Déclaration de l'auteure : Voila, le chapitre un, qui n'a rien à voir avec le prologue, mais c'est normal ! C'est pour vous montrer la situation au sein des Diru. Voila, bonne lecture !
Ecstasy
Chambres d'hôtel
Les cris envahirent la salle à leur arrivée ; des hurlements de joie, d'excitation, de folie. Le spectacle commença ; ils effectuaient les mêmes mouvements, comme un cycle monotone qui se répétait sans cesse. Le clou de la représentation se fit sentir ; il en était la clé, il le savait et ça lui plaisait.
Son tee-shirt atterrit à ses pieds. Dans le même temps, sa main libre se leva et il laissa ses griffes danser sur son torse portant les cicatrices de ses blessures passées.
Les éclats de voix se firent plus intenses lorsqu'une goutte de sang glissa sur sa peau nue. Le sadique public aimait cette effroyable mise en scène, c'était indéniable. Mais eux ? Qu'en pensaient-ils ?
Cette étrange représentation s'était faite naturellement, elle s'était imposée d'elle-même.
Ils le regardaient se couper la chair d'un air calme, en continuant à jouer de leurs instruments respectifs. Peut-être que ça leur plaisait de le voir souffrir, peut-être jubilaient-ils intérieurement à cette vue qu'il leur offrait. Cette exhibition prit fin aussi simplement qu'elle avait commencée.
Des loges, quelques cris retentissaient encore, la preuve même que le numéro avait été apprécié. Les deux guitaristes parlaient tranquillement dans un coin alors que le bassiste n'avait rien trouvé de mieux à faire que de ramener un manga et de s'allonger sur le canapé pour le lire. Le batteur était occupé à désinfecter les plaies du chanteur.
- Shinya ! Tu fais mal, se plaignit Kyô.
- Rho ! Mais arrête de te plaindre ! T'as qu'à pas te mutiler !, répondit le batteur d'un ton sarcastique.
- Espèce de sadique !
Pour leur dernière soirée en France, le groupe décida d'aller en boîte. C'était une de ces boîtes branchées de Paris.
Toshiya prenait un malin plaisir à draguer tout ce qui passait devant lui : homme ou femme.
Die, quant à lui, cherchait toujours un prétexte pour rester proche de Kaoru, pour l'effleurer « malencontreusement ».
Kyô restait à l'arrière de la salle avec Shinya. Les deux amis sirotaient leur boisson en parlant.
La fin de la soirée arriva bien vite, aussi il fut décidé que Kyô emmènerait Toshiya et Shinya dans sa voiture alors que Kaoru s'occuperait de l'autre guitariste.
OooO
Le bassiste s'était endormi sur la banquette arrière de la voiture du chanteur. Lorsqu'ils arrivèrent à l'hôtel, les deux guitaristes n'étaient pas encore là, ils ne les attendirent pas et Shinya et Kyô portèrent Toshiya jusque dans sa chambre.
Ils le déshabillèrent à la hâte, mais lorsqu'ils voulurent s'en aller, le jeune homme retint la manche de Shinya.
- Non ! Ne reste pas avec lui... Je t'aime, gémit-il dans son sommeil.
Le batteur le borda donc quelques instants aux côtés du chanteur avant de quitter la pièce. Kyô raccompagna Shinya jusque sa chambre, devant laquelle un silence s'installa.
- Tu veux venir... boire un coup ?, tenta le plus jeune.
- Non... mais j'veux bien rester un peu avec toi.
Ils entrèrent donc tous deux dans la pièce, Shinya se maudissant intérieurement de ne pas avoir trouvé une excuse moins stupide pour passer plus de temps avec le chanteur, sachant qu'ils revenaient de boîte.
- Kaoru et Die ne sont pas encore rentrés ?, risqua Shinya.
- Comment veux-tu que je le sache ? On est restés ensemble, lâcha Kyô d'un ton froid.
Un nouveau silence... Encore une fois, ce fut Shinya qui le brisa.
- Kyô... Tu sais... à propos de ce que je t'avais dit... Si tu partages pas mes sentiments, c'est pas...
- Shinya. Je crois que je t'aime aussi.
Le batteur se figea à ces mots. Il n'en croyait pas ses oreilles. Peut-être que c'étaient les effets de l'alcool ou encore un rêve éveillé. Non, ça ne pouvait être vrai. Le plus jeune fut ramené à la réalité par une intrusion dans sa bouche. Lorsqu'il réalisa, Kyô s'était déjà éloigné de lui, il s'apprêtait à quitter la chambre lorsqu'il s'arrêta pour crier :
- Bon, bah tu m'diras quand tu seras remis du choc !
OooO
Toshiya ne dormait pas vraiment, dans cette chambre sombre, une étrange atmosphère régnait. Des sanglots brisaient le silence des lieux, sanglots appartenant à un homme allongé dans son lit et recouvert d'un tas de couvertures.
Il pleurait de désespoir, il pleurait parce qu'il pensait à lui, à eux. Ils s'aimaient, il le savait. Et lui, alors ? Avait-il aussi ce droit ? Sa fierté l'empêchait d'avouer ses sentiments, elle l'obligeait à draguer d'autres personnes, à jouer avec elles, et aussi à les faire souffrir.
Et tout ça, qu'est-ce que ça lui apportait ? D'être avachi sur son lit, pleurant toutes les larmes de son corps, pendant qu'ils étaient ensemble, après avoir passé la soirée ensemble et peut-être la finiraient-ils ensemble ? Mais que pouvait-il y faire ? Rien, il le savait, et c'était ça qui faisait naître ces larmes.
Il n'était pas pathétique, car on ne l'est que lorsqu'on ne s'en rend pas compte et ces pleurs le sauvaient d'une certaine manière. Demain, il remettra son masque et continuera à jouer, à vivre.
OooO
Les deux guitaristes mangeaient une glace ensemble, à la demande de Die. Kaoru le regardait, exaspéré de son comportement de gamin et de ses exigences ridicules et futiles. Mais son regard restait tendre et bienveillant, comme celui d'un homme amoureux, car c'est ce qu'il était.
Ils finirent leur dégustation et reprirent la route en direction de l'hôtel où les autres devaient être depuis longtemps.
- 'Y a personne, tu crois qu'ils sont arrivés ?, demanda Die.
- Sûrement... Et puis, ils font ce qu'ils veulent, du moment qu'ils sont là demain, au départ, rétorqua Kaoru, fatigué.
Ils montèrent ensemble les escaliers, se rapprochant de leurs chambres situées côte à côte. Après quelques paroles échangées, le leader accepta de rester encore quelques instants avec le nouvellement blond.
Ils discutèrent encore, comme ils le faisaient souvent. La discussion ne tarda pas à dériver sur leur relation amoureuse respective.
- Je pense ne pas avoir assez de temps pour une relation stable, commença Kaoru.
Il allait continuer lorsqu'il vit une pointe de tristesse se manifester dans le regard de Die. Il laissa ses yeux l'interroger.
- Kao... Et si je te dis que je t'aime ?
A peine ces mots prononcés, Kaoru l'empêcha d'en dire plus en scellant leurs lèvres en un chaste baiser. Le leader enlaça tendrement le second guitariste d'une manière rassurante, supprimant le reste du monde.
Il l'allongea lentement, il le déshabilla entièrement et en fit de même. Sur ce petit lit de cette chambre d'un hôtel banal de Paris, il ne se passa rien, ils restèrent enlacés toute la nuit. C'est ainsi que Kaoru répondit à la question de Die.
Fin du chapitre un
Voilà ! Ca vous avance pas ? C'est fait exprès… Alors, j'espère que ça vous a pas déçus, et merci pour vos commentaires.
Vous y avez cru, hein ? Pour Die et Kao ! Bah non, pas de lemon...
Alors, je veux toujours savoir, vous pensez que c'est qui le sadique du prologue ? Et de qui Toshiya est-il amoureux ? (Je présente mes excuses à Thien et Totchi-san...)
Merci à San pour me rappeler sans arrêt que j'ai une fic en cours ! Et... Hehe, tu sais toujours pas qui c'est ! Moi je sais !
(Voilà, on dirait qu'on vient de me remettre un diplôme...)
Laissez-moi vos impressions, b'sous les gens !
Ryû, espérant ne décevoir personne
