Voualà, c'est le dernier chapitre. Riza va enfin savoir si sa faute a été expiée ou non, et qu'en sera-t-il de sa relation avec Roy.

Bonne lecture à tout le monde, et merci ^^.


Assise à l'arrière, Lust se cramponnait comme elle pouvait. Roy conduisait à fonds de train, semblant avoir oublié qu'il n'était pas tout seul dans cette voiture. Scar qui se trouvait à l'avant, n'en menait pas large non plus. Le brun prenait les virages presque à angle droit. Encore heureux qu'il leur aie dit de s'attacher, autrement tout ce beau monde se retrouverait cul par-dessus tête.

* Il doit vraiment être inquiet pour la miss.* se dit Lust.

Rien qu'à voir l'éclat qui avait luit dans ses prunelles lorsqu'il avait découvert le nom du coupable, la suite promettait d'être intéressante. Il devait bouillir de colère. L'homonculus en déduisit qu'il devait s'être attaché à la fille des enfers, au moins autant qu'elle l'était de lui. Lust le comprenait très bien. Cependant, cette relation était à risques. Lust secoua la tête. Le plus important, pour l'instant, c'était qu'il n'arrive rien à Riza. Qu'allaient-ils devenir sans elle ? La plantureuse brune fut tirée de ses pensées par un arrêt brutal de la voiture. Roy en sortit le premier, toujours sans attendre les autres. Lust considéra l'endroit, tout en tâchant de rattraper Roy. Un entrepôt isolé, parfait pour séquestrer quelqu'un. Mustang enfila ses gants blancs, en ayant un air qui n'annonçait rien de bon.

Riza pour sa part, se trouvait dans un cercle étrange. Ca ne devait pas être un cercle alchimique, à sa connaissance aucun ne produisait un champ de force. La blonde avait essayé d'en sortir, en vain. La chose était capable de contenir ses pouvoirs. Non seulement ça, mais son ravisseur dont elle n'avait toujours pas vu le visage, pouvait lui envoyer de violentes décharges d'elle ne savait quoi.

« Tu as mal, Riza Ai ? » demanda son kidnappeur.

Cette dernière leva vers lui un visage constellé de gouttes de sueur, mais néanmoins inexpressif. Cette voix … elle lui disait quelque chose. Où Riza avait-elle bien pu l'entendre ? Cette sonorité semblait l'avoir marquée, c'était important elle le sentait.

« Apparemment, tu ne souffres pas encore assez. De toutes manières, ça sera toujours moins que ce que ma femme endure en ce moment en enfer. Par ta faute. » reprit-il.

« Ce n'est … pas moi qui … ai voulu l'y envoyer. » articula Riza.

« Ne te moque pas de moi !!! Elle n'avait rien fait pour mériter d'y être envoyée ! Mais tu l'as jugée coupable. » tempêta son ravisseur.

« Je ne juge pas … qui doit aller … en enfer ou non. Mon devoir … est d'exécuter la … vengeance des gens. » reprit Riza.

« Menteuse ! Comme si tu ne considérait pas leurs actes. Mais puisque tu es encore capable de parler, c'est que la punition n'a pas encore été assez forte ! »

Riza reçut de nouvelles décharges, plus puissantes que les précédentes. Des éclairs blancs, rouges et noirs parcoururent son corps. La fille des enfers serra les dents pour ne pas crier. Hélas, le courant énergétique était trop fort. Un cri finit par sortir de sa gorge, arrachant un sourire à son geôlier.


« Riza ! » fit Roy au bout d'un couloir.

Le cri était parvenu jusqu'à lui. Aussitôt, Mustang courut vers la source. Il découvrit la blonde prise dans une espèce de cage, en train de se faire électrocuter. Sa main chercha l'interrupteur à tâtons. Le brun éclaira ensuite la pièce. Ses yeux noirs de braise accrochèrent immédiatement la silhouette de Morton. Tous deux eurent alors le même réflexe : recours à l'alchimie. Un poing de pierre s'éleva, pour aller à la rencontre d'un torrent de flammes. Pendant que les deux hommes se battaient, les trois amis de Riza se précipitèrent vers la cage.

« Riza ! » appela Lust.

La fille des enfers semblait inconsciente.

« Y'a une espèce de barrière invisible ! » fit Wrath.

Lui et Scar tentèrent de la briser, en vain. Soudain, John Morton les repéra. Un claquement de ses mains tatouées, et il captura les trois compères. Mais il dû ensuite faire face aux flammes dévastatrices de Mustang, dont l'explosion le projeta en l'air. Le brun en vint ensuite aux mains. Ses poings l'avaient démangé depuis qu'il avait appris la disparition de Riza. Dans sa cage, la blonde reprit justement conscience. La première chose qu'elle vit, ce fut la silhouette de Roy.

« Roy ... »

Riza tenta de se redresser. Son corps la torturait, elle avait mal partout et se sentait à bout de forces. Finalement, elle parvint à s'asseoir au prix de gros efforts. Elle posa ses mains sur la barrière. Et c'est là que Riza le vit. LUI ?!! Cet homme abject, ce barbare inhumain, ce porc meurtrier ! Lui, par qui sa vie s'était brisée, ainsi que celle de celui qui comptait le plus au monde pour lui. Lui, le meurtrier du colonel. Ce visage était bien le sien, pas le moindre doute possible. Voilà pourquoi sa voix lui avait semblé familière. Comment aurait-elle pu oublié la voix de l'homme qui avait tué le colonel Roy Mustang ?! En parlant de lui, Riza le vit se prendre un coup et tomber inanimé sur le sol.

« ROY ! » s'écria Riza.

Il gisait à terre, comme la dernière fois. Les yeux rouges jusque là écarquillés de stupeur se plissèrent sous l'effet de la colère. Le sol se mit à gronder. Morton voulut aller la calmer, mais les secousses redoublèrent, finissant par le faire tomber. Le cercle à la craie se fissura. Bientôt le champ de force disparut. Une aura noire enveloppait Riza, qui s'éleva du sol.

« Tu as traversé le temps pour t'en prendre encore à nous ? Tu veux le tuer comme ce jour-là ?! » s'exclama-t-elle.

« De quoi tu ... » commença John en se relevant.

Il fut balayé par une vague noire, dont la substance lui brûla la peau. Des éclairs émanèrent ensuite de Riza. Une boule se forma dans sa main, qu'elle lança sur son ravisseur.

« C'est pas bon ! C'est la haine qui gouverne son coeur ! » s'exclama Wrath.

En se métamorphosant, il réussit à se libérer de ses entraves. Il alla libérer les autres.

« Riza arrête ! Si tu laisse libre cours à ta vengeance, tu va sombrer en enfer ! » appela Scar.

« Ca m'est égal … Ca m'est bien égal !! »

Riza fit voltiger Morton, qu'elle balança ensuite sur les murs. Une expression de haine pure animait son visage. Cet homme était le seul survivant de Maptown. Se sachant coupable, et voyant quelle punition Riza infligeait aux autres, il avait pris la fuite. Le seul à n'avoir pas subi sa vengeance, celui qui la méritait le plus.

« Ri … za ... » fit Roy d'une voix inaudible.


Il revoyait tout. Le village, l'arrivée des soldats. Ce gang qui terrorisait Maptown, et que les militaires de Central devaient arrêter. Roy se revoyait en colonel, expliquant son plan à ses hommes. Le visage de Riza, préoccupée. Il l'entendit parler d'un mauvais pressentiment. Puis ils firent route vers la ferme, repaire du gang. Les coups de feu retentissaient, et une vague de feu leur donna l'avantage. La bataille fut gagnée. Roy supervisait l'arrestation de chacun de ses membres. Puis les villageois vinrent eux-même y assister. Ils étaient soulagés, ce qui amena un léger sourire au colonel. Il aimait ces moments-là, quand il savait qu'il avait aidé des gens, qu'il s'était rendu utile. Conformément à son rêve.

Soudain, quelqu'un cria. Le feu ? La vision d'un entrepôt en flamme étonna le brun. C'était là que les villageois entreposaient la nourriture. Ces derniers étaient furieux. Le militaire tenta de les calmer, en vain. Les habitants furent pris d'une rage intense, qui contraignit les soldats à battre en retraite, et même à se séparer. Roy se retrouva avec son lieutenant.

« Haw … keye ... » fit le brun en rouvrant les yeux.

Des lavoirs. La foule arrivait, très en colère. Roy voulut les calmer. Mais cela eut tout l'effet inverse. Alors son lieutenant tira en l'air. Sans plus d'effet. Des pierres volèrent, dont une toucha le bras de la jeune femme. Puis un autre coup de feu. La douleur. Roy se recroquevilla, une main sur la poitrine. Il revit Riza penchée sur lui, la peur dans les yeux. Il allait mourir, il le savait. Elle le suppliait de tenir bon, mais c'était inutile.

« Lieutenant … Hawkeye … »

Ses dernières paroles lui revinrent en mémoire. Riza … il l'aimait. Depuis toujours. Cette fois, Mustang ouvrit complètement les yeux. La blonde venait d'envoyer ses amis au tapis, alors qu'ils avaient tenté de l'arrêter. Et maintenant, Riza s'apprêtait à tuer l'homme responsable de la mort du colonel.

« Lieutenant Hawkeye ça suffit ! » s'exclama Roy en se redressant d'un coup.

Riza tourna la tête vers lui, stupéfaite. Roy se releva. Il … l'avait appelée par son nom de famille … mais comment … sous le choc, la fille des enfers se posa. S'il connaissait son nom et son grade, ça signifiait qu'il se souvenait d'elle. Par quel miracle Riza n'en savait rien. Mais cela avait suffit à lui faire oublier sa colère.

« Co … colonel ? » demanda-t-elle hésitante.

« Oui Hawkeye c'est moi. Je me souviens de tout à présent. J'ai été … tué lors de cette mission militaire. Les lavoirs ... » répondit Mustang.

« C'est la faute de cet homme ! C'est lui qui vous a tué ! » s'exclama Riza en montrant Morton, grièvement blessé.

« Non Riza. C'était dans une autre vie. Ce Morton-là n'est coupable que ta séquestration. Il ne mérite pas la mort. La vengeance ne mène qu'à la vengeance, lieutenant. » reprit Roy.

C'était certainement ça qu'elle devait comprendre, en tant que fille des enfers. Ses actes auraient forcément des conséquences, ainsi qu'elle le constatait aujourd'hui. Elle avait été capturée par quelqu'un de son passé, qui voulait se venger à son tour. Riza ferma les yeux et soupira. Roy avait raison : tout ça n'était qu'un cercle vicieux. Elle sentit qu'on lui relevait le menton. Mustang se tenait devant elle, souriant.

« Je suis heureux de te revoir Riza, mais aussi … triste de ce qui t'es arrivé. » dit-il.

« Oh colonel, tout ça c'est de ma faute. Je me suis laissée aveuglée par la haine, et j'ai puni des innocents au lieu du seul et unique coupable. De plus, je n'ai pas réussi à vous protéger. » répondit Riza en détournant le regard.

« Cette fois-là non en effet. Mais je ne t'en veux pas. J'espère juste que toi tu ne m'en veux pas de pas avoir pu tenir ma promesse. »

« Je ne vous en ai jamais voulu une seule seconde. Mais vous ... »

Roy vit des larmes perler aux yeux de Riza, puis sillonner ses joues. Il les essuya avec les pouces, caressant son visage fin au passage.

« Pardon … vous m'avez … vous m'avez tellement manqué ! » articula-t-elle.

Roy la serra contre lui. Riza se cramponna à lui, comme si elle avait peur qu'il ne s'évapore. Elle pleura, comme elle ne l'avait pas fait depuis ce jour fatidique. Enfin, son précieux colonel était de retour. Scar et les homonculus furent soulagés de voir qu'elle s'était finalement calmée, et aussi heureux pour elle.

« Allez, rentrons maintenant. » fit Roy quand les sanglots de Riza s'espacèrent.

Il se tourna, et marqua un temps d'arrêt en découvrant Scar. Ce dernier plissa les yeux. Mustang se rappelait qui il avait été, et donc certainement de lui. Or, ils ne s'étaient pas franchement appréciés. Roy baissa les yeux quelques secondes, puis tendit la main à l'Ishbal. Qui la regarda comme s'il lui tendait une liasse de billets.

« Le passé c'est le passé. Nous sommes d'autres personnes à présent. » expliqua Roy.

Scar sourit, et lui serra la main. En effet, tous deux étaient morts, et leurs anciennes vies avec. Lust et Wrath sourirent, puis suivirent Roy et Riza dehors. Le jour n'allait pas tarder à se lever. Roy devait rentrer chez lui récupérer ses heures de sommeil. Mais avant, dire ce qu'il ressentait à Riza, qui finissait de lui raconter ce qui s'était produit après le décès du colonel. Alors qu'il se tournait vers elle, Riza eut un hoquet de surprise. Cherchant ce qui l'avait interpellée de la sorte, Roy découvrit un cobra aux yeux rouges tout près. Les yeux rouges du reptile s'illuminèrent, et un flash rouge les enveloppa. Le groupe se retrouva à flotter dans les airs, dans un univers gris.


« Qu'est-ce qui se passe ? » s'étonna Lust.

Riza elle, ne le devinait que trop. Le cobra réapparut dans un torrent de flammes, et avec une taille des plus impressionnantes. Roy se plaça aussitôt devant Riza, bras écartés.

« Tu as désobéi aux règles Riza Ai. Tu as cherché à te venger. Par conséquent tu dois être punie. Tu sais ce qui va arriver n'est-ce pas ? » fit le serpent.

« Oh non. » dit Scar.

« Ce n'est pas vrai !» fit Wrath.

Derrière Roy, Riza baissa la tête. Elle avait échouée.

« Hé attendez une minute ! » lança Roy.

Le serpent reporta son attention sur lui.

« Si j'ai bien compris, le but c'était qu'elle accepte d'être la fille des enfers. Mon âme … enfin on se comprends, ne devait errer dans les limbes qu'en cas de refus. Riza a accepté sa sentence. Pendant près de cent ans elle a fait ce qu'on lui demandait. De plus, il est vrai qu'elle a cédé à la haine, mais la vengeance ne s'est pas accomplie : John Morton est toujours en vie. » exposa Roy.

Riza fut touchée que le brun prenne sa défense. Cependant, elle était déjà résignée.

« Roy … ça ira. J'étais consciente que ça pouvait arriver. J'ai accepté le marché en connaissance de cause, et j'ai échoué. Je dois donc assumer les conséquences. » lui dit-elle.

« Pas du tout ! En te punissant de la sorte, tu devais comprendre que la vengeance ne menait à rien, sinon ta perte. Et tu l'as compris aujourd'hui. N'est-ce pas ? » protesta Roy.

Il refusait de la perdre. Pas maintenant, pas encore.

« Oui, je l'ai compris grâce à toi. La vengeance ne grandit personne. C'est comme un serpent à deux têtes : quand on coupe une tête on s'empoisonne. » répondit-elle.

Riza non plus ne voulait pas le perdre une seconde fois. Seulement, la blonde savait également qu'elle ne pourrait se soustraire à la sentence du grand serpent. Elle passa donc devant Mustang.

« J'accepterais ma sentence. » annonça-t-elle avec fermeté.

« Bien. Le jeune homme a dit vrai : ta punition devait te faire comprendre les conséquences de la vengeance. C'est désormais chose faite. Cependant, tu as été confronté à ta haine et tu y as succombé. » commença le reptile.

Un silence infernal s'ensuivit ensuite. La tension fut terrible pour Mustang, qui ne put s'empêcher de prendre Riza par la taille. Derrière, ses trois compagnons attendaient le verdict avec angoisse. Le jugement dernier était arrivé.

« S'il vous plaît … ne me la reprenez pas. » supplia Roy.

« Je n'en avais pas l'intention. Parce qu'elle a compris, j'offre à présent le choix à Riza. Elle peut gagner l'au-delà et finir sa purgation, ou bien rester la fille des enfers. » énonça le serpent.

« Est-ce que … qu'en est-il de l'âme du colonel ? » demanda Riza.

« Elle est déjà libre. Depuis 29 ans. »

Riza et Roy se regardèrent. Alors … il possédait bien l'âme du militaire, il s'était réincarné.

« Le faire revivre et te confronter à l'être que tu haïssais a été un test. Que tu as à moitié réussi. » reprit le cobra.

Eh bien, songea Lust, heureusement qu'il voyait le verre d'eau à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Riza se tourna vers Roy. Elle était soulagée de savoir que son âme ne risquait plus rien. Elle lui prit les mains, indécise.

« Si je gagne l'au-delà, je ne pourrais plus être à tes côtés. » lui dit-elle.

« Mais tu sera en paix. » répondit le brun.

« Pas sans toi. Je t'aime Roy. »

« Je t'aime aussi Riza, et j'ai une idée. »

Il avisa le grand serpent.


« J'ai moi aussi dans le passé commis des fautes lourdes. Permettez-moi de rester avec Riza, en tant que son compagnon, comme pour les autres. » demanda-t-il.

Riza saisit l'idée. Si elle restait la fille des enfers, ils seraient ensemble pour de bon cette fois.

« Puisque j'ai succombé à la haine, je resterais Jigoku Riza, à la condition que Roy demeure avec moi. » annonça-t-elle.

« Soit. Le compromis me convient. » décréta le cobra.

« Juste une dernière chose s'il vous plaît. Je voudrais qu'une personne se souvienne de moi. Il s'agit de Maes Hughes. » reprit Roy.

« Entendu. Allez à présent, accomplissez votre tâche jusqu'à ce que je juge vos fautes entièrement expiées. »

Le serpent disparut, et ils se retrouvèrent tous devant l'entrepôt. Il y eut un instant de flottement, le temps que tout le monde réalise ce qui venait de se passer.

« Eh ben on a eu chaud ! » lâcha Roy.

Cette déclaration provoqua un rire libérateur dans le groupe. Riza se pelotonna contre Roy.

« En effet. Mais maintenant je me sens enfin sereine. » annonça-t-elle.

« Bienvenue dans le groupe Roy, si tu permets que je t'appelle comme ça et que je te tutoie. » lança Scar.

« Pas de soucis. Donc si j'ai bien compris je dois déménager. »

« Tout à fait. Je vais te monter où je vis. » répondit Riza.

Le déménagement fut rapide, grâce aux pouvoirs de tout le monde. Mustang découvrit la vallée fleurie, qu'il trouva superbe. Il n'y eut en revanche pas besoin de lui expliquer sa nouvelle tâche, juste de lui préciser qu'à présent il disposait d'un pouvoir spécial, et qu'il pouvait se changer en poupée de paille.

« Nous enquêtons également sur les gens qui nous contactent. » ajouta Wrath.

« D'accord. » acquiesça le brun.

Avant de s'y mettre, Roy alla rendre visite à Maes pour lui donner les dernières informations. Son ami fut d'abord estomaqué d'apprendre qu'il rejoignait Riza et son équipe. Mais lui souhaita bonne chance, voyant qu'il était heureux. Mustang constata que devenir l'assistant de Riza incluait être retiré de la circulation. Hormis Hughes, plus personne ne souvenait de lui. Ces détails mis au point, il retourna dans la vallée. Pile au moment où un bruit de clochettes retentit.


« Nous avons un travail. Roy, viens avec moi. » annonça Riza.

Il s'en alla avec elle. Leur nouveau client était une adolescente d'une quinzaine d'années.

« Je suis Riza Ai, tu m'as invoquée ? » demanda la blonde.

« La fille des enfers. »

« Oui. Roy. »

« Voilà ma puce ! »

Le brun se métamorphosa en une poupée du même bleu que son ancien uniforme, ce qui fit sourire intérieurement Riza. Elle tendit ensuite l'objet à la jeune fille, tout en lui expliquant les termes de son service. Les formalités terminées, Riza disparut. Comme toujours, il ne fallut guère longtemps avant que la ficelle ne se dénoue. La poupée bleue s'envola.

« Vengeance accordée. » énonça Roy.

Dans la vallée, Lust apporta son kimono à Riza. Cette dernière le revêtit, puis rejoignit son groupe.

« C'est parti pour ma première vengeance. » annonça Roy avant que les flammes ne l'enveloppent.

Dans le couloir d'une maison, une femme portait une pile de paquets. Soudain, ses achats en sortirent et se mirent à l'agresser.

« Mais héééé ! » s'exclama-t-elle.

Puis ce fut au tour de bijoux, de chaussures et tout un tas de babioles de venir l'attaquer. La femme se trouvait à genoux, les bras entourant sa tête et appelant à l'aide.

« Voilà voilà ! » fit Scar.

Il arriva, attrapa la dame et la fourra dans un sac de grand magasin. Elle passa ensuite en caisse, où Lust l'éblouit en passant l'appareil pour enregistrer les codes barres sur ses yeux.

« Emballé c'est pesé ! » lança la brune.

Roy attrapa ensuite le sac qu'il lâcha rudement dans un coffre de voiture.

« Mais où vous m'emmenez ? » demanda la femme.

« A la poubelle. Vous ne convenez pas du tout, je dirais même que vous êtes périmée. » répondit Mustang.

Sitôt dit sitôt fait. La femme fut relâchée dans un monceaux d'immondices puants et dégoulinant.

« Vous vous sentirez vite chez vous. Après tout quand on épouse un homme pour son argent et qu'on le ruine ensuite, on ne vaut pas mieux que ça. » annonça Wrath, perché sur le rebord de la poubelle.

« Que … c'est de la calomnie ! » s'exclama l'intéressée.

« C'est tout ce que vous avez à dire ? » interrogea Lust.

« Parfaitement ! J'ignore de quoi vous parlez, mais mon avocat ... »

« Bon, eh bien ce sera tout miss ! » fit Scar.

« Misérable ombre noire prisonnière des ténèbres, méprisant les gens allant jusqu'à les blesser. Toi dont l'âme est souillée par le crime et noyée dans un karma immonde, veux-tu … goûter à la mort cette fois ? » énonça Riza.

Les fleurs enveloppèrent la femme. Riza menait sa barque sur le fleuve conduisant à l'enfer. Roy était dedans, devant la condamnée. Il tenait une rose rouge, qu'il promenait autour de son nez.

« Voyez-vous chère madame, l'amour c'est comme une fleur. Si on n'en prends pas soin, elle meurt. Et pourtant c'est une chose merveilleuse que d'aimer et être aimé. Une fleur précieuse. Vous, vous étiez une rose en plastique, qu'on retire du vase et qu'on jette. » dit-il.

Une tige de rosier couverte d'épines poussa et ligota la femme. Les ronces s'enfoncèrent dans sa chair.

« Cette vengeance … te précipite en enfer. » déclara Riza au moment de franchir la porte des damnés.

Les clochettes sonnèrent. En haut, une jeune fille contemplait son tatouage noir. Et nos amis retournaient à leur maison.