Disclaimers : Les petits gens sont à Gundam & cie, en dehors de Valentine.

Rating : T

Couples : prochain épisode

Pour : For Yu' !

Merci : au gentil(lle)s qui m'ont reviewée, ça fait toujours plaisir ! =)


No name ou le jour où je me suis rendu compte que je ne pourrais pas me passer de toi.

(Titre un peu trop long pour le mettre comme vrai titre. J'ai juste oublié de le préciser dans le prologue =) )

.

Prologue

Chapitre 1 : où Mme Solange entre en scène

Chapitre 2 : où Duo est fatigué

Chapitre 3 : où les choses avancent, si si


Chapitre 3 : où les choses avancent, si si.

-

-

Fin de semaine.

Avec week-end de congé, en prime.

La vie est belle, quoi.

« Allo, Duo ?

-Oui. Tu appelles sur mon portable, tu t'attendais à ce que ce soit qui ?

-Je m'étais préparé à entendre « miaou », c'est tout. Je peux passer ?

-Non, je…

-A dans 20 minutes !

-Attends ! Quatre ! Putain ! »

Duo en a marre de se faire raccrocher au nez.

Surtout que, pour une fois, Duo ne peut vraiment pas le recevoir. Ou plutôt il pourrait s'il était chez lui.

Mais pour bien conclure cette triste semaine, il a décidé d'occuper son beau samedi après-midi de libre à broyer du noir au bord du canal.

Accoudé à la rambarde, les yeux perdus dans l'eau glauque (où glauque veut dire bleu-vert). Son regard sombre accroche les remous aqueux, les brindilles et les feuilles qui flottent à la surface.

Dans son dos, des familles passent en se promenant.

Dans son dos, des sportifs amateurs font leur course à pied ou en vélo.

Dans son dos passe un chemin très apprécié par les promeneurs de tous poils.

Et dans sa poche vibre son portable.

« Oui ?

-Chaton, t'es pas chez toi.

-Oui, je sais, crétin.

-T'aurais pu me le dire.

-J'ai pas eu le temps.

-T'aurais pu me le dire.

-Tu m'as pas laissé parler.

-Tu reviens quand ?

-Quand j'aurai trouvé une solution a mon problème dans l'eau trouble qui tourne en dessous de moi.

-Si tu parles du truc qui te sert de cerveau, il n'est pas en dessous de toi mais dans ton crâne. Sinon, tu sais très bien que je suis très nul pour comprendre métaphores paraboles et autres figures allégoriques. Et toi aussi normalement. Ca veut dire quoi exactement ?

-C'est pas une parabole, Quatre. Cherche pas midi à quatorze heures, tu te ferais du mal.

-Je t'emmerde, mon cher ami. Et puis tant que tu te noies pas dans « l'eau trouble », tu fais ce que tu veux, je compte pas chercher.

-Et en plus une allégorie n'a rien à voir avec le reste. Je te laisse. Salut.

-Attends, Chaton ! »

Duo est fier d'être celui qui raccroche en premier, pour une fois. Même si un petit sentiment de culpabilité le prend : Quatre a l'air de vouloir lui parler.

Tant pis.

Les ronds psychédéliques et concentriques de l'eau l'hypnotisent de nouveau.

Concentration qui pousse la dérive de l'esprit.

« Duo ?

On ne le laissera donc pas broyer du noir tranquille ?

-Ah, bonjour Valentine.

-On ne peut plus faire un pas sans se rencontrer.

Sourire ¥ En effet. C'est un problème.

-Je ne vais pas faire cas de la dernière remarque, et passer à autre chose, d'accord ? Vous allez bien ?

-Oh, je suis juste un…

-Un peu fatigué ?

Deux regards qui se percutent, dont l'un se baisse, honteux.

Honteux de répéter toujours la même chose, de mentir aux autres.

De se mentir lui-même ?

- Oui, sans doute…

Petit silence. Valentine s'appuie à ses coté sur la barrière.

Ses yeux plongent eux aussi dans le canal.

Ceux de Duo s'en extraient pour accrocher le ruban noir qui vole derrière le chapeau de paille arrondi que porte la jeune femme.

-Vous êtes triste, Duo.

La voix est douce. Mélancolique. Duo ne serait pas le seul à souffrir en ce moment ?

-Vous l'êtes aussi.

-Je sourie, je rie même. Je n'ai pas les yeux douloureux dès que je cesse de parler. Je ne suis pas tendue ni stressée dès que plus rien n'occupe mon esprit. Vous ne pouvez pas dire que je suis triste.

-Vous le cachez sans doute bien. Du moins vous l'avez bien dissimulé à chaque fois que je vous ai vue. Mais en tout cas, aujourd'hui vous l'êtes suffisamment pour que je le voie.

-Je croyais que vous aviez du mal à aller vers les autres. J'en avais déduit que vous étiez insensible.

-Je ne suis peut-être pas la personne la plus sensible, mais j'ai eu une adolescence qui m'a fait côtoyer entre autre la douleur. J'arrive à la reconnaitre assez facilement. Vous êtes triste, n'est-ce pas ?

-… Sans doute un peu.

-Pourquoi ?

-Et vous ?

-Ce n'est pas très courtois de répondre à une question en en posant une autre.

- ¥ Petit sourire ¥ On a beau persister dans le vouvoiement et les belles tournures de phrases que ni l'un ni l'autre on utilise avec d'autres personnes, le XVIIIème siècle est loin, la courtoisie ne régie plus le monde.

-C'est vrai.

Petit silence.

-Vous en avez parlé à quelqu'un ?

-¥ Sourire ironique ¥ Mon meilleur ami m'a tiré les verres du nez. Et vous ?

-Je n'ai pas de meilleur ami, ni masculin ni féminin. Je garde ça pour moi, je ne vois pas pourquoi ça intéresserait qui que ce soit. Et vous, vous ne pensez pas que vous confier à quelqu'un de moins concerné, moins partial vous ferait plus de bien ?

-Je ne vois pas en quoi.

-Parce que je ne dirais pas ce que vous voudriez entendre. Ni ce que vous pouvez vous attendre à entendre en en parlant à quelqu'un de proche.

De nouveau un silence. Des paillettes auburn, reflets du Soleil, captent le regard momentanément violet de Duo, sous le chapeau en paille. Attrayantes.

Avant qu'il ne soit absorbé par l'eau verte. Terne. Comme ses problèmes.

-Vous avez déjà aimé et attendu un gars qui profitait de votre naïveté quand il en avait besoin et vous jetait derrière sans que vous puissiez vous résoudre à lui en vouloir ?

-Non.

-Et bien, si ça vous arrive un jour et que vous finissez par décider d'essayer de l'oublier, alors que vous bossez dans le même bureau, vous serez surement un peu triste et perdue.

Silence. Qui se prolonge.

-Vous ne dîtes rien ?

-Je suis là pour vous écouter, pas donner mon avis. C'est ça que les meilleurs amis-confidents oublient parfois. Le silence de l'écoute est parfois plus réconfortant que le « tu devrais » d'un conseil. C'est parfois mieux juste de montrer qu'on est là que d'être d'accord avec celui qui vient se confier.

-Vous n'êtes pas d'accord avec moi ?

-Ce n'est pas ce que j'ai dit. Mais avec le peu de précisions que j'ai de l'histoire, je ne peux pas me permettre de me forger un avis sur la fille qui vous a fait ça.

-Ce n'est pas… Oui, je comprends.

Silence. Plus léger.

-Merci.

-Je vous en prie. Vous allez mieux ?

-Hum.

-Tant mieux.

Un bout de bois charrié par l'eau terne attire leur regard à tous les deux.

-Et vous ?

-Hum ?

-Pourquoi êtes-vous triste ?

Duo voit la joue frémir, le regard dur. Le visage douloureux.

-Je ne suis pas sure d'être prête à en parler.

-Je ne l'étais pas non plus quand j'ai parlé à mon meilleur ami. Je pensais ne pas l'être plus quand je vous l'ai dit. Je ne reprendrai pas vos mots exactement, je n'en suis pas capable, mais je pense qu'en parler fait effectivement plus de bien que de garder ça pour soi.

-Sans doute.

Une tristesse lourde s'est emparé des traits de la jeune femme, de son sourire, n'en laissant qu'une pâle esquisse.

-Est-ce que vous avez déjà aimé une fille qui s'est mise à vous battre au bout de trois mois de mariage ?

Duo laisse sortir un petit rire.

-Ne rigolez pas. Des femmes qui battent leur mari, on en voit.

-Ce n'est pas pour ça. Désolé…

Non, la situation n'a rien de marrant. En fait ce qui fait rire Duo n'a rien à voir avec ça.

C'est plutôt le fait qu'il court après le même homme depuis ses 15 ans, sans prêter attention à qui que ce soit d'autre. Et qu'avant, il ne s'intéressait pas aux filles. Il en a déduit qu'il était gay, et en est toujours convaincu.

Ce qui le fait rire aussi, c'est que Valentine a réutilisé sa formulation, en le mettant à sa place, en adaptant en lui donnant l'exemple avec une femme, parce qu'il est un homme. Sans se douter que Duo l'avait fait pour ne pas dire qu'il était gay.

-Je suis désolé. Continuez.

-C'est tout. Mon mari m'a battu pour la première fois au bout de trois mois de mariage, alors qu'en trois ans qu'on était ensemble, il n'a jamais été violent…

-Et ?

-Je suis partie. Dès la deuxième fois. La première fois, il avait l'air perdu, il s'est excusé, il avait eu une très mauvaise journée… Il ne recommencerait plus… Beaucoup de femmes pardonnent par amour. Moi, j'ai beau l'aimer, il y a des choses que je ne peux pas accepter… Alors quand il a recommencé la semaine suivante, j'ai attendu qu'il parte au travail le lendemain, j'ai pris mes affaires, et je suis partie chez ma mère.

-Vous l'aimez toujours ?

-Je ne sais pas… Je ne l'ai pas revu depuis. Il ne sait pas où j'habite. Je suis en instance de divorce… En début d'instance de divorce en fait… Je n'ai même pas encore rencontré mon avocat… Ca ne devrait pas tarder.

-Et… Malgré le fait que vous avez été chez votre mère… Vous avez du déménager ici ? Précipitamment ?

Le regard vert accroche un instant le bleu sombre.

C'est vrai qu'elle lui en a parlé quand il l'a aidé à vider le camion.

-

-Le voisinage est sympa ? J'ai été obligé de déménager rapidement, j'ai pris un peu la première occasion qui me tombait sous la main.

-

-Ma… Ma mère est à l'hôpital, en ce moment. Je n'arrive pas à supporter la solitude dans cet endroit, son appartement… Et… Elle ne devrait plus y revenir. Je le garde pour l'instant au cas où, mais… Je préfère vivre ailleurs.

-Elle irait dans une maison de retraite ? Elle a quel âge ?

-56 ans.

Douleur dans la voix.

Douleur sur le visage.

Douleur dans la crispation du poing.

Elle se retourne dos à la barrière, s'y appuie.

Ses yeux se perdent dans l'horizon.

Ses pensées s'égarent quelques instants dans sa tête.

Duo respecte son mutisme.

-Elle… Elle n'est pas sensé sortir. Cancer. Phase terminale.

-Ah…

Que répondre ? Duo n'est pas la personne la plus douée pour réconforter les gens.

Il voudrait lui dire quelque chose. Ne trouve rien.

Je suis désolé ? Mais de quoi ? Ce n'est pas sa faute…

Mes condoléances ? Euh… non.

Ca va ? Question stupide.

Il voudrait la prendre dans ses bras.

N'ose pas. Déplacé ?

Ca se prend comment dans les bras une femme ?

Duo se contente de détailler son profil en silence. Il l'aime bien. Les sourcils durs, les yeux ombragés par la tristesse. Par le chapeau aussi.

-Vous mettez souvent des chapeaux…

Remarque certe peu habile, totalement hors-sujet, qui peu le faire passer pour un insensible notoire. Mais Valentine semble soulagée de ne pas continuer à parler de sa situation.

-Ma grand-mère ne sortait jamais sans chapeau. Elle n'a pas réussi à convertir sa fille à cette pratique, mais elle a fait perdurer la tradition à la génération suivante en m'en offrant à mes Noëls et anniversaires…

-C'est amusant. Vous devez en avoir beaucoup.

-Oui une quinzaine. J'ai toujours du mal à ne pas en acheter de nouveaux quand je passe devant… je me suis limité à un par an ces dernières années. Mais c'est dur de résister.

-Y'en a qui collectionnent les écharpes, vous c'est les chapeaux… Ca vous va bien.

-J'ai une tête à chapeau, ma grand-mère me le disait souvent.

Silence léger. Agréable. De ceux qui apprécient la compagnie de l'autre même sans parler…

-Bon, je vais y aller… Ravi de vous avoir rencontrée ici.

-Moi aussi, Duo. Même si vous avez gâché mon footing. Mais je vous pardonne.

-Navré…

-De m'avoir empêché de courir ou d'être pardonné ?

-De tomber sur vous dès que je fais un pas…

Rires cristallins échangés. Appréciés.

Un pas. Un appel.

-Oh, Duo ! Je… Merci . De m'avoir écoutée.

-Je vous en prie.

- Dîtes bonjour à votre meilleur ami de ma part… Quatre, c'est ça ? C'est lui qui vous appelle Chaton… Ca vous va bien.

Un sourire d'au revoir. Quelques pas esquissés, une paire d'yeux verts qui suit une natte châtain pailletée de lumière.

Une hésitation, une seconde. Pas plus.

-Duo ! Euh… Vous êtes occupé demain ?

-Je ne sais pas… Je vis au jour le jour en dehors du boulot, et j'ai un meilleur ami un peu envahissant.

-Si… Si vous n'avez rien qui se prévoit, vous pourriez passer chez moi.

-Vous me montrerez vos chapeaux ?

Elle sourit du verbe au futur, qui aurait put être conditionnel.

-Bien sûr.

-… Mh… Je pense que ce sera possible dans ce cas. Je vous appellerai dans pour vous dire quand dans la journée.

-Je n'ai pas encore de ligne fixe. Tenez, mon numéro de portable.

-Ah, braves petites bêtes… Qu'est-ce qu'on ferait sans elles… ?

-Des économies. Voilà, à plus tard, Duo…»

Duo est content. Il se dit que peut-être son portable servira enfin à autre chose qu'à appeler Quatre quand il rate son bus ou à lui répondre quand lui prend une soudaine envie de squatter.

« ¥ De me remonter le morale, plutôt… ¥ »

Ledit Quatre l'attend devant sa porte quand il arrive chez lui.

« Tiens, un revenant. Tu m'as laissé glander toute l'après-midi ici.

-Langage, Winner. Et je ne t'ai rien demandé, je m'en fous que tu sois là ou pas.

-Tu deviens blessant, Duo. Mais t'as l'air d'aller mieux. T'étais où ?

-Au bord du canal. Dans le but de broyer du noir.

-Vu le temps que t'y es resté, il doit y en avoir dans des quantités industrielles.

-Moui…

-Et t'y étais avec qui ?

-… Pardon ?

-Tu es d'une humeur que seule une rencontre agréable à pu créer. Tu remarqueras au passage que le langage est relativement soutenu.

-… Je remarque.

-Et qui est l'heureuse personne à cause de qui j'ai glandouillé deux heures devant ta porte ?

-En quoi ça t'intéresse ? Et en plus fait gaffe, le langage relativement soutenu s'est refait la malle…

-Ca m'intéresse parce que un, je suis ton meilleur ami, et deux je voudrais savoir qui m'a supplanté dans le rôle de remonte-morale ? Et qui y a réussi en plus. En passant, juste comme ça, tu voudrais pas nous ouvrir, parce que discuter dans le couloir ça va bien cinq minutes.

-Si, si, attends je cherche mes clés. Wala.

-Bon, j'en ai marre de la cuisine, j'investi le salon.

-Vas-y, te gène pas, envahit un peu plus mon espace vital.

-C'est gentil à toi de me le permettre. J'en connais un autre –un certain félin aux yeux verts – qui ne m'en fait pas voir un bout.

-Au fait, ça va comment avec Trowa ? Il s'est passé quelque chose ?

Soupir.

Canapé qui proteste quand Quatre s'y laisse tomber.

-Oh tais-toi, toi (parle-t-il au sofa ou à Duo ?) Rien. Néant total. Soit il prépare un truc de grande envergure, soit il a toujours pas percuté malgré ce que tu as pu lui dire. Ou alors je ne l'intéresse pas.

-Oh si, t'en fais pas pour ça. Il était à deux doigts de faire un joli pochoir rouge dans mon mur quand je l'ai appelé chéri en croyant que c'était toi. Il pensait qu'on avait une relation. Et il m'a clairement dit qu'il croyait que c'était de ma faute si tu prenais tes distances.

-Et ben pourtant je vois toujours rien venant de lui.

-Tu pourrais faire le premier pas.

Yeux turquoise croisent deux bleus-violet. Améthystes, en fait.

-Je suis trop timide.

-Toi, timide ? Tu es le premier à envoyer chier Une quand elle nous soûle, tu es à la tête d'une des plus grandes multinationales de la planète, tu t'es battu face à des gars plus vieux et expérimentés que toi qui briguaient ce poste, et tu les as exterminés. Et tu me parles de timidité ?

Regard bleu-vert exaspéré.

-Les affaires sont différentes des sentiments. Une relation n'est pas un contrat renouvelable ou à durée indéterminée, bien qu'elle ait en générale cette caractéristique. Et tu le sais aussi bien que moi. Me battre pour le boulot, c'est dans mes gènes, c'est naturel. Après, demande à mon père ce qu'il a réussi à faire sur le plan sentimental, à part une trentaine de mômes, et tu verras que je tiens de lui aussi de ce coté là.

-T'as rien à voir avec ton père. Et en plus tu arriveras difficilement à concevoir quoi que ce soit avec tes conquêtes exclusivement masculines. M'enfin… Tu verras, ça finira par venir pour Trowa…

-J'espère Chaton, j'espère.

L'emploi du surnom fait venir le visage de Valentine à l'esprit de Duo.

Un léger sourire se pose sur ses lèvres.

Ce qui n'échappe pas à Quatre.

-Et tu ne m'as toujours pas répondu. Tu étais avec qui ?

-Ma nouvelle voisine. On s'est rencontré là haut. Par hasard.

Duo se sent obligé de le préciser.

-Et vous avez parlé de quoi qui te mette de si bonne humeur ?

Récapitulation en pensée.

-Euh… De nos situations respectives.

-Avec un peu plus de précisions… ?

-Je lui ai dit que la personne que j'aime me prend pour un con depuis huit ans, et elle qu'elle a quitté son mari qui la battait avant que sa mère aille à l'hôpital.

-Gai, comme conversation.

Pourtant Quatre sourit grand comme ça.

-Ca a l'air de te faire plaisir.

-Ce qui me fait plaisir Duo, c'est que ce n'est pas le sujet de vos conversations qui te rend heureux.

Regard méfiant.

-Ce qui veut dire ?

-C'est l'interlocutrice.

Bégaiements incompréhensibles et de fait peu crédibles pour contredire le regard turquoise trop sûr de lui. Béhément de la bouche. Qui reste grande ouverte, yeux suivant le mouvement.

-Mais… Mais non, pas du tout ! On… On a parlé de ses chapeaux aussi.

-Et c'est ça qui t'a mis de bonne humeur ?

Moue boudeuse de Duo.

De toute façon, il sait que ce qu'insinue Quatre est faux. Il aime Heero. Point, à la ligne.

Il est attiré par personne d'autre, et surtout pas une femme, aussi sympa soit-elle.

-Laisse tomber Quatre. T'es dans le faux, tu finiras bien par t'en rendre compte.

-Peut-être, peut-être pas.

Silence tout aussi boudeur que la moue.

Avant d'être brisé par un chuchotement qui agrandit le sourire de Quatre :

-Je vais chez elle, demain.

-C'est la vérité ou c'est une excuse pour ne pas me voir ?

-C'est la vérité, mais disons que j'ai sauté sur l'occasion quand elle m'a proposé, effectivement pour ne pas te voir.

-Okay, j'ai compris.

Quatre se lève du canapé –qui gémit de soulagement. Se dirige vers la porte.

-Quatre ?

Toute petite voix violette.

-Oui ?

Douce réponse turquoise.

-Tu… Tu veux bien rester dormir ce soir ? J'ai pas envie de dormir tout seul.

Quatre pèse intérieurement le pour et le contre.

Ils vont vraiment dormir : l'emploi de meilleur ami avec supplément n'a plus lieu depuis trois ou quatre ans.

Il va devoir faire à manger.

Ca remonterait le moral de son ami.

Cet ami va le bourrer de coups de pied s'il essaie de récupérer la couette qu'il lui aura volée. Et prendra toute la place.

Mais bon, au pire, il y a le canapé.

-D'accord Chaton.

-Merci.

Une brève pression sur l'épaule, pour montrer la reconnaissance.

-De rien, mais à partir de demain je fais payer le babysitting 8€ de l'heure.

-¥ Petit sourire ¥ On en reparlera demain. »

-

« ¥ Petite voix endormie M'allô ?

-Quatre ? T'es où ?

Duo se retourne dans son lit, essaie de ne pas entendre la voix de Quatre juste à côté qui parle au téléphone, ni celle de Trowa qui lui répond.

Oui, car dans le silence complet et avec un portable de la meilleure qualité son possible, on entend l'autre parler.

D'ailleurs, il arrive très bien à faire abstraction de la conversation.

Les dernières paroles échangées lui parviennent tout de même.

-Je suis devant l'immeuble de Duo là. Tu peux descendre ?

-… Oui, je suis là dans cinq minutes. »

Duo se rendort immédiatement, un grand sourire aux lèvres.

Il ne sent même pas le poids en moins sur le matelas.


Voili voilou ! =)

Je compte poster ce qui se passe entre Trowa et Quatre dans une autre histoire, parce que dans ma tête, no name parle de Duo et Heero principalement.

C'est déjà écrit, donc maintenant que je suis en vacances j'aurai le temps de recopier.

En bref c'est pour bientôt !

Byzoux tout le monde !

=)