A/N : Encore un one-shot consacré à Préséa... C'est bizarre, parce que ce n'est pasvraiment un de mes personnages préféré, ni un sur lequel j'aime particulièrement écrire. Et parlons encore moins de Régal. Je l'ai adoré la première fois que je l'ai découvert dans le jeu. Et depuis... ça ne passe plus. Probablement parce que ce personnage n'a pas une évolution particulièrement importante et qu'il reste "l'adulte responsable" tout le long du jeu. Et, autant j'adore Kratos quand il parle d'Anna, quand il se lamente sur elle que je trouve assez... faible quand il parle d'Alicia. Ce doit être une question de charisme finalement xD.
Encore merci à Marina pour toutes ses reviews !
Enjoy !
We're a part of a story
A part of a tale
We're all on this journey
No one is to stay
Wherever it's going
What is the way ?
Ils étaient à l'auberge de Flanoir. Zélos, Sheena, Raine et Génis étaient partis avec le docteur pour soigner Altessa tandis que Lloyd et Colette étaient partis dehors. Regal et Préseéa étaient restés ensemble dans un silence étrange, presque lourd, qu'ils avaient appris à connaître depuis qu'ils voyageaient ensemble. Quand ils étaient ainsi, seul à seule, ils savaient tous deux qu'ils pensaient à la même personne et ressentaient la même absence. Mais ils n'en parlaient jamais. La haine ou le remord les empêchaient de partager ce qu'ils avaient en commun et le lien qui pouvait les unir en était tâché.
Quand Préséa avait appris qu'il avait tué sa soeur, malgré la demande de celle-ci, elle n'avait pu que le haïr. Elle voulait l'ignorer, le laisser dans sa culpabilité, ne jamais le regarder, ne jamais lui adresser la parole directement. Mais maintenant, elle ne pouvait pas l'ignorer entièrement, le fixant toujours du coin de l'oeil. Et elle voyait son visage neutre – où s'attardait toujours cette tristesse pareille à la sienne. Et elle savait qu'ils avaient le même en visage en tête, que c'était vers la même personne que s'élançaient leur pensées.
«Dis... Ce ruban...»
Régal venait de briser le silence, d'une voix presque hésitante à l'idée de briser les habitudes qui s'étaient instaurées entre eux. Préséa songea à ne pas répondre, mais réalisa que Colette lui en voudrait si elle agissait ainsi.
«... Oui ?
-Alicia avait le même...
-... C'était le mien. Elle l'avait emporté le jour de son départ, en disant qu'il lui donnerait ma force.
-Elle le mettait souvent.»
Les paroles résonnaient bizarrement dans la pièce, ils parlaient sans se regarder. Régal était assis sur un fauteuil vers le feu, un livre fermé sur un accoudoir, et Préséa était debout, à la fenêtre, à regarder la neige tomber, dans un silence qui donnait l'impression que le temps s'était arrêté autour d'eux.
«Elle me parlait parfois d'Ozette, continua-t-il, mais elle avait toujours peur de m'ennuyer même si je lui assurait que non... Dès qu'elle avait du temps pour elle-même elle montait sur le toit pour regarder en direction d'Ozette. Elle avait écrit beaucoup de lettres et s'inquiétait parce qu'elle n'avait aucune réponse... Je lui avais promis de l'y amener... Mais Georges l'a emmenée à Varlhey juste avant.»
Préséa n'avait pas bougé. Elle ne semblait même pas avoir entendu les phrases de Régal, son isage blanc de toute expression. Alors que le silence s'installait encore, elle murmura :
«Elle adorait la neige quand nous étions gamine. Elle me poussait toujours dehors pour que nous faisions de la luge... Ces jours-là, mon père se débrouillait toujours pour rentrer tôt et il nous poussait dans la descente devant la maison.»
Et le silence retomba.
«Demain, nous pourrons mettre fin à tout ça, n'est-ce pas ?, reprit-elle.
-Oui. Après la mort de Mithos, je reprendrai la direction de Lézaréno et interdirai l'accès à la mine de façon définitive. Ensuite, il faudra probablement lancer un vaste programme pour en détruire le plus possible... Je suppose que Zélos pourra aider à obtenir l'accord du roi.»
Préséa hocha la tête sans le regarder. Elle se demanda distraitement pourquoi il lui disait ça mais ne fit aucune remarque – cela ne valait pas la peine d'être dit.
Et le silence reprit son règne.
