CHAPITRE 15 : Anniversaire particulier
Bonjour tout le monde,
En uploadant ce chapitre, je me suis rendue compte qu'en fait, vous n'en êtes qu'au tout début de l'histoire ! (et oui, je ne l'ai pas encore fini, et il y a 45 chapitres pour le moment).
Et je me suis surtout rendu compte que la suite était bien plus intéressante… Donc, je vais activer les mises à jour pour que vous puissez vous faire autant plaisir que moi ! BONNE LECTURE !
CHAPITRE 15 : Anniversaire particulier
Les jours suivant passèrent lentement. Harry, Ron et Ginny guettaient la moindre nouvelle d'Hermione. Cependant, les adultes ne laissaient filtrer pas grand chose, et cela démoralisait les jeunes gens. Les journées au Terrier semblaient triste et, pour se changer les idées, Ron et Harry se plongeait dans leurs manuels scolaires. Ginny, elle, passait son temps entre le vol sur balais et la rédaction de lettres à Luna et Neville.
Hermione, quant à elle, s'entraînait tous les jours dans la salle de gym en compagnie de McDougall et s'efforçait à retenir plusieurs mots. Elle n'arrivait pas encore à faire des phrases structurées, ou encore conjuguer des verbes, mais chaque chose en son temps, avait dit le professeur McGonagall. Il fallait être patient, et tout finirait par arriver.
La rentrée à Poudlard était préparée. Flitwick avait mis les bouchées doubles, et l'établissement était fin prêt pour recevoir les élèves. Bill et Fleur avaient déjà apporté des affaires dans leur appartement de fonction, et se dépêchaient de préparer leur cours. Minerva, quant à elle, s'enfermait souvent dans son bureau, et triait les affaires de Dumbledore. Elle espérait tomber sur des notes qui aurait pu lui indiquer la tâche qu'Harry devait accomplir cette année. Pour le moment, elle avait fait chou blanc, mais s'acharnait.
De plus, sa préoccupation première était d'améliorer la situation de la préfète de Gryffondor. Sa rééducation à l'hôpital serait finie fin août, ce qu ne voulait cependant pas dire qu'elle serait parfaitement rétablie. Elle avait pensé à lui aménager une chambre spéciale à Poudlard mais, comme le lui avait fait remarqué Flitwick, avec ce serpent de Malefoy dans les parages, Hermione était en danger. Les deux professeurs s'étaient regardés, consternés. Comment faire pour que la préfète poursuive une scolarité normale ?
Arriva le 31 juillet. Harry fut réveillé par les Weasley au grand complet. Charlie était revenu de Roumanie pour l'occasion, et Bill avait déserté les couloirs vides de Poudlard pour la journée. Fred et Georges avaient fermé exceptionnellement leur magasin pour participer à la fête d'anniversaire et Arthur avait pris sa journée au ministère.
Au petit déjeuner, l'humeur était joyeuse. Ginny discutait avec ses frères, tandis qu'Harry ouvrait ses cadeaux. De la part de son ancienne petite amie, il reçut une boucle d'oreille semblable à celle de Bill. Harry s'approcha de Ginny et lui fit une bise sur la joue.
- Elle est très jolie... murmura Harry.
- Je suis contente que cela te plaise. Je pensais que ça t'irait bien... dit en rougissant Ginny.
Quand Harry eut déballé le dernier présent, celui des jumeaux, McGonagall apparut dans le salon, un petit paquet à la main.
- Joyeux anniversaire, Potter. Je vous apporte le cadeau de Miss Granger.
- Comment va-t-elle ? Demanda Harry en déballant le paquet grossièrement fait.
- Mieux... répondit de manière évasive le professeur.
Harry trouva dans une petite boîte en carton une bougie fait main. Elle n'était pas très droite, de couleur jaune et rouge.
- Pour que vous voyez la lumière dans l'obscurité... dit doucement Minerva.
- C'est un cadeau magnifique, murmura Harry.
Molly Weasley essuya rapidement une larme, tandis que Ron se mouchait bruyamment.
- Potter, j'ai aussi un présent pour vous. Je vais vous emmener voir Miss Granger.
- On peut venir ? Demandèrent Ron, Ginny, Fred et Georges.
Leur mère secoua la tête.
- Pas encore mes chéris. Je vous promets que vous pourrez la voir la semaine prochaine.
Ron se renfrogna. McGonagall tendit un portoloin à Harry.
- Nous y allons, Potter.
Ce dernier acquiesça et toucha l'objet. Harry et McGonagall disparurent pour réapparaître quelques secondes plus tard dans le hall de Sainte Mangouste. Le professeur prit le chemin de la salle de gym, Harry sur ses talons.
- Je vous préviens, Potter, elle n'a plus aucun souvenir.
Harry s'arrêta net, sous le choc.
- Mais.. je...
- Molly a préféré taire cette information pour ne pas causer plus de peine que nécessaire. Hermione est assez fatiguée. Quand vous lui parlez, faite des phrases simples. Sujet, verbe, complément, rien de plus. Parlez lentement, et ne relevez pas ces fautes de syntaxes. Cependant, n'utilisez pas un ton condescendant quand vous lui adresserez la parole, vous risqueriez de la vexer...
- Bien professeur...
Harry sentit l'angoisse monter en lui. Il espérait ne pas froisser son amie.
- Molly m'a parlé de votre projet de lire dans ses pensées. Si vous pouviez lui ramener quelques bribes de sa vie avant l'accident, ça ne serait pas du luxe...
Harry eut un choc. Son amie avait maigri affreusement. Son visage était tiré par la fatigue et les efforts continus qu'elle devait fournir. Elle était en compagnie d'une médicomage qu'Harry avait déjà vu à Poudlard, quand il était en première année. Hermione avait une main appuyée contre le mur, et essayait d'avancer, la guérisseuse la tenant par les hanches. Ses pieds avaient du mal à rester dans l'axe. Elle traînait les pieds, ses genoux n'arrivant pas à se plier et se déplier pour avancer correctement. Son visage s'illumina quand elle posa les yeux sur son ami et son professeur.
- Bjour Ary... dit-elle d'une voix traînante.
Harry fit un petit sourire. De sa manière de parler, on aurait dit la soeur de Malefoy.
- Comment vas-tu ma grande ? Demanda-t-il en lui faisant une bise sur la joue.
- Ok... répondit-elle avec une grimace.
Elle avait l'air d'avoir mal dans tout son corps. La guérisseuse l'assit confortablement dans sa chaise roulante.
- Je passe te voir tout à l'heure, Hermione. On essaiera de voir si tu peux utiliser le déambulateur, maintenant que tes bras ont retrouvé leur motricité. Potter, professeur McGonagall, à bientôt.
La jeune médicomage sortit sans un regard en arrière.
- Que diriez-vous de faire une petite promenade ? Demanda doucement Minerva à la préfète.
- Ok ! Répondit Hermione en souriant.
Le trio se retrouva rapidement dans les jardins de Sainte Mangouste. Ils discutèrent de tout et de rien, Hermione s'efforçant de répondre du mieux qu'elle pouvait.
- C'est toi mon meilleur ami ? demanda-t-elle difficilement.
Harry acquiesça en souriant.
- McGo m'a parlé de toi. Bon anif Ary, balbutia-t-elle.
Apparemment, elle avait préparé sa phrase dans sa tête, et grimaça en entendant le résultat.
- Merci Hermi, répondit Harry en lui caressant les cheveux. J'aimerai te rendre un service. J'ai peut-être la possibilité de te ramener des souvenirs. Veux-tu que j'essaie ? demanda-t-il pour entrer dans le vif du sujet.
Hermione hésita un moment, mais se reprit vite. Après tout, ce garçon dont tout le monde disait qu'il était son meilleur ami ne pouvait pas lui faire de mal. Mais elle se demandait comment il pourrait bien faire, alors qu'elle ne se souvenait strictement de rien.
- Oui...
Harry regarda McGonagall qui acquiesça. Ils se mirent à l'abri des regards et le jeune homme sortit sa baguette.
- Legilimens ! S'exclama-t-il en pointant l'objet sur Hermione.
Cette dernière eut un mouvement de recul. Elle était effrayée. McGonagall posa une main apaisante sur son épaule tandis que la jeune femme fermait les yeux sous l'effet du sortilège. Harry fut comme aspiré par la magie et pénétra dans les souvenirs de son amie. Il vit à contre coeur ce qu'il s'était passé le soir de son accident. Harry serra des points quand il vit Rogue face à lui. Cependant, il n'en crut pas ses oreilles quand celui qui avait tué Dumbledore laissa s'enfuir son amie.
« Comment est-ce possible ? » se demanda Harry tandis qu'il se trouvait maintenant sur le terrain vague.
Quand il vécut le moment où son amie se faisait abattre de plusieurs balles, le souvenir était si violent qu'il en ressentit la douleur. Tout de suite après, il se trouva dans une immensité blanche, face à Dumbledore. Il compris l'essentiel de l'échange, et cela le surprit encore plus. L'ancien directeur savait qu'il allait mourir ? Et Rogue ne serait pas un traître ? C'était à n'y rien comprendre.
Harry interrompit le sort et sortit de l'esprit de son amie. Cette dernière le regardait, dépitée.
- Toujours rien... dit-elle avec difficulté.
- Tu es sure ? Interrogea Harry, mal à l'aise.
- Oui...
La jeune fille retint des larmes de rage. McGonagall semblait abattue. Harry prit une grande inspiration et planta son regard dans celui de la directrice.
- Je dois vous dire quelque chose, professeur. Le soir où Voldemort m'a lancé l'Avada Kedavra, le sort s'est retourné contre lui. S'il n'est pas mort, c'est qu'il avait prit la précaution de séparer son âme en plusieurs fractions qu'il a enfermées dans des objets. Trois sont détruits, il en reste quatre, dont le corps de Voldemort lui-même. Ces objets sont appelés Horcruxes...
- Et où sont-ils ? Demanda McGonagall. Les avez-vous identifiés ?
- On comptait y travailler à Godric's Hollow avec Hermione et Ron... répondit le jeune homme.
La préfète regardait Harry et Minerva sans comprendre grand chose. Elle se sentait frustrée, exclue.
- Bien, je vous aiderai. J'ai une bibliothèque privée assez fournie à Poudlard, vous pourrez la consulter à loisir.
- Quand pourrais-je... commença Harry.
- Nous en parlerons tout à l'heure. Profitons de cette belle journée, répliqua le professeur avec un sourire.
Ils se remirent en route, se promenant parmi les plans de rosier. Cependant, l'heure à laquelle Hermione devait reprendre ses exercices arriva bien vite.
- Je reviens vite, Miss Granger, dit doucement McGonagall. Je raccompagne Potter.
- Ok, répondit lentement la préfète.
Harry se pencha et fit une bise à son amie.
- A bientôt Hermione. Soigne-toi bien !
Elle hocha la tête et Harry disparut avec la directrice après avoir prit un portoloin.
- Assez feignasser pour aujourd'hui, nous avons du travail sur la planche ! Commença Olivia avec énergie. Voici un marcheur. Mais c'est une belle connerie, car c'est toi qui vas marcher. Tu vas voir, c'est simple comme bonjour à utiliser. En un rien de temps, tu courras comme une déesse.
Hermione leva les yeux au ciel. Pourquoi tout le monde s'acharnait à lui faire prendre des vessies pour des lanternes ?
De retour au Terrier, Harry fut assailli de question par Ginny et Ron. Il les rassura quant à l'état de santé de leur amie, sans leur parler des problèmes qu'elle rencontrait. Pour fêter les 17 ans d'Harry, Madame Weasley avait préparé un magnifique repas d'anniversaire, ainsi qu'un sublime gâteau. McGonagall voulait partir, mais après les protestations des Weasley au grand complet, se résigna à rester. Les jumeaux fêtèrent cette décision en réveillant la goule du grenier, qui manifesta sa mauvaise humeur en frappant sur les tuyaux. Fred et Georges offrirent à leur professeur leur dernière invention à tester sur les Serpentard : des bonbons apparemment inoffensifs, qui faisaient s'endormir pour la journée celui qui le mangeait.
- Vous n'aurez qu'à les mettre pendant le buffet de rentrée sur la table des Serpentard ! S'exclama Georges.
- Enfin, tu n'as pas honte ! Le gronda Molly.
- Après tout, ça calmera peut-être Malefoy pour l'année... maugréa McGonagall en mettant dans sa poche le sachet que lui tendait Fred.
- Malefoy ? Demanda Ron en serrant les poings.
- Nous avons été obligé de le réintégrer. Mais rassure-vous, je pense qu'il ne restera pas longtemps à Poudlard... répondit McGonagall, avec un sourire machiavélique.
- Je sais pas ce qu'elle est entrain de préparer, mais ça va être la fête de la fouine... murmura Ginny à Harry.
Le survivant acquiesça. Il avait hâte d'être à la rentrée.
La suite bientôt !! Bises,
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