Déclaration de l'auteure : Désolée pour le retard... J'avais vraiment énormément de boulot pour le lycée, et en plus, je me suis lue presque tous les bouquins de Murakami et comme, à chaque fois, j'étais absorbée... -C'est pas une excuse !- Bah, je vais essayer d'écrire un maximum pendant les vacances, alors sur ce, bonne lecture !

Ecstasy

Appartenance

- Tu... peux y aller...

- Tu es sûr ? C'est... normal que ça fasse mal... la première fois...

- Vas-y !

Et les lents va-et-vient commencèrent, faisant crier le lit, comme s'il partageait leur plaisir, comme si leur bien-être était communicatif et se propageait dans la chambre. C'était triste... Leur bonheur leur appartenait, après tout, mais il ne voulait pas rester en eux.

La douce ambiance que provoquait leur amour se transformait doucement en une atmosphère d'amertume à mesure que les coups de butoir s'accéléraient.

Puis l'orgasme fut atteint et tout cessa. Kyô se retira de Shinya pour s'allonger à ses côtés et laissa son regard douloureux et mélancolique parcourir de nouveau le corps fin du batteur endormi. Son visage fatigué de jeune homme, suivi par son cou, si sensuel, marqué précédemment par la bouche du chanteur, puis ce torse, se soulevant lentement au rythme de sa respiration qui se terminait par sa virilité soulagée.

Pour eux, tout allait pour le mieux depuis leur retour au Japon. Leur petite vie sans grand intérêt continuait paisiblement, avec un seul changement : ils étaient ensemble, se contentant de se côtoyer continuellement. Leur corps s'unissait rarement, c'était juste la présence de l'autre qui importait.

Ils étaient heureux, comme ça ; ils s'aimaient, ils le savaient, que demander de plus ? Quelques jours, et leur vie ressemblait déjà à celle de vieux retraités impuissants.

Mais tout ça ne convenait pas tout à fait au chanteur. Pourquoi ? Tout simplement parce que rien n'était fixe... Il n'y avait aucune trace, aucun souvenir d'eux.

Alors après leur première nuit, pendant que Shinya dormait paisiblement à ses côtés, il se dit qu'un petit tatouage irait bien orner le corps de son amant, juste une preuve de sa propriété...

OooO

Il était à quatre pattes, à même le sol d'une chambre, de SA chambre, se faisant sodomiser par l'homme pour lequel son cœur battait, mais pourtant, il ne jouissait pas. Peut-être que le bâillon qui meurtrissait sa bouche y était pour quelque chose.

C'était le seul mal dont il souffrait, car sa position humiliante l'excitait davantage, où plutôt, ça remuait son taux de cocaïne anormalement élevé dans son organisme.

Depuis combien de temps l'homme de ses rêves lui déchirait-il ainsi les fesses ? Peut-être avait-il commencé à saigner ? Ce n'était pas ça qui le préoccupait pour le moment.

Grâce à ses nombreux coups de langue, le bout de tissu qui lui recouvrait la bouche tomba.

- Je... J'aiiiiiime...

- Ta gueule ! Si jamais tu jouis... Je me retire de toi... C'est clair ? Tu ne voudrais pas... N'est-ce pas ?

NON ! Il ne voulait pas ! Il avait totalement conscience d'avoir été drogué, mais il n'y pouvait rien. La soirée avait si bien commencé... Lui qui croyait recevoir un tant soit peu de respect, mais au fond, il ne le connaissait pas vraiment.

Quelle joie de passer la journée chez lui, une soirée banale chez son fantasme, jusqu'à ce qu'il lui propose de la coke qu'il accepta aveuglément, n'en connaissant pas encore les effets. La cocaïne étant plus trouvable que l'héroïne, et ayant le même impact, se révélait très efficace dans ses recherches, ou du moins, c'était un moyen de contourner le problème...

Lui, il le savait qu'il se transformerait en amant de la douleur, et comme un sadique « normal », il menait une recherche constante du parfait masochiste, celui qu'il pourrait frapper, dominer, humilier. Mais c'était si compliqué, car ce qu'il voulait, ce n'était pas un pseudo masochiste qui ne protestait pas et en redemandait. Non, il recherchait quelqu'un qui se plaindrait, quelqu'un qui aurait mal, mais qui jouirait quand même, seulement quand il l'autoriserait. Quelqu'un qui serait partagé entre l'extase totale et la pire honte, voila, pour lui, ce qu'était un vrai masochiste, voila le genre de personne qui pourrait contribuer à son bonheur.

Tout au long de la journée, l'excitation le gagnait de plus en plus. Puis l'heure qu'il avait tant attendue arriva enfin et il se présenta chez l'homme de ses rêves.

Une moitié de film eut le droit à leur attention avant qu'ils ne décident de passer à autre chose.

La première décision prise fut de remplir leur estomac puis il proposa de sniffer un peu de cocaïne à son hôte qui accepta, toujours prêt à expérimenter de nouveaux stupéfiants.

Peu de temps suffit pour qu'il se retrouve excité comme un jeune puceau sur le point de conclure. Puis tout s'accéléra et avant de s'en rendre compte, il se faisait violemment pénétrer par l'homme de ses rêves avec l'interdiction formelle de jouir.

Il avait mal, mais il voulait quand même se délecter du moment présent, c'était très paradoxal.

Combien de temps s'écoula ? Il n'en avait vraiment aucune idée, et ça lui importait peu. Un autre problème se présentait à lui, sous la forme du plus grand orgasme de sa vie. A peine eut-il poussé un petit cri que son amant d'une nuit se retira, comme il l'avait prévenu.

Le sadique s'assit sur un fauteuil pour continuer à se branler en tendant ses pieds à son invité, histoire qu'il lui lèche un peu les orteils. Il ne se fit pas prier et lorsqu'il vit des larmes couler sur les lèvres souriantes de sa victime, il fut pris d'un orgasme violent à la suite duquel il étala son sperme sur le corps de l'autre homme.

Laissant son prisonnier effondré sur le sol et incapable de faire un pas à cause de la douleur lui traversant le bas du dos, le jeune homme se dirigea vers sa cuisine, pour n'en revenir que quelques instants plus tard, équipé pour marquer un quelconque animal au fer rouge.

Lorsqu'il l'aperçut, le visage de l'homme au sol s'empourpra au fur et à mesure que des larmes de terreur et de haine coulaient le long de ses joues soudain livides.

Il fut retourné face contre sol d'un coup de pied, comme un vieil objet que l'on déplacerait. Il se retint de crier lorsqu'il sentit une brûlure atroce lui agresser la peau nue des fesses, il savait que ça lui ferait plaisir et il ne le méritait pas.

Lorsque l'affaire fut terminée, une petite voix vint se glisser dans son oreille avant qu'il ne sombre dans un profond sommeil :

- Si tu en parles à quelqu'un... Je te tue... Je t'ai marqué d'un « T ». Tu m'appartiens, maintenant... Toshiya...

Fin du chapitre deux

Fufufu... Yé vais mé faile touée ! Je présente mes excuses à Totchi-san, à Thien, à Shû... (Pourquoi je connais que des fan de Toto ?) Alors qui est ce méchant sadique tout pas beau ? (En fait si, il est très beau...) Fufufu...

Euh et encore merci à Shiaru et san qui me rappellent que j'écris des fics. (Genre, sans elles, j'oublierais)

Et dîtes-moi ce que vous en pensez s'il-vous-plaît, ça prend pas longtemps et ça fait vraiment très beaucoup plaisir. (Même si c'est un truc pas bien)

Allez, baille pour la suite ! (J'vais intituler cette rubrique « Roman de Ryû pour inciter les gens à mettre des com's d'une façon détournée »...)

Ryû, qui va commencer une fic nawak' !