Salut tout le monde, je suis super contente que ma fic vous plaise et je suis d'autant plus contente d'avoir autant de reviews !!

Par contre, je suis désolée mais je n'ai pas le temps de répondre aux reviews anonymes. En tout cas, j'ai bien compris votre enthousiasme !!

Merci à ma jumelle d'amour de publier mes chapitres, et vous pouvez la remercier aussi parce que sans

elle, plus de nouveaux chapitres !!!

Bonne lecture !!


Chapitre 6

- Lily, vous devriez passer le week-end chez votre père.

Il faisait une chaleur étouffante dans la voiture. L'embouteillage dans lequel ils se trouvaient depuis un bon quart d'heure ne faisait pas mine de débloquer. Ils n'avaient pas échangé un seul mot depuis la pénible scène du baiser dans la salle de classe.

Lily repoussa de son front humide les cheveux qui venaient s'y égarer et jeta un regard du côté de James. Les lunettes de soleil qui lui cachaient les yeux lui donnaient un air presque inhumain, d'une totale indifférence. La marque rouge sur sa joue restait visible, et elle se détourna, brûlante de honte et de colère. Elle aurait au moins appris quelque chose aujourd'hui : la passion était quelque chose de trop important pour qu'on se permette de la traiter à la légère.

La chaleur devenait insoutenable. L'air semblait immobile, il desséchait la gorge, alourdissait la tête. Une folle envie la prit d'ouvrir sa portière, de traverser le flot de voitures arrêtées, et de rentrer calmement chez elle par les trottoirs ombragés. Mais James serait fou de rage, une fois de plus. Etrangement, elle trouvait cette pensée rassurante. Sa colère le rendait plus humain, plus proche. Tandis que l'étranger assis à côté d'elle, silencieux, résigné à l'attente, lui faisait presque peur.

Enfin, les voitures bougèrent et un souffle d'air entra par la fenêtre ouverte.

- Je veux que vous passiez le week-end au manoir, reprit James.

- Il y a deux minutes, il s'agissait d'une suggestion, maintenant c'est un ordre, et avant seulement de m'en rendre compte nous y serons arrivés, c'est ça ? s'exclama-t-elle, furieuse.

- Les choses peuvent se gâter, Lily. Très vite.

- Vous m'avez prouvé tout à l'heure dans la classe que vous étiez un manipulateur de talent. Alors pourquoi faire semblant de me laisser le choix ?

- J'avoue avoir manqué de finesse, à ce moment-là. J'en suis désolé.

- Non, James, vous n'êtes pas désolé. Vous vous fichez bien de ce qui s'est passé !

Il ôta ses lunettes d'un coup sec, les jeta dans le vide-poches, et tourna son regard vers Lily. Refusant de se laisser intimider, la jeune femme lui tint tête.

- Quels mots dois-je employer pour que vous acceptiez mes excuses ?

- Vous n'êtes pas désolé, répéta Lily, obstinée. Si la même situation devait se reproduire, vous n'agiriez pas autrement. Votre mission est plus importante que ce que je peux ressentir, ne le niez pas.

A la grande déception de Lily, il ne prit même pas la peine de répondre, il remit ses lunettes et n'ouvrit plus la bouche. En silence toujours, ils arrivèrent devant l'immeuble de la jeune femme et montèrent au troisième. Comme d'habitude, il entra le premier, fit un rapide examen des lieux, puis revint dans le salon.

- Préparez vos affaires, je vous prie.

- Je ne veux pas aller au manoir.

- Vous serez plus en sécurité là-bas, croyez-moi. En ville, tout peut arriver.

- Je savais bien que vous ne me laisseriez pas le choix.

- Vous avez toujours le choix, Lily. Je vous aide juste à opter pour la bonne solution.

- Je déteste qu'on me traite comme une gamine !

- Vous n'aimez pas qu'on vous traite comme une enfant, vous n'aimez pas qu'on vous traite comme une femme… Cela réduit ma marge de manœuvre, non ?

- Parce que vous m'avez traitée comme une femme, tout à l'heure ? Non, monsieur Potter. Vous m'avez traitée comme une moins-que-rien. Vous m'avez juste utilisée.

- C'est de la mauvaise foi, Lily. Cet épisode vous a plu autant qu'à moi. Si, en plus, ce baiser atteignait d'autres buts, tant mieux, non ?

- Vous voyez bien que vous n'êtes pas désolé !

- Je regrette que vous ayez mal vécu les choses. Mais dans les conditions de stress où nous vivons, il était évident que, tôt ou tard, cela se produirait encore. La présence de Severus jouant les voyeurs par la fenêtre a juste accéléré le processus.

- En fait, « tôt ou tard », vous finissez toujours par embrasser les femmes de votre entourage.

- Mon Dieu, Lily ! Vous passez votre temps à interpréter mes paroles ! C'est trop difficile, pour vous, de comprendre que je vous trouve attirante ?

- Ah bon ? Vous me trouvez attirante ? Vous ne l'avez jamais montré.

- Et dans la boutique de lingerie ?

- Vous avez agi sous le coup de la colère ! s'exclama Lily, rougissant à ce souvenir.

- Réaction bizarre, vous ne trouvez pas ? Mais je vous promets que je n'aurais pas fait la même chose avec n'importe qui, Mirabelle Webster, par exemple !

C'était la surveillante générale de l'école, une femme adorable qui aimait trop les chocolats et les gâteaux.

- Mirabelle est peut être trop grosse, mais elle a un esprit que tout le monde devrait lui envier !

- C'est possible. En tout cas, jamais il ne me viendrait à l'esprit de l'embrasser, même sous le coup d'une très grande colère !

- Je suppose que je dois me sentir flattée ?

- Si ça vous convient… Moi, j'ai fait de mon mieux pour résister à cette envie. Je veille toujours à ne pas mélanger travail et plaisir, d'ordinaire. Seulement, la tentation est parfois trop forte.

Il haussa les épaules.

- C'est de l'histoire ancienne, maintenant. Ça ne se reproduira plus.

- Vous avez dit exactement la même chose la dernière fois !

- C'est vrai…je ne suis qu'un homme, Lily. Bien, vous avez dix minutes pour boucler votre sac. Sinon, c'est moi qui vous le prépare. Et je ne suis pas très doué pour ce genre de chose, je vous préviens !

- Voilà ! Encore une fois, vous agissez comme avec une enfant ! Et cette façon de donner des ordres, vous trouvez ça très adulte vous ?

Il tendit la main vers elle, lui effleura les cheveux, puis les lèvres, très doucement. Tendue, prête à se rebiffer, Lily le fixait droit dans les yeux.

- C'est justement parce que vous n'êtes plus une petite fille que je ne veux pas que nous passions le week-end ici tout les deux. Vous me comprenez ?

Lily baissa les yeux, les leva…puis acquiesça. A plus d'un titre, effectivement, le manoir représentait la sécurité. Car entre eux aussi, les choses pouvaient se gâter très vite.

Le désir qui les poussait l'un vers l'autre était trop puissant. Ils avaient tous deux franchi des barrières qu'ils n'auraient pas dû franchir, transgressé les limites assignées par leur rôle respectif.

Oui, il avait raison, une fois de plus. Mieux valait passer le week-end au manoir.

*****

Quand elle se réveilla le lendemain matin, la première pensée de Lily fut pour James, et pour l'étreinte à la fois divine et désolante de la veille. Pourraient-ils jamais revenir en arrière et retrouver leur ancienne manière d'être, l'un avec l'autre ? A présent que leur désir s'était montré en pleine lumière, ce serait difficile, impossible peut être.

James était conscient de l'effet qu'il produisait sur elle. Il avait aussi perçu que son désir était celui d'une femme encore innocente. Mais en elle, les lointaines rêveries cédaient la place à une force vive, à l'envie de connaître les secrets de son corps, et les profondeurs de la passion. James était apparu dans sa vie juste à ce moment-là, charmeur, sensuel, si bien dans sa peau d'homme fort. Comment n'aurait-elle pas été sensible à tant de virilité ?

Mais il fallait se protéger de lui, désormais, et ne plus lui laisser voir sa vulnérabilité. L'ascendant qu'il avait pris sur son corps, il ne devait pas l'avoir sur son esprit. James Potter n'était pas un homme dont il fallait tomber amoureuse. Ce qu'elle éprouvait pour lui n'avait rien à voir, ni de près ni de loin, avec de l'amour. Il s'agissait simplement d'une exigence physique, d'un besoin commandé par la nature…

Après une douche rapide, la jeune femme s'habilla, puis descendit dans le salon, affichant son sourire le plus désinvolte.

- Bonjour ! lança-t-elle à l'adresse de Remus et de l'inconnu qui se tenait auprès de lui.

- Bonjour, lui répondit le jeune homme. Je vous présente le remplaçant de James…

Le sourire de Lily se figea sur ses lèvres.

-…Sirius Black.

- Enchantée.

Dans le brouillard qui tombait sur elle, Lily nota, avec une indifférence totale, que cet homme était sans doute le plus séduisant qu'elle ait jamais rencontré. Très grand, très carré, il avait des cheveux noirs et des yeux gris rieurs dans un visage de dieu grec. Mais où était James ? Pourquoi était-il parti ? Pour échapper au désir qu'il provoquait en elle, peut être ? Quand le reverrait-elle si elle le revoyait un jour ? Reprendrait-il ses missions périlleuses, risquerait-il sa vie ?

- Lily, tout va bien ? demanda Remus, anxieux.

- Oui, ça va. Un simple passage à vide, ça m'arrive souvent avant le petit déjeuner, répondit-elle en trouvant, Dieu sait où, la force de sourire.

- Tant mieux. Ce serait un comble que vous soyez malade juste pendant les jours de congé de James ! Lui qui aimerait tant vous voir immobile au fond de votre lit, jusqu'à ce que cette histoire soit résolue !

Jours de congé ? Jours de congé ! Son cœur se remit à battre, la chaleur revint dans ses membres glacés.

- Quand James… Monsieur Potter doit-il rentrer ?

- Lundi matin. Il m'a chargé de vous dire qu'il vous retrouverait à l'école.

Lily était trop contente pour en vouloir à James d'avoir partagé le secret qu'elle gardait farouchement avec ses collaborateurs.

- Il ne m'avait pas prévenue de son départ, observa-t-elle d'une voix un peu contrainte en prenant place à table.

Sans doute n'avait-il rien prévu lui-même…

- Nous manquons d'hommes en ce moment, intervint Sirius Black. Les jours de congé sont de véritables faveurs qui tombent souvent sans qu'on s'y attende.

Lily sourit. Cet homme avait décidément du charme, et il le savait. Il possédait aussi une sorte de légèreté, de superficialité peut être, qui rendait sa présence beaucoup moins oppressante que celle de James.

- James m'a dit que vous étiez une excellente cavalière, ajouta-t-il, et que vous seriez sûrement contente de faire un tour à cheval. Si vous voulez profiter de ma présence, ne vous privez pas, j'adore les chevaux, moi.

Effectivement, Sirius montait très bien. C'était aussi un conteur né, doté d'un rare sens de l'humour, et ils passèrent ensemble un délicieux moment de détente. Quel plaisir de côtoyer un homme si facile ! Mais en même temps, Lily sentait qu'il lui manquait quelque chose. Quoi, exactement ? Elle n'aurait su le dire.

Sirius la ramena à Londres tôt le lundi matin. Elle riait encore d'une de ses plaisanteries lorsqu'il se gara dans le parking de l'école.

James l'attendait dans l'ombre du porche, le visage fermé comme à son habitude. Lily se tourna vers Sirius, lui décocha un sourire un peu plus charmeur que nécessaire.

- Merci Sirius. J'ai passé un week-end formidable. Vous êtes vraiment quelqu'un d'agréable à vivre.

Sirius devint sérieux, soudain.

- Moi aussi, j'ai beaucoup aimé ces moments passés ensemble, Lily. Croyez-vous que nous pourrions nous revoir, un de ces jours ? Nous irions dîner quelque part, ou…

La jeune femme quitta une demi-seconde trop tard James des yeux. Sirius retrouva aussitôt son sourire léger.

- Ah ! J'arrive une peu tard, je vois !

- Que voulez-vous dire ?

- J'ai l'air désinvolte comme ça, mais rien ne m'échappe. C'est mon meilleur ami, James, et c'est quelqu'un de bien. De très bien même. Mais il est prisonnier de son travail, ça le rend un peu… dur et solitaire aussi.

- Pas vous ?

- Chacun réagit différemment au stress, vous savez. Moi, je suis un meilleur acteur que James, j'arrive mieux que lui à prendre du recul. Est-ce un bien, est-ce un mal ? Je n'en sais rien.

Il se pencha vers elle et posa ses lèvres sur sa joue. Il lui sourit et caressa d'un doigt son visage.

- Je ne sais pas résister. C'est encore une différence entre James et moi. Parfois, je brise les règles. Lui, jamais.

- Quelles règles ?

- Celles qui dictent de ne pas s'impliquer personnellement avec nos clients. Une dernière chose, avant de partir, lorsque James vous a embrassée dans la salle de classe, c'était pour provoquer une réaction de la part de Severus qui vous regardait et peut être faire avancer l'enquête.

- Vous…vous saviez qu'il m'avait embrassée ?

- Oui, ça figurait dans son rapport.

Dans son rapport…Avec quels mots avait-il pu décrire l'intensité de ce baiser ? Comment avait-il pu raconter une chose pareille ? Il la ridiculisait, purement et simplement. Sans trop savoir comment, Lily parvint à sortir de la voiture les yeux secs et la tête haute. L'air de rien, elle entra dans l'école, salua James d'un signe de la tête. A la voir, personne n'aurait pu deviner qu'elle venait de subir la plus profonde humiliation de son existence. Sans un mot, James lui emboîta le pas.

- Bon week-end ?

Lily risque un regard de son côté. Il avait son air des jours d'orage et paraissait furieux.

- Fa-bu-leux !

- Vu la tête que vous faites, on ne dirait pas !

- Vous n'avez pas l'air radieux non plus.

- Je vous l'accorde.

- Ce sont les remords qui vous rongent ?

- Moi ? Et pourquoi éprouverais-je des remords ?

- C'est vrai ! Quand on ose se comporter comme vous l'avez fait, on n'a aucune moralité.

- J'aimerais comprendre Lily.

- Moi aussi ! J'aimerais comprendre comment vous avez pu raconter ce qui nous est arrivé dans la classe, vendredi après-midi ! Par écrit en plus ! Avez-vous bien tout décrit ? L'ardeur avec laquelle j'ai répondu à votre baiser, me suis serrée contre-vous, et….

- Chut Lily, murmura-t-il d'une voix douloureuse.

- Comment ça chut ? Je n'ai pas encore commencé, monsieur Potter ! Moi aussi, je pourrais rédiger un rapport, l'envoyer à l'un de ces journaux à scandales. En gros titre il y aurait : « Il séduit une femme innocente pour confondre un criminel » !

- Taisez-vous ! ordonna-t-il. Les murs ont des oreilles.

- Vous commencer à me fatiguer, avec vos soupçons ! Vous m'avez envoyée au manoir pour plus de sécurité, mais il n'y avait rien à craindre, James, rien du tout ! Votre suspect numéro un n'a pas mis le feu au quartier pour se venger de vous !

- Pour la seconde fois, Lily, silence !

- Silence vous-même ! Ce pauvre Severus ne ferait pas de mal à une mouche.

Elle entra dans la classe encore vide, posa ses affaires sur le bureau.

- J'ai passé de vraies vacances avec Sirius Black, dit-elle dans un soupir, deux jours formidables. Il est drôle, détendu, jamais moralisateur…J'imagine qu'il n'est pas possible d'obtenir un changement définitif de garde du corps ?

James resta impassible, mais Lily nota avec satisfaction que le petit muscle de sa mâchoire, qui se crispait toujours sous l'effet de la colère, était pris de spasmes nerveux.

- Non, Lily. C'est absolument impossible.

- Dommage.

- Ce bon vieux Sirius ! Le futur père de notre nation…

- Ah bon ! Il a des ambitions politiques ?

- Sirius n'est ambitieux que sur un seul et unique sujet, mais qui n'a rien à voir avec la politique si vous voyez ce que je veux dire…

Lily rougit, à l'évidente satisfaction de James.

- Ce n'est pas très gentil de votre part un commentaire pareil !

- Il serait le premier à le faire.

C'était vrai. Sirius, l'extraverti, avait décidé d'échapper au stress de son métier en multipliant les relations et en devenant un homme à femmes. James, lui, avait réagi en se refermant sur lui-même. Deux hommes, deux attitudes opposées. Deux façons aussi d'être attirant. Mais, bien qu'elle s'en défende, il lui paraissait plus facile de communiquer vraiment avec un homme comme James, car lui ne jouait pas.

- Avez-vous vu Severus-le-terrible, ce matin ? demanda-t-elle. J'aurais besoin de lui…

- Non, il n'est pas arrivé. Et à mon avis, il ne viendra pas aujourd'hui.

Un sentiment d'appréhension envahit la jeune femme. Severus ne manquait jamais un jour, jamais une heure de classe. Et brusquement, il ne lui parut plus aussi aberrant de le soupçonner. Brusquement, aussi la présence de James lui sembla plus rassurante. Il n'y avait rien à redire à sa maîtrise de lui-même, à sa façon d'être présent. D'accord, son perfectionnisme professionnel le rendait un peu difficile à aborder sur le plan humain, mais dans ces moments-là, la confiance qu'il inspirait n'avait pas de prix.

Il regardait par la fenêtre, à présent, et un observateur quelconque n'aurait rien remarqué de particulier dans son attitude, mais Lily savait, à la façon dont il restait tourné à demi vers la porte, à la mobilité de son regard, à son extrême concentration enfin, qu'il veillait.

Il dut se sentir observé, car il se tourna soudain vers elle. Leurs regards se croisèrent, et aucun des deux ne baissa les yeux.

- Pourquoi a-t-il fallu que vous parliez de ce baiser dans votre rapport ?

- Sirius est vraiment le pire bavard que je connaisse !

- Il vaut mieux trop parler que pas assez. Le genre ténébreux est passé de mode, mon pauvre James. Et quitte à garder le silence, autant le faire sur toute la ligne, non ?

- J'écrivais, dans mon rapport, que j'avais toutes les raisons de voir en Severus Rogue un suspect. J'ai parlé des sentiments profonds et ambigus qu'il paraît éprouver à votre égard. J'ai dit aussi qu'à mon avis, il pouvait continuer à envoyer ses lettres empoisonnées des années durant sans passer à l'action. A moins qu'un événement le pousse à agir. Ce baiser avait pour but de provoquer sa jalousie. Il pouvait être, pour lui, un motif de passer à la phase suivante de son jeu pervers.

Ce baiser avait pour but… Ces mots lui firent l'effet d'un coup de poignard.

- Ne me dites pas que Severus est leader d'un groupuscule terroriste, lança sèchement la jeune femme. Je ne pourrais pas vous croire.

- Exact, Lily.

- Alors pourquoi vous le suspectez ?

- Je pense qu'il est à lui tout seul l'auteur de ces lettres. C'est surtout la signature « Cœur du Ghetto », les initiales C.D.G. sont aussi celles du projet gouvernemental Top Secret pour lequel travaillent les usines de votre père. Ce qui a éveillé les soupçons des plus hautes instances. Sans cette malheureuse coïncidence, jamais vous n'auriez fait l'objet de tant d'attention, ma chère Lily.

- Et je ne m'en serais pas porté plus mal.

- Vous vous trompez. Severus est dangereux. Le gouvernement ne paiera pas indéfiniment pour votre protection, surtout si leurs projets ne sont pas menacés.

- Charmant !

- N'est-ce pas ? C'est la raison pour laquelle je tiens à travailler le plus vite possible. Ce qui m'amène, effectivement, à parfois manquer de…considération à votre égard. Du moins en apparence.

Il l'observait avec une grande intensité, comme s'il cherchait à communiquer avec elle par-delà les mots. Une fois encore, Lily eut l'impression d'accéder à la face cachée de sa personnalité, et de sentir sa solitude.

« Il est prisonnier de son métier », lui avait dit Sirius. Une envie presque douloureuse la saisit de tendre la main pour la poser sur la sienne. Mais elle ne bougea pas. Pourquoi aurait-elle fait confiance à son cœur ? Car si la raison lui disait de ne jamais céder au désir qui la poussait vers James, son cœur lui, murmurait le contraire. Et que pouvait donner de bon une relation avec un homme comme lui ? A supposer qu'il sache la rendre heureuse, son métier l'exposait à de tels risques qu'elle n'aurait de toute façon pas un instant de repos.

Et c'était elle qui, dans un moment de compassion, lui avait assuré qu'une femme aimante s'accommoderait de n'importe quel genre de vie ! De toute façon, elle ne ferait pas l'affaire !

Enfin, ça c'est ce qu'elle croyait !


Voilààà, bon encore un chapitre super génial de la mort qui tue, dois je vous rappeler que le petit bouton vert est toujours à votre disposition?!^^ Sinon je suis super heureuse parce que vous avez rendu ma jumelle heureuse avec toutes vos reviews!!!

Merci beaucoup et à la prochaine!!

Lilieve01.