Disclaimers : Les petits gens sont à Gundam & cie, en dehors de Valentine.

Rating : T

Couples : C'est pour bientôt, au moins un... Patience !

Pour : Mmh... Ceux qui veulent la suite !

Merci : au gentil(lle)s qui m'ont reviewée, ça fait toujours plaisir ! =)


No name ou le jour où je me suis rendu compte que je ne pourrais pas me passer de toi.

(Titre un peu trop long pour le mettre comme vrai titre. J'ai juste oublié de le préciser dans le prologue =) )

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Prologue

Chapitre 1 : où Mme Solange entre en scène

Chapitre 2 : où Duo est fatigué


Chapitre 2 : où Duo est fatigué

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« Maxwell. »

Une constatation qui vaut une salutation. Comme d'habitude.

Retour à la normale ?

« Salut, Heero. »

Sa voix est contrôlée, elle ne tremble pas.

Elle est ni triste, ni joyeuse. Neutre.

Et ça fait légèrement lever les yeux du Japonais.

Duo ne lui parle toujours que sur un ton enjoué, quand ils sont en relativement bons termes, ou alors d'une façon mal-assurée, quand Heero a récemment abusé de la naïveté de son collègue.

Et pourtant, là, la salutation est indifférente. Distante, mais pas troublée.

Ni heureuse, ni dégoûtée.

Il se pose trop de questions, il en est conscient, et ça l'énerve.

Il va déverse sa mauvaise humeur sur la personne la plus proche de lui.

« Tu as décidé de continuer à être payé à occuper un siège ?

-Non. J'ai un rapport à finir pour une.

-Ah, conscience professionnelle… T'en as donc assez pour finir ce que tu as commencé et ne pas laisser tes collègues dans la muise… Et après ? Tu demandes un changement de bureau, une mutation, ou tu poses ta démission ?

-J'ai aucune raison de prendre une des décisions que tu proposes. Mais ma présence te gène ? Tu voudrais que je parte ? Moi, en tout cas, j'ai aucune raison de le faire.

Heero lève franchement les yeux de son portable, encore une fois interpellé par le ton indifférent, et encore plus par les paroles de Duo.

-Et pourtant tu t'es enfuit du bureau hier. Tu vas me dire que ma présence te gène pas ? Tu vas essayer de me faire croire que tu ne m'en veux plus ?

Heero est convaincu qu'il a touché un point sensible.

Et pourtant…

-Tu me connais, je ne suis pas rancunier. Trop naïf pour ça. ( ¥petit sourire¥ ) Et sache Heero que je préfère mon boulot à toi, donc je n'ai aucune raison de le quitter. Je veux bosser maintenant, laisse-moi. »

Heero ne répond rien.

-

Duo soupire en sortant du QG des preventers. Il a tenu.

Presque sans problème.

Il a deux fois plus de caféine dans le sang que d'habitude, autant de café dans la vessie.

Il a réussi à maintenir son rôle d'indifférent.

Mais c'est fatiguant de ne pas être naturel.

Les blagues sorties avec entrain à Wu Fei, Trowa et Quatre quand il les a croisés lui ont semblé vides, et il est erreinté d'avoir sourit à chaque fois qu'on lui a parlé.

-

« Oh désolé. Ah, bonjour Valentine.

Encore une fois, il l'a bousculée.

Il a retenu a temps le sac surchargé de course qu'elle tient dans les mains, et par miracle, rien de s'est écrasé au sol.

-Oh… Bonjour Duo. Vous allez finir par me faire lâcher quelque chose, un jour, si on se percute à chaque fois qu'on se rencontre…

-Désolée, je ne vous avais pas vue…

Elle a troqué le tee-shirt gris et le jean contre un débardeur moulant brun et un sarwelle vert surmontant des sandales en cuir. Sur la tête elle a un canotier en paille.

-C'est pas le style vestimentaire que je me faisais d'une secrétaire.

-J'ai pas encore repris le travail : je voulais m'installer le mieux possible… Du coup… En vrai je suis plutôt cool… Le tailleur, c'est pas mon truc en dehors du boulot… Vous… Vous allez bien ?

-Oh… Euh… Un peu fatigué, mais rien de grave…

-Ça fait longtemps que vous êtes fatigué comme ça ? Vous devriez consulter, c'est peut-être une mononucléose…

Duo n'a pas envie d'entendre des termes médicaux qui ne veulent pas dire grand-chose pour lui.

-Désolé, je n'ai pas le temps de discuter…

-A une prochaine fois Duo. »

-

« Tu veux que je passe ?

-Pour quoi faire ? T'en fais pas pour moi, profite de ta soirée.

-Okay, ça me va aussi. J'arrive dans dix minutes.

-Quatre, je viens de te dire que… C'est ça, raccroche ! »

-

Sonnette d'entrée. Depuis quand Quatre sonne avant d'entrer ?

« J'arrive Chéri ! Salut Qu… Trowa ? Qu'est-ce que tu fais là ?

-J'accompagne Quatre. Il arrive, il gare la voiture.

-Ah… Euh… Ca va bien ?

-Tu l'appelles souvent « Chéri » ?

Pourquoi cette question ? Petit sourire vaguement réprimé de Duo.

A noter pour Quatre.

-Oui. Range les yeux laser, ça fait depuis qu'on a 15 ans que je l'appelle comme ça. En tant qu'ami. Pourquoi ?

Question innocente pour montrer à Trowa qu'il s'est dévoilé.

-Oui oui, ça va bien, et toi ?

Ca, c'est du changement de sujet, ou Duo ne s'y connait plus.

-Oui, bien sur.

-C'est pas ce que m'a dit Quatre.

Ah ? Et qu'est-ce qu'il a dit Quatre ?

-J'ai un petit coup de blues, mais c'est rien.

-C'est assez pour que Quatre passe chez toi deux soirs de suites.

Regard buté. Menaçant. On va se calmer un peu, okay ?

-Y'a un problème, Tro' ? Pourquoi t'es venu avec Quatre ? C'est lui qui t'a proposé ?

-… Non. C'est moi qui lui ai demandé. Pour…

Détournement d'yeux verts, baissés. Ah ?

-Pour ne pas le laisser seul avec moi ?

Voix délicate, pour ne pas avoir l'air de se foutre de sa gueule.

-Je… Oui. Tu comprends, il est de plus en plus distant avec moi, et vu que depuis deux jours il ne parle plus que de toi, il dit que t'as besoin de lui en ce moment, il va même te voir les soirs…

Et Duo est si invivable que ça parait invraisemblable que son meilleur ami veuille le voir deux soirs de suite ?

Enfin bref, il ne va pas soulever une question si dangereuse : son but n'est pas de s'engueuler avec Trowa.

-Et tu en déduis que c'est de ma faute s'il prend ses distances ?

-Qui d'autre ?

-…

Un blond déboule dans l'appartement.

-Salut les enfants ! Désolé, il y a du monde dans les coins, j'ai du aller assez loin pour trouver une place… Duo, je viens de croiser la nouvelle occupante du troisième. Si tu la veux, dépêche-toi avant que je me décide d'agir.

C'est ça Quatre. Dis bien ça devant Trowa.

-Tu m'as dit que tu préférais les hommes.

Apparemment, le Français a très bien compris l'allusion à l'acteur… Et son ton est… déçu ?

Quatre abat sur lui un regard appuyé.

-Je préfère un homme, mais parfois j'en ai marre d'appuyer sur le bouton sans avoir de retour d'ascenseur. C'est usant. Tu vois ce que je veux dire ?

Ou « que la lumière soit » ?

D'abord l'incompréhension dans les yeux de Trowa, étonné de se faire agresser occulairement par le regard turquoise.

Puis, la lumière fut.

Un regard vers Duo, une pensée, un souvenir, qui date de quelques minutes à peine :

-

- Et tu en déduis que c'est de ma faute s'il prend ses distances ?

-Qui d'autre ?

Toi.

-

-Je vais rentrer en bus. Salut Quatre. A demain. Merci Duo pour cette conversation… instructive.

-Je t'en prie vieux.

Trowa s'en va comme un coup de vent. Quelque chose à faire ?

Un silence relativement lourd semble avoir pris sa place, être entré par la porte qu'il vient de refermer.

Occuper toute la pièce. L'étouffer.

-Je… Assied-toi. Tu veux quelque chose ?

Quatre s'assied devant la table, au même endroit que la veille.

-Tu veux quelque chose à boire ?

Automatisme. Tout comme le sourire que ses lèvres ont accroché toute la journée, la fausse bonne humeur qu'il s'est créée. La couleur bleue sombre de ses yeux…

-Tu as joué celui qui allait bien toute la journée, Duo. Tu dois être fatigué.

… dans lesquels deux éclairs mauve apparaissent. Deux éclairs tristes.

Duo ne va pas bien. Et il est transparent pour son ami qui le connait si bien.

Silence du natté. Le sourire glisse de son visage.

-Repose-toi. Tu n'as rien besoin de me faire croire à moi. Les comédiens ne jouent pas en dehors de la scène.

-Et je suis dans les coulisses ?

-Oui. Alors laisse ta vraie personnalité parler.

Duo baisse les yeux sur ses mains. Essaye de réprimer leur tremblement.

-Je suis fatigué, Quatre. Tu as raison.

-Je sais. Viens ici.

Duo se glisse dans les bras accueillants de Quatre, en songeant brièvement que Trowa le tuerait sans chercher à comprendre s'il rentrait à ce moment dans l'appart'.

-Mais ça va passer, tu verras. Tiens le coup.

-Et si je dois jouer à celui qui va bien toute ma vie parce que je l'aime encore ?

-Chhh…

Duo ferme les yeux, se laisse aller contre le torse de son meilleur ami. Il se sent comme un gamin, bercé par les douces oscillations de Quatre.

Il se sent le gamin de 15 ans qu'il était quand, effrayé par les massacres et la violence de son adolescence, il allait se réfugier auprès du jeune blond.

Et l'adolescent d'apparence bien plus sensible que lui le réconfortait. Il le rassurait en le prenant doucement dans ses bras et en oscillants doucement, Duo serré contre lui. Jusqu'à ce qu'il s'endorme dans ses bras.

Aujourd'hui aussi, Duo s'endort, se laissant aller dans les bras du blond qui le prend sous le cou et les genoux pour l'emmener dans sa chambre.

Il lui met à décongelé une barquette de lasagnes. Pour s'il se réveillait avec une petite faim.

Avant de s'en aller, il passe dans la chambre de son ami qui dort profondément, lui dépose un baiser sur la tempe.

-Merci pour ce que tu as dit à Trowa. »

-

« Je suis en retaaard ! »

Des fois, sans raison, on a tendance à prendre plus de temps que d'habitude pour se préparer avant le boulot. Or quand on va au travail en bus, il y a des horaires à respecter.

Et Duo n'est plus dedans.

« Bonjour Duo…

-J'ai pas le temps ! »

Une rafale de vent, ou plutôt une étoile filante avec une natte châtain comme trainée passe devant une Valentine médusée.

Arrivé au coin de la rue de son arrêt, Duo voit son bus au coin opposé, sortir de son champ de vision.

Il rentre rageur dans son immeuble. Parce que comme chacun sait, les bus, on en voit tout le temps, sauf quand on en a besoin.

« Duo ? Je croyais que vous étiez pressé…

-Je l'étais. Mais j'ai raté mon bus. »

Composer un numéro de téléphone. Rare fois ou son portable lui sert…

« Allo ?

-Quatre, y'a moyen que tu passes me chercher ? J'ai… Hum… Mon bus est passé en avance.

-Ben tiens…

-Je peux vous emmener, Duo.

-Attends Quatre, je crois qu'une âme charitable se présente à moi sous la forme de ma voisine de palier… Vous pouvez vraiment m'emmener ?

-Si vous acceptez d'attendre dix minutes, y'a pas de problème. Le QG des preventers est sur mon chemin.

-Bon bah Quatre, j'ai plus besoin de toi. Merci quand même d'être mon meilleur ami.

-Va te faire voir Chaton.

-J'ai rien d'un chaton ! Merde Quatre, attends au moins que j'ai fini de râler avant de raccrocher ! »

Portable empoché.

« C'est bon, on peut y aller, si vous voulez.

-Merci Valentine. C'est vraiment cool de votre part.

Vouvoiement et « cool » dans la même phrase, ça fait tache.

Tant pis.

La voiture de Valentine est une Twingo framboise. Une édition limitée, recréée il y a cinq, pour les 700 ans de Renault. Ils avaient ressorti des vieux modèles, pas si moches que ça, finalement.

Le silence dans la Twingo framboise est un peu pesant.

-Hum… Votre ami, Quatre, je l'ai rencontré, non ? C'est lui qui est venu hier ?

-Ouais, il a tendance à abuser de mon hospitalité quand je vais pas bi…

Interruption. Un petit regard de côté. Il en aurait trop dit ?

-… quand je suis fatigué. Pour me babysitter.

-Ah. Et… Pourquoi il vous appelle Chaton ?

-Je sais pas. Ca fait quatre jours qu'il m'en sert. Je vois pas de ressemblance entre un bébé chat et moi, mais lui si, apparemment…

-Oh, vous pouriez avoir les yeux…

Rire violet.

-Je vous présenterai un ami, qui lui a vraiment les yeux d'un chat…

Ils en sont à se présenter des amis ?

Les yeux de Duo remarquent enfin le tailleur bleu foncé, avec un chapeau assorti.

-Vous avez repris le travail ?

-Oui. Je me ballade rarement en tailleur pour le plaisir.

-Ca vous va bien.

-Voilà, on y est.

Et tant mieux, songe Valentine qui n'a pas envie de répondre au compliment.

-Merci Valentine. Bonne journée.

-Vous aussi. »

Valentine a envie de lui proposer de l'emmener tous les matins, puisqu'ils ont les mêmes horaires.

Mais la natte et son propriétaire se sont déjà engouffrés dans le bâtiment qui sert de QG aux preventers.

« Qui c'est qui t'a emmené ?

-Bonjour à toi aussi Heero. Oui, ca va pas mal, et toi ?

-La Twingo rose de laquelle tu viens de descendre appartient à qui ?

-A ma nouvelle voisine. Elle m'a descendu.

-Et pourquoi ?

-Parce que mon bus est passé en avance. Interrogatoire terminé ?

-Hn. Y'a Une qui te cherchait tout à l'heure. Te dire quelque chose à propos d'un dossier, quelque chose comme ça…

-Et tu lui as dit de repasser plus tard, bien entendu… ?

-Je lui ai dit que j'étais pas ton répondeur, et que je me foutais pas mal qu'elle cherche qui que ce soit, car je n'étais pas non plus un panneau indicateur.

-Ca a du lui plaire.

-Ca a eu l'air…

-Et t'es conscient que c'est moi qui vais me prendre toute sa mauvaise humeur, maintenant ?

-C'est l'effet recherché. »

Sourire ironique.

Fumier.


Wali walou !

J'aurais pu poster un poil plus vite, mais c'est qu'en relisant tout à l'heure

ce que j'avais prévu comme chapitre deux que je me suis rendue compte

que c'était trop long, et dommage de couper plus loin.

Et le réécritage de la version papier à l'ordi est looo...ooong !

Mah c'est la vie ! =)

En tout cas, ça veut dire qu'une bonne partie du chapitre trois est déjà écrite !

Enjoy les amis !!

Bizoux à tout le monde !

PS : au cas où le chapitre trois ne viendrait pas si vite que ça,

j'ai une mini fic (un bon petit nawak', j'en suis désolée) en réserve...

Naus