Note de l'auteur: Coucou !!! Voilà, donc j'ai un peu de temps pour vous poster un pitit chapitre !!!! Encore une fois, on ne menace pas l'auteuse, on ne la maraboute pas ou tout autres actes d'intimidation...
Et oui, je sais, c'est cruel de vous laissez avec un chapitre comme ça...promis dès que je le peux, je poste...
A votre plaisir,
AZAAZEAL
Chroniques d'une garce
Chapitre 14. REVEILLE TOI !
- Y a un truc qui est vraiment chiant, avec les gens comme toi Granger…c'est cette formidable capacité que vous avez à résister !
Tout en enfonçant son horrible manucure dans mon épaule dénudée. Je ne répondais pas.
- Nan mais c'est vrai quoi ! Tu vas pas bientôt crever !
- …T'as qu'à le faire par toi-même…puisque tu y tiens tant…
- Non, non, non, tu n'à vraiment rien compris ma belle…
Son immonde main vint agripper la racine de mes cheveux, comme quoi, les filles, on toujours la même technique depuis le bac à sable pour se faire du mal.
- Je veux que tu souffre un martyr pas possible, l'Avada Kedavra serait trop simple voyons…
- Bah oui voyons, j'suis bête moi des fois…les sadiques c'est jusqu'au bout…
- Ne me prend pas pour une imbécile Granger !
Je ne sais depuis combien de temps je suis ici. Pas moyen de sortir, pas moyen de se libérer de ses chaînes particulièrement coriaces. De ce que je sais, Ana à fait croire au QG que j'étais partie au Mexique, afin de rattraper un mari qui ne veux plus me voir. La torture me fait peu de choses. Si je suis assez douillette dans le genre, je supporte plutôt bien ce que cette cinglée me fait subir. Et le fait en silence.
J'attends le bon moment. L'occasion.
Et cette saloperie tarde à se présenter.
- Bon, ce n'est pas que je t'aime pas, quoi que…mais c'est que j'ai un mari qui m'attend.
Et elle partit.
Je faisais pour la millième fois il me semble, le tour de la cave. J'avais tout cherché, une pierre pointue, un morceau de verre, un quelquonque objet jusqu'au plus stupide pour pouvoir la blesser. Mais rien, être Auror lui à donner l'avantage de l'intelligence. Et moi j'en manque. Je fatigue. Mac Gyver à quitter mon corps.
Y en à beaucoup que ce genre de situation aurait fait réfléchir. Pour ma part, je me dis que si je m'y mets, je finis folle. Je ne regrette rien de ma vie. J'ai fait tout ce que j'avais à faire. Atteins, tous mes objectifs, je n'ai rien à laisser, outre mes 300 paires de chaussures. Mes bébés.
Me vint alors une idée. Farfelue certes, mais je suis plus à ça près. Je tâtonnais dans le noir afin de retrouver mes précieux escarpins. La folle m'avait enfermée avec au cas où ce détail vous aurait échappé. Je tombais d'ailleurs dessus après quelques essais hasardeux.
Un jour, quelqu'un à dit :
« Les chaussures sont les meilleurs amis d'une femme en détresse. »
Et bah nous allons vérifier ça.
Généralement, Ana avait la présence d'esprit de me rendre des visites qu'elle pensait effrayantes matin et soir. Se persuadant elle-même qu'elle avait finie par me terroriser. Hélas pour elle ce n'était absolument pas le cas. Je fatiguais juste de ses interminables monologues de pseudo barge en pleine crise de démence. Vous savez, ce genre de discours barbant et stupide sur « je vais tous vous tuez bandes de cafard mouahahahhhhh » que je trouve d'un ridicule affligeant. Et bah, à longueur de journée et souvent la nuit, elle me rabat les oreilles avec ça. Si vous parlez d'un cauchemar…
Je l'avoue ! Je suis pas une victime facile, faut dire, je me suis déjà endormie à plusieurs reprises au cours de ses visites quotidiennes…
C'est d'un ennui…dans le genre torture on ne fait pas pire à côté les coups qu'elle me refile ressemblent de très près à des chatouilles. Mais nous ne sommes pas là pour critiquer !
N'empêche, moi à sa place…
Ah ! Elle revient.
Je me rasseyais dans mon coin. Chaussures cachées dans le dos.
- Alors Granger, je t'ai manquée ?
- Merlin oui, j'ai presque failli passer un agréable moment, tu te rends compte.
- Ne t'en fais pas nous allons passer un long, long moment toutes les deux….entres filles.
Génial, déjà que je le faisais pas quand j'avais 17 ans…
Ana s'approcha de moi, je pouvais sentir son merveilleux parfum, merveilleux parce que payé et choisit par Drago, donc formidable, flotter à travers la pièce. Si la propriétaire n'était pas aussi immonde, je ferais amie-amie avec elle rien que pour lui chiper le flacon.
Bref.
Elle arriva rapidement à ma hauteur, sa chevelure se frotta bien vite contre ma tête.
- Allez Granger, on va jouer un peu.
- C'est bizarre là tout de suite je me sens pas de jouer…
- C'est bête moi j'en meurs d'envie !
- Surtout le dit pas deux fois je risquerais de te prendre au mot.
- Tu ne peux rien faire, tu es ma victime.
- Oui je sais, depuis le temps que tu me le rabâche, tu ne voudrais pas l'écrire sur le mur au cas où je l'oublierais. Ma mémoire n'est plus ce qu'elle était…
- Cesse de faire de l'humour.
- Cesse de vouloir jouer à la méchante, ça te vas très mal au teins.
- Rahhhhhhhhh…j'aurais du te bâillonner…
- Ouais, t'aurais du...
Elle s'agenouilla auprès de moi, probablement pour me détacher.
L'occasion.
Je poussais Ana contre le mur en face de moi à une main ! Dépourvue de baguette, j'étais prête à lutter avec mes dix doigts. C'était la première fois qu'elle avait eu la mauvaise idée de me libérer, et bien évidemment, comme tout le monde s'en doute, j'en profitais. Faudrait être con pour se laisser faire bêtement, ou follement amoureuse de mon kidnappeur, ce qui, entre nous est très loin d'être le cas.
Une fois relativement remise, et le front salement ensanglanté, Ana se rua sur moi.
Je prenais alors correctement en main mon escarpin et BIM ! en plein dans la poitrine. La folle alla directement s'empaler sur la chaussure. Petit à petit, j'enfonçais encore plus et avec délectation le talon 14 cm de mes précieuses Blahnik au plus profond de ses seins siliconés, à tel point qu'elle se contenta d'en tomber à la renverse. Se noyant dans son sang, qui gicla lorsque dès lors où je bougeais ne serait ce que légèrement la chaussure.
A plusieurs reprises, juste pour le kiff, je répétais le geste, ce jusqu'à ce que j'ai la certitude qu'elle soit morte.
Lorsque ce fut le cas, je me levais. Les chaînes, qu'elle maintenait autour de ma gorge par magie, tombèrent au sol une fois l'emprise d'Ana sur elles disparue. J'étais libre.
Lentement, je me mettais debout, je flageolais bêtement le temps de me réadapter à la marche et me dirigeais rapidement vers la sortie. De plus ma jambe gauche était salement amochée mais peu importe, j'étais enfin libre. Trop heureuse, je m'approchais de la lumière.
Ah ! J'oubliais.
Je revenais sur mes pas. Arrachait la chaussure du corps de Pietrov, pour la remettre sur mon pied. C'est que je les adore mes Blahnik, quel gâchis ça aurait été. Je partais.
Alors que j'aurais du galérer avec la lumière, que, soit dit en passant j'avais pas vu depuis un moment, je m'y fit plutôt vite. Je me dirigeais au hasard des couloirs. La maison était grande. Loin d'être stupide je sais où je me trouve. Reste plus qu'à trouver le maître des lieux.
Ainsi, j'enchainais les différents salons, les couloirs à n'en plus finir, les escaliers immenses à vous en donner le tournis. Tombais sur une merveilleuse penderie, la plus belle, la plus grande, la plus divine des penderies. J'aurais pu passer des heures à sentir jusqu'au moindre morceau de tissus présent là. Mais j'avais d'autres chats à fouetter, hélas. J'y reviendrais…Je reprenais ma course et manquait l'infarctus devant, le placard à chaussures. Je m'y attardais quelques instants. C'est dingue ! la garce en avait des centaines, si ce n'est des milliers, les vêtements je veux bien mais les chaussures c'est dure de dire non.
Ainsi je plongeais avec délectation dans cet univers empreint de cuir, de lacets dorés, de talons aiguilles, de soie et je ne sais qu'elles autres merveilles, quand.
Quelque chose se brisa.
A nouveau j'attrapais la première paire de pompe qui se trouvait devant moi. Escarpins, Prada, 16 cm, cuir noir, semelle rouge.
J'ai toujours rêvé d'en avoir des comme ça….
Autre chose tomba.
Je sortais de la pièce. Chaussure à la main. Je me dirigeais droit devant, jusqu'à ce que j'atteigne une pièce dont la porte était déjà ouverte. J'entrais. C'était une chambre tout ce qu'il y à de plus banal quand on s'appelle Malfoy: luxueuse et démesurée.
J'avançais dans la pièce, elle était sombre. Ses imposants rideaux étaient clos, et, à vue de nez, quelqu'un avait dormis là un bon moment. Ma jambe me lançait mais je n'y faisais pas attention. C'est que j'avais l'habitude de ses caprices.
- Il y à quelqu'un ?
On sait jamais.
Personne ne répondait. Seul un râle s'éleva.
- Attention ! J'ai des Prada et je n'hésiterais pas à m'en servir !
Je crois que c'était stupide…Bref. Je continuais mon périple et m'approchait du lit. Visiblement le fauve était toujours là. Quand je dis fauve, je parle de l'odeur bien sur. La lourde couverture aux reflets dorés se mouvait lentement tandis que je m'approchais toujours plus.
Puis, quand je fut assez proche pour retirer un morceau de la couette.
- Drago ?!
Malfoy était bien plus pâle qu'il ne devait l'être. Tout son corps tremblait, quand il ne suait pas plus qu'il ne fallait qu'il le fasse. Le pauvre devait être bien malade pour être dans cet état. Je touchais son front. Merlin qu'il était brûlant.
Il se retourna soudain. Je reculais.
Ses yeux, étaient violets, nan, rouge, nan…noir à vrai dire je ne sais pas quelle teinte était prédominante.
- Drago ?!
- Hermione ???
Il me chercha de la main. Je crois bien qu'il ne me voyait plus.
- Hermione ?! C'est toi ??? Qui est là ???
Son état devait être plus lamentable que le mien. Je reconnaissais là tout les stigmates d'un empoisonnement. La garce, je ne regrettais déjà pas de l'avoir tuer mais là j'étais soudainement encore plus heureuse de l'avoir fait. Je posais ma main contre le front de Malfoy, qui manqua de me vomir dessus.
Il s'agrippa à ma moi.
- Hermione ?! S'il te plais dit moi que c'est toi.
- C'est moi. Je vais t'emmener loin de là.
- Ana…Ana à…
- Chuutttt...Ana ne te feras plus de mal…Drago s'il te plais écoute moi.
Ses mains me griffèrent presque. Je crois qu'il cherchait à se blottir contre moi.
- Hermione ?!!
- Je vais m'occuper de toi, calme toi.
Je le rallongeais. Il n'y avait aucunes traces d'une quelquonque baguette dans les parages et appeler celle de l'autre folle ne servirait à rien. Si j'allais la chercher, Drago serait mort d'ici à ce que je revienne. Si j'attendais ici Drago mourrait également. Ainsi, je le pressait contre moi pour transplaner à Sainte Mangouste.
Alors que j'allais entreprendre la démarche, Malfoy m'interpella :
- Hermione, je t'aime.
Contre mon gré, je sentais venir les larmes à me syeux, je hais ces moment là...
- Surtout Drago si tu vois de la lumière, tu fais demi-tour.
Et, dans une forme de délire dû probablement à la fièvre :
- Je t'aime…je t'aime…Hermione…
- Drago ? Drago ????????????????? Reveille toi !
REVEILLE TOI !
