Salut tout le monde !!
En direct de Poitiers chez ma jumelle ! J'espère que l'attente n'a pas été trop insoutenable et j'espère également que ce chapitre vous plaira !! C'est le dernier chapitre tranquille, après on passe aux choses sérieuses (ben ouais c'est bientôt la fin !!).
Bonne lecture.
Chapitre 9
- Déshabille-toi, commanda-t-il d'une voix douce.
Il s'était un peu écarté d'elle après l'avoir reposée au sol, et Lily marcha jusqu'au centre de la chambre.
Elle avait toujours été très pudique. Elle détestait les vestiaires où il fallait se changer devant tout le monde, refusait de se baigner sans son maillot, comme les autres enfants, durant les camps d'été. En fait, elle ne s'était jamais montrée complètement devant personne.
Et pourtant, ce soir, se déshabiller lui parut la plus belle chose au monde, la plus juste qui soit. Sous le regard de braise de James, sa timidité avait fondu pour céder la place à une profonde sensualité.
Debout, dans le rayon de lumière qui venait du couloir, Lily porta la main à son chemisier. Elle défit chaque bouton très lentement, sans quitter James des yeux. Puis, lorsqu'il fut ouvert, elle glissa les mains sous le tissu pour caresser sa peau d'un geste plein d'érotisme. James ne bougeait pas. Assis au bord du lit, il suivait chacun de ses mouvements, et seule sa respiration un peu plus forte trahissait son trouble. Le chemisier glissa le long d'un bras, puis de l'autre, découvrant la belle courbure des épaules auréolées de lumière, puis dans un chuchotement sensuel, il tomba au sol.
Lily portait dessous une des combinaisons achetées plusieurs semaines auparavant, dans la boutique de lingerie. La soie très légère ressemblait à un voile qui gonflait le renflement de ses seins et les yeux de James s'assombrirent. Avec un petit sourire, Lily leva les bras au dessus de sa tête et s'étira, lascive.
- Lily…murmura James d'une voix rauque.
Il se dressa à demi, tendit le bras…mais d'une pirouette, elle s'échappa, blanche et légère dans la pénombre, telle une nymphe. Elle voulait jouer de son pouvoir encore, jouer avec le désir de James, avec le sien. Ses doigts s'arrêtèrent sur la ceinture de sa jupe…puis se ravisèrent, remontèrent d'un geste langoureux vers les seins pour faire glisser le long de ses épaules les fines bretelles de sa combinaison. Ses mains redescendirent encore, et avec une lenteur qu'elle savait affolante, défirent un à un les trois boutons qui fermaient sa jupe. Les yeux fixés sur James, elle parut hésiter, puis enfin se résoudre. La jupe tomba en corolle à ses pieds, laissant apparaître ses longues jambes parfaitement galbées dans le voile clair de ses bas, qu'un porte-jarretelles orné de dentelle rouge retenait.
Le visage de James semblait impassible, mais son souffle rapide et son regard brûlant qui ne le quittait pas disaient assez l'effet que cette scène produisait sur lui.
Avec la même lenteur délibérée, Lily ôta une à une les attaches de son porte-jarretelles, et fit rouler ses bas jusqu'à ses chevilles, avant de les enlever complètement d'un geste désinvolte. Son comportement commençait à lui donner le vertige. Etait-elle une séductrice-née ? A en juger par le regard de James, il ne s'attendait pas, de sa part, à un tel talent !
- Viens maintenant, murmura-t-elle.
Elle mourait d'envie de le toucher, pour voir si sa peau était aussi douce qu'elle le paraissait. La bouche sèche, elle le regarda défaire le cordon de son pyjama puis, superbe et fier, se redresser, sans la quitter des yeux, pour venir se camper devant elle. Lily, saisie par la beauté du corps de James, resta d'abord immobile, puis elle tendit la main.
Un seul pas lui suffit pour la rejoindre. D'une main sûre, il défit sa combinaison, la fit passer au dessus de sa tête. Une seconde, il la garda dans sa grande main brune, voile minuscule, infiniment fragile. Puis il la jeta au loin, et ses yeux se posèrent sur les seins dénudés, pleins et ronds.
- Tu es belle Lily. Incroyablement belle.
Avec une grande douceur, il la prit par les hanches et pencha la tête vers la poitrine de Lily pour y poser ses lèvres. Lorsque sa bouche se referma sur la pointe d'un sein, que sa langue se mit à y jouer, tiède et follement excitante, Lily poussa un petit cri et s'agrippa aux solides épaules de son compagnon.
Il la prit alors dans ses bras, la posa sur le lit et, les yeux assombris par le désir, s'allongea sur elle. La jeune femme gémit de bonheur en sentant la dureté de son corps si masculin épouser la douceur de ses formes, et se cambra lorsque, avec un soin infini, il posa les mains sur elle pour la caresser.
James se redressa un peu pour la regarder dans les yeux, lui laissant le choix de continuer ou non. Lily lui avait répondu par un sourire et hocha la tête. Elle avait une confiance absolue en lui. L'entourant de ses bras, elle posa les lèvres dans le creux de son cou puis elle s'abandonna complètement aux nouveaux sentiments et aux nouvelles sensations que James avait fait naître en elle durant cette nuit.
*****
Elle s'éveilla dans la lumière dorée du matin qui entrait à flots par l'arche d'une fenêtre inconnue. Elle s'étira, puis se roula en boule au milieu des draps froissés, comblée par un merveilleux sentiment de bien-être et de contentement.
James dormait toujours près d'elle, et son cœur se serra tandis qu'elle le contemplait. Comment avait-elle pu croire une seconde qu'après lui avoir tout donné, il suffirait de lui tourner le dos pour être enfin libérée de son désir ? Il y avait bien plus que du simple désir dans l'extrême attirance qui la poussait vers lui.
Mais elle n'éprouvait aucun regret, aucune inquiétude non plus.
Son épaule, lorsqu'elle y posa la bouche, avait un léger goût de sel et le parfum qui émanait de son corps était encore plus divin que celui des lys. A petits baisers mutins, Lily descendit vers la gorge, s'arrêta sur la poitrine…et se retrouva prisonnière des bras de James, le regard plongé dans des yeux noisette tout à fait bien ouverts.
- Bonjourrrr, Gregor, dit-elle en imitant de son mieux l'accent russe. Toi avoir encore petits secrets pour moi ?
- Plus beaucoup, non, répondit-il en riant. Peut-être celui-ci tout de même…
Il frotta son menton hérissé d'une barbe naissante contre la joue de Lily, puis plongea les mains dans ses cheveux pour attirer son visage près du sien.
- James ! murmura Lily qu'une nouvelle onde de désir parcourait.
La sonnerie du téléphone retentit, agressive et douloureuse.
- Ah non ! Maugréa-t-il.
- Ne réponds pas !
Il roula vers le bord du lit.
- Je suis obligé. C'est peut être important.
Lily s'agrippa aux épaules de James et roula avec lui pour l'empêcher de se lever.
- Reste, je te dis.
- Tentatrice !
Mais il la repoussa gentiment et sortit du lit.
- Tu t'en mordras les doigts ! prédit Lily. A mon avis, c'est un démarcheur à domicile qui veut te vendre une cuisine équipée.
- Ça m'étonnerait.
Lily, émerveillée par la beauté du corps de James et par l'élégance de ses mouvements, le suivit des yeux tandis qu'il traversait la pièce. Au souvenir de leur intimité de la nuit, elle fut prise d'un frisson et ferma les yeux. James quitta la chambre, et ce fut comme un déchirement. Si seulement ce maudit téléphone pouvait s'arrêter de sonner !
Très vite, la voix grave et calme de James s'éleva dans le silence de l'appartement. Elle ne comprenait pas ce qu'il disait, le téléphone se trouvait trop loin. La conversation durait. Bercée par la musique de sa voix, Lily finit par s'assoupir.
*****
Lorsqu'elle ouvrit de nouveau les yeux, le soleil avait gagné l'angle de la fenêtre. Elle se trouvait toujours seul dans le grand lit. Et James ? Que faisait-il ? Un délicieux parfum de café emplissait la chambre, et elle bondit hors du lit. Un petit coup d'œil au tas de ses vêtements restés sur le tapis…puis sur la chaise où James avait laissé une de ses chemises… Avec le petit pincement de culpabilité qu'éprouve un enfant volant un bonbon, elle prit la chemise, y plongea le visage pour retrouver l'odeur de James. Puis, avec un sourire heureux, elle l'enfila, et tout en fermant les boutons, se campa la glace en pied du placard.
Qu'elle allure ! Ses cheveux ébouriffés nimbaient de lumière un visage qu'elle reconnut à peine. Le sien. Dans ses yeux brillait une lumière nouvelle, sons sourire était plus serein, plus charmeur aussi. Elle garda ouverts les deux boutons du haut, laissant visible la naissance de ses seins, remonta les manches qui lui tombait sur les mains, et sortit de la chambre.
Son sourire s'évanouit lorsqu'elle aperçut James, derrière le comptoir qui séparait le salon de la cuisine. Elle s'attendait à le trouver pieds nus, torse nu, le visage détendu… Il sortait de la douche et avait passé sa tenue quotidienne, pantalon gris, cravate et chemise blanche, sa tenue de travail.
Il leva la tête en l'entendant venir, et se figea, subjugué par la beauté de cette apparition en chemise blanche. Les jambes nues de Lily retinrent longtemps son regard où s'était allumée la flamme du désir.
Puis il tourna la tête.
- Cette chemise te va mieux qu'à moi, je trouve.
Il n'y avait pas, dans sa voix, ni la douceur ni la gentillesse qu'elle attendait.
- Pourquoi n'es-tu pas revenu te coucher ? demanda-t-elle d'un ton faussement désinvolte en prenant un petit gâteau dans une corbeille.
- Il faut que je m'en aille. Sirius doit arriver d'une minute à l'autre. C'est lui qui me remplacera auprès de toi. Si tu veux une tasse de café, il est prêt.
Lily se sentit glacée tout à coup. Il s'en allait ? Comme ça, après tout ce qu'ils avaient partagé cette nuit ? Et il le lui annonçait avec une telle froideur… Mais elle savait, depuis le début qu'il n'était pas homme à lui rendre la vie facile. Même si, cette nuit, il avait déployé pour elle des trésors d'amour et d'attention.
Les larmes lui montèrent aux yeux et elle se leva pour que James ne les voie pas. Dans la cuisine, elle choisit une tasse, l'emplit de café et, debout contre l'évier, en but une longue gorgée pour se donner le temps de se ressaisir.
- Tu as un jour de congé, aujourd'hui ? demanda-t-elle d'une petite voix étranglée.
Dans son esprit, Sirius Black était associé aux vacances de James, et l'idée qu'il puisse passer cette journée autrement qu'avec elle l'emplissait de tristesse. Il lui jeta un coup d'œil incrédule.
- Je ne m'habille pas comme ça, les jours de congé. Et si je n'y avais pas été obligé, crois-tu vraiment que je serais sorti de ce lit ?
- J'n'en sais rien. En fait, je ne te connais pas vraiment, James.
- C'est bizarre ce que tu dis.
- C'est bizarre ce que tu fais. Laisser comme ça la femme que tu as aimée toute la nuit.
- Je n'ai pas le choix, Lily. Maintenant, dépêche-toi. Sirius va arriver et je préférerais que tu sois…habillée.
Lily ne termina pas sa tasse de café. La tête un peu baissée pour ne pas lui montrer les larmes qui menaçaient de couler, elle sortit de la pièce.
Quand il la rejoignit dans la chambre, elle coiffait ses cheveux encore humides de la douche devant la grande glace. Répugnant à mettre ses vêtements froissés de la veille, elle avait emprunté à James un jean avec une ceinture ainsi qu'un sweat-shirt deux fois trop vaste. Cette tenue cocasse ne la rendait pas le moins du monde ridicule aux yeux de James. L'éclat de son visage était tel, sa sensualité si vibrante, qu'elle aurait pu être vêtue d'un sac sans que cela ne nuise à sa beauté.
Elle continua à se brosser sans prêter d'attention particulière à l'arrivée de James. Il hésita sur le pas de la porte, visiblement troublé par l'aura d'érotisme qui se dégageait d'elle, puis finit par entrer.
Il s'arrêta tout près d'elle, et posa un baiser dans le creux de son épaule.
- Excuse-moi, je suis un peu préoccupé ce matin.
- Moi aussi, répondit-elle avec froideur.
Il y avait de quoi, non ? Se sentir ensorcelante, infiniment désirable pour la première fois de sa vie, et laisser son amoureux de marbre ! Quel gâchis !
Enfin, « son amoureux »… Ils ne s'étaient rien promis, n'est-ce pas ? James s'était détourné, il ouvrait à présent un tiroir de la commode.
- Sirius est arrivé, annonça-t-il.
- Et après ? Je suis habillée, non ? Ne t'en fais pas, il ne saura pas que tu as outrepassé les règles.
- Je me fiche de ce qu'il peut penser.
C'est alors seulement que Lily comprit ce qu'il était en train de faire. Il lui tournait le dos, mais elle entendit distinctement le « clic » d'un chargeur. Ensuite, James entrouvrit sa veste, glissa quelque chose dans une poche intérieure…un revolver.
- Où vas-tu ? Chuchota-t-elle, le cœur serré par la crainte.
Elle sentait le danger, là, tout proche.
- Je sors, répondit-il simplement.
Et comme il se dirigeait vers la porte, elle se jeta sur lui.
- Ne t'en vas pas, je t'en supplie.
Il se libéra doucement de son étreinte.
- Ça me fait mal de te quitter comme ça, Lily. Je n'ai qu'une envie, c'est de te prendre dans mes bras et retourner avec toi dans ce lit. Mais c'est impossible. J'ai un travail urgent à accomplir.
- Dis-moi ce que c'est. Dis-moi pourquoi c'est si important. Ne me laisse pas en dehors de ton monde, James, je…je ne le supporte pas.
Il la regarda un long moment droit dans les yeux. Son visage finit par se détendre, de la tendresse passa sur ses traits, il cessa d'hésiter.
- Ils tiennent Severus. Il est retranché dans un appartement en ville. Cet imbécile est armé, il a pris deux personnes en otages.
Lily blêmit. Elle aurait voulu lui dire de rester, mais elle savait bien que c'était impossible. James avait un rôle à jouer, son métier comptait trop pour qu'elle lui demande d'y renoncer.
- Ne lui fais pas de mal, chuchota-t-elle.
- Justement, j'y vais pour éviter une tuerie.
D'un geste tendre, il lui caressa la joue.
- Tu ne me connais vraiment pas, n'est-ce pas ?
- Je te connais assez pour savoir qu'il est inutile de te retenir. Mais je ne sais rien des choses importantes, poursuivit-elle, des larmes pleins les yeux. Ta couleur préférée, tes fleurs préférées, le nom de ta première petite amie…
Le regard de James s'adoucit.
- Le rouge, le lilas et Laura.
Puis il tourna les talons et disparut.
Lily mit plusieurs minutes à se composer un visage avant de quitter la pièce. Sirius buvait une tasse de café, installé dans le divan. Il portait, comme James, un holster autour de l'épaule d'où la crosse brillante d'un revolver en dépassait.
- Bonjour ! lança-t-il d'un ton jovial.
S'il jugeait la situation inquiétante, il n'en laissait rien paraître. Saisissant la télécommande, il se tourna vers elle.
- Que préférez-vous comme programme ? Les dessins animés ou une rediffusion du match de foot d'hier soir ?
- Peut importe.
Elle avait l'impression d'évoluer dans un de ces cauchemars où tout vous échappe. Une tasse de café à la main, elle s'assit au bord du canapé. James préparait un excellent café. C'était étrange de découvrir ce petit détail. Combien de milliers d'autres ignorait-elle encore ?
Ils s'étaient séparés en bons termes, mais elle devinait que tout espoir pour le futur dépendait de ce qui se passerait aujourd'hui. Pas tant de son côté à lui, que du sien, à elle.
- Dans ce cas, ce sera le match ! déclara Sirius avec un grand sourire.
Son sourire s'évanouit lorsqu'il remarqua l'expression de la jeune femme.
- Ne vous en faites pas, Lily. James connaît parfaitement son métier.
- Peut être… mais ça n'empêche pas que sa mission est dangereuse, et vous le savez très bien.
- C'est vrai.
- Vous… vous pensez qu'il risque quelque chose ?
Il hésita un instant avant de lui répondre. Mais la tension de la jeune femme était telle qu'il jugea préférable de ne pas lui mentir.
- Ce qu'il doit faire n'est pas simple. Mais James était le seul à connaître Rogue. Voilà pourquoi on l'a chargé de cette négociation.
- Négociation ?
- Il va essayer d'échanger les otages.
Les yeux de Lily s'agrandirent de stupeur.
- Contre qui ?
- Contre lui. Et une fois à l'intérieur…
Lily se sentit défaillir. James devait être fou. Il n'ignorait pas que la raison de Severus avait cédé à la jalousie ! Une jalousie que lui-même avait provoquée ! Comment réagirait Severus, seul face à James avec un pistolet à la main ? Le respect instinctif qu'il ressentait pour James résisterait-il à la sensation de puissance que donne une arme ?
- Il est assez efficace dans ce type de situations.
- Assez efficace ! s'exclama Lily. On peut dire que vous êtes rassurant, vous !
- James est mon meilleur ami, répondit Sirius d'une voix peinée.
Lily baissa la tête, honteuse de son égoïsme. Elle comprit, au ton de Sirius, qu'il avait déjà perdu des amis dans des circonstances similaires, et qu'il préférait envisager les choses avec plus d'optimisme. Elle lui prit la main.
- Pardonnez-moi Sirius. J'avais juste envie d'entendre qu'il était le meilleur, et que rien ne pouvait lui arriver. Regardons le match, si vous voulez.
- Lily… Vous l'aimez, n'est-ce pas ?
- Oui.
La réponse vint toute seule, comme un constat auquel il n'est plus pensable d'échapper. Elle avait essayé d'expliquer son comportement de mille façons différentes, essayé de ne pas voir, de ne pas comprendre…mais c'était peine perdue. L'évidence s'imposait, apaisante et juste. Elle était amoureuse de James, et ne pouvait rien faire d'autre que l'accepter, avec le plus de courage possible.
Et si, pour l'aimer, il fallait l'attendre et s'inquiéter, elle mettrait toutes ses forces à y parvenir. Elle savait, désormais, où se trouvait le vrai courage.
Ce que disait James à propos de son père et de l'oncle Charlie lui revint en tête. Le plus traumatisé dans cette histoire de kidnapping n'avait pas été la victime, mais celui qui attendait et pouvait tout imaginer. Aujourd'hui, elle se retrouvait dans cette douloureuse position.
- A mon avis, il ne vous est pas non plus indifférent, reprit Sirius. Quand il a pris ces deux jours de vacances, et que je l'ai remplacé, au manoir…En fait, malgré le manque d'effectif, le colonel lui avait offert de prendre deux semaines de congé. Chez nous, cela ne se voit jamais. Il s'agissait d'un véritable cadeau, de la part du grand chef. James avait violemment critiqué l'organisation de son opération antidrogue, ce qui lui avait valu d'être écarté du projet au dernier moment. Malheureusement, la suite des événements lui a donné raison. Ces vacances proposées par le colonel étaient une façon de s'excuser, mais James n'en a pas voulu. Il n'a pas voulu non plus qu'on le remplace par Peter. En partie parce qu'il manquait d'expérience mais surtout parce qu'il avait le béguin pour vous.
Lily se mit à rire.
- Et ce matin, poursuivit Sirius, il m'a fait la leçon en me traitant de « Roméo sur le retour ». Il m'a interdit de vous draguer.
Cette fois, Lily rit plus librement. Sirius faisait son possible pour la détendre, et elle lui en était reconnaissante.
- Bien sûr, James s'est toujours comporté avec moi comme la dernière des brutes, reprit-il. Je me souviens d'une fois…
Et, entre deux actions du match, que ni l'un ni l'autre ne regardaient vraiment, Sirius la régala d'anecdotes plus drôles les unes que les autres sur leur passé commun.
- Il avait un sacré sens de l'humour, James. Seulement, ces dernières années, il a changé. Un métier comme ça finit par vous user. James est très seul, mais il n'a pas l'air de comprendre qu'il pourrait proposer à quelqu'un de partager son univers. J'ai l'impression qu'il est assez vieux jeu avec les femmes. Il pense qu'on doit les protéger, les dorloter, faire en sorte qu'elles ne s'inquiètent jamais. Il faudrait une femme suffisamment forte pour lui faire changer d'avis.
Lily ferma les yeux. Et si cette femme c'était elle ?
- Nous interrompons la diffusion de ce match pour revenir à la prise d'otages qui a débuté ce matin en plein quartier de…
Sirius, qui tenait toujours la télécommande, changea de chaîne.
- Remettez l'autre ! ordonna Lily.
Il obéit, jugeant, à l'autorité de sa voix, qu'elle pouvait tout entendre.
-… Trevor McGregor, propriétaire de l'appartement. Nous n'avons que peu de détails sur le déroulement des opérations, mais il semblerait qu'un négociateur soit arrivé sur les lieux.
La caméra montra James qui sortait de sa voiture, lançait un regard mauvais aux journalistes, puis se dirigeait d'un pas ferme vers l'immeuble.
La gorge sèche, Lily le suivit des yeux. Il paraissait d'un calme absolu, comme s'il n'avait rien à perdre dans cette affaire. Elle le vit qui s'entretenait un moment avec un groupe de policiers alourdis de leurs gilets pare-balles, puis en passer un lui-même. Le journaliste poursuivait ses commentaires.
- Nous sommes incapables pour le moment de vous donner le nom de ce négociateur, mais il semblerait qu'il tente de nouer le dialogue avec Rogue qui, depuis deux heures, n'a plus eu de contact avec l'extérieur. Les deux otages auraient cependant été aperçus aux fenêtres à plusieurs reprises.
La voix du commentateur fut brusquement interrompue par celle de James, amplifiée par un porte-voix.
- Severus ! C'est James Potter !
Cette voix forte et dure était-ce vraiment celle qui, toute la nuit, lui avait murmuré des mots d'amour ?
- Ouvre ! Il faut que je te parle !
- Ce n'est pas ça, négocier ! s'écria Lily à l'adresse de l'écran, comme si James pouvait l'entendre.
Persuadée que les policiers donneraient la charge et que Severus allait mourir, elle attendit, le cœur battant, les poings serrés. James aussi attendait.
Severus parut à la fenêtre, cria quelque chose comme « Restez où vous êtes ! » James posa alors son porte-voix et, avec ostentation, ouvrit sa veste pour retirer son revolver du holster.
- Severus ! Regarde, j'ai déposé mon arme ! Laisse-moi entrer, maintenant !
Lily, affolée, se tourna vers Sirius.
- Il a quelque chose d'autre pour se défendre, n'est-ce pas ?
- Non, probablement pas.
- Oh ! Mon Dieu ! Gémit-elle en s'effondrant dans le canapé. Ça y est, il entre !
Le souffle court, elle regarda traverser avec assurance le no man's land entre l'immeuble et les barricades installées par la police. Puis il disparut dans les profondeurs obscures de la porte d'entrée.
Ca y est, ils l'ont fait, et en plus on a les détails mouahaha. Moi perso, je sais déjà la suite mais en plus je l'ai en vrai!! Et oui ma jumelle me l'a fait imprimer et relier en entier ^^. Je suis super contente, et vous vous êtes super dégoutés mouahahahaha.
Bon c'est pas tout ça mais maintenant faudrait penser a appuyer sur le petit bouton vert!!!
Lilieve01.
