Il l'aida à se relever, non sans peine, car en plus des côtes fêlées, sûrement cassées même, elle avait aussi des égratignures un peu partout sur le corps. Mais elle ne lui montrait pas sa douleur. Elle ne pouvait pas.
Elle regarda autour d'elle et vit qu'ils étaient ensevelis. Tous les deux. C'était ce qu'elle avait espéré, se retrouver enfin seule avec lui, oui, mais pas s'ils devaient mourir. Quoique, ils seraient ensemble, au moins. Bon, arrêtons de divaguer et voyons comment sortir de ce pétrin.
Ils firent l'inventaire de ce qu'ils possédaient et qui pouvait encore servir, c'est-à-dire pas grand-chose. La lampe de poche du Major, deux bâtons lumineux, quelques bandes, des rations de survie pour tenir 24h, peut-être 48. Et le couteau de Teyla.
Après cet inventaire, le Major entreprit de soigner l'Athosienne.
- Teyla, il faudrait que vous…
- Que…?
- Que vous enleviez votre gilet, pour que je puisse vous bander.
- Il va falloir que vous m'aidiez, je n'y arriverai pas toute seule avec ces côtes cassées.
John s'exécuta donc. Il commença par ouvrir son gilet et vit son corps en sang. Il ne dit rien mais il avait mal pour elle. Elle lui dit de continuer, ce qu'il fit. Il entreprit alors de lui retirer son gilet. C'est alors qu'elle poussa un cri de douleur. Il s'arrêta net, et lui banda le ventre comme il pouvait. Teyla, elle, grimaçait en essayant de ne pas hurler.
Une fois le pansement fait, il l'a fit s'asseoir.
- Il faut te sortir d'ici, dit-il.
- Sans blague, lui répondit-elle ironiquement.
- Je suis désolé. Tu as toujours aussi mal ?
- Oui, ça va pas aller en s'arrangeant, mais ne t'inquiète pas pour moi.
- Ça va être dur, avoua t-il à demi-mot. Essaie de te reposer, je monte la garde.
- Mais…
- Fais ce que je te dis, c'est un ordre.
Sur ce, Teyla essaya de se reposer et finit par s'endormir. Le Major monta la garde pendant de longues heures avant de s'assoupir lui aussi, terrassé par la fatigue.
Pendant ce temps-là, sur Atlantis…
- Activation de la porte !
- Qui est-ce ? demanda Elizabeth.
- Je reçois le code du Sergent Bates.
- Levez le bouclier !
Puis elle se précipita dans les escaliers pour les voir arriver. Ce qu'elle vit la rassura, du moins, en apparence. Elle vit seulement qu'il y avait plus de monde dans le Jumper. Celui-ci monta alors se "garer". Tous les membres en sortirent et Rodney ainsi que Ford furent emmenés à l'infirmerie. Carson fut soulagé quand il les vit en assez bonne forme, ma foi. Elizabeth, quant à elle, était en train d'arriver à l'infirmerie quand Aiden se faisait ausculter. Les membres des équipes de secours étaient là. Elle les dépassa en flèche, et vit Ford. Un de sauvé. Puis vint le tour de Rodney qui attendait debout (il ne tenait pas en place) que le docteur Beckett veuille bien s'occuper de lui. Contre toute attente, elle se jeta dans ses bras devant tous les membres d'Atlantis. Il était en vie ! Rodney en était bouche bée. Ce fut seulement quand le Lieutenant Johnson lâcha un hum, hum qu'elle le laissa respirer. Il ne disait plus un mot, il se contentait de la regarder. Tout le monde avait reprit ses esprits, sauf lui. C'est alors qu'elle posa LA question.
- Où sont le Major Sheppard et Teyla ?
Tout le monde se regarda, en essayant de savoir qui allait annoncer la nouvelle.
- Alors, j'attends ! dit Elizabeth, qui commençait à se douter de quelque chose.
Le Lieutenant Ford se dévoua et lui annonça la terrible nouvelle.
- Quoi ?
- … mais on allait y retourner avec des hommes et des armes, essaya de dire Bates pour se déculpabiliser aux yeux de Weir.
- Comment avez-vous osé Sergent ? Je vous avais dit de les ramener tous, pas seulement la moitié ! Venez dans mon bureau et tout de suite! hurla t-elle avant de quitter l'infirmerie.
Bates la suivit sans rien dire. Il devait bien se douter du savon qu'il allait prendre. Ils entrèrent tous les deux dans le bureau du Dr Weir, puis on entendit des hurlements pendant une bonne dizaine de minutes. Personne n'osait dire quoi que ce soit, ni même s'approcher de la porte. Une fois la tempête passée, le Sergent sortit de la pièce et repartit vers ses quartiers.
- Quoi ? Vous avez un problème ? lança Weir à toutes les personnes présentes.
- Non, non Madame.
