Décidemment, c'est la fête au Sheelos... Je pire étant que je ne l'avais pas du tout prévu ! Bon, celui-ci prends beaucoup moins de liberté par rapport au jeu, même si dans le jeu en lui-même on insiste beaucoup sur la relation Zélos/Sheena. C'est Zélos qui se retrouve à la tirer dans la porte d'outre monde, et pis quand on cherche un peu, les saynètes où on s'inquiète pour Zélos commencent généralement par Sheena... Et je ne sais pas si vous avez essayé de changer la fin du jeu (qui se fait prendre par mithos, surtout) mais c'est là où c'est le plus visible... Sheena enlevée : dialogue Lloyd-Zélos. Zélos enlevé... dialogue Lloyd-Sheena, bien sûr !
Bon, soyons clair, ce one-shoot est assez... parodique. Il faut dire, après le chapitre précédent, sur la relation Yuan/Martel qui, bien que magnifique, est très triste... ou au moins déprimante... j'avais besoin de lâcher du lest. Le résultat... est juste en dessous. Enjoy !
Et encore une fois, merci à Marina-Kaede pour tes reviws ! Elles me font toujours plaisir et en plus, ça me pousse à publier la suite plus vite ! Merci !
We're a part of a story
A part of a tale
We're all on this journey
No one is to stay
Wherever it's going
What is the way ?
"POUR LA DERNIÈRE FOIS, ZÉLOS, JE NE SUIS PAS UNE DE TES LOULOUTTES !!!"
Le cri de Sheena fit sursauter Colette, qui manqua de tomber sur Lloyd, qui la rattrapa de justesse. Raine leva la tête de son livre et soupira :
"C'est repartit..."
À côté, Génis tâta son kendama, probablement en train de se demander s'il allait intervenir. Ils étaient en train de préparer le camp pour le soir, car ils étaient trop loin d'une ville pour pouvoir dormir dans une auberge. La scène qui se déroulait n'attirait qu'un intérêt limité, car tout le monde savait comment cela se terminerait.
Zélos étant Zélos, il ne trouva rien de mieux à faire que de tenter de prendre Sheena dans ses bras, la déséquilibrant dans le seul but de lui...
"Lâche-moi espèce de pervers !!!
-Mais-euh ! Je me demandais simplement si ta poitrine était aussi moelleuse que ça paraissait...
-PARDON ?!!!
Le reste de la phrase se perdit dans divers bruits de coups, cartes, sceaux et autres invocations, jusqu'à ce que l'élu trouve refuge derrière Colette. Celle-ci, toujours aussi naïve tenta de calmer le jeu :
"Allons, Sheena, je suis sûre qu'il n'a pas fait exprès de...
-Pas fait exprès ??? Mon oeil, oui ! Par Martel, comment un tel imbécile a pu devenir élu, je me le demande...
-Grâce au charme et à la classe du Grand Zélos, bien sûr !
-Tu rêves éveillé, idiot !
-Oh, tu es jalouse, ma douce et voluptueuse ninja ?"
Et Zélos fut bien obligé de détaler une fois de plus, en direction de Génis et de Raine qui étaient à présent en train de préparer le repas du soir. Ou plus exactement, Génis tentait de calmer les ardeurs culinaires de sa soeur pour éviter au reste du groupe de finir la soirée empoisonné. Voilà pourquoi le Demi-Elfe bénit – et c'était en soi presque un miracle – l'arrivée de l'élu et en profita pour prendre discrètement les divers ustensiles qui traînaient. Mais la chance tourna en sa défaveur, car Zélos savait que Raine ne lui serait d'aucune aide - pas après qu'il ait cassé dans des circonstances similaires une statuette de Balacruf que le professeur avait laissé à porté de... chute. Alors il zigzagua entre les deux et...
"Enfin je te rattrape !!!
-Oh oh...
-Envoyé des Abysses... Je t'invoque !"
Évidemment, Zélos se retrouva projeté en arrière, tenta de se rattraper à n'importe qui, ce qui s'avéra être une louche qui pendait des mains de Génis mais que celui-ci s'empressa de lâcher. Elle rebondit alors sur la tête de l'Élu semblait avoir moins de chance que d'habitude se soir-là. Zélos qui était en train de se relever retomba en arrière droit sur...
"MA STATUEEEEEEEEEETTE !!!!!"
Silence. Génis le brisa, l'urgence claire dans sa voix :
"Heu, je vais chercher de... du bois !
-Je viens avec toi ! Noïshe a besoin d'exercice après avoir marché toute la journée !"
Lloyd attrapa Colette tandis que Génis faisait de même avec Préséa et ils partirent au pas de course loin de la Demi-Elfe en furie.
"ZÉLOS ! SHEENA ! REVENEZ ICI TOUT DE SUITE !!! Vous venez de détruire une pièce majeure de l'histoire d'Asgard ! Je vous interdit de vous enfuir ! Vous allez payer votre sacrilège !!! Non, tu n'utiliseras pas tes arts Sheena ! PHOTON !!!"
Et encore une suite de bruits de coups, couverts par la voix de Raine qui résumait toute l'histoire que portait la statuette brisée.
Enfin, le calme était revenu et deux après, tout le monde était attablé devant un curry de Génis.
"Dis, Zélos ?
-Oui, mon petit ange ?
-Pourquoi tu dis tout le temps que Sheena est ta chérie ?"
Silence. Toutes les têtes se tournèrent vers l'intéressé.
"Parce que Sheena m'est destinée, bien sûr !"
Si Raine n'avait pas agrippé son bâton en fronçant les sourcil, l'Élu aurait probablement fini dans un état critique, comme deux heures auparavant. Sheena se borna à lui jeter :
"Dans tes rêves, crétin !"
Colette penchait la tête sur le côté, en pleine concentration :
"Comment c'est possible ?"
À côté d'elle, on avait l'impression que le cerveau Lloyd commençait à fumer.
"Parce que la moitié des femmes sur cette planète me sont destinée, bien sûr !
-Moins 1% de chances que cela arrive."
La douce voix de Préséa coupa court à la dispute qui menaçait d'éclater.
"Mais, Zélos, pourquoi Sheena ?"
Apparemment, Lloyd n'avait pas décroché du sujet. L'élu haussa les épaules.
"Pourquoi pas ?"
De son côté Sheena était en train de ruminer sa fureur. Et accessoirement, de remuer de vieux souvenirs.
Elle avait rencontré Zélos quand elle était venue à Meltokio pour travailler avec le Laboratoire de Recherche Élémentale, et comme celui-ci y allait à cause de son cristal du Cruxis, ils s'étaient croisé. Au départ, il ne l'avait pas beaucoup dragué, et comme elle n'avait de toute façon jamais été traîtée comme ça, elle n'y avait rien compris.
"Imbécile d'Élu !"
Elle en avait même été plutôt heureuse. Elle était seule à Meltokio et personne ne lui adressait la parole car elle venait de Mizuho...
"Et idiote de moi !!"
Elle avait crut que c'était quelqu'un de bien et lui avait passé à moitié ses mains baladeuses. Mais dès qu'ils s'étaient croisé dans la rue - elle n'avait pas osé l'aborder, entouré comme il l'était pas son fan-club - il l'avait présenté comme sa louloutte favorite, lui attirant par là la haine des trois quart - ou plus - des femmes de la cité.
Et depuis ce jour, elle lui en voulait. Et il n'avait jamais rien fait pour se faire pardonner, ni pour la faire changer d'opinion. Au contraire, il se montrait de plus en plus idiot, de moins en moins... digne d'être l'Élu.
