Quand j'uploade, je ne le fais pas à moitié !

Cette histoire n'a pas l'air de plaire, mais bon, je vais la finir !

Allez, pour ceux qui sont encore là, bonne lecture !


CHAPITRE 19 : Nouveautés

Minerva soupira en posant une feuille de parchemin. Elle tourna la tête vers la porte au fond de son bureau. Elle avait envie de rejoindre Hermione, mais ne le pouvait pas. Elle devait absolument finir cette paperasse pour l'envoyer le plus tôt possible à Rufus Scrimgeour.

« Mais comment faisait Albus ? » pensa cette dernière en jetant sa tête en arrière et en défaisant son chignon.

Elle fit apparaître une tasse de thé et continua son parchemin au ministre en grignotant des tritons au gingembre. Mais elle n'était pas entière à sa tâche. Son esprit était tourné vers la pièce de derrière, ses pensées étaient pour Hermione. Elle espérait sincèrement que la jeune femme ne s'ennuyait pas. Heureusement que Dobby était là pour s'occuper d'elle. Elle nota mentalement d'offrir une chemise neuve à l'elfe pour le remercier. C'était la moindre des choses.

Flitwick entra après avoir frappé et sourit en voyant sa collègue, les cheveux détachés. C'était une vision plutôt rare, même pour lui qui la connaissait depuis au moins cinquante ans.

- Comment va Miss Granger ? demanda-t-il en posant une liasse de feuille sur le bureau de la directrice.

- A vrai dire, je suis plongée dans ce travail depuis plus de trois heures, et je n'ai pas pris le temps d'aller m'enquérir d'elle… répondit Minerva d'une voix lasse.

- Puis-je aller lui présenter mes hommages ?

McGonagall sourit.

- Evidemment Filius. Vous n'avez pas besoin de mon accord pour cela. Je suis sure qu'elle sera ravie de votre visite.

- Vous savez, je doute qu'elle se souvienne de moi. Aussi je ne serai qu'un petit magicien aux tours surprenants qui pourront la divertir, répliqua le professeur de sortilège en riant.

Minerva acquiesça, et désigna à son collègue la porte du fond. Ce dernier prit congés et ouvrit la porte. La directrice se fit violence et résista à l'envie de jeter un coup d'œil par l'entrebâillement avant que la porte ne se referme. Non, elle devait d'abord finir cette étude. Elle soupira et se remit, avec regret, à la tâche.

Hermione ouvrit des yeux comme des soucoupes. Les gens qui peuplaient ce château étaient bien bizarres. Fort sympathiques, mais bizarres. Elle avait un petit monsieur juste devant elle qui lui souriait.

- Bonjour Miss Granger. Je suis bien aise de vous revoir parmi nous en bonne santé !

- Excusez-moi mais… on se connaît ?

- Je suis votre professeur de sortilège et enchantement, Filius Flitwick. Et permettez moi de vous rappeler que vous êtes la meilleure élève que j'ai jamais eu !

Hermione hocha la tête pour contenter ce petit monsieur et retourna à son livre. Elle suivait avec difficulté les mots du doigt et s'efforçait à assembler les lettres, à se rappeler des sons que lui avait appris Dobby pour lire enfin les phrases.

- Que lisez-vous, miss ? demanda Flitwick en s'asseyant à côté de l'élève et en souriant à Dobby.

- J'apprends… répliqua cette dernière, toujours concentrée.

Le professeur haussa un sourcil d'amusement. Il revoyait Minerva penchée sur son étude. Les deux femmes avaient des points communs étonnants.

- Vous apprenez quoi ?

- A lire… murmura honteusement la jeune femme sans lever les yeux.

- Vous me faite une démonstration ?

Hermione regarda le professeur qui l'encourageait d'un signe de tête.

- D'accord…

Flitwick attrapa un parchemin vierge, un plume et écrivit quelques mots. Puis il tendit la feuille à Hermione et cette dernière fronça les sourcils.

- Leu… Le pe… pet… pete… peti.. petite ?

- Le « t » à la fin ne se prononce pas, Miss, corrigea doucement Dobby.

- Le petit « cheu… » cha… le petit chat esste ?

- Non, « e » « s » et « t » donne « est », c'est le verbe être, reprit Flitwick.

- Le petit chat est « de »… « a » et « n », ça donne le sons « en », c'est ça ? demanda Hermione.

- Oui, répondit Dobby.

- Le petit chat est dan.. le s se prononce ? Non, je pense pas… Le petit chat est dans le ja… jarrrr… jardin ? Le petit chat est dans le jardin ?

- Bravo Miss Granger ! applaudit Flitwick !

- Vous savez lire, Miss !

- C'est vrai ? Je sais lire, je sais lire ! s'enthousiasma la jeune femme.

Elle attrapa un livre sur la table du salon et prit une phrase au hasard.

- Caro…line man..ge un biscuit ?

- Parfait, 10 points pour gryffondor ! rit Flitwick.

- Je vais voir le professeur McGonagall, répliqua Hermione, un grand sourire illuminant son visage. Je sais lire !

- En deux heures, c'est formidable. Je l'ai toujours su, vous êtes exceptionnelle, miss !

Hermione prit son déambulateur et Flitwick lui ouvrit la porte.

- Professeur ! Je sais lire ! s'exclama la préfète en débarquant dans le bureau de Minerva.

Cette dernière se leva d'un bond.

- C'est vrai ?

- Oui, écoutez !

Hermione lut une phrase de l'ouvrage que lui tendait le professeur de sortilège. Minerva s'approcha rapidement de son élève et la serra dans ses bras.

- Félicitation Hermione… Prochaine étape, l'écriture !

***

- COMMENT AS-TU OSE ME CACHER CA ?? rugit Ron une fois dans le salon de la propriété des Potter.

- Je ne voulais pas t'inquiéter inutilement… répondit Harry.

- J'étais déjà inquiet, ça ne pouvait pas être pire ! Te rends-tu compte de ce que tu as fait ?? cria-t-il encore plus fort.

Son visage était rouge jusqu'au bout de ses oreilles.

- D'accord, et comment voulais-tu que je te l'annonce ? « Au fait, Ron, ta future petite amie ne se souviens pas de toi ? Tu peux faire une croix sur la relation que tu espérais depuis tant d'années… », répliqua Harry, les mâchoires serrées.

Ron devint soudainement blanc, et s'assit lourdement sur le canapé.

- Ecoute vieux, je pensais, et McGonagall le croyait aussi, qu'Hermione allait récupérer sa mémoire rapidement. On ne pouvait pas prévoir, et je ne voulais pas te blesser…

Ron acquiesça silencieusement, se leva et monta les marches qui menaient à sa chambre. Harry ne le retint pas. Son ami avait besoin de digérer la nouvelle. Il allait se coucher à son tour, la fatigue nerveuse se faisant ressentir, quand un hibou fit irruption dans le salon. Il prit la missive que tenait le volatile entre ses griffes et la parcourut rapidement. C'était Ginny qui annonçait qu'elle avait réussi à convaincre sa mère, et qu'elle viendrait passer le week-end avec eux. Harry sourit. Il savait que la jeune femme voudrait avoir une conversation avec lui au sujet de leur rupture de fin juin. Il ne s'y opposait pas. Il avait été égoïste d'avoir rompu, et devait mettre les choses au clair avec la jeune Weasley. Peut-être pour repartir du bon pied… Il plia le parchemin et le mit dans sa poche. Il pénétra d'un pas vif dans la cuisine et sortit une bière au beurre d'un placard. Une fois la capsule ôtée, et porta le goulot à ses lèvres. A la première gorgée, il sentit les petites bulles qui lui montaient au cerveau. Comme les baisers de Ginny. Des petites bulles qui se répandaient dans tout son corps. Il espérait que Ron pourrait connaître cela un jour.

Ce soir là, Hermione dîna en compagnie de Flitwick et McGonagall. Elle aimait beaucoup le petit professeur. Ce dernier était amusant. Il avait un stock d'histoires drôle impressionnantes, même si la préfète ne les comprenait pas toutes. Minerva souriait, riait parfois. Hermione songea que c'était bien la première fois qu'elle voyait la femme aussi détendue. Cela lui fit plaisir et elle reprit du dessert. A la fin du repas ; les deux aînés firent quelques tours de magie, et Hermione était émerveillée. Elle applaudit quand Filius fit apparaître un lapin.

- Vous savez, Hermione, vous êtes capable de faire la même chose, poursuivit Flitwick.

- Vous êtes sur ? demanda-t-elle, étonnée.

- Oui, essayez donc… dit doucement Minerva en lui tendant une baguette.

Hermione prit l'objet délicatement entre ses doigts, et le fit tourner. Elle porta une main à sa tête et ferma les yeux. Elle avait un flash. Elle rampait dans un dépotoir entre deux tas d'ordure. Puis, un homme en noir pointa un pistolet sur sa tempe et…

- NON ! hurla-t-elle en tombant de sa chaise.

Minerva se leva en faisant tomber la sienne et s'agenouilla derrière Hermione. Elle posa la tête de sa protégée sur ses genoux et lui caressa doucement les cheveux.

- Que se passe-t-il, Hermione ? demanda-t-elle, inquiète.

- Je sais pas… murmura la jeune femme, effrayée. Il a voulu me tuer…

Les deux professeurs se regardaient, entendus.

- Allez-vous coucher. Je vais vous aider… dit doucement Minerva en relevant son élève.

Les deux professeurs aidèrent Hermione à marcher jusqu'à la chambre. Flitwick souhaita une bonne nuit aux deux femmes et prit congés.

- Pouvez-vous… dormir avec moi ce soir ? demanda timidement Hermione alors que McGonagall s'apprêtait à éteindre la lumière.

- Bien sûr Hermione… Donnez-moi quelques instants, je vous rejoins de suite.

Minerva éteignit la lumière et passa dans la salle de bain. Elle se changea rapidement. Hermione commençait à retrouver quelques souvenirs. Il allait falloir lui expliquer pour ses parents, pour les mangemorts, pour Voldemort. Elle n'arrivait pas à se résoudre à cela. Pour l'instant, la jeune femme ignorait tout des dangers que courrait actuellement le monde, et était heureuse. Allait-elle pouvoir briser ses illusions et la plonger dans l'horreur de la guerre ? Elle secoua la tête. Elle ne devait pas répéter les erreurs que Dumbledore avait faites avec Potter. Elle allait lui dire, mais pas de suite. Elle attendrait la fin de la convalescence. Oui, c'est cela. Attendre encore un peu… En espérant que quelqu'un ne se chargera pas de le faire avant elle.


A bientôt,

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