la nouvelle avec gaieté. Harry s'approcha doucement de Molly.

- Excusez-moi madame, mais je voudrai faire quelque chose pour Hermione. J'ai appris un peu de legilimencie, et si j'entre dans son esprit, je pourrai essayer de l'aider...

Molly réfléchit, assez sceptique.

- J'en parlerai au professeur McGonagall. C'est gentil de proposer ton aide !

Harry retourna auprès de Ron, qui mangeait comme il ne l'avait pas fait depuis l'accident d'Hermione.

La préfète de Gryffondor devait user de tout son courage pour ne pas abandonner. Depuis le repas de midi, elle était entre deux barres parallèles, et se forçait à avancer. Ses jambes et ses bras lui faisaient mal. Cependant, Olivia faisait semblant de ne rien remarquer, et l'exhortait à continuer.

Vint enfin l'heure de la délivrance. Olivia assit Hermione sur une chaise, et la regarda droit dans les yeux.

- D'ici quelques minutes, le professeur McGonagall va arriver. On va lui faire une petite surprise. Quand elle arrivera, tu lui diras «Bonjour, professeur McGonagall» Vas-y, essaye !

- Bon... bonj...

- Allez, c'est pas sorcier.

Hermione fit une grimace. Elle voudrait bien l'y voir.

- Bon... jour prof Mac...

- C'est mieux, mais il y a encore du travail. Maintenant que tu arrives à faire trois pas sans tomber, je vais te mettre debout et t'aider à marcher jusqu'à elle.

A ce moment, des bruits de pas résonnèrent dans le couloir.

- Elle arrive. En piste, mademoiselle la préfète !

Olivia attrapa Hermione par la taille et la mit en position verticale. Elle se plaça derrière elle et la tint par les hanches. En effet, la directrice de Poudlard entra dans la pièce, et fut surprise par ce qu'elle vit. Hermione avançait lentement vers elle, faisant des pas hésitant et gauche.

- Bon... jour prof Macgo...

Minerva sourit et s'approcha de son élève. Elle la prit dans ses bras et la serra fort contre elle.

- Bonjour Miss Granger. Je suis ravie de voir que vous allez mieux.

La voix du professeur tremblait d'émotion. Hermione se sentit pathétique. Elle ne pouvait pas faire trois pas convenables, ni aligner deux mots. Les larmes coulèrent lentement, et Minerva resserra son étreinte.

- Il te faut une bonne douche, Hermione ! Une Gryffondor qui sent le fauve, ça fait mauvais genre... Pardon, madame la directrice ! Se rattrapa rapidement Olivia.

- Ne vous embêtez pas McDougall. Je ramène miss Granger dans sa chambre, rétorqua McGonagall, qui n'arrivait pas à être fâchée contre la guérisseuse.

Olivia installa Hermione dans son fauteuil roulant, et McGonagall la raccompagna dans sa chambre. Deux minutes plus tard, une infirmière arriva, donnant des cachets contre le mal de tête à sa patiente. Puis, comme les jours précédents, Hermione fut conduite dans la salle de bain privée après inspection de la pièce par le professeur McGonagall pour y être douchée. La jeune femme rongeait son frein. Elle se sentait humiliée. Elle était déshabillée, lavée car elle n'était pas fichue de le faire. Elle se mit à songer qu'elle aimeraitque tout se finisse, qu'un matin elle ne se réveille pas. Elle chassa ses pensées noires quandla femmelui sourit en la mettant au lit.

- Que voulez-vous faire avant le dîner ? Demanda le professeur. J'ai réussi à ensorceler une télévision et un magnétoscope moldu, et j'ai des cassettes vidéo. Ca vous tente ?

Hermionefut étonnée d'entendre qu'on pouvait ensorceler une télé, la magie n'existant pas, mais lui fit comprendre d'un regard qu'elle serait ravie de regarder la télé.

- Bien, mais il faut le mériter. Répétez après moi : oui.

- I !

- O-u-i...

- Oui... balbutia Hermione.

McGonagall lui sourit et alluma d'un coup de baguette l'objet. Elle glissa une cassette dans la fente. C'était un dessin animé de Walt Disney, et la jeune femme prit plaisir à le voir. Elle jetait de temps à autre des regards à son professeur, qui fronçait les sourcils. Hermione devina que la directrice de Poudlard essayait de comprendre comment les images défilaient.

A la fin du film, McGonagall demanda à l'infirmière d'apporter deux plateaux repas, et fut impressionnée de voir que son élève, à défaut de pouvoir tenir la cuillère elle-même, arrivait à l'emmener jusqu'à sa bouche. Quand elle rejoint Maugrey dans le couloir, elle était optimiste pour la première fois depuis trois jours. Elle était persuadée qu'Hermione récupérerait rapidement toutes ses facultés.