Tout commença par la lettre d'Albus Dumbledore que mon professeur de métamorphose reçut un matin dans sa résidence vacancière…

Minerva Madgonagall pinça sévèrement les lèvres à la lecture de la lettre qu'elle avait sous les yeux. Dumbledore, toujours Dumbledore… sauf bien évidemment quand il s'agissait des élèves. C'était là les deux principaux soucis de la directrice adjointe de la célèbre école de sorcellerie, Poudlard : les élèves et le directeur. Que les élèves posent problèmes rien d'anormal me diriez-vous, mais que ce soit le directeur était déjà un peu plus singulier… surtout quand on connaissait la nature du problème !

Elle relut encore une fois la lettre :

Cher Minerva,

J'espère sincèrement que vous avez passé des vacances à la hauteur des miennes…Et que vous n'aviez pas espéré de rester en congé à temps complet car, dans ce cas, j'ai le malheur de devoir vous annoncer que vous allez être terriblement déçue : les cours reprennent à Poudlard le cinq Septembre et le corps professoral se doit d'être réunis sur place le premier Septembre. Je vous informe également que les élèves arriveront le quatre Septembre au soir et que la répartition dans les différentes Maisons se fera dès leur arrivée.

Sinon en ce qui concerne cette année, le programme d'enseignement ne change pour aucune des matières inculquées, tout comme les professeurs, mais je dois tout de même vous annoncer que le nouveau enseignant des Défenses Contre le Forces du Mal (le précédant ayant été tué lors de la Bataille Finale) sera Mr Sloan, un français qui souhaite s'éloigner de son pays et se rapprocher du notre pour des raisons personnelles.

Outre tout cela, je dois également vous annoncer le meurtre des parents de Miss Granger, que la Gazette des Sorciers n'a pas jugé bon de compter comme des victimes de Lord Voldemort…

Mais venons en maintenant au faits les plus importants de cette nouvelle année : les deux préfets en chefs seront (et je vous laisse le bon soin de les en informer) Miss Granger et Mr Malefoy que je juge apte à remplir admirablement les fonctions que nécessitera ce poste et (je dois l'avouer) apte à servir merveilleusement mon projet de rapprochement des Maisons et devront, de ce fait, contrairement aux autres années, obligatoirement cohabiter dans le même appartement ainsi qu' aller ensembles à tous les bals qui surviendront cette année.

Je voulais également vous faire part d'un concept qui a germé dans ma pauvre vieille tête : je prévois d'organiser un concours. Ce dernier consistera à ce que le garçon le plus populaire de chaque Maison choisisse au bout d'une semaine la fille avec laquelle il passera trois jours dans la salle sur demande. Qu'en pensez-vous ma chère Minerva ? Cela serait amusant n'est-ce pas ? Oui, qu'elle fameuse idée j'ai eu là ! Bien, j'en ferais part aux élèves courant octobre… Vous vous demandez sûrement comment nous détermineront qui est le garçon le plus populaire de sa Maison, certainement aussi pourquoi je fais ça et naturellement sous quelles conditions ce garçon devra choisir cette fille. Car il est évident que nous ne le laisseront pas prendre telle demoiselle si ce choix est influencé par ses camarades… Tout cela vous le saurez en temps venu chère Minerva.

Bien je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps avec mon bavardage incessant alors

laissez moi vous adresser mes salutations et hommages les plus sincères,

Albus Dumbledore, Directeur de Poudlard.

Le seul petit problème qu'Albus ne prenait jamais en compte, et cela depuis des années, était que lui et sa directrice adjointe, malgré leur forte affection mutuelle, ne partageaient en aucun point le même humour. Car ce que pensait Minerva Madgonagall de ce « concept », comme il l'appelait, différait du tout au tout avec l'idée que s'en faisait le professeur Dumbledore. L'Ecossaise trouvait cela tout bonnement stupide car comme elle le connaissait, elle supposait qu'il n'allait pas enfermer n'importe qui dans la fameuse Salle sur Demande… Non, il allait y enfermer des personnes bien précises qui serviraient aux rapprochement des Maisons. Cela, elle en était sure et certaine. Bien sur, la vielle femme était elle aussi agacée par les rivalités Serpentard-Griffondor, ce que le Quidditch n'arrangeait pas évidemment, or si elle annonçait la suppression de ce sport elle pouvait dors et déjà fermer l'école. Mais de là à employer des moyens similaires à ce « concept »… elle était contre ! Pourquoi ne pas organiser un mouvement de solidarité envers les nations pauvres ou n'importe quoi qui ne prenait pas en compte le moyen d'enfermer deux élèves ensembles contre leur gré ! Pfff ! Tout cela était stupide… tout comme employer Mr Malefoy et Miss Granger comme Préfets en Chefs ! Il les faisait loger dans le même appartement ! Mais où était-il allé chercher cela ? Ils allaient s'entre-tuer immédiatement ! Autant appeler le responsables des obsèques dès aujourd'hui : elle aurait cela en moins à faire dans le futur…

Cependant elle n'était pas directrice. Tout ce qui était en son pouvoir de faire était d'informer Albus vis-à-vis de sa position envers ces idées. Et elle allait le faire ! Tout de suite d'ailleurs…

Quai 9 ¾, Gare King's Cross, Londres.

-Ginny! Ron! Oh Merlin! Hermione! Harry! Dépêchez-vous voyons! cria la voix affolée de Mrs Weasley, Vous allez rater le train ! Dépêchons ! Aller, entrez !

Les quatre adolescents dont elle parlait se pressèrent eux aussi dans le train bondé, trouvant tout juste assez de place dans l'entrée d'un wagon pour se tenir debout. Bien entendu ils ne bougèrent pas d'un pouce avant que le train ne se mette doucement en marche afin de pouvoir faire de grands signes d'au revoir à Mrs Weasley qui les accompagnait. Lorsque cela fut fait, ils partirent à la recherche d'un compartiment libre, chose extrêmement difficile car le nombres d'élèves augmentait chaque année contrairement aux nombres de wagons du Poudlard Express… Mais bientôt ils en trouvèrent un, occupé par Luna Lovegood, une de leurs anciennes amies, qui les invita bien sur à s'asseoir avec elle, puis tous se mirent à papoter joyeusement.

-Harry, lança Ron un grand sourire aux lèvres, devine qui est Préfet cette année !

-Oh ce doit être sûrement un premier année car j'ai entendu dire qu'ils y avaient droit cette année, intervint la voix rêveuse de Luna.

-Non, le professeur Dumbledore n'est pas stupide à ce point, répliqua Ginny .

-Comme s'il l'était, marmonna Hermione.

-Alors qui c'est Ron ? questionna Harry.

-Eh bien figurez-vous que c'est Neville Longdubat !

Tous le dévisagèrent avant de contester l'affirmation de Ron. Mais lorsque tous y crurent ils exposèrent chacun leur opinion ce qui entraîna nombres de fou rires.

Mais laissez moi les présenter. La jeune rousse assise près de la fenêtre n'était autre que la sœur de Ronald Weasley et donc la fille de Mrs Weasley. C'était une jeune fille aux yeux verts en amande ou brillait une lueur d'intelligence. Grande, mais ne dépassant pas la moyenne générale, elle était considérée par les garçons comme une fille plutôt canon. A sa gauche était assise Hermione Granger, une fille de moldue, qui était la meilleure amie du Survivant et qui avait activement contribuée à la chute du Mage Noir. Elle était de taille moyenne, plutôt petite. On n'avait pas besoin de croiser son regard pour la deviner singulièrement intelligente : c'était une vérité déjà établie depuis longtemps. De long cheveux bruns tombaient sur ses épaules en grosses boucles. Assise à côté d'elle la blonde aux yeux rêveurs n'était autre que Luna une fille excentrique mais mignonne. En faces des trois sorcières se trouvait un grand roux et son meilleur ami qui était, pour sa part, brun. Le roux était le frère de Ginny donc Ron Weasley meilleur ami d'Harry Potter le garçon assis à sa gauche. Est-il nécessaire de rappeler qu'Harry avait tué il y a deux mois, le plus grand Mage Noir de tout les temps ? non je ne penses pas. Alors continuons notre histoire…

Les cinq amis discutaient donc activement sur le nouveau Préfet, lorsque Ginny fit remarquer :

-Mais Hermione, tu es toi aussi Préfète en Chef, non ?

-Oui et alors ?

-Eh bien il se trouve qu'il y a un wagon destiné au Préfets en Chefs … hasarda-t-elle

-Oh par Marlin ! Il y a une réunion dans dix minutes ! Il faut que j'y ailles !!

La jeune fille se précipita hors du wagon et rejoignit au pas de course le wagon des Préfets tout en se demandant qui pouvait bien être son homologue. Peut-être serait-ce Matt de Serdaigle…


Drago Malefoy lisait tranquillement le magazine Le Qudditch, assis nonchalamment sur une des banquettes du compartiment lorsque la porte s'ouvrit brusquement, laissant place à une Hermione figée de stupeur.

-Ferme ta bouche, Granger, on dirait une carpe ! lança-t-il

-Contente de te revoir aussi, Malefoy, fit-elle après avoir obtempéré.

Elle alla s'asseoir sur la banquette face à son homologue, coinça sa main sous son menton avant de se plonger dans une étude approfondie du paysage. Il soupira. Il aurait du se douter que c'était elle. Dumbledore et ses idées ! Mais bon inutile de faire tout un plat parce que Granger était Préfète en Chef ! Il ne la verrai que lors des rondes, en cours et lui jouerai quelques sales tours ! Rien de plus ! Et heureusement…

Le voyage se passa a peu près bien mais dans un silence total, brisé seulement par quelque bruissement de vêtements, le bruit d'une page qui se tourne, un soupir. La réunion qui devait avoir lieu fut rapidement oubliée, chacun des deux sorciers étant trop occupé à faire comme si l'autre n'existait pas. Mais lorsque la jeune fille s'endormie et qu'il se surprit à la contempler les pensées du jeune homme prirent un cours différent…

En réalité il ne savait pas vraiment pourquoi il la détestait. Il fallait avouer qu'il n'y avait jamais vraiment pensé non plus : pourquoi l'aurait-il fait ? Avait-il été frustré qu'elle choisisse Potter plutôt que lui ? Non, c'était ridicule ! Et pourquoi la regardait-il ? OK, elle était jolie la Granger, mais pas vraiment canon ! Non c'était absurde !

Il finit par se détourner de la Griffondore et se replongea dans sa lecture.

On la secouait. Une main avait attrapé son épaule et la secouait avec douceur.

-Granger… Debout. On arrive.

Lentement elle ouvrit ses grands yeux chocolats pour poser son regard sur le blond au-dessus d'elle. Tout d'abord la jeune sorcière ne réalisa pas instantanément l'ironie de la situation mais lorsqu'elle compris que Drago l'avait réveillée (était-il capable de savoir faire un geste sympathique ?) avec douceur, non attendez, on reviens en arrière ! Avait-elle dit avec douceur ? Il fallait dire que c'était le cas…

Pardonnons là si ça ne tourne plus vraiment rond : elle viens de se réveiller…

-Qu'est-ce qu'il se passe, Malefoy ? demanda-t-elle d'une voix agressive tout en restant intérieurement sur la défensive.

-Nous arrivons Granger. Tu ferais bien de te changer !

Et il sortit.

La jeune Préfète se pencha vers la fenêtre pour apercevoir le château. En effet Poudlard était déjà en vu, ses innombrables fenêtres toutes éclairées. Une légère écharpe de brume l'entourait comme pour le protéger d'une mauvaise force invisible.

Elle attrapa sa robe de sorcier et se changea.


Ginny Weasley était assise dans la Grande Salle à la table des Griffondor en face de son frère et d'Hermione. A ses côtés se trouvait Harry qui parlait avec entrain à Dean, et de l'autre côté Parvati jactait, comme à son habitude, avec Lavande qui l'écoutait patiemment. Ron et Hermione avaient visiblement une conversation intéressante, mais la rouquine n'avait pas le cœur à se réjouir de choses et d'autres. Plongées dans ses pensées, elle voguait dans un monde dont elle seule avait la clé.

Harry avait rompu une semaine après la bataille finale. C'était un doux matin d'été au Quartier Général de l'Ordre du Phœnix. Il n'était que cinq heure du matin pourtant le soleil avait déjà jugé bon de venir la réveiller. Hermione, elle, dormait encore sur le matelas à côté du sien. Ginny écouta quelque temps la respiration régulière de sa meilleure amie. Elle se rendait conte seulement maintenant de ce qu'il s'était passé, de ce qu'ils avaient fait.

Le Mage Noir n'était plus et ne sera plus jamais.

La jeune fille avait encore du mal à réaliser. Avant, le Seigneur des Ténèbres était tellement présent dans la vie des gens qu'il en était devenu presque banal. On vivait en permanence avec la peur qu'il inspirait, avec son image. Aujourd'hui c'était presque comme si elle avait perdu une part d'elle même : son angoisse et sa tristesse.

La sorcière soupira, se leva discrètement, puis, après un dernier regard pour Hermione, disparu dans le couloir. Après s'être assurée que personne n'était éveillé elle pénétra à pas de loup la cuisine.

-Ginny ! s'exclama une voix.

Elle se retourna brusquement puis se détendis. Lui. La jeune fille prit le temps de le contempler tentant de calmer son cœur encore affolé, ce qui l'étonnait toujours agréablement fallait-il avouer. Elle voyait Harry tous les jours, mais chaque fois que la jeune sorcière entendait son rire, sa voix c'était comme si c'était la première fois. Il était torse nu, portant un simple pantalon noir. Elle admira tout d'abord son corps et sa fine mais néanmoins puissante musculature, laissant ses yeux se rassasier de l'être qui la faisait vivre avant de les glisser vers ceux émeraudes d'Harry.

C'est alors qu'elle remarqua qu'en les regardant mieux on pouvait se rendre compte que la petite flamme qui les illuminait habituellement manquait. A cette découverte, Ginny sentit une abominable sensation grandir dans son ventre.

-Dit moi ce qu'il y a Harry, souffla-t-elle.

Elle maudit mille fois sa voix qui trahissait sa peur mais lorsqu'elle vit le Survivant baisser les yeux, une nouvelle vague de panique déferla en elle.

-Harry… dis-moi.

Il soupira, tentant de trouver les bons mots.

-Ginny, je crois qu'il vaut mieux que nous rompions, lâcha-t-il enfin.

La dite Ginny se figea sur place. Non, il n'avait pas dit ça ! Elle allait sûrement se réveiller, oui, c'était ça, un mauvais rêve. La jeune fille se pinça le bras découvrant avec horreur que non, elle ne se réveillai pas mais qu'elle restait dans la cuisine froide du QG, face à Harry.

Son souffle se bloque et avec lui le cri qui nais dans sa gorge.

Si par hasard elle était faîte de verre elle n'allait sûrement pas tarder à se briser en mille morceaux. Mais cela ne se produisit pas mais à défaut de réactions extérieures, la sorcière avait l'impression que quelques milliers de poignards la déchiraient de l'intérieur. Son univers se brisait sous ses yeux alors qu'un voile froid se propagea en elle comme pour encore aggraver la douleur.

-Ginny, dit quelque chose, ajouta Harry.

-Je… Je voudrais que tu sortes… s'il te plaît.

Il la regarda comme s'il n'avait pas compris puis sans poser plus de questions s'exécuta la laissant seule avec son silence et sa détresse.

Lorsque l'adolescente entendit la porte se fermer, elle resta là, fixant un point dans le vide pendant ce qui lui sembla être une éternité. Au moment où une larme perla sur sa joue blanche, elle attrapa un verre à sa porté et le lança de toutes ses forces laissant échapper un long cri rauque qui traduisait toute sa douleur. Elle hurla encore longtemps tentant d'évacuer le poison qui se propageait dans ses veines. La jeune fille tomba à genoux sur la pierre froide gémissant de tristesse.

-Ginny !!

La porte de la cuisine s'ouvrit à la volée, laissant apparaître Hermione et Ron, l'air affolé.

-Ron ! Viens m'aider à la porter dans notre chambre.

La rouquine vit son frère se pencher puis se sentit soulevée du sol avant d'être posée sur son lit.

-Laisse nous seule, je crois que ça vaut mieux, annonça Hermione, Et n'en veut pas à Harry : il n'y est pour rien…

Le jeune homme hocha la tête puis sortit de la pièce. Hermione s'allongea aux côtés de sa meilleure amie et la prit dans ses bras, lui murmurant des mots apaisants à l'oreille, laissant Ginny pleurer de tout son soûl.

-Je suis là, petite sœur, dors, ne pleure plus, dors…

Elles restèrent là des heures et des heures. Avec habilité, Hermione réussit à calmer la jeune sorcière.

3 jours plus tard, Ginny sortit de la chambre et Harry et elle firent comme si rien ne s'était passé.

-Tu passera de temps en temps me voir dans mes appartement, hein Gin' ? demanda Hermione la tirant de ses pensées, J'espère juste que la Fouine me les laissera, sinon je retournerais au dortoir : plutôt mourir que de vivre avec lui !

La rouquine sourit. Elle ne savait pas ce qu'elle ferait sans Hermione : à chaque fois qu'elle ruminait de sombres pensées la brunette l'interrompait… à croire qu'elle pouvait lire dans son esprit !

-Quand tu voudras 'Mione, répondit-elle.

Hermione lui lança un sourire radieux pour seule réponse avant de porter son regard sur la table des professeurs remarquant que le corps professoral n'avait pas changé sauf bien évidemment le professeur de Défenses Contre les Forces du Mal. Il était assis entre le professeur Flitwick et Mrs Bibine. Il semblait passionné par ce que lui racontait ses deux collègues, ne s'intéressant pas le moins du monde aux élèves ou encore aux plats suculents qui trônaient devant lui, non, toute son attention était retenue par le récit de ses semblables.

Néanmoins, il balaya soudainement la salle du regard et par le fruit du hasard ses yeux rencontrèrent alors ceux d'Hermione. Ils étaient marrons et ; fait surprenant si l'on prenait en compte la distance qui les séparais, la jeune sorcière put nettement distinguer un éclat d'or en leur centre. Il eut un faible sourire à son adresse que l'on devinait aisément triomphant. Triomphant de quoi ? Or ce n'était pas cela qui intriguait l'adolescente, mais plutôt la foule de sensations que ce regard éveilla en elle. La jeune fille avait l'impression d'être mise à nue, totalement sans défenses, comme si il pénétrait les recoins les plus secrets de son esprit… Or la certitude qu'elle connaissait ce regard naquit en elle puis grandit avec une telle force que, rougissante, elle baissa les yeux. Tout cela n'avait duré que quelques secondes mais bien assez pour piquer la curiosité de la jeune femme. Lorsqu'elle releva les yeux, il était de nouveau entièrement occupé à écouter les deux autres professeurs. En le détaillant quelques temps, elle crut pouvoir affirmer qu'il ne devait pas avoir plus de trente-cinq ans, qu'il était célibataire (doù venait cette certitude elle-même ne le savait pas) qu'il était très beau… et qu'il avait un regard de feu comme elle avait pu le constater ! Puis, décidant qu'elle attendrait de l'avoir en cours pour en savoir plus, la jeune fille se remit à manger, savourant la délicieuse cuisine de Poudlard.


Minerva Madgonagall se pencha vers le vieux directeur.

-Dumbledore, je crois qu'il est temps…

Le vieil homme sourit. Il adorait toujours autant voir que la sorcière s'inquiétait pour ce qu'il avait à faire, et, de ce fait, il faisait tout toujours à la dernière minutes rien que pour avoir le plaisir de voir Minerva stresser.

-Vous avez raison Minerva, répondit-il tout de même.

Il se leva et regarda tous les élèves encore en train de manger. Son sourire s'agrandit. Cette année allait être bien différente des précédentes… Maintenant que Voldemort n'était plus, il pouvait enfin mettre son projet à exécution. Il ria intérieurement. Oh oui ! Il allait bien s'amuser.

Il tapota son verre et se gratta la gorge en attendant que l'intention des élèves se reporte sur lui. Rien ne se produisit. Conscient du regard des professeurs sur lui, il se força à ne pas éclater de rire : tout cela l'amusait au plus haut point. Il leva ses grands bras et frappa trois fois dans ses mains. Aussitôt le brouhaha s'arrêta et toutes les têtes se tournèrent vers lui.

-Mes chers élèves… Nous voilà tous repus et vos paupières me paraissent bien lourdes.

Il se tut et attendit patiemment que les quelques protestations qui s'élevèrent de part et d'autres se turent avant de reprendre.

-Aussi ne vais-je vous importuner avec de longs discours. Chers premiers années, vous allez suivre les Préfets qui vous conduiront jusqu'à vos dortoirs où ils vous expliqueront plus en détails le fonctionnement de l'école. Quant à Miss Granger et Mr Malefoy, les Préfets en Chefs…

Une ovation s'éleva des différentes tables et quand celle-ci mourut, il continua.

-… je les attends dans mon bureau pour leur parler de leur rôle. Je vous rappelles qu'ils distribueront demain matin les emplois du temps de chacun et que les cours commenceront à dix heure pour ce jour de rentrée. Sur ce, je vous laisse…

Il tourna les talons, sourit aux professeurs et quitta la Grande Salle.


Hermione poussa la porte du bureau du directeur et entra dans la pièce. Elle constata que Dumbledore était déjà là ainsi que Drago qui était assis et lui tournait le dos.

-Miss Granger ! Asseyez-vous, je vous prie…

La jeune sorcière obtempéra prenant bien soin à ne pas croiser le regard de son homologue ne remarquant pas que le vieux sorcier analysait le moindre de leurs faits et gestes, ce qui l'amusait bien évidemment. Quelle bonne idée avait-il eu de mettre les deux pires ennemis dans le même appartement ! Comme ce serait amusant ! Mais si son intuition se confirmait ces deux là le remercierait un jour… Mais pour l'heure, il avait d'autres préoccupations…

-Pour commencer il est bien évidant, qu'étant Préfet en Chef vous avez des appartements mis a votre dispositions et qu'afin qu'ils servent pleinement j'ai décidé que les Préfets étaient obligés d'y vivre le restant de l'année.

-QUOI ?! s'exclamèrent les deux concernés en chœur.

-Vous avez parfaitement bien entendus, maintenant si vous vouliez bien vous asseoir… Bien. Vous aller devoir organiser trois bals cette année : celui d'Haloween, de Noël et celui de fin d'année et plus si cela vous chantes et y aller ensembles ! Inutile de protester. Quelques sorties à Pré-au-Lard seront également conduites sous votre responsabilité. Pour ce qui en est de la vie de tout les jours, j'attends de vous que vous vous mettiez d'accord avec les autres Préfets pour organiser les rondes qui devront êtres faîtes chaque soir et me remettre un rapport notant tout les faits divers de chaque semaine que vous jugerez digne d'attentions et me le remettre tout les Dimanches soirs. Vous pouvez aussi retirer des points et mettre des retenues que lorsque cela s'avère absolument nécessaire et, dans ce cas, vous devrez me l'indiquer dans votre rapport ainsi que la cause qui aura entraîné votre conduite. M'avez vous compris ?

Ils hochèrent la tête en signe d'acquiescement.

-Bien. Avez vous des questions ?

-Non.

-Suivez moi dans ce cas : je vais vous conduire à vos appartements.

Il se leva et leur fit signe de passer devant lui. Rapidement il les devança, s'assurant qu'ils le suivaient, les conduisant à travers un dédale de couloirs, déserts à cette heure. Il s'arrêta enfin devant un magnifique tableau représentant deux personnages, un homme et une femme, tout deux d'humeur morose. Ils étaient singulièrement beaux mais aussi tout à fait différent, tellement différent qu'ils s'en ressemblaient. Ce que l'on trouvait chez l'un était l'exact contraire chez l'autre. L'homme avait une chevelure blonde et fine qui ressemblait à une auréole de lumière, des traits fins et délicats et une peau blanche qui faisait ressortir deux prunelles noires. Il était tout habillé de blanc, son être entier illuminant le tableau. La femme, elle, portait une longue robe noir sur laquelle tombait une chevelure épaisse tout aussi sombre. Sa peau, légèrement mate, mettait en valeur des yeux clairs comme de l'eau. Les deux créatures volaient au milieu des nuages, quelques étoiles brillant au loin.

-Voici Solar et Luna, intervint Dumbledore, Veillez à ne jamais les importuner et surtout à ne pas attirer les foudres de l'un et les égards de l'autre : débrouillez-vous pour que leur sentiment soit le même à votre encontre. Le mot de passe est Sang-Mêlé. Bonne nuit jeunes gens.

Et sur ce il disparu.

Drago, les yeux fixés sur le tableau, s'adressa à Hermione :

-Eh bien la Sang de Bourbe, tu entres ? Si c'est piégé je préfères que ce soit toi qui y aille en première.

Hermione eut un rictus moqueur.

-On a peur, Malefoy ?

Mais le blond n'eut même pas le temps de répondre qu'un rire cristallin, froid tout à la fois, s'échappa du tableau : Solar semblait très amusé par la situation.

-Comme une petite Miss Je Sais Tout moldue ose-t-elle se moquer de toi, Prince ?

-Et comment fait-il surtout pour avoir des pensées aussi abjectes envers elle ? cracha Luna.

Les deux adolescents restèrent bouche bée : ce qu'avait dit Solar et sa compagne était exactement ce qu'ils avaient pensé quelques minutes plus tôt. Ils restèrent quelques secondes perplexe, avant que Drago en premier ne se ressaisisse. Le jeune homme regarda Solar et lui sourit avec complicité. Aussitôt la créature prononça les pensées du jeune Malefoy.

-Ma tromperais-je ou avez-vous des appartements à visiter ?

Le sourire du sorcier s'agrandit mais avant qu'il ne put faire quoi que ce soit, Hermione, qui avait cessé de réfléchir, prononça le mot de passe et franchit le seuil de leurs appartements.

Une fois à l'intérieur, elle resta de nouveau sans voix. Elle s'était imaginé le tout assez beau mais pas à ce point ! Elle se trouvait dans une pièce circulaire qui comportait une grande cheminée dans laquelle ronflait un feu qui projetait une lumière douce sur deux canapés disposés autour de l'âtre et sur un tapis rouge sang qui s'étendait au pied des deux meubles. Juste à côté trônait une grande bibliothèque qui émerveilla la jeune sorcière d'emblée. En face était installée une petite kitchenette devant laquelle était placée une table ronde et deux chaises. Au fond de la pièce s'ouvrait une grande baie vitrée qui donnait sur le lac de Poudlard. De chaque côté de la fenêtre montait un petit escalier en granit de trois marches qui donnait sur une porte ornée d'un Lion pour Hermione et d'un Serpent pour Drago.

-Bon Granger, annonça le dit Drago, j'ai assez vu ta tête pour aujourd'hui ; Je vais me coucher.

Puis il partit sans un mot de plus dans sa chambre.

La jeune fille soupira puis alla dans sa chambre. Elle sourit de contentement lorsqu'elle vit un grand lit à baldaquins rouges brodé de fils d'or au centre de la pièce qui était toute entière dans les couleur de sa Maison. Il y avait une grande armoire où étaient déjà tous ses habits, chose qu'elle découvrit en cherchant Pattenrond qui avait élu domicile une pile de pulls de sa jeune maîtresse, et un bureau où étaient entassés tout ses livres de classe.

Bientôt la sorcière découvrit une porte de bois sombre. Intriguée elle l'ouvrit et se trouva dans la salle de bains. Elle fut d'abord surprise par le sol qui était fait de verre sous lequel coulait de l'eau sur fond bleu, puis en suite elle remarqua une grande baignoire de marbre blanc incrustée dans le sol et dans l'angle une douche à portes vitrées. Il y avait aussi deux lavabos surplombés chacun par un petit miroir et à leur côté il y avait une petite commode blanche.

La jeune sorcière sourit de satisfaction, se brossa les dents, retourna dans sa chambre où elle enfila une nuisette rouge sang avant de se glisser dans le grand lit. Morphée ne tarda pas à l'enlever pour l'emmener au pays des songes.

Voilà ! Alors qu'en pensez vous ?

Il ne se passe pas vraiment beaucoup de choses mais il fallait que je pose mon « décor » explique où en sont les personnages ect… Je vous promets dors et déjà dans le prochain chapitre au moins une dispute entre Harry et Ginny et j'imagine aussi une entre Dray et Mione.

Merci à tout mes reviewvers

Kiss

Myrka