Un grand merci à yoann, Srithanio, RUBIKA666, Kaomisha, summertime02 et molly59 qui ont laissé une review. Cela me fait toujours très plaisir de lire vos remarques, continuez…

Un grand merci à NessL qui a traduit ce chapitre. Molly59 et moi n'avons fait que sa relecture.

Voici donc le dix-septième chapitre. Bonne lecture.

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Auteur : Sindie. J'ai son autorisation pour traduire son histoire.

Titre en anglais : The Moment It Began

Titre en français : Le moment où cela commença

Traducteurs : NessL et DiagonAlleyParis

Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling

Beta Reader : Molly59 qui me relit et corrige mes imperfections.

Sujet : Post HP7, et si on offrait la possibilité à Severus Rogue de revivre sa vie. Ses choix seraient-ils toujours les mêmes ? Venez le découvrir en lisant cette fiction.

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Le moment où cela commença

Chapitre 17 :

Severus et Lily quittèrent la salle de classe déserte une heure plus tard environ, après avoir pris le temps d'apprécier leur présence mutuelle et d'aborder de nombreux sujets. Lorsqu'ils arrivèrent à l'endroit où ils devaient se séparer, Severus s'arrêta pour contempler la silhouette de Lily qui s'éloignait. Il attendit jusqu'à ce qu'elle soit hors de vue, puis il se retourna et se dirigea vers les profondeurs des cachots.

Cependant, juste après qu'il se soit retourné, James Potter émergea apparemment de l'ouvrage en pierre et lui fit face.

Severus ne s'attendait pas à cette rencontre, il saisit donc sa baguette dès qu'il le put.

« Qu'est que tu veux, Potter ? », siffla t-il.

Potter, pour sa propre protection ou simplement dans le seul but d'harceler Severus, avait lui aussi sorti sa baguette.

« A quoi joues-tu, Rogue ? », demanda t-il avec agressivité. « Crois-tu vraiment qu'Evans va rester avec toi alors qu'elle pourrait avoir n'importe quel gars de cette école ? »

« Oh, comme toi ? »

« Et bien, elle ne veux peut-être pas l'admettre », dit-il pompeusement. « Mais je suis sûr qu'elle m'aime bien. Je ne vois pas comment le contraire serait possible. J'ai tout ce que les filles veulent. Je ne comprends ce qu'elle voit en toi, Rogue. »

« Cela prouve juste à quel point tu es aveugle et arrogant, Potter », dit Rogue avec condescendance et en plissant les yeux. « Lily n'est pas une fille ordinaire, et elle ne va pas se contenter de n'importe qui. »

« Mais je ne suis pas n'importe qui », répondit James en reniflant.

Incrédule, Severus abaissa son nez vers un Potter incapable de comprendre comment il faisait pour être aussi imbu de lui même. Etait-ce juste pour se donner en spectacle, ou plutôt, pour masquer ses propres doutes ?

« Continue à te dire ça, Potter. Ce n'est pas parce que ta grosse tête est incapable de comprendre que certaines personnes peuvent voir des choses plus profondément qu'elles ne le sont que tu as raison. Lily et moi partageons une histoire que tu n'auras jamais avec elle, du moins aussi longtemps que je serai concerné, et je veillerai personnellement à ce que tu n'aies jamais ta chance avec elle. »

« Est-ce une menace ? », demanda James d'un ton plein de sous-entendus.

« C'est possible », répondit Severus presque avec nonchalance, tout en appréciant l'impétueux Potter.

« Tu n'es qu'un bâtard arrogant... », commença James en perdant son calme et en essayant simultanément de jeter un sort à Severus.

« Ca suffit, Potter », gronda Severus qui avait maintenant sorti complètement sa propre baguette et qui la pointait vers le visage de James. Quand Severus parla, il y eut dans le ton de sa voix une autorité qui n'existait pas lorsqu'il il était plus jeune. Pendant une fraction de secondes, Potter resta bouche bée.

Finalement, Potter recula et dit brutalement.

« Tu ne peux pas parler pour Evans, apprenti mangemort. Je connais ta vraie passion et ce n'est pas ton amour pour les autres. Ce que tu aimes, c'est la magie noire, Rogue, et je le sais. Tu n'arriveras jamais à rien de bon dans la vie, si ce n'est à ta perte. »

« Fais attention à ce que tu dis, Potter », dit Severus gravement, maintenant énervé mais en gardant un ton distinct. « Tu ne connais pas la moitié de la vérité. »

« Mais je t'ai sauvé la vie une fois, espèce de bon à rien », dit James.

« Ce qui signifie ? », interrogea Severus. « Oh, oui, Potter... Je me souviens plutôt bien de ce petit incident », dit-il d'une voix basse, et à chaque mot prononcé, son ton devenait plus acerbe. « Tu n'as jamais eu aucune considération pour ma vie. Tu voulais juste sauver ta propre peau. Penses-tu que j'ai oublié ce que tu m'as dit, le jour où tu m'as humilié devant tout le reste de l'école ? Que tu détestais le seul fait que j'existe, Potter. Dis-moi, quelles sortes d'hommes accordent si peu d'importance à la vie des autres ? Penses-tu être le meilleur au monde, même mieux que tes propres amis, je présume? Mais ça ne prend pas avec moi. Tu n'es qu'un lamentable trouillard qui sait seulement courir se cacher dans les jupons de papa maman et qui exige tout ce qu'il désire. Sans Lily, tu n'es qu'une coquille vide. Tu veux uniquement être avec elle afin d'avoir l'impression que tu as gagné quelque part. »

Les années passées à tester ses techniques d'intimidation sur des étudiants naïfs avait donné à Severus l'avantage, dont il avait besoin pour enfoncer ses griffes profondément. James Potter était enseveli sous le tas d'insultes, et abasourdi, il ne trouva rien à répliquer. Ils continuèrent simplement à se dévisager pendant quelques secondes.

Finalement, James répondit maladroitement :

« Et bien, souviens-toi, Servilus, je n'ai pas oublié ce jour-là en potions... Et je ne vais pas oublier cette conversation non plus. Contrairement à toi, j'ai des amis pour me soutenir. Je serais prudent, si j'étais toi. »

Sur ces paroles, James le quitta. Severus garda sa baguette prête jusqu'à ce que l'autre garçon disparût après avoir tourné le coin.

Severus regagna les dortoirs en soupirant. S'il avait été efficace pour rabattre le caquet de Potter, il savait que plusieurs des accusations qu'il avait lancées à l'autre garçon étaient tout aussi valables pour lui. N'avait-il pas pensé à un moment qu'il pouvait utiliser à volonté la vie des autres si cela lui permettait d'arriver à ses fins ? N'avait-il pas fait preuve de lâcheté en servant Voldemort ? Il ne pouvait pas ignorer ces souvenirs, même s'ils venaient d'une autre vie.

Alors que Severus était assis sur son lit et appréciait le fait que Avery et Mulciber ne soient pas dans les environs, il se demanda s'il méritait vraiment Lily. Il l'avait toujours aimée et il avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour protéger son fils, mais était-ce suffisant pour contrebalancer tout le mal qu'il avait pu causer ? Méritait-il honnêtement d'avoir cette deuxième chance ? Après tout, qu'est ce qui le rendait aussi spécial ? Lily était-elle seulement un but inaccessible, une lutte effrénée, un trophée ? Maintenant qu'il l'avait, craignait-il ce qu'il possédait ? Il se souvint des paroles de Dumbledore : ses anciens souvenirs allaient le hanter pendant cette nouvelle vie, et avec quatre mois de recul, Severus pouvait déjà confirmer ce fait. Il se demanda si, quelle que soit sa volonté de changer le cours des choses, il ne retomberait pas toujours au même endroit. Le destin avait-il décidé de s'acharner sur lui non pas une, mais deux fois ?

Ne sois pas un idiot, Severus, se réprimanda t-il lui-même. Tu as embrassé Lily sur les lèvres pour la première fois il y a à peine une heure. N'avais-tu jamais espéré qu'elle te retourne l'affection que tu éprouves pour elle ?

La douleur constante dans sa poitrine devenait à présent lancinante. Depuis le jour où, par sa faute, il l'avait perdue dans son autre vie, cette douleur était un rappel permanent de sa plus grande erreur et de son pire souvenir. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi cela lui faisait toujours aussi mal maintenant. Il avait Lily, bon sang. Elle était sienne aussi sûrement que le soleil allait se lever le lendemain matin, mais que se passerait-il si le monde s'arrêtait ? S'il n'y avait plus de soleil. Plus de Lily.

Un vide, un sentiment d'une perte d'une profondeur insaisissable, l'envahit jusque dans ses ultimes retranchements. Severus ne pouvait plus l'ignorer. Il se sentait vide et désespérait de trouver une solution à ses émotions insurmontables. Severus réalisa avec un serrement de cœur que c'était lui qui ne pouvait pas vivre avec.

Il pouvait essayer tout ce qu'il voulait pour se racheter. Il pouvait donner tout l'amour du monde et même au-delà pour Lily, mais les dommages causés à son âme, eux, resteraient. Ils ne se soigneraient pas tant qu'il les rouvrirait de temps à autre. S'infliger des dommages irréversibles faisait partie de lui même autant que la nécessité de respirer.

James avait-il raison ? Severus, ne valait-il que si peu ? Il se détestait lui même. Il devrait être heureux. Il le savait, oh combien il le savait, mais au diable ces foutus sentiments. Severus ferma les yeux, en espérant que lorsqu'il les rouvrirait, il serait de nouveau mort. Il n'avait eu qu'à cligner des yeux pour se retrouver dans cette maudite vie, pourquoi le contraire ne serait-il pas possible ?

Il ouvrit les yeux et vit le sommet de son lit à baldaquin qui lui renvoyait son regard. Il n'y avait pas d'échappatoire. Il était incapable d'être totalement heureux, et se détesta encore plus pour cette raison.

Severus prit un tournant sombre ce jour-là, la tentation de s'enfoncer dans l'obscurité se fit plus forte qu'elle n'avait été depuis longtemps.

Si Lily avait été là, elle lui aurait demandé ce qu'il faisait, car même Severus n'en était pas sûr. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il était lui-même son pire ennemi.

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Voilà, pour aujourd'hui. Je vous donne rendez-vous à dans deux semaines pour la suite.

Merci de laisser une review. Je suis sûre que NessL les appréciera.

Bisous.

DiagonAlleyParis

PS : Je vous signale que mes autres traductions auront du retard dans leur publication. Mes bétas et moi-même sommes débordées de travail… Désolée pour ce contretemps.