Voilà le chapitre marquant le tournoi de l'histoire ! Notre Riza a-t-elle bien surmonté le drame qui a bouleversé sa vie ? Et si non, quelles en seront les conséquences ?

Merci à tous ceux qui suivent, et bonne lecture ^^.


« Veux-tu … goûter à la mort cette fois ? »

Riza Ai fixa la fille d'un politicien en face d'elle. Elle écarta son bras, et les fleurs de son kimono surgirent. La jeune fille reprit connaissance sur la barque qui la conduisait en enfer.

« Non mais … qu'est-ce que vous faites ? Vous savez qui je suis ? Ramenez-moi immédiatement ou je vous fous en taule ! » s'exclama-t-elle furieuse.

Mais Riza fit la sourde oreille, continuant à manier son embarcation aussi imperturbable d'une statue de l'île de Pâques. Depuis la rive, Lust, Wrath et Scar contemplaient la scène.

« Eh bien, c'est le genre de personne que je ne suis pas fâché d'envoyer en enfer. » déclara Wrath.

« Oh que oui. Parce que son père est haut placé ça se croit tout permis et à l'abri des punitions. » ajouta Scar.

Le bruit de clochettes caractéristique retentit, signalant que l'enfer venait de recevoir un nouveau pensionnaire. Peu de temps après, Riza fut de retour. Elle s'arrêta près de ses compagnons.

« Rentrons. » leur dit-elle.

Tous trois hochèrent la tête. Quelques minutes plus tard, le groupe était de retour dans la vallée fleurie abritant leur maison. Près d'un siècle s'était écoulé depuis que Riza était devenue la fille des enfers. Quatre-vingt quatorze ans pour être précise. Et elle n'avait pas changé d'une virgule depuis ce jour-là. Pas plus que ses trois compagnons d'ailleurs. Pour les deux homonculus rien de neuf de ce côté-là. L'arrêt du vieillissement n'opérait que sur Riza et Scar. Ce dernier se retira dans sa chambre. Riza sortit de la sienne au même moment, pour se rendre sur la petite terrasse au-dehors.

« Riza je peux te brosser les cheveux ? » demanda Wrath.

« Oui. »

La fille des enfers s'assit sur le bord des escaliers. L'homonculus de la colère se mit à genoux derrière elle, puis commença à brosser la chevelure or. Lui aussi s'était bien adapté à sa nouvelle vie. Plus d'Envy pour le battre, plus de Dante pour le punir ni que ce soit pour le maltraiter. Wrath avait tendance à se rapprocher de Riza comme il l'avait fait pour Sloth, sans pour autant l'appeler maman. Sans doute avait-il trouvé en elle un substitut parental. Quant à savoir ce qu'en pensait la concernée … eh bien, essayez donc de lire des émotions sur une pierre, vous m'en direz des nouvelles. Wrath avait également reçu un pouvoir pour assister Riza. Il pouvait se changer en n'importe quel objet de son choix. Pratique pour recueillir des infos. Scar lui, possédait une ouïe extrêmement développée, capable d'entendre même à travers les murs. Lust pour sa part, pouvait forcer les gens à dévoiler leurs pensées.

« J'ai cueilli des cerises. » annonça Lust.

Riza rouvrit les yeux. La brune s'installa près d'elle, une corbeille de fruits rouges sur les genoux.

« Je vais t'aider. » annonça Riza.

Elle prit quelques fruits qu'elle commença à équeuter. Wrath termina de brosser la fille des enfers, et se joignit ensuite à elles en rassemblant les tiges vertes éparpillées. Un bruit qu'ils connaissaient tous les tira de leur paisible occupation.

« Une requête. » dit Riza en se levant.

« Dis leur qu'on est en pause. » commenta Wrath.

Lust eut un petit sourire. Il arrivait couramment qu'ils enchaînent les missions. Heureusement qu'ils ne se fatiguaient pas comme les humains, sinon à eux la peur. Les homonculus terminèrent d'équeuter les cerises, puis rejoignirent Riza pour savoir de quoi il retournait. Scar y était déjà.

« Bon, je vais m'y coller avec le p'tit. » annonça-t-il.

Riza se contenta de hocher la tête. Scar fit signe à Wrath, et tous deux s'éloignèrent.


Central. Par une journée ensoleillée, la capitale d'Amestris était des plus animées. Tous le monde voulait profiter du soleil tant attendu. La saison des pluies se terminaient, le printemps s'imposait. Les jeunes se donnaient rendez-vous au parc, à un coin de rue, devant le cinéma. La ville respirait la joie de vivre. Beaucoup de choses avaient changé. La démocratie s'était enfin installée après une haute lutte. Un combat que l'on devait à la motivation d'un groupe de soldats, dont on trouvait les statues au parc. Sur la plaque du socle était gravé leur nom et prénom, ainsi qu'une curieuse phrase : Nous l'avons fait colonel. Reposez en paix. Un peu plus loin, une autre statue veillait sur les passants.

Celle d'un jeune garçon coiffé d'une natte, menaçant de la pointe d'une lame sur son automail le généralissime à ses pieds. Derrière lui, une armure paraissait le soutenir. Désormais, l'histoire de l'homonculus qui avait dirigé le pays était connue de tous. Répertoriée comme une page sombre de l'histoire du pays, elle avait entraîné un déclin de l'alchimie au profit de la technologie. Naturellement une science si pratique était encore exercée, cependant elle suscitait nettement moins d'intérêt ou de fascination à présent. Les alchimistes d'État n'existaient plus, rendant l'armée du pays moins puissante. Des accords commerciaux avaient été conclu avec Creta et Aruego. Seul Drakma inquiétait encore les dirigeants, mais ces derniers avaient bon espoir d'obtenir la paix. Habitués à ce décor qu'ils avaient vu s'implanter, Scar et Wrath se fondaient dans la foule, à la recherche de leur client.

« Si les gens savaient que je suis un homonculus … j'imagine que je leur ferais peur. » songea Wrath.

C'était déjà le cas du temps de Dante, les homonculus inspiraient déjà de la crainte et du dégoût face ce qu'ils représentaient. Des êtres artificiels, le résultat de l'expérience la plus taboue et la plus horrible qui soit en matière d'alchimie. Malgré l'avancée des mentalités, certaines choses n'avaient pas changé. A fortiori quand un autre péché avait régné et sacrifié tant de vies. Le péché de colère veillait donc à camoufler ses marques. Celle sous son pied, la plus révélatrice, ne se voyait pratiquement jamais. Lust en revanche, devait faire attention à la sienne, plus visible. En passant devant la statue des frères Elric, Wrath et Scar se demandèrent ce qu'ils devenaient. Ils devaient avoir fondé leur famille, peut-être même n'étaient-ils plus en vie. Après tout ce temps …

Rapidement et comme à l'accoutumée, ils se désintéressèrent du passé. La règle numéro un quand on faisait partie de l'entourage de la fille des enfers : le passé allait à la trappe. Personne n'en parlait jamais. En tout cas pas devant Riza, qui leur rappelait toujours de ne pas s'en soucier. Règle qui lui avait été imposé par le serpent qui l'avait élue Jigoku Riza. Les trois compagnons de la blonde s'en était accoutumés, quelque part ça les arrangeait aussi. Chacun n'ayant pas eu une vie des plus faciles, ils risquaient de se sauter à la gorge en plus de briser quelques câbles de leur matière grise. Donc, silence radio sur leur ancienne vie. D'autant plus qu'ils avaient trouvé leur client. Un jeune serveur dans un bar. Scar et Wrath décidèrent d'y entrer pour l'observer.

« Alors, vous avez découvert quoi ? » demanda Lust quand ils sortirent.

Elle était accompagnée de Riza.

« Notre jeune serveur n'a pas là une vie facile. Exploité par son employeur, maltraité à ses heures perdues … bref tout ce qu'il faut pour demander une vengeance. » révéla Scar.

Et pour que Riza prenne contact avec lui. Ce qu'elle fit quand elle vit le serveur sortir les poubelles par la porte de service.

« Tu m'as appelée ? » interrogea Riza.

« Hein ? » s'étonna le serveur.

« Je suis Riza Ai, la fille des enfers. » se présenta la blonde.

Son interlocuteur écarquilla les yeux. Alors la voilà … la légende était donc vraie. Il se redressa, un peu intimidé.

« Wrath. » reprit Riza.

« Voilà miss. » acquiesça le concerné.

Riza tendit une poupée de paille violet foncé au jeune homme. Puis elle lui expliqua les termes de son service. Une simple ficelle à retirer, mais avec un prix à payer. L'âme du commanditaire ira elle aussi en enfer si la vengeance est consommée. A lui de prendre sa décision. Le serveur observa la poupée de paille. Quand il releva les yeux, Riza n'était plus là. Cette dernière était de retour auprès de Scar et Lust. Ils commencèrent à marcher, quand un ballon de basket roula devant eux. Un homme s'approcha et le ramassa. Lorsqu'il se releva, il fit face à nos héros. Ces derniers affichèrent une mine parfaitement surprise.


Riza pour sa part, en fut pétrifiée. Pour la première fois en quatre vingt dix ans et des poussières, l'émotion qu'elle ressentait était tout à fait visible. Ce visage … avec … ces yeux noirs, ces mèches qui retombaient devant les yeux, de la même couleur …

« Bonjour … » fit le jeune homme, son ballon sous le bras.

Mais qu'est-ce qu'ils avaient à le regarder comme ça ces trois-là ? On aurait dit qu'ils venaient de voir débarquer un habitant de Saturne.

« Ouais ben à mon avis, Saturne pas ronds chez eux. » pensa le brun.

Ses yeux noirs s'attardèrent un instant sur la femme blonde. Hmmm … mignonne. Tiens c'est bizarre, elle lui disait quelque chose.

« Excusez-moi, on ne s'est pas déjà rencontré ? » demanda-t-il à Riza.

Une chose était sûre, elle était bouleversée. Prête à éclater en sanglots même. Il ne se souvenait pas de l'avoir déjà vue, mais avait l'impression de la connaître.

« Alors Roy ? Il arrive ce ballon ? » fit une voix.

« J'arrive Maes ! Deux secondes ! » répondit l'interpellé.

Le dénommé Roy repartit. Ce qui permit à Riza de retrouver ses esprits, partis quelque part dans les nuages.

« Roy … c'est le colonel ... » articula-t-elle.

Elle voulut s'élancer, le retrouver et le serrer contre elle. Respirer à nouveau son parfum, le toucher, entendre sa voix … mais elle ne put avancer. Non pas que Riza ne le veuille pas, cependant il s'avéra qu'on la retenait.

« Scar lâche-moi tout de suite ! » s'exclama Riza.

« Attends, ce n'est pas ton colonel ! » fit le balafré.

Il la tenait par le bras. Riza se débattit, mais s'arrêta lorsque l'Ishbal lui dit que ce n'était pas lui.

« Pourtant la ressemblance est des plus frappantes. Moi aussi, j'ai vraiment cru que Mustang se tenait devant nous. Surtout qu'il porte le même prénom. » dit Lust en avançant.

Elle se mit devant la grille qui délimitait le terrain de basket, où Roy disputait une partie avec des amis. Dont le fameux Maes, qu'elle avait tenté de tuer une fois. Riza s'approcha à son tour. Scar, pensant qu'elle s'était calmée l'avait relâchée. La fille des enfers posa ses doigts sur le mur de métal.

« Roy ... » souffla-t-elle.

« Personnellement j'aurais tendance à dire que c'est sa réincarnation. Donc il n'a aucun souvenir de sa vie passée. Il en est sûrement de même pour son copain. » expliqua Scar.

Riza plissa les yeux. L'Ishbal venait certainement de lui épargner d'avoir honte en se précipitant vers Roy. Il avait certainement raison, ce Roy-là ne devait pas la connaître. Pourtant … il lui a posé la question. Une réminiscence ? Possible. Toujours est-il que Riza l'observa évoluer parmi ses amis. Scar et Lust se jetèrent un regard au bout d'un moment. Ils n'allaient pas rester plantés là pendant des lustres non plus.

« Riza, nous devons y aller. Nous avons une mission en cours. » rappela Lust.

« J'arrive. »

Riza resta encore dix bonnes secondes, avant de se décider à lâcher la grille. L e trio finit par disparaître.

Assis sur un banc, une serviette autour du cou, Roy les regarda s'en aller, songeur. Cette fille n'avait pas arrêté de le suivre du regard durant toute la partie. Que lui voulait-elle ? Qui était-elle aussi ? Le brun but une dernière gorgée d'eau. Il était temps de rentrer, déjà ses camarades lui disaient au revoir. Roy fourra sa serviette et sa bouteille d'eau dans son sac, puis quitta le terrain. Il rentrait à pieds, profitant du beau temps. Sans trop savoir pourquoi, ses pensées revenaient sans cesse vers Riza. La jeune femme avait eu un air si ému en le voyant. Comme si elle ne l'avait pas vu depuis des années.

Ses yeux possédaient un éclat captivant, qui ressortait d'autant plus que sa peau était pâle. L'homme et la femme avec elle étaient tout aussi surpris de le rencontrer. Mais ces deux-là, Roy était sûr de ne jamais les avoir vu. Il avait un doute concernant Riza. Le séduisant brun entra la clé dans la serrure de sa porte, toujours plongé dans ses réflexions. Lâchant son sac de sport sur son canapé, il se rendit dans sa chambre pour prendre des vêtements de rechange. Après quoi une bonne douche.

Alors que l'eau tiède ruisselait sur sa peau, le jeune homme sentit un regard dans son dos. Il tourna la tête … pour apercevoir à travers le rideau de douche deux mirettes couleur rubis. D'un geste brusque, Roy écarta le rideau.

Personne. Pourtant, il aurait juré que des yeux rouges l'observaient à l'instant. Le brun retourna sous le jet d'eau, et termina de se laver. Il se sécha, puis passa ses vêtements. En remettant sa montre, il jeta un œil. Quatre heures de l'après-midi. Bon, il pourrait profiter tranquillement de son jour de congé.


« Scar, tu sais où es passée Riza ? » questionna Lust.

« Pas vue. Pourquoi elle n'est pas dans la maison ? » répondit le croisé.

La brune secoua la tête. Étrange, Riza ne sortait de là que lorsqu'elle avait une vengeance à accomplir, ou quelqu'un à contacter. A moins que …

« Je me demande si elle n'est pas allée le voir. » fit Scar.

Lust le fixa, puis soupira. Ah oui. C'était tout à fait possible. Certain même.

« Doit-on aller la chercher à ton avis ? » reprit Lust.

« Sais pas. Je crois que ce n'est pas tellement nos oignons. Et puis ... »

Scar s'étira et se leva.

« Nous pourrions profiter de ces moments de calme. » reprit-il avec un regard entendu.

Lust comprit aussitôt, et sourit. Après quoi elle rentra dans la maison. Moi en revanche, je vais les y laisser. Allons plutôt voir où en est notre fille des enfers, et le beau brun. Riza s'était bien trouvée dans la salle de bain. A présent, elle se trouvait assise sur la rambarde du balcon. Il fallait qu'elle le voie. Même … même si ça lui faisait mal. Son cœur se réveillait à la vue de cet homme qu'elle avait tant aimé, à qui elle avait consacré sa vie et avait failli finir en enfer à cause de lui. Des images de ce passé que la blonde s'était efforcée d'oublier remontaient à la surface comme un bouchon de champagne. Riza se revoyait dans le bureau du colonel Mustang avec une précision étonnante. Lui enfilant ses gants, avant qu'un torrent de flammes n'en jaillissent.

Et puis … cette affaire au village. Ce malheureux incendie qui avait rendu les habitants fous de rage. Fous au point de le tuer. Riza se rappela l'avoir tenu dans ses bras, l'entendre lui dire qu'il l'aimait. Et cette colère, cette haine qui l'avait envahie juste après, qui l'avait poussée à commettre un carnage. Tout cela, le cœur de la jeune femme le revivait, en souffrait encore. Colère et chagrin mêlés, désespoir et douleur unis au même instant. Conjugués à présent avec cette envie de l'approcher, de tout lui dire, de le retrouver. Riza comprenait à quel point il avait pu lui manquer. Dire qu'il était là, juste derrière une vitre. Elle vit soudain l'objet de ses pensées se redresser, lui tournant le dos.

Roy fit volte-face. Encore cette sensation. Quelqu'un était là, il en était sûr. Histoire d'en avoir le cœur net, il alla ouvrir sa porte-fenêtre. Vide. Il entra tout de même, et se pencha par-dessus la balustrade. En bas, il n'y avait que les voitures, quelques passants. Roy passa sa main dans ses cheveux, perplexe. En réalité, Riza était au-dessus de lui, sur le toit de la terrasse du voisin. Il ne vint pas à l'idée du brun de lever la tête, et quand bien même il le ferait, elle se volatiliserait une fois encore.

« Que pourrais-je bien lui dire ? Me croira-t-il si je lui dit que nous nous sommes connus dans une autre vie ? » se demanda Riza.

Il l'avait certainement trouvée bizarre quand ils étaient tombés nez-à-nez. Alors si elle lui sortait qu'elle était non seulement quelqu'un de sa vie antérieure, mais aussi la fille des enfers … il appellerait l'asile. Pourtant, Riza désirait plus que tout retrouver sa relation avec Roy. Que tout soit comme avant. Juste pour être avec lui, ainsi qu'il en avait été. Mais comment faire ? En bas, Roy était rentré. Riza soupira. Les explications n'étaient pas pour maintenant. La fille des enfers s'en alla dans une gerbe de feu. Elle leva les yeux vers son logis. Que cette maison lui paraissait grande tout d'un coup. Riza gravit les marches, puis de manière mécanique se rendit dans sa chambre. Là, elle se laissa tomber sur son lit. Ouuuh … que son cœur était douloureux. La blonde posa une main dessus, et serra son chemisier.

Ce n'était pas le moment de flancher. Si elle échouait dans sa mission, l'âme de son colonel serait … une petite minute. Si l'âme de Mustang était retenue par le serpent des enfers, comment avait-il pu … Riza fut tirée de ses pensées par le son lui indiquant que son client avait retiré la ficelle rouge.


« Riza ? Je peux entrer ? » demanda Lust à la porte.

La blonde s'assit, et lui donna la permission d'entrer. L'homonculus entra, portant le kimono de Riza.

« Merci Lust. »

L'homonculus tenta de déceler quelque chose, mais le visage de la fille des enfers était redevenu aussi expressif que celui d'une carpe. Riza attrapa son kimono. Lust la laissa se changer.

« Allons-y. » déclara la blonde en reparaissant.

Wrath était de retour également. Le quatuor s'envola pour accomplir une nouvelle vengeance.

Une pile de verres tomba sur le patron du serveur. Puis il se retrouva à l'intérieur de l'un d'eux.

« Alors je vous sers quoi ? » demanda Wrath, assis sur un robinet.

« Pour moi ce sera un alcool fort. » répondit Lust.

« Ca marche. » répondit l'enfant en souriant.

Il actionna le robinet avec le pied, et un liquide tomba à torrent sur l'homme, le secouant comme une bille dans une machine à laver, et manquant de le noyer.

« Une olive ou deux peut-être. » ajouta Scar avant d'ouvrir une trappe.

Ce ne fut pas une ou deux comme il venait de le dire, mais toute une cascade. Le verre bascula et tomba. Le contenu fut entraîné, et l'homme ne put que suivre.

« Arrêtez ça enfin ! Qu'est-ce que vous me voulez ? » demanda-t-il.

« Vous montrer que la pression et les mauvais traitements, ça fait un employé pas content. Et un employé pas content, ça peut vous balancer en enfer. » répondit Lust.

Autour du patron du bar, des bonshommes se formèrent, avec des cures-dents pour le corps et des olives noires pour la tête, et des pistaches à la place des mains.

« De … de quoi vous parlez ? Je ne maltraite personne. »

« Ah non ? Réfléchissez bien. » fit Wrath.

Les bonshommes se mirent alors à frapper l'homme de leur mains en pistache. Et grosses comme elles étaient, ça devait équivaloir à se faire tabasser à coup de noix de coco.

« Alors ? Vous ne comprenez toujours pas ? » demanda Scar.

« Je … suis … innocent ! »

« Dans ce cas, il n'y a rien de plus à dire, Miss. » conclut Lust.

Les bonshommes cessèrent de frapper et s'écartèrent pour laisser place à Riza.

« Misérable ombre noire prisonnière des ténèbres, méprisant les gens et allant jusqu'à les blesser. Toi dont l'âme est noyée dans un karma immonde et souillée par le crime ... »

Il regardait avec stupeur cette femme blonde aux yeux rouges comme le sang s'arrêter devant lui.

« Veux-tu … goûter à la mort cette fois ? »


Le quatuor sortit d'une ruelle. Un mouvement attira l'attention de Riza. Roy avançait pas loin, en compagnie de Maes. Tous deux bavardaient et riaient.

« Ça alors mais c'est ! » fit Wrath.

« Ouaip, une réincarnation de Mustang et de Hughes. On les a découvert juste après avoir contacté le client. » révéla Scar.

« Eh bien ! D'ici à ce qu'on rencontre des copies des autres. » commenta Wrath en croisant les bras.

« Du moment que je ne croise ni Dante ni Envy ... » renchérit Lust.

Roy passa devant eux. Il aperçut Riza. Leurs regards restèrent accrochés quelques secondes, avant que le brun ne rompe le contact.