Un grand merci à Plume112, H-22, Molly59, Aulandra17, LN-la-seule-l'unique, Aurelie Malfoy, RIBIKA666 pour leur review.

Voici donc le septième chapitre, bonne lecture.

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Auteur : Sindie. J'ai son autorisation pour traduire son histoire.

Titre en anglais : The Moment It Began

Titre en français : Le moment où cela commença

Traducteur : DiagonAlleyParis

Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling

Beta Reader : Molly59 qui me relit et corrige mes imperfections.

Sujet : Post HP7, et si on offrait la possibilité à Severus Rogue de revivre sa vie. Ses choix seraient-ils toujours les mêmes ? Venez le découvrir en lisant cette fiction.

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Le moment où cela commença

Chapitre 7 :

« Je pensais t'avoir dit de ne jamais plus lever la main sur Maman » siffla Severus lentement, s'avançant d'un air menaçant vers son père, sa baguette prête à faire des dégâts irréversibles.

Les yeux de Tobias étaient grands ouverts sous le choc, la colère et la crainte. Severus pouvait voir chaque veine rouge trancher avec le costume blanc. « Tu…tu n'oseras pas » marmonna t-il. « Elle le mérite, toute sorcière menteuse qu'elle est ».

« Je n'oserai pas, dis-tu, Père ? » demanda Severus d'un ton doux et dangereusement bas. « Tu ne parviens à comprendre ce que la magie peut te faire, sale bâtard. Tu n'as vraiment aucune idée de quoi je suis capable. Sais-tu Père, que les autres élèves de Poudlard m'ont accusé de connaître bien plus les sortilèges de magie noire que quiconque d'autre à l'école ? ».

Tobias mit ses mains en avant en signe d'apaisement et secoua la tête lentement. « Non, non, c'est un mensonge. Tu n'es qu'un enfant. Un misérable déchet d'enfant ».

A côté, Severus vit sa mère qui essayait d'intervenir. Eileen sanglotait et les suppliait pathétiquement. « Severus, s'il te plait… Tobias, ce n'est qu'un enfant… ».

Severus l'ignora d'une manière significative. Tant qu'elle restait hors de son chemin, il n'aurait pas besoin de la ligoter magiquement. « Tu as assez fait de dégâts ici, Père » cracha t-il. « Tu as le choix entre faire tes valises, t'en aller pour ne jamais revenir, ou souffrir d'être le bénéficiaire de ma fureur. Le choix est tien, Père. Si j'étais toi, je choisirais la première option ».

Avec un plaisir tordu, Severus imagina d'utiliser son propre sortilège Sectumsempra pour trancher directement les organes génitaux de l'homme, et ce serait juste le commencement. Il savait qu'en tant que mineur, il n'était pas censé utiliser la magie et que son père savait cela, mais Severus vivait avec sa mère qui était une sorcière, même si elle n'avait pas fait de magie depuis des années. A proprement parler, s'il faisait de la magie, en tant que mineur, il violerait la Loi Internationale sur le Secret de la Magie, mais le Ministère ne contrôlait pas les foyers ayant au moins un parent sorcier. Si le Ministère ne le savait pas, cela ne leur ferait pas de mal et, ce qui est le plus important, cela ne ferait pas de mal à Severus. Il sourit intérieurement avec malveillance. C'était trop commode, après tout.

Comme Tobias n'avait pas répondu immédiatement, Severus dit « Je me suis bien comporté, Père, mais je peux facilement y remédier. C'est ton choix. Maintenant, choisis ».

Tobias eut l'audace de rire. « Penses-tu que je sois dupe de tes menaces en l'air, mon garçon ? N'est-ce pas ? ».

« Crois-moi, Père ? N'essaye pas de me pousser à bout, ma patience a des limites » siffla Severus en se rapprochant de l'homme. « Maintenant, arrête de chialer et dis-moi quelle est ta décision » gronda t-il.

Jetant un regard de dégoût à Eileen qui pleurnichait à côté avec un air d'impuissance, Tobias répondit à Severus. « Bien, bien…Je vais partir ».

Il y avait quelque chose dans la voix de son père et Severus ne le crut pas, donc il dit. « Très bien. Maintenant, va faire tes valises et va t-en d'ici. Je vais t'aider ».

Tobias regarda son fils d'un air interrogateur mais par 'aider', Severus voulait dire suivre son père jusqu'à sa chambre pour s'assurer qu'il faisait tout ce qu'il avait dit. « Va » commanda Severus en maintenant sa baguette pointée vers Tobias.

Tobias marmonna quelques obscénités dans sa barbe et se déplaça en traînant les pieds de l'escalier jusqu'à la chambre. « Ce n'est pas nécessaire, Severus » déclara Tobias en essayant de raisonner le jeune homme. « Je te le promets ».

« Tais-toi » coupa Severus. « Tu as perdu le droit de faire des promesses en l'air depuis longtemps. Tu disposes de cinq minutes et puis je veux que tu partes par la grande porte ».

Tobias trébucha vers le dressing, en sortit une valise et commença à y jeter en vrac des vêtements. Pendant tout ce temps, il continua à marmonner des jurons et parfais il implora son fils. « S'il te plait, Severus » plaidait-il désespérément en utilisant le prénom de son fils pour la deuxième fois. « Fais preuve de compassion…où vais-je aller ? ».

« Je fais preuve de compassion » rétorqua Severus. « Et ce n'est pas vraiment ma préoccupation première de savoir où tu vas aller. Va pioncer chez l'un de tes amis où tu vas parfois. Tes camarades de boisson se feront un plaisir de te voir, cela ne fait aucun doute. Beaucoup d'entre vous pourrez pisser ensemble, autant que vous le souhaitez et vous n'aurez affaire qu'à vous seuls».

Tobias fouillait encore lorsque les cinq minutes furent passées. « Viens » dit Severus. « Maintenant ». « Mais, mais » protesta Tobias.

Perdant le peu de patience qu'il lui restait Severus, marcha à travers la pièce où se trouvait son père et pressa la pointe de sa baguette contre le dos de l'homme. « Va t-en. Maintenant ».

Tobias traversa la pièce en titubant à moitié, puis ce fut le tour du couloir et des escaliers. Une fois qu'ils furent de nouveau à la porte d'entrée, Severus l'ouvrit et dit « Je crois que tu as pris un peu d'argent ? ».

« Oui » répondit Tobias. C'est à ce moment-là qu'il laissa tomber sa valise et tenta de saisir la baguette de Severus mais ce dernier fut trop rapide pour lui. Etre jeune et avoir des années d'expérience au combat étaient des avantages pour lui.

« Je vais casser ta baguette comme je l'ai fait à la sienne » ragea Tobias.

Severus ne prit pas le temps de réfléchir. Il fit sauter magiquement Tobias directement par la porte, la poussée fut si puissante que l'homme se retrouva dans la rue, à plusieurs mètres de distance, étendu sur le trottoir. Severus fit alors de même avec la valise et fit claquer la porte, verrouilla les serrures et le tout fut magiquement protégé. Il ne s'était pas soucié de l'utilisation de la magie par les mineurs. Dans son esprit, il était un sorcier adulte. Sa mère avait assez souffert. Severus installa des protections magiques à toutes les fenêtres et à la porte de derrière.

Finalement, il retrouva son calme, sachant que Tobias ne pourrait pas rentrer, quelque soit le moyen qu'il tenterait de mettre en oeuvre. Severus alla retrouver sa mère qui était toujours assise sur le plancher à l'endroit où elle était précédemment. Elle s'était arrêtée de pleurer mais ses genoux étaient toujours collés contre sa poitrine et ses bras les entouraient. Elle se balançait dans les deux sens. C'était une position d'enfant terrifiée.

Elle tressaillit lorsque Severus lui offrit sa main pour l'aider à se relever. La colère bouillait à l'intérieur de Severus. Furieux contre son père pour ce qu'il lui avait fait et contre lui-même pour ne jamais l'avoir aidée dans sa vie passée.

Eileen se retourna et leva ses yeux vers le visage de son fils, elle émit un sanglot étranglé, pensant qu'il était sur le point de lui faire du mal, car la colère montait sur son visage.

« C'est bon, Maman » dit-il durement. « Je ne suis pas fâché contre toi. Juste…saisis ma main. Je te promets de ne jamais te blesser ».

Eileen hésita mais fini par lui tendre sa main. Il la tira à lui et immédiatement l'enveloppa dans ses bras dans un geste protecteur. « Il est parti maintenant, Maman. Il est parti. Il ne te blessera plus jamais. Je te le promets. Tu es en sécurité maintenant ».

Eileen pleura dans la chemise de son fils. Après quelques minutes, il l'amena jusqu'au canapé et la fit doucement s'asseoir. Il resta avec elle jusqu'à ce qu'elle se calme.

« Severus, tu…tu as utilisé la magie » dit-elle d'une voix rauque.

« Oui » déclara t-il posément. « Je n'avais pas le choix, Maman ».

« Mais, tu n'as que seize ans ».

« Oui, mais le Ministère ne sait qui a fait de la magie. Tu es une sorcière, Maman. Tu ne l'as certainement pas oublié ».

Eileen fronça les sourcils et fixa le sol. « Mais, je n'ai pas fait de magie depuis des années ».

« Cela n'a pas d'importance. Ils savent que vous vivez ici également. Maintenant, tout va bien. Peut être pourrions-nous aller prochainement au Chemin de Traverse pour te procurer une nouvelle baguette » suggéra Severus en essayant d'alléger un peu l'atmosphère.

Mais Eileen ne fut pas réceptive à cela. Elle se retira en elle-même. Soupirant tristement, Severus la conduisit à son lit et s'en retourna après cela dans sa propre chambre. Tandis qu'il réfléchissait sur ce qui venait de se passer, il se rendit compte avec horreur que c'était déjà vraiment trop tard pour sa mère. Tobias lui avait infligé trop de dégâts, pouvait-on remédier à cela ? Eileen avait-elle peur de la magie ?

Severus se rappela d'une ancienne conversation qu'il avait eue avec sa mère lorsqu'elle lui avait dit qu'elle aimait son mari. Il s'inquiéta, cela ne serait pas aussi facile qu'il ne l'espérait.

« Qu'a-t-il fait de toi, Maman ? » se demanda Severus tout en regardant le plafond. « Qu'a-t-il fait ? ».

Comme dans le passé, à chaque fois qu'il se sentait particulièrement triste et détaché du monde, Severus sortit sa baguette et élimina les mouches.

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Voilà, c'est tout pour aujourd'hui et je vous donne rendez-vous début septembre pour le prochain chapitre.

Je m'absente de mon domicile pendant les vacances, et là où je vais, je suis loin de toute connexion internet. Je vais continuer à traduire les chapitres, ne vous inquiétez pas.

Bonnes vacances.

N'oubliez pas de me laisser une review.

Bisous.

DiagonAlleyParis