Roy poursuit sa mission, cependant ce n'est pas aussi simple de dissuader les gens. Il va s'en rendre compte ... y'a-t-il un espoir que ça s'améliore avec Riza ?

Merci à tous les lecteurs, et bonne lecture ^^ !


Maes avait réussi. Il était parvenu à pirater le Courrier des enfers, et ainsi de connaître les clients de Riza Ai. Roy de son côté, tentait de court-circuiter les missions de la fille des enfers. Pour le moment, il en avait réussi deux. La blonde aux prunelles écarlates s'était manifestée la première fois, et Mustang ne s'était pas laissé intimider. La seconde fois en revanche, pas de signe d'elle. Pour le brun, ce n'était pas plus mal. L'équipe de Riza en revanche, exprimait ouvertement son mécontentement. Non pas qu'ils adoraient leur travail, mais que quelqu'un vienne tout flanquer par terre c'était agaçant à la longue. Riza restait muette comme une carpe sur le sujet. Toutefois, elle savait bien que tôt ou tard, elle avait devoir sévir. La jeune femme venait d'ailleurs de recevoir une requête. Elle cliqua sur l'icône. Wrath et Lust se proposèrent pour mener l'enquête préliminaire. Riza donna son accord, et tous s'en allèrent.

« Voilà c'est là. » annonça Lust.

« Bon, voyons un peu. » fit Wrath.

En tant qu'assistant de la fille des enfers, il avait acquis de nouvelles capacités. Notamment celle de se transformer en un objet de son choix. Cela lui permettait de s'infiltrer chez les gens, et de recueillir des informations. La seule difficulté était de s'introduire dans le domicile des concernés. Lust et lui traversèrent la rue pour atteindre la maison de leur client.

« C'est quoi tout ce vacarme ? » s'étonna Wrath.

Là où ils étaient, c'est-à-dire près d'une fenêtre, ils percevaient en effet des éclats de voix. Un homme vociférait des injures, pendant qu'un enfant pleurait. Des objets se fracassaient également au sol. Wrath et Lust regardèrent prudemment par la fenêtre. Ils aperçurent une femme tapie au sol, terrorisée. Divers objets gisaient au sol, une assiette cassée, une bouteille vide, une chaise... Un homme saisit soudain la femme par les cheveux, puis se mit à la frapper. Lust et Wrath échangèrent un regard.

« Viens. » dit Wrath.

Ils firent le tour, pour arriver devant la porte d'entrée.

« Je vais me transformer en feuille de papier. Fais-moi glisser sous la porte. » reprit la Colère.

« Très bien. » acquiesça Lust.

Wrath devint aussitôt une feuille blanche, que sa collègue attrapa au vol avant de la glisser comme convenu. Une fois dans le logis. Wrath reprit sa forme originale. Il alla jusqu'au salon. Les humains ne firent pas attention à lui, trop occupés à se disputer. L'homonculus avisa un vase, tout près. Vite il le saisit, et alla le cacher. Il monta sur le meuble, et devint une copie du vase.

« J'espère que l'autre fou ne va pas me balancer contre un mur. » pensa-t-il une fois changé.

La dispute finit enfin par cesser. Ce qui soulagea Wrath. L'homme quitta la pièce, jurant comme un charretier. En larmes, la femme se mit à genoux. Elle essuya ses yeux. Puis réalisant que son enfant criait toujours, elle alla vers lui sans même oser se lever.

« Là là là, ça va aller maman est là. » lui dit-elle.

L'enfant présentait une bosse au front. La mère trouva un pansement, et le posa sur la bosse. Elle tâcha ensuite de calmer son bébé.

« Ne t'en fais pas mon ange, il ne nous embêtera plus longtemps. » murmura-t-elle.

Depuis la fenêtre, Lust avait observé la scène. Wrath ne resterait pas longtemps, ils en savaient bien assez pour retourner chez eux. La luxure attendit donc que toutes les lumières s'éteignent dans la demeure. Wrath redevint homonculus, et approcha de la fenêtre. Il fit signe à la brune de le rejoindre à l'entrée. Comme précédemment, il devint papier, tout en prenant soin de faire dépasser une partie de lui que Lust put récupérer. Ils s'éloignèrent ensuite.

« Eh bien, il est plus qu'évident de savoir pourquoi elle nous a appelé. » dit Lust.

« Ouais, elle a toutes les raisons de vouloir se venger. Et pas besoin d'être devin pour deviner qui elle veut envoyer en enfer. » ajouta Wrath.

Les deux homonculus furent de retour dans la maison de Riza.


« Déjà ? » commenta Scar qui lisait le journal.

« Oui. C'est une femme battue, par conséquent l'enquête a été rapide. » annonça Lust.

« Dans ce cas. » fit Riza en se levant.

Elle fit signe à Wrath. Ce dernier vint se placer à côté d'elle, et ils s'en allèrent.

« Dis, tu crois qu'on va avoir des nouvelles de Mustang ? » interrogea Lust.

« Oh sûrement. Je me demande bien comment il arrive à savoir qui sont nos clients. » répondit Scar.

Il faudrait peut-être qu'il mène son enquête. Mais après que Riza aie pris contact avec la cliente du moment. Celle-ci venait justement d'atterrir dans la maison de l'intéressée. Elle et Wrath entendirent les pleurs d'un bébé. La mère de l'enfant sortit de sa chambre pour aller s'en occuper. Riza s'avança vers elle. Lorsque l'occupante des lieux la découvrit, elle sursauta et failli lâcher le biberon de son enfant.

« Qui … qui êtes-vous ? » demanda-t-elle.

« Je suis la fille des enfers, Riza Ai. Je viens pour votre demande. »

La femme la fixa quelques secondes, avant de soupirer avec soulagement. Elle lui demanda ensuite d'entrer dans la cuisine.

« Je vous attendais avec impatience. Fermez la porte s'il vous plaît. » dit-elle.

Wrath s'en chargea. Après quoi, Riza lui fit signe de changer en poupée de paille violette. Ce qu'il fit immédiatement.

« Prends ceci. Si tu veux vraiment faire déferler ta vengeance, alors retire la ficelle. Lorsque ce sera fait, tu passera officiellement un contrat avec moi. La personne dont tu souhaites te venger sera conduite sans plus attendre en enfer. Cependant, il te faudra offrir une compensation. » expliqua Riza.

« C'est-à-dire ? » demanda la cliente.

« Maudis une personne et deux vides se créent. Deux tombes pour une malédiction. Quand ta vengeance aura été consommée, ton âme ira elle aussi en enfer. Tu sera condamnée à souffrir pour l'éternité, sans avoir la possibilité d'aller au paradis. Mais bon, ce ne sera qu'après ta mort. » expliqua Riza.

« Mon âme … ira en enfer ... » répéta la femme en regardant la poupée de paille.

« La décision t'appartient. » conclut Riza.

Une gerbe de feu l'enveloppa, laissant la cliente à ses réflexions.


Le lendemain, Roy Mustang alla retrouver son ami Maes chez lui. Tous deux avaient posé deux semaines de congé, pour contrer les plans de la fille des enfers. Ils se retrouvaient donc tous les jours à la première heure, pour s'introduire dans le site de Riza Ai.

« Aloooors, voyons de qui il s'agit aujourd'hui. » lança Hughes en tapant sur son clavier.

Le site du Courrier des enfers s'afficha. Maes obtint ensuite le nom de la cliente.

« Une femme, du nom de Emiko Kurushima. » annonça-t-il.

« Cherche son adresse, s'il te plaît. » demanda Roy.

« Voilà mister. »

Roy attrapa le bloc-notes, qui cohabitait avec l'ordinateur, et recopia l'adresse. Il se leva ensuite et fonça vers l'entrée.

« Woé attends-moi ! » s'exclama Maes.

« Quoi ? » demanda Roy surpris.

« Si possible j'aimerais voir cette fameuse fille des enfers. Alors, je viens avec toi. » expliqua Maes tout en éteignant sa bécane.

Il rejoignit son ami rapido, et tous deux s'en allèrent. Localiser la demeure de la dame ne fut pas le plus compliqué. Depuis le véhicule de Maes, ils virent le mari s'en aller.

« Et maintenant ? » interrogea Hughes.

Pour toute réponse, Mustang sortit de la voiture. Maes le regarda faire le tour, surpris, puis le suivit. Visiblement, il avait l'intention de parler à Emiko. Roy se présenta en effet à la porte d'entrée, et sonna. Emiko vint ouvrir quelques instants plus tard.

« Oui ? »

« Bonjour madame, je m'appelle Roy Mustang et voici mon ami Maes Hughes. Nous venons vous voir par rapport à une personne que vous avez contacté par le net, à minuit. » répondit Roy.

C'était suffisamment explicite pour que la femme comprenne. Et elle comprit, à voir l'éclat de surprise qui passa dans ses yeux.

« Je ne sais pas de quoi vous parlez. Excusez-moi mais je dois m'occuper de ma fille. » éluda Emiko.

Elle referma sa porte, mais le brun la bloqua.

« Attendez ! Je dois vous en parler c'est très important. Il en va du salut de votre âme. Je sais que ça paraît bizarre de voir débarquer deux inconnus comme ça, mais … j'ai reçu la visite de la fille des enfers. Et … je connais les termes du contrat qu'elle vous impose. Je trouve vraiment injuste que les commanditaires aillent en enfer eux aussi. »

Emiko observa Roy un instant. Il semblait vraiment vouloir l'aider. Ses paroles avaient trouvé un écho chez elle, car Emiko rouvrit la porte pour les laisser entrer. Roy la remercia gentiment. Mme Kurushima les fit asseoir dans son salon.

« Vous avez vraiment vu Riza Ai ? » demanda-t-elle une fois assise.

« Oui. Elle est blonde aux yeux rouges. » répondit Roy.

Il donna sa description afin de montrer la crédibilité de son explication.

« Je ne lui ai pas demandé de me venger. J'ai tapé un nom au hasard, car je pensais que tout ceci n'était qu'un canular. Elle est apparue chez moi pour me dire que c'était très sérieux. »

« Pour ceux qui la contactent, en effet c'est sérieux. Ce qu'on lui demande, c'est de mettre fin à une situation qui dans mon cas est intolérable. Pour ne pas dire invivable. » approuva Emiko.

« J'entends bien et c'est normal. Cependant le prix à payer est disproportionné. Pour une seule vie agréable, vous souffrirez éternellement. Alors que vous avez certainement une autre solution à votre portée. » continua Mustang.

« Vous croyez ? Moi je ne vois que celle-là. Là où je prévois d'envoyer cette personne, je suis sûre d'en être débarrassée à jamais. De pouvoir revivre. » répliqua Emiko.

« Mais avec le poids de ce qui vous attends sur la conscience. Pensez-vous réellement arriver à vivre sereinement en sachant que c'est l'enfer éternel qui vous attends ? » insista le séduisant brun.

Emiko baissa les yeux. Il n'avait pas tort, cependant au jour d'aujourd'hui ce n'était plus possible d'envisager une autre alternative. Sa décision était prise.

« Vous essayez de m'aider et je vous en remercie vraiment. Sincèrement. Mais ma décision est irrévocable depuis que j'ai contacté la fille des enfers. » avoua Emiko avec pour la première fois de la fermeté.

Ce qui signifiait que l'entretien était clos. Roy se leva en même temps que la maîtresse de maison.

« Je vous en prie, réfléchissez encore. La vengeance n'est pas la solution. » demanda tout de même Roy.

Emiko ne répondit pas, et le reconduit à la porte. Roy était plongé dans ses réflexions.


« On a perdu. » dit Maes.

« Non, je l'empêcherais de retirer cette maudite ficelle. » rétorqua Roy.

« Tu sais, j'ai eu le temps de l'observer pendant que tu argumentais. J'ai remarqué des bleus sur ses bras, quand ses manches sont remontées. » révéla Maes en ouvrant la porte de sa voiture.

« Tu veux dire … que c'est une femme battue ? »

« Oui. Et j'estime qu'elle a parfaitement le droit d'envoyer son mari en enfer. »

« Peut-être, je serais même le premier à l'y encourager si elle ne risquait pas de l'y retrouver plus tard. Là, elle pourrait quitter son mari et refaire sa vie. Je sais que c'est dur, mais pas autant que ce qui l'attends après sa mort. »

« Et tu veux faire quoi alors ? La surveiller d'ici me paraît difficile. » objecta Maes en montrant la maison.

« Je sais ... » soupira Mustang.

Il ne voyait pas comment faire. Son mari devait probablement interdire à sa femme de sortir, sauf pour faire les courses. Donc il ne pourrait pas voir si elle retirerait la ficelle ou non. Et puis rester planté dans la voiture pendant des heures ne l'enchantait guère. Non, il lui fallait un plan. Il laissa donc Maes démarrer la voiture. Un peu plus loin derrière, Riza le regarda s'éloigner.

« J'étais sûr qu'il allait s'en mêler. » lança Scar.

« Mais cette fois il a l'air d'avoir connu un échec. » ajouta Lust.

* Tu essaies encore de sauver des gens Roy.* se dit Riza.

« Pour autant que je souvienne, il m'avait l'air assez entêté comme gars. N'est-ce pas Riza ?» rappela Scar.

« Oui, une vraie tête de mule. »

Il allait réessayer, elle le savait. Quand le séduisant brun avait une idée en tête, même des forceps n'arriveraient pas à l'enlever. En attendant, l'équipe ne pouvait rien faire de plus.


Roy revint dans la journée dans la rue d'Emiko. Il se gara devant sa maison, pensif. Comment savoir si c'était fait ou non ? Il ne pouvait aller lui demander, elle prendrait ça pour du harcèlement. Sans compter ce qui se passerait si jamais son mari était au courant. Soudain, il vit Emiko sortir sur le balcon. Elle était penchée en deux. Roy sortit de la voiture. Il traversa la rue en courant et sans même regarder. Emiko tenait la poupée de paille dans une main. Son mari tambourina à la porte-fenêtre. Sa femme approcha les doigts de la ficelle.

« Emiko non ! » appela Roy.

Surprise, elle ouvrit les yeux.

« Ne faites pas ça ! Si votre mari vous maltraite alors quittez-le ! Je peux vous aider ! » lança Roy.

« Vous … êtes obstiné. Mais … je dois le faire. » répondit-elle avec une esquisse de sourire.

Roy décida alors d'agir. Il franchit le portail et se précipita vers le balcon. Mustang parvint à trouver des prises sur les grosses pierres de la maison. Ainsi il se hissa sur le balcon. Il attrapa ensuite la poupée de paille.

« Rendez-la moi ! » s'exclama Emiko.

« Pas question c'est pour votre bien ! » répondit Roy en la tenant en hauteur.

Une petite bataille s'ensuivit, Emiko tentant de récupérer la poupée. Le mari lui, frappa plus fort à la fenêtre. Il essayait de la briser visiblement. Ce qu'il parvint à faire après avoir lancé une chaise contre.

« C'est qui ce gars-là ? » demanda-t-il.

Emiko était paniquée, et eut un réflexe malheureux : elle se cacha derrière Roy. Le mari eut alors un affreux rictus.

« Aaaah je vois ! C'est ton amant hein ? Espèce de chienne ! »

« Quoi ? Absolument pas ! » protesta Mustang.

« Toi on t'as pas sonné ! Je vais t'apprends à me piquer ma femme ! » s'exclama l'homme.

Il marcha droit sur Roy. Comprenant qu'il allait devoir se battre, Roy poussa Emiko sur le côté. Puis il se baissa pour éviter un coup de poing. Le mari semblait fou de rage, et enchaînait frappe sur frappe. Mustang parvenait à les éviter. Mais tout à coup, il buta contre une chaise longue et tomba par terre. Son adversaire le saisit par le col et le poussa contre le balcon. Qui était bien haut quand même. Suffisamment pour qu'il se tue s'il tombait la tête la première. C'était d'ailleurs l'idée de M. Kurushima, qui le fit basculer à moitié dans le vide. Roy tentait de le repousser, en vain. Il était de plus en plus penché en arrière. Il ne tiendrait pas longtemps à ce rythme là. Soudain, il vit avec stupeur le mari se volatiliser en plusieurs petits morceaux, comme des confettis. Hélas, si Mustang était libéré de son emprise, il n'avait pas pu se rétablir.

Il bascula dans le vide. Mais quelque chose retint son poignet, le faisant revenir dans le bon sens. En levant la tête, il croisa le visage de Riza. Cette dernière se tenait sur le balcon et le fit remonter sans peine. Roy la regarda, stupéfait. Puis il réalisa que si elle était là, c'est que la ficelle avait été retirée. Il tourna la tête vers Emiko, agenouillée plus loin. Ayant remarqué que Roy avait fait tomber la poupée dans la bagarre, elle s'en était saisie. Elle l'avait indirectement sauvé.

« Mme Kurushima … » commença Mustang.

« Il le fallait … il s'en prenait à mon enfant. » révéla Emiko.

Roy en fut désolé. Il se tourna pour parler à Riza, mais celle-ci avait disparu. Elle devait probablement emmener le mari violent en enfer. Roy soupira. Il avait échoué. Emiko portait à présent la flamme noire juste en dessous de la clavicule gauche. Mustang s'avança vers elle, et l'aida à se relever.

« Merci. » souffla-t-elle.


Quelques minutes après, Emiko servait un thé à Mustang. Ce dernier était songeur. Quand Emiko se pencha pour verser le thé, il ne put empêcher ses yeux de se poser sur le tatouage.

« Ne vous sentez pas coupable. C'est vraiment gentil à vous d'avoir voulu m'aider, mais c'est mieux ainsi. » dit-elle.

« Pour le moment. Mais vous auriez aussi pu quitter votre mari. » dit-il.

« Il m'aurait retrouvée. Je le sais. Son ego n'aurait pas supporté cette humiliation. Là au moins, je suis sûre qu'il y restera. »

Roy se tut, et but en silence. Il quitta Emiko un peu plus tard, en lui souhaitant malgré tout bonne chance. Il regagna son domicile. En allumant la lumière, il s'aperçut qu'il n'était pas seul.

« Riza. Que me vaut l'honneur ? » dit-il.

« Je suis venue vous demander une fois de plus de ne pas interférer. Les gens doivent décider seuls. Comme vous avez pu le voir ce soir, c'est même nécessaire pour certains. » dit-elle.

Roy la fixa un instant, puis enleva son manteau.

« C'est la contrepartie qui me pose problème. Je vous offre à boire ? »

« Hé ? » s'étonna Riza.

« Vous m'avez quand même sauvé la vie ce soir. Alors c'est le moins que je puisse faire. » expliqua-t-il.

Riza le suivit dans sa cuisine. Roy lui demanda ce qu'elle voulait.

« Un jus d'orange. »

Le brun lui servit un verre, puis s'installa en face d'elle avec son verre. Pendant qu'elle buvait, Roy se rappela quelque chose.

« Riza, la première fois qu'on s'est rencontré vous avez dit me connaître. J'avais moi aussi cette impression. Pourriez-vous m'en dire un peu plus ? » interrogea-t-il.

« Je ne sais pas si vous allez me croire. » avertit-elle.

« Ooof, au point où j'en suis. »

Riza fixa son verre un instant. Puis elle se décida.

« Je vous ai connu à une autre époque. Une autre vie si vous préférez. Nous étions tous deux soldats dans l'armée, à l'époque où King Bradley dirigeait ce pays. J'étais votre bras droit. Vous, vous étiez colonel, le colonel Roy Mustang, connu aussi comme le Flame alchemist. Et vos possédiez les mêmes gants que celui que vous m'avez montré. » commença Riza.

Roy écouta, suspendu à ses lèvres. Si ça pouvait être vrai. Continuons. La fille des enfers lui expliqua qu'un jour une mission avait mal tourné. Après avoir arrêté un gang, des villageois seraient devenus fous et s'en seraient pris à eux.

« L'un d'eux vous a tiré dessus, et vous a tué. » dit-elle en le regardant.

Suite à quoi, elle avait massacré tout le monde, avant de se retrouver devant un grand cobra qui avait fait d'elle la fille des enfers, pour expier ses crimes.

« Donc … vous ne l'avez pas choisi ? » devina Roy.

« Pas plus que son fonctionnement. Je dois le faire c'est tout. » répondit Riza.

Roy la dévisagea, avant de boire une gorgée. Ainsi donc, c'était une punition. La blonde termina son verre. Elle ne pouvait guère s'attarder malheureusement.

« J'imagine que vous n'avez pas changé d'avis. » fit-elle.

Roy fut pris au dépourvu. Riza devait bien le connaître pour dire ça. En effet, il ne pensait pas abandonner à cause d'un seul échec.

« Merci quand même de m'avoir secouru. » éluda-t-il.

Riza lui fit un petit sourire. C'était la première fois qu'elle souriait depuis le drame. Roy le lui rendit, et la regarda s'enflammer. Il prit le verre de la jeune femme, et le mit dans l'évier.