Bonjour tout le monde !!

Je suis contente que la fic vous aie plue et je suis d'autant plus contente de retrouver d'anciens lecteurs dans un autre site ! (ils se reconnaîtront ) !

Voici le chapitre 2, en espérant que l'histoire vous plaise toujours !!


Chapitre 2

Lily revint par la porte d'entrée qu'elle claqua de toutes ses forces. Qu'au moins "Superman" l'entende revenir ! Puis, bras croisés, elle attendit au beau milieu du hall que Potter, affolé, lui fonde dessus en pleurant de soulagement.

- Où étiez-vous ? lui demanderait-il d'une voix tremblante.

- Je suis sortie faire un tour, répondrait-elle de son air le plus innocent.

Mais les secondes passaient, et rien ne se produisait. Contrairement à ses prévisions, sa disparition n'avait provoqué aucune panique. A croire même qu'elle était passée inaperçue !

- Quelle incompétence ! s'exclama-t-elle. La porte n'était même pas fermée à clé !

Mais au fait, tant mieux ! Cela voulait dire qu'elle n'aurait aucun problème pour s'échapper de cet endroit ! Pourquoi pas tout de suite ? Non, il valait mieux faire les choses en grand, attendre quelques jours qu'il soit mis en confiance et lui fausser compagnie, ça devrait lui apprendre l'humilité.

Un murmure de voix la guida jusqu'à la porte du petit salon qui menait à la bibliothèque. Elle s'arrêta net sur le seuil en voyant deux hommes qu'elle ne connaissait pas discuter devant la cheminée tandis que "Superman" dormait sur le canapé à poings fermés. Elle nota quand même qu'il paraissait plus serein et plus jeune.

Les deux hommes bondirent sur leurs pieds en la voyant et s'inclinèrent dans sa direction. Lily força son regard à se détacher de l'homme endormi et se tourna vers les deux autres.

- J'espère que vous êtes du clan des gentils ? demanda-t-elle ironiquement. A qui ai-je l'honneur ?

- Peter Pettigrow madame.

- Et moi, je m'appelle Remus Lupin.

Leurs regards admiratifs lui firent un bien fou. Avec eux, elle retrouvait les réactions habituelles que son apparition provoquait chez les hommes. Tout à l'heure, son charme n'avait pas opéré sur Potter et, sans trop se l'avouer, elle lui en avait voulu.

Pettigrow se pencha vers le divan et secoua l'épaule de l'homme endormi.

- James !

Lily goûtait la saveur de ce prénom, en se disant qu'il lui allait comme un gant, lorsqu'elle vit Peter Pettigrow s'envoler avec un cri de stupeur pardessus le divan, et atterrir sur le tapis dans un grand bruit. Déjà, James Potter se trouvait sur lui, un genou posé sur sa gorge.

En un dixième de seconde, l'homme inoffensif au visage détendu était passé du sommeil profond à l'efficacité la plus absolue. Un silence de mort régnait dans la pièce, heureusement, James reconnut rapidement son agresseur. Avec une exclamation de surprise, il se remit debout et aida le jeune homme à se lever.

- C'est toi ? Désolé, je t'ai confondu avec un autre ! J'aurais dû prendre quelques jours de congés après mon retour d'Amérique centrale… ça va, je ne t'ai pas fait mal ?

- Non non, tout va bien, répondit Pettigrow d'une voix étranglée.

C'est alors que James Potter aperçut Lily sur le seuil et ne parut nullement ennuyé qu'elle ait assisté à sa méprise.

- Mademoiselle Evans… Alors cette petite isieste/i ?

- Sûrement moins agréable que la vôtre.

- Il semblerait.

Il interrogea Remus Lupin du regard, qui lui répondit par un très léger signe de tête, puis revint vers Lily.

- Je vous présente Remus Lupin, membre de l'équipe de sécurité. Et voici…

- Nous avons déjà fait connaissance, interrompit la jeune femme. Heureusement qu'ils ont l'air honnête ! Sinon, j'aurais essayé de les faire fuir à coups de tisonnier, pendant que vous…faisiez la sieste.

- Je pensais vous les présenter tout à l'heure, mais vous avez manifesté le besoin de vous retirer. A partir de maintenant, je voudrais que vous preniez l'habitude de demander ses papiers à chaque personne que vous rencontrez pour la première fois. Ne vous fiez jamais à l'apparence : les mauvais garçons ressemblent, à s'y méprendre, à d'honnêtes gens !

- Et vous pensez vraiment qu'un terroriste me présenterait ses papiers ? Puis attendrait sagement que mon garde du corps se réveille pour se constituer prisonnier ?

- je vous suggère simplement de prendre un minimum de précautions. Mais c'est sans doute trop vous demander. Par ailleurs, j'avais chargé Remus de la surveillance avant de m'endormir. Il n'y avait rien à craindre.

Lily fut tentée de lui dire qu'elle aurait pu s'échapper mille fois durant le service de Remus Lupin, mais elle se ravisa : inutile de mettre le jeune homme dans l'embarras en l'accusant de faute professionnelle et puis une telle révélation ne ferait que renforcer leur zèle.

James passa la main sous le revers de sa veste pour y remettre quelque chose en place…et les yeux de Lily s'agrandirent de stupeur. Il portait un revolver dans un étui sanglé autour de son épaule ! Rien d'étonnant à ce que Peter soit devenu vert de terreur tout à l'heure ! James remarqua son expression abasourdie.

- Vous pensiez qu'il s'agissait d'un jeu ? Eh bien non, mademoiselle Evans. Tout ceci est très, très sérieux.

Lily ne répondit pas, ce revolver bien réel, la faisait douter d'un seul coup. Se pouvait-il donc que son petit monde soit menacé ?

En tout cas, elle ne changerait rien à son attitude. Pendant des années, son père avait essayé de lui faire peur pour la garder près de lui. Pendant des années, elle lui avait résisté et elle continuerait.

- Si vous me faisiez visiter la maison ? suggéra James, un léger sourire sur les lèvres.

Tiens, il se mettait à lui sourire maintenant ? Sa sieste lui aurait-elle rendu sa bonne humeur ? Un magnifique sourire en tout cas !

- Que désirez-vous voir en premier, monsieur Potter ?

- Appelez-moi James, ce sera plus facile.

Croisant les mains derrière sa nuque, il ferma les yeux et s'étira avec un abandon, une sensualité qui frappa Lily. Il faisait exprès, à coup sûr ! Il utilisait son charme pour mieux l'avoir sous sa coupe. Quel…quel…

Mais au fait, pourquoi ne pas jouer le même jeu ? Son envie de porter un coup fatal à cette arrogance toute masculine devenait de plus en plus impérieuse. Il fallait donner une leçon à ce Narcisse qui se comportait comme si le monde entier lui était soumis.

- Commençons par les sous-sols, proposa-t-il. Nous finirons au grenier.

- Je ne m'aventure jamais dans les caves, répondit-elle. Il y a des toiles d'araignées partout et…je ne supporte pas ça.

Lily mentait. Elle ne voulait pas lui dire que cet endroit faisait parti de son enfance. Elle ne comptait plus les heures passées dans cet endroit pour des parties de cache-cache et les toiles d'araignées ne la répugnaient pas, loin de là. Elle s'émerveillait de leur fragile architecture.

- Quant au grenier…il y a des chauves-souris, là haut, il n'est pas question que j'y mette les pieds.

Elle n'avait, de sa vie, jamais aperçu la moindre chauve-souris dans son grenier, autre terrain privilégié de ses jeux d'enfant.

- Pas d'autre réticence ? demanda alors James. Pas d'allergie à la poussière de la cuisine ou aux fleurs du grand salon ?

Son regard un peu moqueur en disait long sur ce qu'il pensait des prétextes de sa protégée. Mais il n'insista pas, et se rendit seul dans les caves avant de la rejoindre au rez de chaussée pour visiter le reste de l'immense demeure.

- On utilise encore ce monte-plats ?

- Je ne savais même pas qu'il y en avait un.

- Cette lumière, dehors, est-elle souvent allumée ?

Vous rendez-vous parfois dans cette pièce ? A quel moment de la journée ? Qu'y faites-vous ?

Tandis qu'il la bombardait de questions, son regard ne cessait pas une seconde ses investigations, chaque détail était repéré, classé, mémorisé. Il ouvrit puis referma toutes les portes qu'il rencontrait, aussi concentré que s'il voulait enregistrer le son particulier de chacune. Il vérifia chaque fenêtre, chaque ouverture. De temps en temps, il sortait un petit carnet de sa poche pour noter la localisation d'un verrou cassé, d'une porte trop grinçante. Si elle n'avait pas réussi à tromper aussi facilement sa vigilance, tout à l'heure, Lily se serait sûrement laissé impressionner par son professionnalisme.

Au bout d'une demi-heure de ce manège, la jeune femme commença à perdre patience.

- Mais que faites-vous à la fin ? On dirait que vous voulez vous souvenir de chaque détail de la maison !

- C'est exactement cela, répondit-il sans même la regarder. Je mémorise toutes les possibilités d'entrée ou de sortie, toutes les cachettes possibles de cette maison.

- J'imaginais le travail d'agent secret plus intéressant !

- Je ne suis pas agent secret. Et ce que je fais ne m'ennuie pas du tout.

- Cela en fait au moins un ! riposta Lily en levant les yeux au ciel.

- Pardonnez-moi de voler une demi-heure de votre précieux temps, mais j'organise la protection de votre vie, mademoiselle Evans. De quelle occupation passionnante est-ce que je vous prive ? D'une séance de bronzage au bord de la piscine ?

Lily blêmit sous l'affront. S'il savait ! Et d'ailleurs, ce serait facile de lui jeter la vérité au visage ! De lui révéler qu'elle avait pris le contre-pied des rêves de son père en devenant, à son insu, simple maîtresse d'école dans l'un des quartiers les plus défavorisés de la ville. Et qu'elle passait ses journées, non au bord d'une piscine, mais dans une étouffante salle de classe.

Hélas, la satisfaction d'observer la surprise, peut être même le respect, sur le visage de ce présomptueux, ne justifiait pas l'avalanche d'ennuis qui s'ensuivrait. Très vite, son père viendrait se mettre sur son chemin s'il apprenait par James Potter la véritable situation de sa fille chérie. Il ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour l'arracher à ce style de vie.

Elle se mordit la lèvre, leva les yeux vers James qui lui sourit, encourageant.

- Je vais vous montrer ce que je fais et pourquoi c'est si important.

D'un seul coup, ce fut l'obscurité, il venait d'éteindre la lumière et le soir tombait.

- Rallumez cette lampe, je vous prie. Vos explications ne m'intéressent pas !

- Vous avez peur du noir ?

Il s'était rapproché, et lui parlait de tout près maintenant. Lily se raidit. Non, elle ne craignait pas l'obscurité, d'habitude. Mais dans le noir, la présence de cet homme lui paraissait encore plus inquiétante.

- Imaginons que nous sommes assis là, un soir, juste tout les deux, et…

- Situation hautement improbable, commenta Lily en avançant à tâtons vers le mur pour allumer le plafonnier.

- …et que tout à coup, les lumières s'éteignent. Arrêtez de penser à cet interrupteur, et écoutez-moi. De toute façon, il n'est pas de ce côté.

- Je vous répète, ça ne m'intéresse pas !

Comment pouvait-il la voir bouger alors qu'elle n'arrivait même pas à distinguer sa silhouette.

- N'avez-vous pas gardé de votre enfance la moindre curiosité ? Allons un petit effort, ça ne prendra pas plus de trois minutes et les informations que je vais vous donner vous sauveront peut-être la vie.

- Quel mélodrame !

Lily abandonna le projet de rallumer, il avait raison, l'interrupteur se trouvait sur l'autre mur. Mais lui, où était-il maintenant ? Elle n'en avait pas la moindre idée.

Il y eut un long silence.

- Bien, vous m'écoutez ?

- Oui, répondit-elle d'un ton sec.

- Parfait. Alors si la lumière s'éteint, vous plongez par terre. Si je suis à proximité, je vous chuchoterai quelque chose du genre « Lily, au sol. » Couchée, bien à plat, le plus rapidement possible. D'accord ?

- Cela dépendra des vêtements que je porte.

Elle poussa un petit cri. Sans le moindre bruit, il s'était approché d'elle, et avait posé une main sur son cou. Une main légère, mais vibrante de force et de volonté.

- Cette réflexion m'indique que vous n'avez pas vraiment compris, Lily. C'est une question de vie ou de mort.

Sa voix chaude et sensuelle, le contact troublant de sa main, son parfum aussi, discret mais plein de personnalité, achevèrent de rendre Lily rêveuse. Elle se sentait des envies de plages désertes et de tièdes soirées d'été.

- La seconde chose que je vous demanderai, c'est le silence absolu. Je vous préviens que pour l'obtenir je suis prêt à me montrer grossier.

- Vous, grossier ? ironisa la jeune femme. J'ai du mal à l'imaginer ! Mais vous savez, à plat ventre dans le noir complet, je doute que l'envie me prenne de chantonner ou de siffloter un petit…

La main de "Superman" lui couvrit la bouche, tandis que l'autre, sur son dos, la poussait avec fermeté pour la forcer à s'allonger par terre.

- Cessez de vous débattre, et silence ! ordonna-t-il en s'agenouillant près d'elle. Je ne joue pas, Lily. Ce que nous faisons est d'une importance capitale, j'ai besoin de toute votre attention.

La jeune femme tourna de son côté un regard furibond. On venait d'allumer les éclairages du jardin, qui jetaient dans la pièce une pâle clarté. James avait retrouvé son air de "Superman" en mission : imposant, efficace et intransigeant.

- Un point très important, continua-t-il, toujours garder en mémoire la disposition générale de la pièce. Là, fit-il en tapotant la table basse juste devant eux, nous avons un obstacle qu'il faut éviter en se jetant parterre, mais qui peut aussi nous servir de protection. Bon, et maintenant, s'il vous fallait sortir d'ici le plus vite possible, comment feriez-vous ?

Lily désigna du menton la porte la plus proche.

- C'est la voie la plus directe, effectivement, commenta James. Mais aussi la plus évidente pour tout le monde, ce qui la rend dangereuse. Essayez de raisonner en termes d'ombre et de lumière. Sortiriez-vous par cette fenêtre, par exemple ?

- Non bien sûr.

Elle commençait à comprendre que James lui transmettait un savoir essentiel. Il lui montrait comment échapper à un ennemi, comment survivre. Et loin de l'angoisser, cet apprentissage lui causait une excitation délicieuse. Etait-ce cela, les "décharges d'adrénaline" dont parlaient ceux qui prennent des risques ?

Une seconde fois, elle considéra la pièce.

- J'irais par là, déclara-t-elle enfin en désignant une zone d'ombre plus intense, entre deux fauteuils. Puis dans la salle de bain, et par la fenêtre.

- Bravo ! C'est exactement le chemin que j'avais moi-même imaginé.

Lily se sentit toute fière et toute ragaillardie par le sourire de son professeur.

- Dernier point, savez-vous ramper ?

- Bien sûr ! Je n'ai appris que cela à l'université !

- Je vais vous montrer, répondit-il sans même sourire à son commentaire.

Il s'étendit sur le sol et, en s'aidant seulement des coudes, se dirigea en se contorsionnant jusqu'au premier divan.

- Maintenant, à vous.

- Vous plaisantez ?

- Pas du tout.

- Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, je suis en jupe, monsieur Potter !

- Et alors ? Ce n'est pas une excuse valable.

- Si ! Je n'ai pas l'intention de me donner en spectacle avec ma jupe remontée jusqu'aux oreilles, juste pour vous faire plaisir !

- Si ce n'est que cela, je ne regarderai pas.

- Comment saurez-vous si je rampe correctement alors ?

- On ne vous a jamais dit qu'au concours des enquiquineuses, vous frôliez le record toutes catégories ?

- Jamais en termes si courtois, non.

- Lily, écoutez-moi. On vous propose l'incroyable privilège d'effectuer une répétition générale. Si quelque chose devait se produire, vous avez une petite chance de vous en sortir et vous avez, au moins une fois, travaillé la question. Vous avez une licence d'enseignement, comment apprennent les gens ? En écoutant, seulement ? Ou en mettant en pratique ce qu'on leur dit ?

A la colère, la jeune femme savait répondre avec aplomb, mais pas au froid raisonnement. James avait gagné. Il fallait en convenir, et c'est en étouffant quelques jurons parmi les mieux sentis de son vocabulaire qu'elle se mit à ramper. Exercice beaucoup plus difficile qu'il n'y paraissait. Pourtant, elle parvint à suivre l'itinéraire indiqué par James sans porter atteinte à sa dignité, ni à la bonne tenue de sa jupe.

James se releva, ralluma la lumière et vint lui tendre la main pour l'aider à se relever. Pas de sourire, cette fois, ni d'âme, seulement préoccupé par son efficacité.

- Il se peut aussi que je vous donne des ordres par gestes. Ceci, c'est "au sol" et ça c'est "silence". En cas de menace, vous devez impérativement vous souvenir de ces quelques points : je suis le chef. C'est le principe numéro un, le plus important. Obéissance immédiate et absolue. Pas de questions, pas de commentaires. Au sol et silence. Compris ?

Lily le regarda d'un air soucieux.

- Comment savez-vous que j'ai une licence d'enseignement ?

Il poussa un soupir excédé.

- Chaque chose en son temps. Qu'est-ce que je viens de dire ?

Impressionnée par la sévérité de son expression, Lily baissa les yeux.

- D'accord, d'accord. Au sol et silence.

- Qui est le chef Lily ?

La douceur de sa voix lui parut plus inquiétante que s'il avait crié.

- Bon ça va ! Au cas, très improbable, ou un groupe de terroristes passe à l'attaque, monsieur James Potter est le chef. Votre ego est satisfait ? Ou faut-il que j'ouvre la fenêtre pour le crier au monde entier ?

- Cela n'a rien à voir avec mon ego, petite fille stupide, il y va de votre vie.

- Pfff ! Quelle est la probabilité pour que l'auteur de ces lettres, si elles sont authentiques, passe à l'acte ? Une sur un million ?

- Cela suffit, quand une vie est en jeu.

- Avez-vous seulement lu ces lettres ?

- Non.

- Et pourquoi cela ?

- Des gens compétents l'ont fait, et ont jugé qu'il fallait prendre ces menaces au sérieux. Cela me suffit. Désolé de ne pouvoir satisfaire votre curiosité.

Désolé ? Il n'en avait pas l'air.

- A propos de curiosité, d'où tenez-vous vos renseignements sur mes études ?

Et surtout, que savez-vous d'autre ? Il n'était tout de même pas au courant de tout ce qu'elle cachait à son père ?

- Je suis télépathe. Et puis j'ai un petit dossier, dans mon bureau, avec votre nom dessus. Vous êtes née à l'hôpital de Mount of Angels, et vous passez les premières années de votre vie dans un modeste pavillon de Glendale Road. Votre mère est morte lorsque vous aviez trois ans. Votre père a cherché à se distraire de son malheur en s'abrutissant de travail. Résultat, son affaire a prospéré. Si bien même, que vous avez effectué toute votre scolarité dans les meilleures écoles privées de la région. Vous avez déménagé plusieurs fois, chaque nouvelle maison reflétant un peu mieux la prodigieuse réussite de votre père. Après le lycée, vous êtes entrée à l'université, où vous avez obtenu votre diplôme avec mention très bien. Vous parlez français mal, votre meilleure amie s'appelle Alice Cooper, et…on ne vous connaît pas de relation amoureuse.

- Premièrement, mon français n'est pas si mauvais que ça. Ensuite, désolée de vous détromper, mais il m'arrive de rencontrer des hommes.

- Possible. Quoi qu'il en soit, après l'université, plus rien. Nous n'avons aucun renseignement concernant les deux années écoulée, et je compte y remédier au cours des jours à venir.

Il lui sourit.

- Vous pourrez me parler à loisir des hommes de votre vie, nous passerons au peigne fin tous les gens de votre entourage.

Perspective qui l'aurait inquiétée si elle n'avait eu la ferme intention de quitter le domaine de son père le surlendemain au plus tard.

- J'espère que vous ne vous choquez pas trop facilement !

- Ne craigniez rien pour moi.

Non qu'elle ait rien de choquant à révéler ! Mais puisque, de toute façon, elle serait obligée de lui mentir, pourquoi ne pas s'inventer une existence ? Ou au moins, travestir la vérité ? Elle avait rencontré des hommes, certes, et même beaucoup. Mais, ce que James n'imaginait sûrement pas, c'est qu'il ne s'était jamais rien passé avec eux.

Ils rejoignirent le père de Lily au petit salon, où il buvait l'apéritif en compagnie de des deux autres membres de l'équipe de sécurité. A leur arrivée, les trois hommes se levèrent. Lily constata avec plaisir que sa présence provoquait un toujours le même émoi chez le dénommé Peter Pettigrow, qui la contemplait fixement.

- Avant que je ne vous libère enfin, mademoiselle Evans, annonça James en acceptant un verre de jus de fruits, j'ai besoin de votre emploi du temps de demain.

- J'ai l'intention de faire quelques courses.

- Bien.

- J'aimerais, si c'est possible, partir avec elle pour une promenade à cheval le matin, ajouta Monsieur Evans. Tu serais d'accord ma chérie ?

Lily faillit refuser, mais elle nota que James Potter s'était figé, comme si la perspective de les suivre à cheval l'emplissait de terreur. Avec un peu de chance, elle venait de découvrir au moins un point faible chez ce héros : la peur des chevaux !

Chacun son tour après tout, il l'avait forcé à ramper sur le sol, il pouvait bien, de son côté, faire un petit effort !

- D'accord, répondit-elle à son père. James, je pense que vous vous joindrez à nous ?

- Pas si je peux l'éviter, non.

- Tu sais monter à cheval, Peter ?

- Tu plaisantes, je viens de la ville, pas de la campagne !

- Parfait ! murmura James, fataliste. Va me chercher Remus et pose lui la question.

Peter revint quelques minutes plus tard.

- Il dit qu'il aurait du mal à reconnaître la tête de la queue.

- Eh bien voilà !

- Faut-il demander à mademoiselle Evans d'annuler la promenade ?

- Tu cherches une excuse pour aller lui tourner autour toi ! Ne mélange pas tout mon vieux. Nous sommes ici pour travailler, ne l'oublie pas.

- Mais je ne l'oubliais pas !

- Parfait !

- Alors cette sortie à cheval ? demanda Peter.

- J'irai, fit James.

- Un peu à contrecoeur, on dirait ?

- Je hais les chevaux. J'ai passé deux semaines dans une prison turque, une fois. Et je préfèrerais recommencer que de monter sur une de ces bêtes. C'est te dire !

- Mais tu sais monter tout de même.

- Oui, c'est juste que je n'aime pas ça.

- Je suis certain que si tu expliquais à monsieur Evans…

- Non, ce serait mauvais. La règle d'or, dans ce type de mission, c'est de permettre aux gens que tu protèges de mener une vie normale autant que possible. De cette façon, ils restent plus détendus, plus calmes, et plus efficaces en cas de problèmes. En plus, mes rapports avec le colonel sont suffisamment mauvais comme ça. Je ne m'imagine pas lui dire que je n'ai pas fait mon travail parce que je n'aime pas monter à cheval !

- Ah ! Tu es en froid avec le colonel ? J'aurais dû m'en douter. Ce n'est pas à toi qu'il confie ce type de mission d'habitude.

- C'est juste.

- Mais il faut être honnête, pour le moment, c'est plutôt agréable.

James eu un petit rire sans joie.

- Certes, les divans sont moelleux, le café buvable…Que demander de plus ?

En réalité, il pensait qu'il n'avait rien à faire ici. Ses compétences étaient sous employées mais on ne discute jamais un ordre du colonel.

- Je ne vois pas pourquoi tu devrais monter à cheval si tu n'aimes pas ça, répéta Peter avec l'inconscience de ceux qui ne savent pas encore comment marche le monde.

- Ecoute, Peter, tu aimes sauter en parachute ?

- Pas vraiment, non.

- Tu l'as fait quand même.

- Bien obligé, à l'entraînement

- Notre travail ici, ce n'est rien d'autre. Quand il y a quelque chose à faire, on le fait. Même si on n'aime pas ça. Et Dieu sait combien c'est difficile parfois ! conclut James avec un soupir.


Je voulais signaler que c'est grâce à cette histoire que j'ai connu ma super jumelle de moi, on ne s'est pas encore vue lol, mais pour avril c'est prévu, 15 jours de bonheur lool, j'ai eu l'épilogue avant tout le monde, et je peux vous dire qu'il déchire sa race lol!!!

Voilà c'était le mot de Lilieve01 parce notre auteur chérie n'arrive pas à poster de son pc, heureusement que sa jumelle chérie, tellement fan de cette histoire avait toute l'histoire dans ses docs reçus! Si c'est pas être fan je ne sais pas ce que c'est!!!!

Bon allez les gens on rigole plus et on laisse pleins pleins pleins de reviews à la miss, faut bien la remercier quand même pour ce super chapitre et l'encourager à poster les autres, surement par mon biais encore une fois lol, bisous à vous tous, et oubliez pas le petit bouton vert!!!!