Les choses se gâtent pour Riza. Elle va se retrouver pour la première fois depuis sa mission à de la haine à son encontre. Nous approchons de la fin de la fic, mais la nouvelle est prête.

Merci à tous et bonne lecture ^^.


« Oser envoyer mon amour en enfer … elle me le paiera. » fit une voix masculine.

La personne en question était en train de tracer un cercle à la craie sur le sol. Puis elle ajouta des symboles à l'intérieur, quelques babioles et enfin disposa des bougies dorées aux extrémités du cercle.

« Il me manque encore la potion, et ce sera prêt. »

L'individu délaissa le cercle, et se rendit ce qui faisait office cuisine. Un liquide frémissait doucement dans une casserole. On y déposa quelques feuilles, et la panade fut remuée.

Pendant ce temps, Roy rentrait d'une soirée entre amis. Voilà bien trois jours que Riza et ses amis n'avaient plus de nouvelles de lui. Aussi la fille des enfers décida-t-elle de lui rendre une petite visite. Mustang la découvrit sur son balcon. Il se dirigea vers la porte-fenêtre, et ouvrit.

« Bonsoir Riza. » dit-il avec un petit sourire.

« Bonsoir Roy. » fit Riza en lui rendant son sourire.

Le brun l'invita à entrer, ce qu'elle accepta avec plaisir. Il la fit asseoir, et lui offrit à boire.

« Alors ? Que me vaut le plaisir de ta visite ? » questionna-t-il en versant un jus d'orange dans un verre qu'il lui tendit.

« Je me demandais ce que tu devenais. Voilà un moment que je ne te vois plus. » répondit Jigoku Riza.

« Tiens donc ! Je croyais qu'au contraire tu serais contente de ne plus m'avoir dans les pattes. » fit Roy avec un sourire.

A dire vrai, sa découverte concernant son passé commun avec Riza l'avait assez troublé. Roy ne savait plus trop où il en était en ce moment, surtout avec ces images qui, malgré ce qu'il savait désormais, continuaient à le hanter. Autrement dit, il connaissait une phase de découragement. Roy hésitait à lui demander dans quelles circonstances Riza était-elle devenue ainsi. Si ça se trouve, c'était particulièrement douloureux.

« Riza … » tenta-t-il néanmoins.

Elle le fixa.

« Comment … comment es-tu devenue la fille des enfers ? »

« Je ne dois pas parler du passé. Et je ne devrais pas être en contact avec toi non plus. Mon cœur doit rester fermé aux émotions. » répondit Riza.

Roy fronça les sourcils, ne comprenant pas bien cette dernière phrase. Riza pour sa part, ne se sentait guère à son aise. Elle sentait qu'elle faisait une erreur en fréquentant Roy. Le colonel qu'elle avait connu était mort, mort et enterré. Ce Mustang-là lui ressemblait physiquement et c'est tout. L'âme de son cher supérieur était détenue par le cobra des enfers, point barre. D'ailleurs si ce dernier apprenait qu'elle était là, il risquait de laisser cette précieuse âme errer dans les limbes. Riza devait partir, et ne plus chercher à le revoir. Roy perçut le malaise de la jeune femme.

« Quelque chose ne va pas ? » questionna-t-il.

« Je … je dois partir. Merci pour le verre. »

Elle se leva et se dirigea vers le balcon. Roy se leva aussi, et la retint par le poignet. Sans trop savoir pourquoi, il ne voulait pas qu'elle s'en aille s'y vite. Surprise, Riza se retourna.

« Est-ce donc si grave si tu t'attardes un peu ? » demanda Roy en lui prenant les mains.

Ce contact provoqua une accélération cardiaque chez Riza. Toutes les fois où elle avait souhaité qu'il lui prenne les mains … qu'ils passent une soirée, rien qu'une ensemble. Et voilà que ça arrivait après des décennies, alors que ça lui était toujours interdit, mais plus pour les mêmes raisons. Riza baissa tristement les yeux. Décidément, sa relation avec Roy Mustang était semée d'embûches, quelle que soit leur situation à tous deux. Étaient-ils donc condamnés à vivre côte à côte, mais sans jamais pouvoir se rejoindre ? A une époque, ça ne dérangeait pas Riza. Parce qu'à ce moment-là, elle pensait que viendrait un jour où ses rêves à elle se réaliseraient aussi. Seulement, tout s'était brisé il y a longtemps déjà.

Non, il n'y avait plus rien à espérer. Lorsque sa punition serait levée, Riza devrait sans doute gagner l'au-delà à son tour, comme elle aurait dû quelques quatre vingt dix ans plus tôt. Avec un peu de chance, Roy et Riza seraient réunis, en enfer ou ailleurs. C'était là tout ce qui pouvait arriver maintenant. Rien d'autre. Riza soupira, et releva la tête vers lui. Elle le contempla un instant.

« Je regrette Roy, mais je ne dois plus te voir. Je n'en ai pas le droit. » annonça-t-elle.

Riza se demanda comment sa voix parvenait à rester aussi ferme. Parce mine de rien, c'était comme le perdre une seconde fois. La première avait été atroce, et celle-là n'en serait pas moins évidente.

« Pour quelle raison ? Qui te l'as interdit ? » interrogea Roy doucement.

« Si je cède à mes émotions, quelque chose de terrible arrivera à ce que j'ai de plus précieux. C'est … le serpent de l'enfer qui m'a choisie comme fille des enfers qui pose cet interdit. » répondit Riza.

Elle s'éloigna de Roy. Celui-ci tendit les mains, cherchant visiblement à la retenir. Mais la blonde lui tourna résolument le dos, sortit dehors et disparu. Le brun arriva à son tour sur la fenêtre, pour ne trouver que la nuit sombre. Il leva un instant la tête au ciel, avant de soupirer. Il rentra et ferma la fenêtre. La soirée s'annonçait triste. Le brun alla s'affaler dans son salon. Pour une fois, son appartement lui parut affreusement vide.

« Boah, autant aller me coucher. » déclara-t-il.


Les jours suivant, Roy eut tendance à se replier sur lui-même. Il ne parlait plus tellement à ses collègues de travail, se contentant de pauses rapides. Il déjeunait seul également, déclinant toutes les invitations de son ami Maes. Inutile de préciser que ce dernier se posait des questions. Qu'avait-il bien pu se passer ? Voulant en avoir le cœur net avant que Roy ne devienne aussi amusant qu'une pierre tombale, Hughes prit les devants et le milieu pour aller retrouver le brun. Mustang l'accueillit avec l'énergie d'un loir en pleine hibernation.

« Ouh ...ça ne va vraiment pas fort toi. » constata Hughes.

« Et toi tu as toujours une vue perçante. » répliqua Roy.

Il s'écarta pour le faire entrer. Maes accrocha son manteau, et le suivit dans la salle de séjour.

« Bon, inutile de tourner autour des quatre chemins. Je vois bien qu'il t'arrive quelque chose, alors dis-moi tout ça te fera du bien. Et ne t'avise pas de me répondre rien.» lança Hughes en s'asseyant.

« Je n'ai pas envie d'en parler. »

Hughes l'observa les yeux en billes. Ça commence bien.

« Et tu va rester dans cet état apathique combien de temps encore ? Franchement Roy, tu sais bien que tu peux tout me dire. T'es devenu léthargique depuis … depuis que tu ne cherches plus à contrecarrer les plans de la fille des enfers ! » s'exclama Maes.

A la mention de ce nom, Roy parut encore plus triste. Ce qui amena la puce à l'oreille de son ami.

« Oh. Ça un rapport avec elle c'est ça ? Tu … culpabilise d'avoir abandonné. » reprit-il d'un ton plus calme.

Pas de réponse cette fois. Pourtant quand ils en avaient discuté, Roy n'avait pas paru se sentir coupable, mais davantage résigné. Alors quoi ? Maes réfléchit un peu plus. C'est alors qu'un doute germa dans son esprit. Non …

« Ne me dis pas ! »

Roy le regarda gêné. Il savait bien que son meilleur ami comprendrait. Hughes était un peu trop perspicace à son goût.

« Roy … tu … de Riza ? » articula Maes, franchement surpris.

« Je n'arrive pas à me l'enlever de la tête. Surtout depuis que je sais qu'elle et moi nous étions proches. » avoua Mustang.

« Dans une autre vie ! Là c'est quand même la fille des enfers ! Quelqu'un qui punit les gens sans chercher à comprendre. » rappela Maes.

« Je sais tout ça. Je l'ai appris avec toi je te rappelle. Seulement je t'ai dit aussi que c'était sa punition. Et … j'ai l'impression que si Riza en est là, c'est à cause de moi. Je ne sais pas ce qui s'est passé au juste, ni quelle relation nous avions mais je … je ne sais pas je me suis attaché à elle. Je crois qu'elle a pas mal souffert. » expliqua Roy.

Maes se gratta l'arrière de la tête. Lui qui voulait que son ami se trouve une fille, c'était chose faite. Seulement il n'avait pas jeté son dévolu sur n'importe qui.

« Et … elle t'as repoussé ? » questionna-t-il encore.

Ça devait être ça qui le rendait triste.

« Oui et non. Elle ne sait pas que je … enfin que j'éprouve des sentiments pour elle. Seulement elle a expressément dit que nous ne devions plus nous revoir. »

Hughes hocha la tête. Pas facile comme situation. Surtout que Riza n' était pas spécialement facile à joindre.


Chez elle justement, ses compagnons avaient bien remarqué du changement. Léger certes, mais la chose était suffisamment exceptionnelle pour qu'ils s'en aperçoivent.

« Riza a l'air triste ces temps-ci. » fit Wrath.

« Oui, et je crois en connaître la cause. Elle s'est enfin résolue à ne plus voir Roy. » répondit Lust.

« Et lui ne se mêle plus de nos affaires. Mais vu la tête de Riza j'en viens à me demander si c'est une bonne chose. » ajouta Scar.

Certes, son travail était toujours fait correctement. Cependant, même si Riza ne montrait pas ses émotions avant, c'était toujours mieux que ce voile de chagrin qui obscurcissait ses prunelles.

« Que peut-on faire ? » demanda Wrath.

« Pas grand chose j'en ai peur. Laisser le temps agir me semble la seule solution. » répondit Lust en regardant vers l'intérieur de la maison.

Riza était plantée devant son ordinateur, ses yeux regardant distraitement l'écran au fonds rouge. Machinalement, elle cliqua sur l'icône présent. Mais ce qu'elle vit la tira de sa torpeur. Qu'est-ce que c'était que ça ? La blonde fixa l'écran dix bonnes secondes. Puis elle se leva.

« J'y vais. » annonça-t-elle en sortant.

« Tu veux que je vienne ? » questionna Wrath.

« Non. Cette demande est particulière. Ou plutôt anormale. » répondit Riza.

Ses compagnons échangèrent un regard, puis la blonde disparut. Elle arriva dans un endroit sombre. Riza regarda autour d'elle. Seul un ordinateur portable était allumé, dans un coin. Tout à coup, quelqu'un la poussa brusquement. Riza bascula en avant, et tomba au sol. Aussitôt, une espèce de champ de force s'éleva autour d'elle.

« Je te tiens, fille des enfers. » entendit Riza.


Dans la vallée fleurie, les compagnons de la fille des enfers patientaient. Ils se demandaient bien quel genre de demande Riza avait reçu pour y aller seule. Mais bon, elle leur ferait bien un compte-rendu quand elle reviendrait. Scar et Lust décidèrent d'aller se promener, pendant que Wrath attrapa un livre. Depuis le temps, il s'était instruit. Il s'installa sur le lit de sa chambre pour être à l'aise. Une bonne heure passa, au bout de laquelle l'homonculus enfant eut finit son livre.

« Riza t'es rentrée ? » appela-t-il.

Pas de réponse. Etrange, se dit la colère. Bien plus tard, ce furent Scar et Lust qui rentrèrent.

« Alors, Riza est de retour ? » demanda Scar.

« Toujours pas, ce que je commence à trouver bizarre. » fit Wrath en levant les mains.

L'Ishbal fronça les sourcils. En effet ce n'était pas normal. Scar aurait bien voulu consulter l'ordinateur, malheureusement il n'y connaissait strictement rien. Seule Riza savait à peu près comment le faire fonctionner.

« Ça fait combien de temps qu'elle est partie ? » questionna Lust.

Scar regarda l'heure sur l'ordinateur. Deux heures du matin dans le monde des vivants. Il en informa la brune.

« Même si tu avais su comment cet engin marche, rappelle-toi que le site n'est accessible qu'à minuit, d'un côté comme de l'autre. » intervint Wrath.

« Le petit a raison. Ici le temps n'a pas cours, c'est pour ça qu'on a l'impression d'en recevoir sans arrêt. En réalité, plusieurs jours passent. » précisa Lust.

Au début, passer d'un monde à l'autre les désorientait, car il fallait compter avec les heures qui passaient. Maintenant ils s'y étaient habitués, donc l'absence de Riza ne les avait pas tout de suite alarmés.

« Là je crois qu'il lui est arrivé quelque chose. En près d'un siècle Riza ne s'est pas une seule fois absentée si longtemps. Et surtout pas seule. » devina Scar.

« Nous devons aller à son secours. Malgré nos passés respectifs, elle n'a pas hésité une seconde à nous proposer une seconde chance. » dit Lust.

« Tu as raison, elle nous a évité de basculer en enfer ou dans le néant. Nous avons tous ici une grande dette envers Riza. » approuva Scar.

« Je suis d'accord, mais nous ne savons même pas où elle est. De plus, je ne connais pas exactement l'étendue de ses pouvoirs, mais ils me paraissent malgré tout élevés. Pour que quelqu'un arrive à la retenir, c'est qu'il doit posséder de grandes connaissances, et peut-être une puissance équivalente. » intervint Wrath.

Ses amis concédèrent qu'il soulevait là un point intéressant. Même en retrouvant Riza, étaient-ils capables d'affronter le danger ?

« J'espère ... » reprit Lust.

Deux têtes se tournèrent vers elle.

« Que cobra de l'enfer ne l'a pas enlevée pour la punir. »

« Et pour quelle raison ? Riza n'a enfreint aucune règle, elle avait même prit la décision de ne plus voir Mustang pour éviter que ça arrive. » objecta Scar.

« Mustang ? Mais oui c'est lui qu'il nous faut ! » s'exclama Wrath.

« Comment ça ? » interrogea Scar.

« Riza nous a dit qu'il pratiquait l'alchimie, et la même que dans sa vie antérieure. Si j'ai bonne mémoire, il était plutôt fort. » expliqua l'homonculus.

L'Ishbal sourit. Oui, Roy semblait être l'homme de la situation. En plus, lui il savait certainement comment se servir de cet ordinateur. Le trio convint donc d'aller le chercher sur-le-champ.


Wrath se changea en ULM, sorte de deltaplane à roue et à hélices, pour sortir de la vallée dans un premier temps. Une fois à l'extérieur et au-dessus de son quartier, Lust localisa sa maison à l'aide de jumelles. Wrath se métamorphosa en parachute. Ce fut lui encore qui leur permit de descendre et d'entrer dans la demeure du brun. Scar et Lust cherchèrent ensuite la chambre à coucher.

« Par ici ! » appela Lust à mi-voix.

Ils entrèrent, et Scar se chargea de réveiller Roy. Ce dernier sursauta et alluma la lumière.

« Vous ? Mais que faites-vous là ? » s'exclama-t-il.

« Nous avons besoin de votre aide. Riza a disparu. » répondit Lust.

Roy fronça les sourcils. Si eux étaient là, c'est déjà qu'elle ne devait pas être en train d'effectuer une mission. Et pour lui non plus, Riza n'était pas le genre à disparaître de son plein gré.

« J'arrive, laissez-moi le temps de m'habiller. » dit-il.

Les trois compères acquiescèrent et quittèrent sa chambre. Cinq minutes plus tard, Mustang les rejoignit au salon.

« Avant tout chose, racontez-moi ce qui s'est passé. »

Scar lui fit un récit complet, que Roy écouta attentivement. Une demande anormale …

« … et donc nous avons pensé qu'avec votre alchimie, vous sauriez à même de nous aider. » termina l'Ishbal.

« Je vois. Il faudrait qu'on puisse consulter le Courrier des enfers. La trace qui l'a appelée devrait s'y trouver. » répondit Roy.

« Nous, nous ne l'avons jamais touché. Par conséquent on ignore comment ça marche. » dit Lust.

« Mon ami Maes est informaticien. C'est grâce à lui que j'avais accès à ce site. Il a trouvé le moyen de le pirater. » révéla le brun.

C'était donc ça, pensa Scar. Ils avaient bidouillé le courrier pour connaître le nom des clients. Autrement dit, il ne leur restait plus qu'à se rendre chez Hughes. Ils quittèrent donc immédiatement l'appartement de Roy. Ce dernier les conduisit en voiture chez le concerné.

« Gnnn … Roy ? Bon dieu il est trois heures du matin qu'est-ce que tu veux ? » fit Maes en ouvrant.

« Je suis vraiment navré, mais c'est pour une urgence. Nous avons besoin que tu pirates le Courrier des enfers. » annonça Mustang.

« Hein ? Mais attends … et pourquoi ils sont là eux ? »

« Riza a disparu. Et tu es le seul à savoir qui a bien pu la contacter en dernier. » expliqua Roy.

Maes fronça les sourcils, puis laissa entrer tout ce beau monde. Il alla allumer son ordinateur.

« En attendant je vous sers quelque chose ? » demanda-t-il.

« Non non ça ira, merci bien. » répondit Scar.

Tous s'installèrent autour de Hughes, qui pianotait déjà sur son clavier. Quelques instants plus tard, il parvint à trouver le site, sous l'air étonné des compagnons de Riza.


« Incroyable. » commenta Lust.

Maes eut un petit sourire flatté, puis continua. Lorsqu'enfin il arriva au dernier contact dans l'historique, tout le monde poussa un exclamation de surprise.

« Qu'est-ce que ? » fit Wrath.

« Voilà qui explique pourquoi Riza a trouvé cette demande anormale. Quelqu'un a écrit pour l'envoyer en enfer. » dit Lust.

« Ce qui est certainement un piège. Vous pouvez savoir de qui ça vient ? » demanda Scar.

« Bien sûr. Alors c'est un certain John Morton. » répondit Hughes.

« Morton … ce nom ne m'est pas inconnu. » dit Lust.

« A tous les coups vous avez expédié un de ses proches en enfer, et il veut se venger à présent. » fit Roy.

« Je crois que vous avez raison. Je ne vois pas d'autres motifs personnellement. » lança Wrath.

« Mais pourquoi s'en prendre à Riza plutôt qu'au commanditaire ? » interrogea Maes.

« Peut-être parce qu'il n'a pas pu le découvrir. Riza reste donc la seule vers qui diriger sa haine. Surtout qu'elle reste l'exécutrice. Demander à se venger de quelqu'un c'est une chose, mais le faire c'en est une autre. » répondit Roy.

En tout cas, lui savait qu'il ne portait pas ce Morton dans son cœur. Maes avait raison : s'il quelqu'un devait être puni, c'était celui ou celle qui avait commandité cette vengeance. C'était comme si un ouvrier voulait punir ses outils pour avoir mal fait un travail. Illogique. Toujours est-il que ce type menaçait Riza. Et pour ça … Roy allait s'occuper personnellement de son cas. Maintenant qu'ils possédaient le nom du coupable, trouver son adresse serait facile. Ce que fit d'ailleurs l'informaticien aux yeux émeraudes.

« Parfait. Tu peux aller te recoucher Maes, je m'occupe du reste. » annonça Mustang.

« Attends, tu comptes faire quoi ? » demanda celui-ci.

« Un incendie. »

Ça au moins c'était clair. Pour l'avoir vu à l'œuvre Hughes savait de quoi il était capable. Il n'osait pas imaginer ce que ça pouvait donner quand il était en colère. Roy n'attendit pas sa réponse, et faillit planter là le trio des enfers.

« Vous attendez quoi ? » lança-t-il dans le couloir.

« Voilà voilà on arrive ! » répondit Wrath en accourant.

Hughes s'approcha d'une fenêtre donnant sur la rue. Il observa la voiture de son ami démarrer sur des chapeaux de roues.

« Sois quand même prudent. » dit Maes.