Je suis dans un hôpital psychiatrique. Oui Poudlard doit être un hôpital psychiatrique. Ok, il n'y a pas les gentils bonshommes blancs qui se baladent partout mais à leur place il y a des gens avec des grands chapeaux pointus qui se prennent pour des professeurs, des élèves qui ont des uniformes bizarres, et vous savez ce qui est le pire la dedans ? C'est que je fais partie de cette école de fou. Oui, pendant la semaine des épreuves du Concours, j'ai faillit accorder crédit à l'hypothèse que Poudlard était peut être un hôpital psychiatrique, spécial certes, mais quel hôpital de ce genre ne l'est pas ?


Hermione avait renoncé à parler à Ginny de la feuille de Mënya. Si la rouquine était désespérée au point d'en prendre, autant ne pas en rajouter non ? Par contre, elle avait fait jurer à Malefoy qu'il ne mettrait rien dedans et en échange… elle ferait tout ce qu'il désirait –mais que dans l'enceinte de leurs appartements bien sur- ! Ca avait été le seul moyen possible pour qu'il accepte. A son grand dam. Or pour le moment, et elle en était très heureuse, Malefoy ne lui avait rien ordonné, faisant tout de même naître en elle un mauvais pressentiment. Elle avait la certitude qu'il mijotait quelque chose… Mais bon, puisque il ne faisait rien autant éviter d'y penser. Elle n'avait pas que ça à faire !

En effet, demain allait commencer la première volée d'épreuves à l'issue desquels les filles éliront le garçon le plus populaire de chaque Maison. Et quelques chose lui disait que ça n'allait pas être une semaine très reposante pour elle et Drago…

***

Pansy entra pour la toute première fois dans le bureau de Dumbledore le jour où Ambre et Drago officialisèrent leur relation. C'était une belle et grande pièce circulaire pleine de petits bruits bizarres. Posés sur des tables, d'étranges instruments en argent bourdonnaient en émettant de petits nuages de fumée. Les murs étaient recouverts de portraits d'anciens directeurs et directrices qui somnolaient tranquillement dans leurs cadres. Il y avait également un énorme bureau aux pieds en forme de serres et derrière, sur une étagère, un chapeaux pointu, usé et rapiécé : le Choixpeaux Magique.

Pansy hésita. Quel mal y aurait-il à coiffer le chapeau une nouvelle fois ? Simplement pour essayer…pour avoir la confirmation qu'elle devait bien se trouver dans sa Maison actuelle.

Elle contourna le bureau sans faire de bruit et prit délicatement le chapeau qu'elle posa doucement sur sa tête. Il était beaucoup trop grand et lui glissa devant les yeux comme la première fois où elle l'avait mis. Plongée dans le noir, Pansy attendit, comme Harry quelques années auparavant. Une petite voix lui parla alors à l'oreille.

-Quelque chose te tracasse ? dit la voix.

-Heu…oui, murmura Pansy. Désolée de te déranger… Je voulais savoir…

-Tu te demandes si tu as bien ta place dans ta Maison, dit aussitôt le chapeau. Tu veux savoir si tu sers à quelque chose et tu veux aussi savoir si tu comptes pour quelqu'un.

-Oui… je me sens si…

-…Seule là où tu es. Je ne peux rien contre ton malaise, juste t'assurer que la Maison des Serpentards te corresponds bien mieux que tu ne le pense.

-Mais ils sont tous si… intelligents ! répliqua la jeune fille.

-Crabbe et Goyle intelligents ! ria le chapeau, Ce serait une véritable surprise !

-Tu m'a parfaitement comprise, maugréa la jeune fille.

-Trop bien même, reprit la voix, je ne peux pas t'aider. J'en ai fait déjà beaucoup trop…

-S'il te plaît, plaida-t-elle.

Un court instant de silence s'en suivit. Puis il ajouta brusquement :

-Pensine, juste avant qu'elle ne le sente s'affaisser.

Elle attrapa le chapeau par la pointe et l'enleva. Ce n'était plus qu'un misérable vieux chapeau qui pendait entre ses doigts.

-Merci, souffla-t-elle avant de le reposer sur son étagère.

Pensine. Oui, effectivement dans un coin de la pièce se trouvait une pensine. Sans hésiter elle se plongea dedans, happée par son tourbillon magique. Elle était habituée à cet instrument, en possédant un elle même. Elle sut alors parfaitement se diriger de sorte qu'elle se retrouve dans un souvenir qui la concernerait de près ou de loin.

Pansy atterri dans la chambre de Drago au Manoir Malefoy. Il était allongé sur son lit, irradiant de beauté comme toujours. Torse nus, les bras croisés sous sa nuque, il contemplait le plafond tout en dictant quelques phrases à une plume à papote qui écrivait consciencieusement le tout dans un journal intime.

-J'ai appris que Pansy devait être enrôlée, souffla-t-il, Elle s'en réjouit évidemment…

Détrompe toi pensa-t-elle.

-…Pas moi, continua-t-il, Quelque chose pourrai lui arriver… Evidemment quand elle se colle à moi et que je vois Parkinson et elle m'écœure, mais alors je me force à penser à cette petite fille que j'ai rencontré à cette fête organisée par mon père, et alors je sais qu'au fond de Parkinson sommeille Pansy. Et je ne veux pas qu'elle meure…

Soudain le tourbillon la reprit et la ramena dans le bureau de Dumbledore. D'abord sonnée, elle resta longtemps sans bouger, avant qu'un sourire n'étire ses lèvres. Elle tourna les talons, se hâtant de sortir du bureau de Dumbledore avant que celui-ci revienne.

***

Ambre s'assit sur les genoux de Drago, enserrant sa nuque de ses bras blancs avant de l'entraîner dans un baiser on ne peut plus passionné. Un groupe de jeunes sorcières qui passaient dans leur salle commune, leur lancèrent un regard noir. Sans s'en préoccuper, Ambre continua à jouer avec la langue de Malefoy un bon moment. Lorsqu'elle jugea en avoir eu assez, elle s'attaqua à son cou, ses mains commençant à se balader sous la chemise du jeune homme. Ce n'était pas la première fois qu'elle faisait ça…ni la dernière !

-Ambre…souffla-t-il, la voix rauque, On va peut-être pas faire ça ici, non ?

Elle esquissa un sourire, avant de se dégager et de l'entraîner dans sa chambre. Là, elle l'allongea sur le lit, se positionna à califourchon sur son torse de façon à pouvoir tranquillement suçoter le lobe de son oreille.

Les mains de Drago, devenant fébriles, se glissèrent adroitement sous la chemise de la jeune femme, effleurant ses courbes, parcourant son ventre plat. Puis, il décida de renverser la situation. D'un mouvement adroit, il les fit rouler tout les deux de sorte qu'Ambre se trouve sous lui. Là, il recommença ses douces tortures tendis qu'elle faisait de même.

Il commença doucement à déboutonner le chemisier de la jeune femme, alors qu'elle avait depuis longtemps lancé sa chemise à travers la pièce. Ses petites mains adroites parcouraient son torse musclé, lorsque tout à coup, elle leva un peu la tête avant de lui lécher les tétons, lui arrachant un doux gémissement…

Quelqu'un ferma leur porte.

-Non mais vous contiez vous faire un film porno où quoi ?! lança Pansy.

-Un quoi ? reprit Milicent Bulstrode.

-Laisse tomber, dit-elle en réprimant un soupir.

Elle tourna les talons avant de disparaître on ne sais où lassant ses amies s'interroger sur cette étrange façon d'agir.

***

Hermione empoigna sa longue chevelure et, en quelques gestes adroits, la disposa en un chignon qui tenait grâce à un crayon à papier au-dessus de sa nuque, laissant apparaître ainsi un cou fin et gracieux. La jeune fille s'assit en tailleurs sur le gros tapis rouge de la salle commune avant d'étaler ses cahiers et parchemins sur la table basse de la salle commune. Puis elle commença ses devoirs.

C'est ainsi que le jeune Malefoy la trouva lorsqu'il rentra de sa ronde habituelle. Cette vision de la jeune fille le cloua sur place tant il fut surpris des sentiments qu'elle éveilla en lui. Une sensation de profond bouleversement qui le toucha presque aux larmes naquit aux creux de son ventre. Il ne voyait là qu'une jeune fille simple et innocente, non sophistiquée comme toutes les autres adolescentes de son âge. Il voyait là la création de la femme initiale de Dame Nature : Hermione représentait à ce moment là l'être qu'avait créé Dieu, dépourvu de toute malice. Elle était innocente.

Curieux n'est-ce pas ? Cela faisait à peine quelques heures qu'il sortait officiellement avec Ambre et il était exténué après leurs ébats sexuels, mais c'était aujourd'hui qu'il se rendit compte à quelle point elle était exceptionnelle. Il secoua la tête. Oui, la fatigue prenait sûrement le dessus. Pfff Granger la femme initiale de Dame Nature ! n'importe quoi. Il devrait peut-être arrêter l'alcool… Il soupira puis alla se coucher.

***

-Mes chers élèves, le silence je vous prie, tonna la voix de Dumbledore, arrêtant instantanément le brouhaha.

En effet aujourd'hui allait commencer la première volée d'épreuve du Concours, celle qui constituait à choisir le garçon le plus populaire de chaque Maison.

Les élèves, étant à présent tous réunis dans la Grande Salle, attendaient patiemment que leur Directeur leur annonce enfin avec plus de précision comment ce fameux Concours allait se dérouler.

-Bien. Continua Dumbledore, sous l'œil curieux de toutes les personnes présentes à ce discours, Comme vous le savez tous aujourd'hui commencera les premières épreuves du Concours. Je vous demanderais seulement de rejoindre la salle que je vais indiquer, le reste vous y sera expliqué sur place. Les Serdaigles iront dans la salle du professeur Flitwick, les Serpentards dans celle du professeur Rogue, les Griffondores dans celle du professeur MacGonagall et enfin les Poufsouffles dans la salle du professeur Bins. Par ailleurs je demande à tout le corps professoral de me rejoindre dans mon bureau.

Sur ce il se leva puis sorti de la Grande Salle sous un brouhaha bien plus fort qu'auparavant. Tous les élèves, ainsi que les professeurs s'empressèrent de suivre les ordres du directeurs.

-Je me demande bien ce qu'il a prévu, marmonna Ron à l'adresse d'Hermione et Harry.

-Avez-vous vu l'expression de Macgonagall ? demanda Hermione, Elle avait l'air tellement étonnée qu'il était évidant qu'elle n'était au courant de rien !, puis voyant qu'ils étaient arrivés, Un petit peu de calme s'il vous plaît !

Obéissant docilement les Griffondors se turent, observant avec intérêt leur Préfète ouvrir la porte.

***

-Mais, enfin, Albus, s'écria une Minerva plus qu'exaspérée, cela va forcément mal tourner ! Ils ne savent pas se comporter quand ils sont seuls !

-Minerva, répliqua tranquillement Albus, il serait peut-être temps de leur faire confiance, ou alors de me faire confiance à moi, confiance que vous me prêtez n'est-ce pas ?

-Oui, bien sur, murmura-t-elle vaincue.

Les deux professeurs attendirent alors patiemment que leurs collègues s'installent. Une fois que ce fut fait, un long silence s'abattit. Le directeur observait chacun avec amusement à travers ses lunettes en demi-lune. Les uns se tortillaient sur leur chaise, les autres regardaient ici et là, alors que paradoxalement certains restaient bien droits à regarder fixement leur recteur.

-Professeur Dumbledore, intervint enfin Mme Pomfresh, pourquoi sommes-nous là ? Allez-vous nous révéler ce qu'il se passera dans ce concours ?

-Ce n'est pas dans mes intentions Pom-Pom, répondit le vieil homme.

-Mais alors de quoi allons-nous parler ?

-Oh ! Cela va vous surprendre ! Mais avant, puisque vous semblez tant y tenir, je vais répondre à certaine de vos questions concernant le Concours, dit-il posant un regard perçant sur le professeur McGonagall.

-Nous vous connaissons Albus, intervint de nouveau Pom-Pom, nous savons qu'il y a un but bien précis à ce Concours...

-Oui, intervint Fierenze qui avait été invité aussi, but qui a sûrement un lien avec le tableau de Solar et Luna que vous m'avez demandé de peindre avant la rentrée...

Albus étouffa un rire.

-Eh, bien cher Fierenze, puisque vous avez si bien lu les étoiles vous allez aussi pouvoir nous annoncer l'objet de cette réunion.

-Oui. Nous allons parler d'Hermione Granger.

-Oh ! pas seulement ! se récria Dumbledore avant que le silence consterné ne prenne place dans la pièce.

-De Drago aussi j'imagine, intervint le professeur Rogue.

-Exact Severus.

Cette fois, le silence fut complet.

***

Tous les Griffondors se figèrent. Au centre de la salle de métamorphose se tenait un phœnix géant qui avait l'air d'un patronus. Irradiant de lumière il éclairait à lui seul toute la pièce dans laquelle avait été placé une estrade longiligne aux côtés de laquelle se trouvaient un nombre incalculable de chaises.

La créature abaissa alors lentement la tête sous les regards médusés des élèves. Pas un souffle pas un bruit ne vint l'interrompre alors qu'il énonça la suite des événements.

-Toutes les filles vont s'asseoir sur les chaises tendis que les garçons vont monter au bout de l'estrade.

Au départ, bien trop abasourdis par cette voix graves et caverneuses, personne n'esquissa un geste. Lorsque le phœnix inclina légèrement la tête en signe d'attente, Hermione alla prendre place sur l'une des chaises, rapidement suivie par toutes les filles présentes tendis que les garçons se dirigeaient vers le fond de l'estrade.

-Bien, reprit l'étrange créature une fois que tous étaient près, les garçons vont a présent exécuter leur première épreuve. Avant de vous préciser de quoi il s'agit, je vais rapidement vous expliquer le déroulement des choses. Chaque fille ici présente, devra noter chaque garçon qui passe sur une note de un à dix. Lorsqu'elle aura trouvé la note convenable elle la dessinera à l'aide de sa baguette, j'effectuerais ensuite la moyenne du garçon puis, à la fin de l'épreuve, j'annoncerais les trois gagnants.

La créature s'interrompit quelques instants, puis, réalisant qu'elle avait l'attention générale, elle continua.

-Maintenant je vais vous expliquer en quoi consiste l'épreuve. C'est assez simple en fait. Chaque garçon devra se rendre au bout de l'estrade et chanter une chanson de son choix. Bien, nous allons commencer par Dean Thomas !

***

-Je ne vois pas en quoi Miss Granger et Monsieur Malefoy sont si importants ! protesta le professeur MacGonagall.

-En rien, répondit Rogue, Je pense que selon le professeur Dumbledore ils représentent parfaitement leur Maison… Vous voulez truquer le Concours, est-ce cela ?

-Votre logique m'a toujours fascinée Severus, répondit Dumbledore, Oui, en effet, il me semble que Miss Granger et Mr Malefoy sont en quelque sorte l'emblème de leur Maison : Drago est considéré comme le Prince des Serpentards et Hermione comme une héroïne de guerre. Et tout ceci m'induit à penser que si ils venaient à s'aimer, personne n'oserait s'opposer, et bien d'autres suivraient leur exemple.

-Tout cela est ridicule !!! s'exclama le professeur Sloan, si fort, que même le professeur MacGonagall sursauta, Comment pouvez-vous, ne serait-ce qu'envisager, forcer deux personnes à s'aimer !! Car, d'après ce que j'ai pu constater, Hermione n'apprécie pas vraiment Drago !

-Non, en effet, concéda Albus, mais les opposés s'attirent n'est-ce pas ?

-Vous êtes complètement fou !

-Oui, c'est un qualificatif que l'on me prête souvent…

-Minerva, vous êtes la plus posée ici, continua le professeur Sloan, Je suis certain que vous êtes d'accord avec moi… Il faut que nous arrêtions le Concours !

-Je suis navrée, mais je crois que je vais encore réfléchir et écouter toute la théorie d'Albus, car soyez certain qu'il ne nous en a laissé entrevoir qu'une parcelle, de plus, je crains que vos sentiments agissent trop sur votre raison dans cette affaire !

-Mais enfin, c'est insensé !!

-Oui, reprit Minerva, mais depuis qu'Albus est directeur de Poudlard, il n'a jamais fait un seul faux pas, bien que la manière dont il aborde les choses m'exaspère, mais je crois qu'il est toujours sage de l'écouter jusqu'au bout, alors ne soyez pas stupide et asseyez vous.

Le ton était sans appel, si bien que le jeune professeur ne puisse que capituler et s'asseoir afin d'écouter la fin de la conversation.

***

-Dean s'est remarquablement bien débrouillé, fit Ginny à table.

-Oui, mais j'ai trouvé Sam pas mal non plus, répliqua Hermione tandis que Ron devenait rouge écarlate face aux dires de sa sœur.

-Je me demande quelle sera la prochaine épreuve, intervint Harry.

En effet, c'était la question que se posaient tout les élèves. La première épreuve, malgré son originalité, s'était bien déroulée, et bien que les filles aient beaucoup rit en voyant les garçons chanter, elles avaient été généreuses quant à leurs notes, et toutes avaient hâte au lendemain pour pouvoir de nouveau admirer les mâles à l'œuvre.

Chez les Griffondors, Harry avait été le vainqueur de l'épreuve et chez les Serpentards ce fut Drago, quant aux Serdaigle, ce fut un certain Matt, et chez les Poufsouffle Tom avait remporté la palme.

Mais rien, pas un indice n'avait été donné aux élèves quant à la seconde épreuve, que ce soit par les fantômes, les tableaux ou encore les professeurs. Sur cette pensée, Hermione alla se coucher.

Voilà.

Je suis vraiment désolée pour la longue attente et je vous promet que je vais essayer de m'améliorer. Et si jamais Lou Biloute lit se chapitre, sache que c'est à toi que je le dédie bien que je pense qu'il ne se montre pas vraiment à la hauteur de ta superbe review.

Merci à tout les autres qui m'ont posté des commentaires super sympas, et sachez que si un auteur tient tant à en recevoir c'est parce que ces reviews se comparent aisément à l'essence que l'on met dans une voiture.

Bisous

Myrka