Un grand merci à Yoann, Miette, Srithanio, zaika , RUBIKA666, et molly59 qui ont laissé une review. Cela me fait toujours très plaisir de lire vos remarques, continuez…

Voici donc le quatorzième chapitre. Bonne lecture.

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Auteur : Sindie. J'ai son autorisation pour traduire son histoire.

Titre en anglais : The Moment It Began

Titre en français : Le moment où cela commença

Traducteur : DiagonAlleyParis

Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling

Beta Reader : Molly59 qui me relit et corrige mes imperfections.

Sujet : Post HP7, et si on offrait la possibilité à Severus Rogue de revivre sa vie. Ses choix seraient-ils toujours les mêmes ? Venez le découvrir en lisant cette fiction.

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Le moment où cela commença

Chapitre 14 :

Dès son entrée dans la grande salle, Severus se sentit comme s'il n'avait jamais quitté Poudlard. Les quatre longues tables familières, une pour chaque maison, s'alignaient sur toute la longueur de l'immense pièce et devant elles la grande table où les enseignants étaient déjà assis. Au milieu, Dumbledore siégeait sur une chaise à haut dossier qui ressemblait à un trône. Il était altier et sage, comme toujours. Severus pensa qu'il n'était guère différent de l'époque où lui-même avait été professeur à Poudlard. Il y avait cependant de notables différences dans le personnel. Le professeur Trewlawney n'était pas encore là. Le professeur de DCFM se trouvait en bout de table, l'homme semblait timide, au milieu de la quarantaine avec des cheveux touffus et des lunettes. Severus se rappela du nom de l'homme, c'était Hermes Herman. Et si ses souvenirs étaient bons, le professeur avait eu « un malheureux accident » dans la forêt interdite à la fin de l'année. En vérité, Severus savait que le professeur avait été lié à Voldemort.

Ses pensées ayant vagabondé sur la grande salle et ses habitants, Severus n'écouta pas ce qui lui disait Lily.

« Sev ? », demanda t-elle, un peu agacée. « Tu ne m'écoutes pas ? »

Se rappelant de leur dispute précédente dans le Poudlard Express, Severus reporta son attention sur Lily. « Je suis désolé, Lily », dit-il sincèrement. « J'étais juste…euh…distrait. »

« C'était plus qu'évident », répondit-elle sur un ton qui ne semblait pas très heureux.

Maintenant, en regardant ses yeux verts clairs, Severus se sentit brûlant et coupable. Il ne voulait pas la rendre furieuse mais cela semblait arriver très naturellement. Etait-ce dans sa nature de mettre les gens en rogne ?

« Honnêtement, Lily », insista Severus en lui prenant la main. « Je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas t'ignorer. Que me disais-tu ? »

Lily soupira, se calma puis déclara : « Je disais que je pense que Potter aura tout autant la grosse tête cette année qu'il ne l'avait les années passées. Regarde-le. » Elle lui fit un signe en direction de la table des Gryffondors.

Là se trouvait James Potter qui ressemblait tant à Harry, son expression était seulement arrogante et pleine d'orgueil. Severus ne pouvait entendre ce que le garçon disait mais il était évident qu'il se vantait auprès de ses autres camarades étudiants. C'est avec un peu de remords pour ses crimes passés que Severus réalisa qu'il avait été injustement sévère envers Harry à de nombreuses reprises. Même si Harry ressemblait beaucoup trop à son père au goût de Severus, le temps passé auprès de Lily lui avait fait comprendre que Dumbledore avait eu raison : il tenait plus du côté de sa mère.

Roulant les yeux pour produire un effet dramatique, Severus rétorqua ; « Eh bien, quoi de neuf ? Au moins, il y a toujours des choses prévisibles qui sont écoeurantes. » Ses minces lèvres se plissèrent un peu bizarrement sur un côté.

Lily rit et acquiesça de la tête. « Tu as raison, Sev. »

Remarquant que le professeur McGonagall introduisait les premières années dans la salle, Severus suivit leur exemple pour aller prendre place. Lily et lui se séparèrent en se faisant un petit geste de la main. En s'asseyant à la table des Serpentards, Severus essaya délibérément de se tenir aussi loin que possible d'Avery et de Mulciber mais lorsque les deux autres garçons remarquèrent son isolement, ils allèrent tranquillement s'asseoir l'un et l'autre de chaque côté de Severus, à son grand désespoir.

« As-tu passé un bon été, Severus ? », demanda Avery, sarcastique.

« Je dirais que oui », ricana Mulciber en lançant un regard furieux en direction de la table des Gryffondors où Lily était assise. « As-tu passé tout ton temps libre avec cette sang de bourbe, Severus ? Est-ce qu'elle en vaut vraiment la peine ? Un bon coup, peut être ? »

« Comment oses-tu parler de Lily de cette manière ! », siffla Severus en sortant sa baguette.

« Hey, du calme ! », dit Avery, un peu inquiet de la réaction de Severus.

« Qu'est-ce qui se passe dans ta tête de noix ? »

Il rangea sa baguette mais ses doigts continuaient à en effleurer l'extrémité. Il prit un air renfrogné. « Laisse-moi seulement tranquille, Avery. »

« Oh, tu redeviens cérémonieux en nous appelant maintenant par nos noms de famille, n'est-ce pas ? », demanda Mulciber méchamment. « Très bien, Rogue. Je ferais attention à mes arrières si j'étais toi. Tu ne devrais pas aller faire l'imbécile avec de mauvaises fréquentations. Il pourrait y avoir de terribles conséquences… », termina t-il avec une voix faussement inquiète.

Avery et Mulciber s'en allèrent en riant sous cape. Severus les regarda partir, maussade. Il assista passivement à la répartition et reconnut à peine la nouvelle chanson du choixpeau. Aucune mention n'avait été faite concernant la menace de Voldemort ou de l'unification des maisons. Severus ne prit pas la peine d'écouter les mises en garde de Dumbledore au sujet de la forêt interdite et des objets prohibés à Poudlard. Ses yeux allèrent se poser sur l'arrière de la nuque de Lily et il se demanda comment allait se dérouler cette nouvelle année.

Le repas fut fade. Il mangea les différents plats sans se soucier de les apprécier. Alors qu'il se dirigeait vers les dortoirs des Serpentards, Severus se demanda encore si le fait de revivre sa vie n'était pas une erreur. Certes, il avait remédié aux problèmes à la maison mais maintenant, les Maraudeurs et ses camarades Serpentards allaient sans aucun doute lui en poser d'autres. En outre, plus le temps passait, plus Severus se rendait compte de la différence d'âge entre lui et Lily. C'était là une question qu'il n'avait pas prise en considération lorsqu'il avait décidé de revivre sa vie. Ses souvenirs de Lily dataient de sa jeunesse, sans la guerre pour les souiller. Il se sentait comme un sale et vieil homme qui essaye de voler un berceau.

Severus s'assura que toutes ses affaires étaient bien arrivées puis il quitta les dortoirs pour aller faire une courte promenade avant le couvre-feu. Déambuler dans les couloirs avait toujours eu un effet thérapeutique dans son autre vie. Il parcourut les cachots, alla jusqu'à la salle de cours de potions et s'arrêta un bref instant pour jeter un coup d'œil à l'intérieur. Derrière les tables des étudiants se trouvait une porte qui menait à son bureau et à sa réserve personnelle. Comme il était étrange de voir quelque chose de si familier et pourtant si différent. Horace Slugorn occupait encore ces pièces. Il quitta les lieux et continua son chemin jusqu'à atteindre l'endroit où se trouvait l'entrée secrète de ses anciens quartiers. Encore une fois, ceux-ci n'étaient pas les siens. Il aurait voulu qu'ils le soient car au moins, il aurait pu dormir seul et tranquillement. L'idée d'avoir à partager une chambre avec les autres lui répugnait.

Finalement, Severus se dirigea vers les escaliers et monta jusqu'au premier étage. Il traversa la grande salle désormais vide. Il laissa vagabonder son esprit comme il le faisait avec ses pieds. Quelques instants plus tard, il buta dans quelqu'un.

« Monsieur Rogue, j'ai failli avoir une crise cardiaque à cause de vous», déclara la voix âgée de Dumbledore.

Haletant légèrement, Severus fit un pas en arrière et regarda directement le visage de l'homme qu'il avait tué. C'était toujours ces mêmes yeux bleus perçants comme jadis. Dumbledore avait eu quelques soupçons le concernant. Bien sûr, le directeur avait eu raison de l'être vis-à-vis du jeune Severus dans son autre vie car il avait fait partie du groupe d'étudiants qui s'était tourné vers la magie noire et maintenant, avec un Dumbledore qui se trouvait à quelques centimètres de lui, Severus ne put s'empêcher de dresser instinctivement ses barrières mentales entre lui et l'homme. Dumbledore fut surpris car il essayait d'utiliser la légilimencie sur lui et il fronça les sourcils.

« Depuis quand savez-vous vous servir de l'occlumencie, Monsieur Rogue ? », demanda t-il brusquement.

Oh, merde, pensa Severus. « Euh,… », lâcha t-il maladroitement, ne sachant pas quoi dire.

Le visage ridé de Dumbledore affichait un regard pensif mais il ne poursuivit pas son interrogatoire. Nul doute que le vieil homme pensait que Severus avait appris cela afin de protéger ses pensées en raison de la magie noire qu'il connaissait.

« Puis-je vous demander ce que vous faites en train d'errer dans les couloirs si tard ? C'est presque l'heure du couvre-feu. »

« En effet, monsieur. Je suis désolé », répondit Severus d'une voix étouffée. Il allait s'en aller, tout décontenancé par cette rencontre, quand la voix traînante de Dumbledore lui demanda : « Y a-t-il quelque chose qui vous trouble, Severus ? »

Se rendant compte de la familiarité avec laquelle Dumbledore s'adressait à lui, Severus s'arrêta. Il aurait voulu lui dire la vérité, être simplement capable de se confier à une personne comme il l'avait fait après la mort de Lily… mais c'était impossible car il se souvint comment Dumbledore l'avait utilisé pour mener à bien ses objectifs, par conséquent Severus demeura silencieux. Il ne pouvait pas faire confiance à l'homme.

« Non, monsieur », répondit-il calmement en s'éloignant.

« Alors, bonne nuit, monsieur Rogue », lui retourna Dumbledore derrière lui.

Choisissant de ne pas répondre, Severus s'en alla et se dirigea vers les donjons. En entendant clairement l'usage de son nom de famille par Dumbledore, Severus sut que le directeur n'était à nouveau pas proche de lui.

Dumbledore n'était pas son ami.

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Je suis désolée pour le retard.

J'espère que vous avez apprécié ce chapitre. J'ai envie de plaindre Severus, à part Lily, il n'a aucun ami à Poudlard…

Je vous donne rendez-vous dans deux semaines pour la suite.

En attendant, merci de me laisser une petite review pour m'encourager.

Bisous.

DiagonAlleyParis