Merci aux trois personnes qui ont bien voulu lire. Je vosu mets la suite, en espérant tout de même que d'autres liront et commenteront.
Notre Riza commence son travail, et fait des rencontres. Bonne lecture ^^.
Les soldats de Roy étaient rentrés. Ils avaient trouvé le corps du colonel près des lavoirs. Mais pas celui du lieutenant. Elle restait introuvable. Quand il avait vu ça, Havoc avait compris pourquoi Hawkeye avait perdu la boule. Lui aussi se disait qu'il aurait réagi comme elle. Encore que … il n'en était pas sûr. La cérémonie d'adieu à Mustang venait de se terminer. Ses anciens subordonnés s'interrogeaient sur leur avenir à présent. Nul doute qu'ils seraient bientôt fixés. Ils ne trouveraient pas un autre chef comme lui : pas trop à cheval sur l'étiquette, protégeant son équipe, humain quoi. Le décès du colonel en avait surpris beaucoup. Lorsqu'on connaissait sa puissance alchimique, on avait quand même du mal à croire qu'il puisse mourir comme ça. Un survivant d'Ishbal en plus. Mais c'était arrivé, rappelant par là que n'importe qui dans ce milieu pouvait y passer, quel que soit son niveau.
Un avis de recherche avait été lancé pour retrouver Riza, et bien sûr la juger pour ce qu'on appelait désormais le Massacre de Maptown. Cependant, personne ne pouvait dire où la militaire était passée. C'était comme si elle s'était volatilisée. En réalité, les pouvoirs de Jigoku Riza lui permettaient de ne pas être reconnue, même par ceux qui la connaissait. ( Ndla : Jigoku = enfer )
La jeune femme avait pour mission d'accomplir la vengeance des hommes. On pouvait la contacter en écrivant dans une rubrique spéciale du journal. Appelée Courrier des enfers, cette case n'apparaissait qu'à minuit pile. Il suffisait pour la personne désirant se venger de quelqu'un d'écrire le nom et le prénom de son ennemi.
Riza prenait ensuite contact avec l'auteur, et lui expliquait les termes du contrat. Elle lui donnait une poupée de paille avec une ficelle rouge autour du cou, à dénouer pour que la vengeance puisse s'accomplir. La personne décidait pour sa part à quel moment dénouer la ficelle. Ceci fait, Riza se chargeait du reste. Pendant ce temps-là à Lior, l'armée venait d'envoyer un alchimiste d'Etat afin de forcer les habitants à se battre, et ainsi attaquer. Zolf J. Kimblee usait donc de son alchimie explosive dans toute la cité. Accompagné de chimères créées par Shou Tucker, il ravageait Lior. Toutefois, il avait été devancé. Edward Elric se trouvait également dans la ville. Malgré sa stupeur d'apprendre la mort de Mustang, il tâchait de rester concentré sur son objectif.
Il avait ainsi découvert que l'armée tentait de renouveler le génocide d'Ishbal. D'un autre côté, Scar avait tracé un immense cercle dans la ville, afin de fabriquer la pierre philosophale grâce aux vies des soldats. Edward avait donc fait évacuer les habitants de Lior, et envoyé un message à l'armée pour les dissuader de venir. Pour le moment, il n'avait réussi qu'à faire partir les gens de Lior. Le cercle était terminé, et prêt à être activé. Le FullMetal devait donc en personne aller prévenir les militaires de ce qui les attendaient, si jamais ils mettaient le pied dans la ville. Malheureusement, il avait affaire au lieutenant-colonel Franck Archer.
Un homme froid, avide de pouvoir et sadique. Lui, il avait été ravi de la disparition de Roy, considéré depuis toujours comme son principal rival. Le brun aux yeux bleus glacés écouta d'un air dédaigneux les explications d'Edward. Il envoya donc ses troupes. Scar lui n'attendait que ça. Entre-temps, il avait rencontré Lust. Grièvement blessé, l'Ishbal continuait malgré tout à progresser dans les rues de Lior, plus précisément sur un des arcs du cercle. Il passa devant une maison. Riza en sortit juste après lui. La fille des enfers venait d'accomplir sa première mission, pendant l'évacuation. Son visage neutre observa Scar qui fuyait. Elle baissa ensuite les yeux sur le sol.
Une aura de flammes l'enveloppa.
Scar tomba sur le sillon, activant de ce fait le cercle alchimique. Toute personne s'y trouvant fut anéantie, de même que les habitations. Il ne resta de Lior qu'un immense carré sombre. Riza avait observé la scène de loin. Puis elle y tourna le dos. L'Ishbal se retrouva bientôt devant le même portail que la jeune femme quelque temps plus tôt. Et le cobra qui avait fait d'elle la fille des enfers apparut devant Scar.
« Les fautes que tu as commises sont très lourdes, quoique justifiées. Mais ta haine aveugle te voue à l'enfer. » déclara-t-il.
Scar baissa les yeux. Il s'y était préparé lorsqu'il avait choisi sa voie. Il s'apprêta donc à traverser le portique rouge.
« Attendez. » fit une voix.
Scar se retourna, pour découvrir Riza qui avançait. Il fut plus que surpris de la trouver ici. Serait-elle morte également ? Quand elle fut plus près, Scar remarqua le changement de couleur de ses yeux. Rouges comme les siens. Ce qui n'était pas normal.
« Tu es la subordonnée de Mustang. Je ne pensais pas te trouver aux portes des enfers. » fit Scar.
« Je suis la fille des enfers, Riza Ai. Moi aussi j'ai commis une lourde faute que je dois payer. Et j'ai une proposition à te faire. » annonça-t-elle.
La blonde s'arrêta à un mètre de Scar. Le serpent des enfers attendit que Riza s'exprime.
« Rejoins-moi dans ma mission. Aide-moi à accomplir la vengeance des êtres humains. Cela devrait suffire à expier tes péchés. » proposa l'ancienne militaire.
« Tu t'imagine que je vais rejoindre un militaire responsable du massacre de mon peuple ? » fit Scar sceptique.
« Le passé est mort. J'ai moi-même dû fermer mon cœur aux émotions. Tu peux échapper à l'enfer en me suivant. Mais il est bien sûr hors de question que tu poursuive ta vengeance là-haut. Tu devras y renoncer. Personne ne te reconnaîtra sois tranquille. » continua Riza.
« C'est une bonne idée, Jigoku Riza. Scar te secondera dans ta mission : il sera l'une des poupées de paille destinées aux humains. » approuva le cobra.
« La décision t'appartient. » lança la fille des enfers à l'Ishbal.
Ce dernier la fixa. Toute émotion avait vraiment disparu du visage de la blonde. Elle ne le regardait plus comme un ennemi, mais bien comme un allié. Il fixa le sol un instant. La blonde venait en quelque sorte de lui proposer de continuer à vivre, ce qui était certainement préférable à la souffrance en enfer. De plus, ça ne le changerait pas tellement de d'habitude.
« Très bien, j'accepte de te suivre. » répondit finalement Scar.
Riza lui tendit alors la main. L'Ishbal y plaça la sienne, et tous deux revinrent à la surface dans un jet de flammes. Ils se trouvaient aux bords d'une rivière, dans une forêt. Le temps était magnifique.
« C'est ici que tu vis ? » demanda Scar.
« Oui. Mais je te préviens : la nuit n'arrive jamais. » fit Riza qui se dirigeait déjà vers l'entrée.
Scar la suivit. La maison était dans le plus pur style asiatique. Tout comme la jeune femme, il ôta ses chaussures. Riza s'installa au salon, et servit des fruits à son hôte.
« Comment t'es-tu retrouvée dans cette situation ? » interrogea Scar en se plaçant face à elle.
« Je n'ai pas envie de parler du passé. Sache juste qu'à cause de la perte d'un être cher, j'ai fait déferler ma vengeance sur les responsables. Je n'ai eu d'autre choix que de devenir Jigoku Riza. » répondit-elle en prenant une grappe de raisins.
Scar la regarda un instant, avant de piocher à son tour dans la coupe de fruit. Il en retira une banane.
« Et en quoi consiste notre mission ? »
« Nous devons observer les effets de la haine et de la vengeance chez l'humain. Pour cela, nous disposons d'un moyen : ceux qui désirent se venger d'une personne nous contactent via le Courrier des enfers. Le nom de la personne à expédier aux enfers y est inscrit. Cette rubrique située dans le journal n'apparait qu'à minuit. Je retrouve le client, et lui explique les termes de notre accord. Ensuite, je lui donne une poupée de paille avec une ficelle rouge, qu'il ou elle devra dénouer. Quand c'est fait, la vengeance s'accomplit. » expliqua Riza tout en mangeant.
Si Scar avait bien compris, il serait l'une de ses fameuses poupées de paille. Drôle de perspective. Il verrait ce que ça donnerait avec le temps. L'Ishbal lui demanda si elle avait déjà exécuté la vengeance de quelqu'un.
« Oui, juste au moment où tu faisais disparaître Lior. L'un d'eux m'avait appelée.»
Scar afficha sa surprise. Il avait cru les gens de cette ville plutôt solidaires et donc proches. Il aurait pensé qu'ils auraient cherché à se venger de l'armée plutôt que de l'un d'entre eux. Riza se leva. Elle se rendit dans sa chambre pour se changer. L'ex-lieutenant revint vêtue d'une jupe noire s'arrêtant au-dessus des genoux, et un chemisier assorti à ses yeux.
« Je te laisse t'installer. Ma chambre et la première à gauche. Tu prendre celle que tu veux. » dit-elle.
La fille des enfers sorti prendre l'air. Elle se dirigea vers un petit ponton au bord de l'eau. Là, elle s'assit et fit tremper ses pieds nus dans l'eau. Pour le moment, Riza avait encore du mal à ne pas penser à sa vie d'avant. Des images de ce qui s'était passé lui revenaient souvent en mémoire, surtout durant son sommeil. Il lui arrivait de se réveiller en sursaut, appelant son supérieur. Riza se demandait aussi qui s'occupait de son chien. Qu'étaient devenues ses affaires ? La blonde inspira pour chasser ses questions. Elle devait pas penser au passé, sinon son cœur se ferait de nouveau envahir par la haine. L'âme de Roy serait prisonnière du néant si elle échouait. Elle tâcha donc de se concentrer sur le paysage. Scar sortit de la chambre. Il avait troqué ses habits contre une chemise blanche mais avait gardé son pantalon noir.
Il s'assit sur les marches de la maison. L'endroit était paisible. L'Ishbal aussi s'interrogeait sur ce qui se passait en dehors d'ici. Ses yeux rouges errèrent sur le paysage. Des montagnes cernaient cette petite vallée, dont la maison semblait être la seule habitation. Un silence serein s'installa. Soudain, un bruit de clochettes retentit depuis l'intérieur.
« Qu'est-ce que c'est ? » s'étonna Scar.
« Le signe que quelqu'un nous a contacté. » répondit Riza.
Elle rentra. Sur un petit meuble au fonds du salon, elle disposait d'un exemplaire du journal qui portait son courrier. L'Ishbal approcha pour voir ce dont il s'agissait. Riza retourna le journal, et regarda tout en bas de la dernière page. Scar vit alors une petite flamme dans un cercle apparaître dans une case jusque-là vide. Le symbole fit place à des caractères. Le nom et le prénom de quelqu'un.
« Allons-y. » fit Riza en se levant.
Elle et Scar disparurent. Scar fut d'abord surpris de passer brusquement du jour à la nuit.
« C'était donc vrai … là où nous vivons la nuit ne tombe pas. » pensa-t-il.
La personne qui les avait contacté était une jeune fille, une adolescente.
« Tu m'as appelé ? » demanda Riza.
« Fille des enfers ? » demanda l'adolescente.
« Je suis Riza Ai. Tu m'as invoquée pour faire déferler ta vengeance. Scar. »
L'Ishbal sursauta. Elle voulait certainement qu'il devienne une poupée de paille, mais comment diable s'y prenait-on ?
« Oui euh ... » répondit l'Ishbal désemparé.
A peine eut-il donné son accord qu'il se changea aussitôt. La poupée de paille réapparut dans la main tendue de Riza. Elle était d'une couleur rouge, avec sa ficelle nouée autour du « cou ».
« Prends ceci. Si tu souhaites réellement que ta vengeance s'accomplisse, il te suffit de retirer la ficelle rouge. En faisant cela tu passe un contrat avec moi. La personne dont tu souhaite te venger sera conduite sans plus attendre en enfer. Mais attention, il y a un prix à payer. Deux vides se créent lorsque tu maudis quelqu'un. Deux tombes pour une malédiction : si tu retires la ficelle, toi aussi tu devras aller en enfer. Ton âme sera soumise à la souffrance, et ce pour l'éternité. Jamais tu ne pourras aller au paradis. Mais bon, ce ne sera qu'après ta mort. » expliqua Riza.
« Je devrais aller en enfer ? Même si je n'y suis pour rien ? » s'étonna l'adolescente en prenant la poupée de paille.
Sous cette forme, Scar avait tout entendu. C'était donc ça le prix de la vengeance. En même temps il aurait pu s'en douter, il avait été lui aussi destiné aux enfers.
« Oui. C'est le prix à payer pour obtenir vengeance. La décision t'appartient. » conclut Riza.
Elle disparut ensuite, laissant l'adolescente avec sa poupée de paille dans la main. Scar pour sa part, se demanda combien de temps il allait rester sous cette forme. Il savait qu'il entendait tout, mais ne pouvait communiquer avec qui que ce soit. L'Ishbal apprit bien vite que cela ne durait jamais bien longtemps. Lorsque l'adolescente en eut assez de sa situation, elle retira la ficelle. La poupée de paille s'envola, et on put entendre la voix de Scar :
« Vengeance acceptée. »
Quelque temps plus tard, il retrouva Riza dans son kimono. La vengeance était accomplie.
« Voilà donc ce que nous devrons faire pendant un temps indéterminé. » se dit-il.
« Rentrons. » dit Riza.
Tout à coup, ses yeux rouges interceptèrent un mouvement dans un bâtiment. Il s'agissait d'une vieille église. Riza aperçut Lust en sortir. L'homonculus ne paraissait pas au mieux de sa forme. La fille des enfers la regarda s'éloigner.
« T'attends quoi ? » demanda Scar.
« Suis-moi. » dit simplement Riza.
L'Ishbal regarda alors dans la direction que la fille des enfers prenait. Et lui aussi il la vit. L'homonculus créée par son frère. Que pouvait bien lui vouloir Riza ? Scar suivit la blonde aux yeux rouges. Quelques instants plus tard, tous deux se retrouvaient en hauteur. Ils regardaient le FullMetal alchemist aux prises avec Lust et Wrath. Grâce au médaillon, Edward put s'en sortir. Ce dernier contenait en effet un reste de la transmutation ayant servi à concevoir Lust. Donc son point faible. Riza observa le tout dans un silence total. Pas la moindre émotion en revoyant Edward. Scar non plus n'était guère expressif. La blonde se rapprocha soudain de Scar, pour le transporter par le feu.
Ils apparurent ensuite dans un entrepôt. Edward venait de sceller l'homonculus de la paresse, et celui de sa mère au passage. Mais Wrath était là également. Il se battait contre Lust. La grande brune se cacha dans un coin pour échapper à la colère. C'est là que Riza décida d'entrer en scène. La luxure la regarda venir avec le même étonnement qu'avait eu Scar. D'ailleurs quand elle le vit à ses côtés, sa surprise en devint comique.
« Je suis Riza Ai, la fille des enfers. Je suis venue te trouver car tu es sur le point de mourir. Vu ta nature, il n'y aura rien pour toi après ta mort. Je te propose donc de me suivre, et de m'assister dans ma mission.» lui dit la blonde.
Scar ouvrit grand les yeux. C'était donc ça qu'elle avait eu en tête. Obtenir une autre aide. Ce ne serait peut-être pas plus mal, cependant …
« N'y a-t-il personne d'autre que cette créature sans âme ? » demanda Scar.
Riza ne parut pas l'avoir entendu.
« Alors, accepte-tu de me suivre et d'échapper à la mort et au néant ? » demanda Riza.
« Attendez, je ne comprends rien à ce que vous dites. Je vous croyais morts tous les deux, ou au moins disparu dans votre cas, miss Hawkeye. » fit Lust.
« Nous avons en quelque sorte disparu du monde des vivants. Pour expier nos fautes en accomplissant la vengeance des humains, en observant ce que la haine pouvait engendrer. Je suis devenue la fille des enfers, et Scar m'aide dans cette tâche. Je te propose aujourd'hui de nous suivre. Mais décide-toi vite : ton camarade possède de quoi te sceller. » répondit Riza.
« Je ne viendrais pas avec vous. J'ai l'intention de devenir humaine, mon maître l'a promis. » répondit Lust.
« Elle ne le fera pas. Parce qu'il est impossible de créer une âme humaine, même en possédant la pierre philosophale. Tu sais très bien ce que ton maître fera avec cet item. Vous autres homonculus ne comptez pas. »
Lust sourcilla. Elle avait en effet découvert que Dante ne désirait que prolonger sa vie en changeant de corps, par le biais de la pierre philosophale. Afin de contrôler ses homonculus, elle leur faisait miroiter la possibilité de devenir humains. Elle entendit soudain la voix de Wrath.
« Où te caches-tu Lust ? Viens te battre ! »
« La décision t'appartient. » fit Riza.
Lust risqua un œil hors de son abri. Elle découvrit alors l'enfant homonculus ramasser quelque chose par terre. Le médaillon contenant la mèche de cheveux. Wrath sourit avec sadisme : il tenait le moyen de lui faire payer la mort de Sloth. La brune se rappela qu'il était le seul à pouvoir utiliser l'alchimie. Riza avait donc raison. Lust se dissimula à nouveau, regarda Riza et Scar. Puis après quelques minutes passées à peser le pour et le contre, elle se décida.
« Je vous suis. »
Riza et Scar s'approchèrent d'elle, et tous trois s'en allèrent. Ils réapparurent dans la vallée fleurie, devant la maison. Riza y entra la première.
« Où sommes-nous ?» questionna Lust.
« Dans un endroit qui semble hors du temps. C'est ici que nous vivrons désormais. En tant que serviteurs de Jigoku Riza.» répondit Scar.
« Je vous verrais davantage comme des compagnons que des serviteurs.» lança Riza, qui venait de se changer.
Cette remarque alla droit au cœur de Lust. Un compagnon, et non pas un serviteur comme avec Dante. Alors … l'homonculus avait certainement bien fait d'accepter sa proposition. Scar se chargea d'expliquer à la nouvelle venue en quoi consistait leur mission.
« Bien … ça n'a pas l'air aussi terrible qu'avec mon ancien maître. Mais que ferons-nous si elle me retrouve ? Car Dante ne me laissera pas partir. » avertit Lust.
« D'après Riza nous possédons des pouvoirs qui nous camouflerons aux yeux de nos connaissances. » révéla Scar.
« Pourtant moi je vous ai reconnus. » releva la brune.
« Parce que j'ai choisi que tu nous reconnaisse. Tu ne nous aurais pas suivie si facilement sinon. » lança Riza.
Lust admit qu'elle avait raison. S'ils lui avait été inconnus elle aurait refusé. Puis elle devait admettre qu'elle avait été contente de revoir Scar. Le péché de luxure entra dans la grande maison et se choisit elle aussi une chambre. Puis elle ouvrit la fenêtre et s'y accouda. Quelle paix ici ! On se sentait vraiment calme, en harmonie avec la nature. Cette nouvelle vie serait peut-être plus intéressante que la précédente, où elle n'était qu'un pion. Riza paraissait lui accorder plus de valeur que Dante, et ne la regardait pas comme une chose sans âme, ni une faute.
La fille des enfers l'acceptait comme elle était, sans rien lui reprocher. Bien sûr elle devrait l'assister dans sa mission en échange, mais ça ne lui semblait pas être un prix exorbitant. Plutôt comme un petit service.
« Je me fais peut-être des idées sur ce que je devrais faire. Mais ça ne peut pas être pire que de vivre avec un sadique, un boulet qui ne pense qu'à s'empiffrer, un gamin capricieux et j'en passe. » songea Lust.
D'ailleurs selon Scar, ce n'était pas franchement désagréable, ni très plaisant non plus. Ils devaient le faire un point c'est tout. Mais ils pouvaient vivre tranquillement à côté de ça, sans se préoccuper du lendemain. Quoi qu'il en soit, seul l'avenir apporterait des réponses à leurs questions.
