Salut tout le monde,
bon ben ça y est, on n'y est !! lol
James va enfin emmener Lily chez lui et ils ne vont pas être déçu !! Je sais que vous allez me traîter de sadique (ce que confirmera sûrement ma jumelle dans sa note de fin lol), mais il y aura plus de détails dans le prochain chapitre qui sera publier... ben je sais pas quand en fait, vu que ma jumelle part en Espagne !! (Et ouais elle m'abandonne pendant une semaine, je sais pas comment je vais faire pour survivre lol)
En tout cas je vais me débrouiller pour que vous ayez au moins un chapitre la semaine prochaine.
Ninouche17.
Chapitre 8
On accédait à l'appartement de James, qui se trouvait au dernier étage d'un vieil immeuble rénové, par un escalier extérieur. Il passa devant elle, ouvrit la porte et alluma la lumière. Aussitôt, et sans qu'elle ne puisse expliquer pourquoi, Lily fut envahie par un délicieux sentiment de paix.
Ils se trouvaient dans la pièce la plus accueillante qu'elle ait jamais vue. Vaste et lumineuse, elle servait à la fois de salon et de bureau avec, dans un renfoncement, un coin cuisine suffisamment moderne et bien conçu pour être aussi utilisés au mieux pour délimiter les différentes parties de la pièce. Le plafond, très haut du côté salon, s'abaissait en pente douce dans le coin bureau, sorte d'alcôve où s'ouvrait une ravissante fenêtre. Un long plateau en pin servait de table de travail, et le long des murs grimpaient des étagères encombrées de livres. Des tapis colorés égayaient le parquet de bois sombre et des fauteuils profonds, disposés autour de petites tables basses, donnaient envie de s'installer pour bavarder. Aux murs, les masques africains se mêlaient aux armes indiennes et aux tableaux modernes pour créer un ensemble surprenant, étonnamment harmonieux.
Lily se laissa tomber dans un fauteuil, et poussa un soupir heureux.
- Quelle surprise !
- Ah bon ?
- Cet endroit est le plus chaleureux que je connaisse.
- Et je ne suis pas quelqu'un de chaleureux, c'est cela ?
- Disons que… je n'emploierais pas ce terme pour parler de toi.
Il entra dans le coin cuisine, et elle se tourna à demi pour le suivre des yeux. Il se déplaçait avec l'aisance de quelqu'un qui connaissait l'endroit comme sa poche, et y passait quantité de moments agréables.
- Toi, tu cuisines, observa-t-elle.
Il lui lança un regard étonné.
- Quand j'ai le temps, oui. Tu t'es trompé de carrière, il fallait devenir détective !
- Peut être, murmura-t-elle, absente.
Y avait-il quelqu'un qui s'asseyait à cette table carrée en face de lui ? Mettait-il une nappe, des bougies ? Ou concoctait-il des petits plats juste pour lui, Dire qu'elle-même répugnait, lorsqu'elle était seule, à faire cuire un œuf !
- Tiens, c'est du chocolat chaud, annonça-t-il en lui tendant une tasse fumante.
Elle but une gorgée et pensa que c'était le meilleur chocolat chaud qu'elle avait bu de toute sa vie.
- Je n'avais jamais rien goûté d'aussi bon !
- Ah ! C'est une recette personnelle ! J'utilise un chocolat parfumé à la menthe, j'y ajoute un soupçon de café, et un peu de crème fouettée.
Quelques heures plus tôt, elle se voyait traquée pour toujours, incapable d'éprouver désormais ni paix ni bonheur. Et voilà qu'assise dans un fauteuil profond, une tasse de chocolat à la main, elle goûtait les moments les plus doux de son existence…
- Quel terme emploierais-tu pour me décrire ? demanda soudain James.
Sa question la prit au dépourvu, mais elle ne se déroba pas.
- Enigmatique, cynique et dangereux aussi.
- Je ne suis pas dangereux, répondit-il avec douceur.
- Pour moi, si. Infiniment dangereux.
Mais qu'est-ce qu'elle était en train d'avouer ? Comme il l'avait prévu, le rosé italien causait ses ravages. Et elle, qui se sentait tellement en sécurité quelques secondes plus tôt, se recroquevilla dans son fauteuil, vaincue par le regard chocolat, un peu moqueur, que James fixait sur elle.
Chez lui, il ne jouait pas le professionnel efficace et, pour la première fois, Lily le voyait vraiment serein, détendu. Bizarrement, il lui semblait plus inquiétant ainsi.
- Explique-moi pourquoi je produits cette impression sur toi.
- Je crois… que c'est de te découvrir ainsi, dans ton univers. Je n'ai plus mes repères ici. C'est comme si je ne te reconnaissais pas.
- Et ça te fait peur ?
- Oh ! James, tu sais bien qu'entre nous, depuis le début, il y a cette… tension. Je ne vois pas pourquoi elle disparaîtrait d'un seul coup !
- C'est vrai. Et je ne peux rien faire pour l'apaiser, ajouta-t-il dans un murmure.
- Sirius m'a un peu parlé de ces fameuses "règles de conduite" qu'on vous demande d'adopter vis-à-vis de vos clients. C'est très… louable de ta part, de si bien les appliquer.
- Au diable ces histoires ! Si je me sentais concerné par ces règles, tu ne serais pas ici ce soir.
- Alors pourquoi tant de sagesse ?
- Pour toi, Lily. Je te l'ai déjà dit, je ne veux pas m'impliquer auprès des femmes vulnérables tout attirantes qu'elles soient. Et tu es attirante, Lily. Pleine d'esprit, mystérieuse et belle. Tu es une femme… pas comme les autres.
- Je suis une adulte, aussi, capable de prendre des décisions, et de vivre avec les conséquences de mes actes.
- Tu ne sais même pas ce que tu désires vraiment. Tu ne cesses d'osciller entre un abandon extrême et la plus désuète des pudeurs.
- De toute façon, je t'ai déjà dit ce que je désirais pour ce soir. J'ai déjà eu mon festin italien, maintenant je veux dormir. Seule.
- Parfait. Je te donne mon lit, la chambre est à droite dans le couloir.
- Je refuse de dormir dans ton lit ! s'exclama-t-elle avec une précipitation suspecte.
Non ! Elle n'arriverait pas à s'endormir entre ces draps où subsistait sûrement le parfum de son corps, sur l'oreiller où sa tête reposait chaque nuit… Pensées infiniment trop troublantes !
James fronça les sourcils.
- Tu y serais mieux pourtant.
- Je viens de te dire que tu me faisais peur, James. Je ne voudrais pas qu'au beau milieu de la nuit, de retour de la salle de bains par exemple, tu te trompes de porte.
- Dans ce cas, tu dormiras dans le canapé-lit. Je vais te chercher quelque chose qui puisse te servir de pyjama. Si tu veux utiliser la salle de bains la première… Tu trouveras la brosse à dents spéciale invités en haut à gauche, dans la petite armoire au dessus du lavabo.
Ses amis restaient si souvent dormir chez lui, qu'il gardait une brosse à dents spéciale pour eux ? Enfin amis… amies plutôt ! Elle devait s'estimer heureuse de ne pas rejoindre ce soir, l'armada de ses conquêtes. Et ce, malgré les trois verres de vin, malgré les paroles imprudentes qui lui avaient échappé !
- Tu leur laisses la brosse à dents en souvenir ? demanda-t-elle d'une voix douce.
- Pardon ? A qui ?
- A tes… espionnes russes.
- Bien que cela ne te concerne pas… je la garde pour Sirius, à qui il arrive de dormir ici après une journée de travail un peu longue.
- Ah !
- Non que cela te concerne encore, mais j'estime que la décision de devenir intimes ne peut se prendre qu'à partir du moment où l'on partage certains sentiments.
Il sortit de la pièce à grands pas, laissant Lily silencieuse et rougissante. Quand il revint, il lui lança un T-shirt immense, qui devait lui appartenir.
- Je n'ai pas la nuisette en satin qui va avec la brosse à dents, lança-t-il, sarcastique. Mais c'est propre.
- James, je suis désolée.
- Désolée, vraiment ?
- C'est ta faute aussi ! Tu m'as toujours laissé croire que tu étais un séducteur. Plus, même, tu m'as confortée dans mes illusions !
- Je t'imaginais plus perspicace.
La mine sombre, il ôta les coussins du canapé, les empila dans un coin de la pièce. Puis il tira le lit, qui était déjà fait, et sans un mot, sans un regard, quitta le salon. La porte de sa chambre claqua.
Le cœur serré, Lily s'enferma dans la salle de bains. La brosse à dents se trouvait bien à l'endroit indiqué. Elle était noire et juste fonctionnelle, exactement du genre de celles qu'on prête à son meilleur ami. Après une rapide toilette, elle prit le T-shirt bleu nuit prêté par James. Il sentait comme sa chemise, une odeur fraîche de lessive. Elle n'hésita qu'une seconde avant de le poser sur le bord de la baignoire. Ce serait bien la première fois qu'elle gardait ses vêtements pour dormir. Mais au diable l'inconfort. Mieux valait se coucher tout habillée que de risquer une nuit d'insomnie à cause du parfum de James !
Avec l'impression d'avoir échappé à un grand péril, Lily revint dans le salon et se mit au lit.
*****
Severus se trouvait dans la pièce. Elle sentait sa présence immobile dans un coin du salon, près de la porte. Il la regardait, un sourire diabolique aux lèvres, puis il bougea soudain, ombre silencieuse et souple le long du mur… Il y eut un éclair inquiétant dans un rayon de lune. Un couteau. Il avait un couteau à la main.
Il sortit de l'ombre, le sourire mauvais, le regard fou, vint se camper au pied de son lit. Le couteau se leva, tout brillant de lune, puis plongea sur elle.
Le cri que poussa Lily résonna longtemps entre les murs du salon. Elle s'éveilla en tremblant, le visage baigné de larmes. Où était-elle ? Elle ne connaissait pas cet endroit, ne savait pas où trouver la lumière, et avait bien trop peur pour sortir de son lit !
Il y eut un grand bruit dans les profondeurs de l'appartement. Quelque chose qui tombait et se cassait. Son cœur se mit à battre un peu plus vite. Elle n'avait pas rêvé ! Il y avait quelqu'un ici !
- Lily ?
La lumière du couloir s'alluma et James apparut, vêtus seulement d'un pantalon de pyjama, le visage tout ensommeillé.
- Lily, que se passe-t-il ?
- Je… je n'en sais rien, murmura-t-elle, déconcertée par cette apparition.
Elle n'osait trop lever les yeux vers lui et pourtant, son torse large et brun, ses épaules rondes et musclées aimantaient son regard.
- Je croyais avoir rêvé, mais je suis certaine d'avoir entendu un verre se briser. Tu penses que Severus pourrait…
James s'assit au bord du lit qui grinça sous son poids. Il était si proche… De là, le grain de sa peau nue paraissait brillant, et si doux ! Elle voulut tendre la main pour le caresser, mais la crainte la retint.
- Quand tu as crié, je me suis levé d'un bond, et j'ai voulu allumer la lumière. Dans ma précipitation, j'ai fait tomber la lampe qui s'est cassée. Severus n'est pas là, Lily. Il ne sait pas où je vis, et quand bien même… il ne viendrait jamais m'affronter. Tu sais cela ?
Lily hocha la tête. Oui, Severus ne s'en prendrait jamais à James, c'était évident depuis leur première rencontre. De James une telle aura d'autorité et de puissance qu'il inspirait le respect immédiat. Même une être aussi irrationnel que Severus savait, d'instinct, qu'il valait mieux ne pas se frotter à un homme comme lui. Lancer un caillou contre une fenêtre ou écrire des lettres de haine à une femme sans défense était une chose, mais entrer dans la cage du lion pour affronter son rival en était une autre.
Un soupir apaisé s'échappa des lèvres de la jeune femme. De nouveau elle retrouvait ce délicieux sentiment de sécurité et de force que seule la présence de James savait lui procurer.
- C'était juste un rêve, répéta-t-il.
Il se tenait la main gauche d'une curieuse façon, et la jeune femme se pencha un peu pour voir. Du sang filtrait à travers ses doigts, et coulait le long de son bras.
- Oh ! James ! s'exclama-t-elle, complètement réveillée à présent. Tu saignes !
- J'avais remarqué, répondit-il avec un petit sourire. Ce n'est rien, une petite égratignure quand j'ai cassé la lampe.
En se penchant sur lui pour mieux voir la blessure, les seins de la jeune femme frôlèrent l'épaule de James et ce fut comme une décharge électrique, une chaleur intense qui se diffusait dans tout le corps de Lily. Il lui fallut faire un immense effort pour faire semblant d'ignorer le message impérieux de ses sens. Prenant le bras de James avec autorité, elle examina la plaie. C'était bien plus qu'une simple égratignure.
- Tu as de quoi te soigner ?
- Je m'en occupe. Toi, tu te recouches.
- Tu es vraiment l'homme le plus borné qu'il m'ait été donné de rencontrer ! Maugréa-t-elle en se levant.
-On forme un beau couple alors !
Il mettait bas les armes, et souriait soudain. Lily lui lança un rapide coup d'œil, inquiète de savoir s'il plaisantait, car à elle, cette pensée venait souvent ces derniers temps. Mais jamais pour rire. Lui, par contre, paraissait très amusé par cette idée, et elle s'assombrit.
- Où se trouve ta boîte à pharmacie ? demanda-t-elle encore, mais cette fois d'un ton qui n'admettait pas de réplique.
- Dans la salle de bains. Le placard sous le lavabo. Mais je t'assure, Lily…
- Tais-toi James, tu me fatigues ! Pour une fois dans ta vie laisse-toi faire !
Il prit le même air buté que ses élèves quand elle les grondait, et ne dit plus rien. Dissimulant un sourire, la jeune femme sortit du salon, courut prendre le nécessaire dans la salle de bains, et fut de retour en un clin d'œil. Assise sur le lit à côté de lui, elle prit son bras blessé, le posa sur se genoux. Tout en préparant ce dont elle avait besoin, elle observait, stoïque, les ravages que la proximité de James causait sur elle.
- Tu vas avoir du sang partout, dit-il d'une voix prudente, comme s'il craignait d'être encore une fois remis à sa place.
- Aucune importance. Aïe ! Il reste des petits éclats de verre. Je vais t'enlever ça à la pince à épiler. Ensuite, je désinfecterai à l'eau oxygénée, et je mettrai un pansement. Tu auras peut être un peu mal, mais je vais faire vite.
Tandis qu'elle se penchait sur son bras, le regard intense de James lui brûlait la nuque. Quelle étrange magie la faisait réagir à la présence de cet homme ? Troublée, la jeune femme mit toute sa concentration dans ce qu'elle faisait.
- Beau travail, commenta James en examinant le pansement terminé.
- J'ai de la pratique, avec tous les accidents qui arrivent en cour de récréation !
Il se mit à rire.
- Je me disais bien que je reconnaissais la technique ! Cette façon d'être rassurante en expliquant bien comment tu vas procéder, combien de temps ça durera… Tu t'y prends bien avec les enfants, Lily. Vraiment bien. Dans plusieurs années, ils rendront à d'autres ce que tu leur auras donné.
Il acceptait enfin d'avouer qu'il n'était pas complètement dupe du personnage dur, capricieux et superficiel qu'elle jouait. C'était la première fois qu'il lui parlait de cette façon.
- Merci.
Elle ne sut que dire d'autre, et baissa les yeux.
- Bon, si tu te sens mieux, je vais retourner me coucher.
Elle leva la tête, inquiète à l'idée de le voir partir. Affronter la solitude de la nuit lui parut soudain insupportable.
- Ne t'en va pas, s'il te plaît, James. Je n'ai pas plus que toi envie de dormir.
James hésita, visiblement déchiré entre sa raison et son désir. Mais il se trouvait chez lui, plus vulnérable, plus enclin à oublier son rôle de garde du corps. Et puis, fatigué comme il l'était, il devait manquer d'énergie pour maintenir la ligne de conduite qu'il s'était fixée.
Lorsqu'il s'allongea sur le lit, appuyant son large dos nu contre l'oreiller, un profond contentement envahit la jeune femme.
- D'accord, lança-t-il avec un soupir. Commence.
- Commence quoi ?
- Tant que tu me tiens, raconte-moi ta vie, par exemple.
- Ma vie ? Mais tu la connais par cœur, tout est écrit dans ton petit dossier !
- Il n'y a rien des choses importantes. La couleur que tu préfères, par exemple, ou tes fleurs préférées, ou encore, le nom de ton premier petit ami.
- Le vert. Les lys, à cause de leur parfum exquis et Amos Diggory, le fils du jardinier dans ma première pension. C'était le seul garçon à des kilomètres à la ronde. Je me demande comment on se sent, à dix ans, avec six cents filles amoureuses de vous…
- On doit avoir une terrible envie de grandir. Tu as aimé ces années, Lily ?
- Non, je détestais la pension.
- Je m'en doutais. J'imagine mal Lily Evans s'adaptant aux règles d'un monde très structuré.
- J'aurais tout donné pour être externe, mais mon père préférait me savoir enfermée. Il avait peur, à cause de cette vieille histoire…
- Ah oui ! L'oncle Charlie !
- Comment le sais-tu ?
- Lorsque tu t'es… esquivée disons, du manoir, j'ai eu droit à toute l'histoire. J'ai compris ce jour-là ton désir d'indépendance, mais j'ai compris aussi l'attitude de ton père. Une histoire comme celle là laisse des traces.
- Mais voyons ! Cela c'est passé il y a quarante ans, et les ravisseurs n'ont pas touché un seul cheveu de l'oncle Charlie !
- Peu importe. Ton père était un enfant, il n'a jamais oublié sa peur. Ni celle de tout son entourage qui, durant trois jours, a imaginé le pire. C'est pour lui un réconfort de veiller à ta sécurité.
- Veiller est un mot un peu faible ! Je me souviens de mon premier appartement… Très fière, je l'avais invité à dîner pour lui montrer que je me débrouillais bien toute seule. Le lendemain après-midi, en rentrant de l'université, j'ai trouvé toutes mes fenêtres condamnées, munies de vitres à l'épreuve des balles et un vigile installé devant ma porte. C'était l'horreur.
- Je sais. Il m'a raconté.
- Ah bon ?
Son père avait, d'habitude, la bonne grâce de se sentir gêné par cet épisode.
- Il t'aime Lily. Et tu devrais pouvoir mieux t'y prendre, avec lui. Donne-lui une seconde chance.
La jeune femme sourit.
- Tu es télépathe, on dirait. J'y pensais depuis quelque temps. C'est vrai que ma confiance en lui est sérieusement ébranlée… Pendant plusieurs jours, par exemple, j'ai vraiment cru qu'il était l'auteur de ces lettres de menace.
- Et tu n'arrivais pas à considérer cette histoire autrement que comme un jeu.
- Plus maintenant, murmura-t-elle en se rapprochant de lui.
Il s'écarta un peu.
- Je ferais mieux d'aller me coucher, Lily.
- J'aimerais que tu restes.
- Qu'attends-tu de moi Lily ? demanda-t-il d'une voix sourde.
- A ton avis ?
- Tu veux savoir ce qui se passe entre un homme et une femme. Tu veux donner libre cours à la passion brûlante qui veille en toi depuis des années. Tu veux sentir un corps d'homme peser sur le tien, t'abandonner à ses caresses et à ses baisers, jusqu'à en devenir folle… C'est cela, n'est-ce pas ?
- N…non, chuchota-t-elle.
- Alors tu ferais mieux de me jeter hors de ton lit.
- Je ne vois aucune chaîne qui te retienne James.
- Ah bon ? Et comment appelles-tu ça ? demanda-t-il en glissant un doigt le long d'une mèche rousse. Et ça, et ça ?
La main de James suivait le dessin de la joue, la tendre courbe de ses lèvres, la ligne de son cou.
- Ce sont des chaînes, chuchota-t-il d'une voix dure. Les plus subtiles, mais les plus solides qui soient.
Lily les connaissait aussi, ces chaînes-là. Elles pouvaient rendre fou à force de hanter une personne jours et nuits.
Comme elle brûlait de le faire depuis qu'il l'avait rejointe sur le lit, depuis des jours même, la main de Lily se tendit vers James, se posa sur la peau tiède et douce. Quelques secondes, elle contempla, pensive, la blancheur de sa main contre le ventre brun, puis bougea doucement les doigts, remonta vers la poitrine.
- Lily… Sais-tu ce que tu es en train de faire ?
- Oui.
Roulant sur lui, elle se serra contre le corps ferme, l'entoura de ses bras, nicha sa tête dans le creux de son épaule.
- J'ai envie de toi, chuchota-t-elle.
James parut se détendre alors, ses mains plongèrent dans la chevelure rousse, et il soupira.
- Tu n'as pas choisi l'homme qu'il fallait pour ta première fois, Lily.
- Choisis ? Moi ? murmura-t-elle en riant. Nous ne choisissons pas James ! Tu crois que Juliette aurait choisi Roméo si elle avait pu choisir ? Le roi d'Angleterre, une américaine divorcée ? Non James, c'est le destin qui choisit pour nous. A nous d'accepter ou de refuser ce qu'il nous propose !
- Lily, je ne peux pas…
Un rire très doux s'échappa des lèvres de la jeune femme. Des semaines durant, l'efficacité, l'autorité de James l'avaient intimidée, rendue vulnérable. Mais maintenant, elle foulait le sol sacré que des millions de femmes avaient foulé avant elle, et prenait toute la mesure de son pouvoir. Il suffisait d'un mot, d'un seul mot de sa part, pour que la puissance de cet homme soit réduite à néant.
Elle l'embrassa, tendre, douce, pleine de promesses. Il gémit, et Lily sut alors qu'il se rendait. Des bras solides se refermèrent autour de sa taille de Lily, la bouche de James, immobile jusqu'alors, répondit enfin à ses baisers.
- Lily ! Chuchota-t-il en posant dans son cou ses lèvres chaudes.
Frissonnante, Lily se livra aux bras qui l'étreignaient. Et tandis que les lèvres de James l'embrassaient, la mordillaient, goûtant sa saveur et son parfum.
Se redressant soudain, James la souleva du lit avec autant d'aisance qu'il l'aurait fait d'une plume et traversa le salon. Il se dirigea vers sa chambre, laissant la porte se refermer sur une nuit pleine de tendresse et d'amour.
Coucou les gens, c'est la jumelle de l'auteur, encore mdr, et oui la semaine prochaine, je suis en Espagne, à Barcelone, de dimanche soir à vendredi, donc le prochain chapitre n'arrivera pas avant Vendredi soir, si je suis pas explosée par le trajet en bus mdr, mais l'attente en vaut le détour, vraiment, il déchire!!! Bon, je dis tout le temps ça, mais là c'est vrai, et vos reviews le prouveront lol ^^.
Je vous laisse donc appuyer sur le ptit bouton vert ^^.
Lilieve01.
