Un grand merci à Native, RUBIKA666, Kaomisha, molly59, Bill le Gros, yoann, zaika, K., gwen, Tsi-Na-Pah, P., Nalya, equi et Demenciae qui ont laissé une review. Cela me fait toujours très plaisir de lire vos remarques, continuez…

Excusez-moi pour mon retard à vous donner ce chapitre mais comme vous devez déjà le savoir, j'avais décidé d'arrêter cette traduction faute d'avoir suffisamment de lecteurs et de reviews. Les supplications de certains d'entre vous, en particulier celles de yoann et de molly59, m'ont fait revenir sur ma décision. Je reprends donc le collier et je compte publier deux chapitres par mois jusqu'aux grandes vacances. Puis à partir du mois de septembre, j'espère être en mesure de traduire un chapitre par semaine.

En attendant, voici donc le vingtième chapitre. Bonne lecture.

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Auteur : Sindie. J'ai son autorisation pour traduire son histoire.

Titre en anglais : The Moment It Began

Titre en français : Le moment où cela commença

Traducteurs : DiagonAlleyParis

Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling

Beta Reader : Molly59 qui me relit et corrige mes imperfections.

Sujet : Post HP7, et si on offrait la possibilité à Severus Rogue de revivre sa vie. Ses choix seraient-ils toujours les mêmes ? Venez le découvrir en lisant cette fiction.

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Le moment où cela commença

Chapitre 20 :

Cela sembla durer éternellement, les yeux bleus perçants de Dumbledore regardèrent au fond des yeux noirs de Severus. Ce dernier qui se sentait physiquement et mentalement affaibli par l'attaque, eut l'impression d'être mis à nu devant le vieil homme et il n'eut pas l'énergie de dresser ses barrières habituelles. Si Dumbledore en fut surpris, il ne le montra pas et aucune émotion ne fut visible sur son visage ridé.

Puis enfin, le directeur parla. « Transporte-le à travers la cheminée, Aberforth. »

Aberforth et Lily aidèrent Severus à prendre celle-ci et ils arrivèrent dans le bureau de Dumbledore à Poudlard. Ils le conduisirent vers l'un des fauteuils en face de la cheminée. Une fois assis, Severus réalisa brusquement que c'était la même chaise qu'il avait très souvent occupée quand il était un professeur et un espion. Tant de nuits passées à faire son rapport à Dumbledore, à déverser son âme au vieil homme et tout cela pour quoi ? Pour finalement avoir l'impression d'avoir été trahi…

« As-tu encore besoin de moi, Albus ? », demanda Aberforth d'un air bourru.

Severus entendit la réponse négative donnée par Dumbledore. Leurs voix semblaient si lointaines mais le doux poids de la main de Lily sur son épaule le maintenait immobile, il se sentait proche et bienvenu. Aberforth les quitta un peu plus tard, laissant Dumbledore devant Severus. Ce dernier ne leva pas les yeux pour ne pas rencontrer les siens cette fois-ci.

« Mademoiselle Evans ? », demanda Dumbledore. « Ca va ? »

« Physiquement, oui », répondit-elle. « Mais, Severus… »

« Oui, je sais, Mademoiselle Evans », déclara Dumbledore posément. « J'ai besoin de parler avec Severus. Vous pouvez disposer, et veuillez prévenir Madame Pomfresh que Severus ira à l'infirmerie dans peu de temps. »

Severus adressa un regard impassible au directeur pour avoir été aussi sec avec Lily. Il voulut protester, lui demander de rester mais après une brève pression sur son épaule, Lily se dirigea vers la porte et elle sortit.

« Comment vous sentez-vous, Severus ? », demanda Dumbledore.

« Comment pensez-vous que je vais, monsieur le directeur ? », marmonna Severus. S'il avait eu davantage d'énergie, il aurait parlé avec plus de vigueur. Au lieu de cela, il riva ses yeux sur le sorcier âgé, il le jaugea prudemment et suivit chacun de ses gestes.

« Etes-vous gravement blessé du fait de l'attaque ? Je peux vous emmener à l'infirmerie si vous en éprouvez le besoin. »

« Je vais bien », murmura Severus.

« C'est une question d'opinion, j'en ai peur », dit Dumblebore songeur, en caressant sa barbe tandis qu'il arpentait lentement la pièce.

Severus l'observa attentivement pendant quelques minutes et il se demanda s'il allait entrer dans les détails. Comme Dumbledore restait silencieux, Severus demanda impatiemment : « Qu'attendez-vous de moi, monsieur ? Vous savez ce qui s'est passé. »

Dumbledore acquiesça. « Oui, je sais, Severus », dit-il doucement, en s'arrêtant de parler pendant un instant. « J'ai tout vu dans votre esprit. »

Severus réfléchissait également. Il fronça les sourcils. « Ainsi donc, maintenant que vous avez réussi à envahir mon esprit, y a-t-il autre chose à ajouter ? »

« Je suis inquiet pour vous, Severus », déclara fermement Dumbledore.

Incapable de se retenir en raison de son passé qui lui faisait mal, Severus se hérissa. « Ah oui, et vous ne le remarquez que maintenant ? Vous ne sembliez pas inquiet l'année dernière quand Black m'a presque tué. Vous ne sembliez pas vous soucier de moi quand Potter et ses amis m'humiliaient devant une bonne partie de l'école. »

« Je ne parle pas des gens comme James Potter, Severus… » Dumbledore l'interrompit d'un air grave. « Je me référais à vos anciens amis, ceux-là mêmes qui vous ont tourmentés aujourd'hui. Mulciber sera bien sûr expulsé pour avoir utilisé un Impardonnable mais les autres seront simplement punis sévèrement. Oui, je m'inquiète pour vous, Severus, car pendant longtemps j'ai eu peur que vous vous joigniez à eux. »

« Et si tel avait été le cas, monsieur ? Alors, je suppose que vous vous enorgueilleriez d'avoir encore une fois eu raison d'être fier de vos chers Gryffondors et de descendre en flèche les Serpentards. Vous ne savez pas tout ce que j'ai dû subir, monsieur le directeur, et j'aimerais que cela continue. »

« Je connais certaines des choses qui vous troublent, Severus » Dumbledore parlait avec cette compassion maladive que Severus détestait tant. « Je sais également que la situation chez vous n'est pas bonne. »

Severus, absolument outré, se leva. « Comment avez-vous osé violer ma vie privée ! Vous avez profité de mon instant de faiblesse ! Ce qui se passe chez moi ne vous regarde pas. Ne pensez-vous que si j'avais voulu vous le dire, je l'aurais fait? Mais si je n'ai pas voulu vous en parler, c'est parce que j'ai eu l'impression que je ne pouvais pas vous faire confiance. »

« Pourquoi n'avez-vous pas confiance en moi ? », demanda Dumbledore avec bienveillance.

C'était une question tendancieuse. Severus pouvait-il vraiment reprocher au vieil homme les interactions de son ancienne vie avec lui ? Maintenant que Dumbledore savait pour Eileen, Severus ne put s'empêcher de se venger.

« Si vous pensiez connaître très bien ma situation à la maison, alors pourquoi n'avez-vous rien fait pour votre sœur ? »

Severus savait que c'était un coup bas. C'était risqué mais il était en colère et il se sentait offensé. Il voulait sortir de cette pièce. Ses yeux paniqués erraient sans cesse tout autour de lui.

« Et comment savez-vous cela ? », demanda Dumbledore avec une voix qui était désormais pleine d'agressivité. « Vous dépassez les bornes, jeune homme. Asseyez-vous, Severus ! », hurla le directeur.

Severus resta pétrifié. Il avait rarement vu Dumbledore si furieux mais il se rappela combien l'homme pouvait être puissant. Il pouvait retenir l'attention de tout le monde rien qu'avec ses paroles. Severus céda et il se laissa tomber sur la chaise, trop fatigué pour se soucier de quoi que ce soit. Il enfouit son visage dans ses mains et cligna les yeux afin de retenir les larmes qui menaçaient de s'écouler.

Dumbledore soupira et prit la chaise en face de celle de son jeune étudiant.

« Severus », commença t-il sur un ton de nouveau calme. « Je ne sais pas quoi faire de vous. C'est vrai que je me suis inquiété pendant longtemps à votre sujet… en vous voyant entouré par ceux qui vous ont tourmenté aujourd'hui, mais je sais aussi que vous êtes un bon ami de Lily Evans et cela bien avant votre arrivée à Poudlard. J'ai constaté un remarquable changement chez vous cette année. La bonne influence de Lily a mis en évidence le meilleur en vous. Vous avez cessé d'être ami avec Mulciber et Avery, mais est-ce pour la bonne raison ? L'avez-vous fait pour Mademoiselle Evans ou parce que vous saviez que c'était le mauvais chemin ? Vous pouvez constater que mes préoccupations restent encore valables, n'est-ce pas ? Je me demande quelles sont vos véritables motivations qui sont à l'origine de tout cela, Severus. Vous ne faites confiance à personne. Vous avez appris l'Occlumencie à un tel niveau que je n'ai jamais vu cela chez quelqu'un de votre âge. Je peux comprendre votre désir de vouloir cacher ce qui se passe chez vous, mais est-ce vraiment tout ce que vous voulez cacher, Severus ? »

« Je vous l'ai dit, monsieur, ce ne sont pas vos affaires ! », lâcha Severus. Il éloigna ses mains de son visage, après avoir surmonté son envie de pleurer. La douleur était maintenant inscrite sur la totalité de sa face. Severus lança un regard furieux vers Dumbledore. « Vous pensez que vous êtes noble, n'est-ce pas ? Chacun a ses démons. Si j'avais la moitié des squelettes que vous avez dans mon placard, je pourrais certainement remplir un cimetière avec eux. Mais le vôtre, Dumbledore, serait un champ de bataille plein de victimes. »

Severus faisait allusion, bien sûr, à l'ancienne alliance que Dumbledore avait passée avec Grindelwald.

Dumbledore fut confus et une nouvelle fois furieux. « C'est assez, Severus ! », déclara t-il fermement. « Même si je suis heureux que vous ayez choisi de ne pas vous aligner sur certaines personnes, je ne peux pas dire que je sois très satisfait de votre attitude. Bien sûr, vous irez à l'infirmerie afin que Madame Pomfresh s'assure que vos blessures soient correctement soignées. Je vais prendre des dispositions au sujet de votre couchage car je ne pense pas que cela serait judicieux de vous laisser à proximité de ces garçons. »

Severus lançait des regards noirs. Dumbledore ne lui avait donné aucune raison afin qu'il puisse lui faire confiance. Le vieil homme ne semblait pas être préoccupé par ses blessures physiques qui auraient du être soignées en premier lieu. Non, Dumbledore avait insisté pour lui parler et le harceler afin de lui soutirer des informations. Il ne faisait aucun doute pour lui que Dumbledore voulait retirer Severus de son dortoir, qu'il partageait avec ces jeunes mangemorts, parce qu'il n'avait pas suffisamment confiance dans son propre jugement alors que Severus ne voulait plus être proche d'eux et qu'il ne voulait plus les rejoindre.

« Très bien », murmura Severus. « Puis-je partir maintenant, monsieur ? »

« Oui », rétorqua le directeur. « Bonne après-midi, Severus ! »

Severus quitta le bureau de Dumbledore, se sentant plus mal que quand il y était entré. Il alla à l'infirmerie, ne sachant pas où aller autrement. Une fois arrivé là-bas, il fut presque renversé par Madame Pomfresh qui se précipita vers lui.

« Il était temps que vous arriviez, Monsieur Rogue », l'admonesta t-elle en le conduisant vers l'un des lits. « Allongez-vous et laissez-moi vous ausculter. »

Severus avait désormais des douleurs en raison des coups de pieds à répétition qu'il avait reçus au niveau de la poitrine et du ventre. Il souffrait également des effets des Endoloris sur son système nerveux et il avait l'impression d'être lessivé. Il ne prit pas la peine de discuter et il se conforma aux ordres, aussi s'allongea-t-il.

La médicomage soupira tandis qu'elle l'examinait et elle secoua la tête. Severus était habitué à sa façon de faire tant en tant qu'enfant qu'en tant qu'adulte. Alors que généralement, il aurait refusé de se soumettre immédiatement à ses soins, il savait qu'elle finissait toujours par gagner à la fin. Elle était comme une arrière grand-mère qui parlait avec une petite pointe dans la voix mais son toucher était doux et ses manières aimables.

« Qu'est-ce que ces horribles garçons vous ont fait, Monsieur Rogue ? », demanda t-elle, clairement consternée. « Et pourquoi le directeur ne vous a-t-il pas envoyé directement ici ? Je vais devoir aller lui dire un mot après m'être occupée de vous. »

Malgré lui, Severus eut un petit sourire satisfait. Personne ne voulait être le destinataire de l'une des tirades de Poppy Pomfresh. « Je suis sûr que Lily vous a tout raconté », répondit Severus. « Je crois que le directeur a jugé plus important de découvrir en premier lieu ce qui m'était arrivé et cela directement par moi-même. »

« Mademoiselle Evans n'a pas été témoin de votre torture, Monsieur Rogue », répliqua Madame Pomfresh. Elle s'occupait de ses blessures pendant qu'elle parlait. « Et la prochaine fois, que le directeur pensera que c'est plus important de parler à l'étudiant à qui on a jeté des sorts et qui a été roué des coups, je ferai en sorte qu'il se fasse oublier pendant toute une semaine. Bon maintenant, dites-moi que s'est-il passé exactement ? J'ai vraiment besoin de le savoir afin de vous soigner correctement. »

Severus soupira. « Eh bien… ils m'ont donné plusieurs coups de pieds… et puis Mulciber, il… il a utilisé l'Endoloris sur moi, deux fois. »

Madame Pomfresh eut le souffle coupé et elle faillit laisser tomber la fiole qu'elle tenait à la main. « Mon cher enfant ! », s'exclama t-elle, horrifiée. « Et le Professeur Dumbledore sait cela ? »

Severus acquiesça.

Severus imagina en voyant le visage de Madame Pomfresh, que celle-ci traitait mentalement maintenant Dumbledore de tous les mots. Elle termina ce qu'elle pouvait faire présentement et elle déclara : « Très bien. Vous passez la prochaine nuit ici, afin que je puisse vous surveiller au cas où. Ce n'est pas tous les jours que l'un des élèves souffre d'un Impardonnable qui lui a été jeté par un autre étudiant. Je vais maintenant aller parler au directeur, Monsieur Rogue. Vous feriez bien d'être dans ce lit quand je reviendrai. »

Une partie de Severus voulait demander à s'en aller, car il rêvait de voir Madame Pomfresh descendre en flèche Dumbledore. Mais il était vraiment épuisé et endolori, de plus qu'il n'avait aucun désir de retourner prochainement dans les dortoirs ou la salle commune des Serpentards. Alors si c'était en effet un cas rare , Severus accepta et posa sa tête sur l'oreiller, puis il s'abandonna au sommeil.

Juste avant que la médicomage ne quitte l'infirmerie, elle plaça une main réconfortante sur le bras du jeune homme et murmura : « Vous êtes un brave garçon, Severus. »

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Après avoir prévenu Madame Pomfresh, Lily voulut de nouveau voir Severus mais elle supposa que Dumbledore était encore en train de lui parler. Dans très peu de temps, elle pensait retourner à l'infirmerie et voir s'il était là.

Elle se rendit en fin de compte dans la salle commune des Gryffondors et elle trouva un siège près de la cheminée. Lily se sentit réconfortée et bien accueillie par la chaleur du feu après ce qui s'était passé au Pré-au-Lard. Elle espéra que ces affreux garçons recevraient ce qu'ils méritaient. En regardant le vacillement des flammes, ses pensées la ramenèrent à l'instant où Severus l'avait supplié de s'enfuir. Elle se détesta pour l'avoir abandonné comme ça, mais elle était allée chercher de l'aide. Pourtant, en réfléchissant à la situation actuelle, Lily pensa qu'elle aurait dû rester et se battre.

Ensuite, elle ne sut pas comment elle aurait pu faire face aux quatre garçons Serpentards qui connaissaient la magie noire. Elle ne savait pas encore tous les détails de ce qu'ils avaient fait à ce pauvre Severus, mais vu l'état dans lequel elle l'avait trouvé cinq minutes après l'avoir laissé, cela n'avait du être qu'une pure fureur et un supplice sans nom.

Elle se réjouit que la pièce fût vide. Dans une heure, la plupart des élèves seraient revenus du Pré-au-Lard. Lily soupira et s'adossa davantage au dos de la chaise. Elle ferma les yeux mais elle fut dérangée quelques instants plus tard par une voix.

« Lily, ça va ? »

Toute surprise, les paupières de Lily s'ouvrirent immédiatement et elle remarqua James qui se tenait debout près d'elle. Ne venait-il pas de l'appeler par son prénom ?

« Potter ? », demanda t-elle, confuse par ce qui semblait être une véritable inquiétude dans sa voix.

« J'ai entendu dire ce qui s'est passé », dit-il. Ses cheveux étaient encore plus indisciplinés que d'habitude comme s'il avait dû courir pour revenir à Poudlard. Ses joues et son nez étaient rouges en raison du froid.

« Oh, vraiment ? », demanda Lily sèchement, mécontente de la rapidité avec laquelle les potins se propagaient. « Et qu'as-tu entendu exactement ? »

« Que toi et Rogue aviez été attaqués par quelques Serpentards. »

Lily pensa que c'était ces mêmes Serpentards qui avaient balancé la nouvelle… à moins que d'autres étudiants aient été témoins de l'attaque mais qu'ils ne soient pas intervenus.

« C'est vrai », dit-elle amèrement. « C'est drôle que tu ne te soucies que de moi. C'est Severus qui a été le plus gravement blessé. Je vais bien. »

James prit un air renfrogné et se laissa tomber sur la chaise à côté de Lily.

« Eh bien, il n'avait pas à passer son temps avec ces types s'il ne voulait pas qu'ils lui fassent du mal ! »

« Comment peux-tu être aussi cruel, Potter ? Severus ne 'passait pas son temps' avec eux. Ils sont venus à lui pour lui faire du mal ! »

Et comme si ce n'était pas suffisant que James la dérange, le reste des Maraudeurs entra alors dans la salle.

« Pas de bol, euh, Evans ? », demanda Sirius. « J'ai entendu dire que Servilus a enfin reçu ce qu'il méritait ! »

« Oh, c'est vraiment très méchant venant de toi, Black ! », cria Lily en se levant. « Pourquoi ne pouvez-vous pas le laisser tranquille ! Ne voyez-vous pas qu'il a déjà assez de problèmes avec sa propre maison, laissez-le tranquille ! Et arrêtez de lui chercher querelle ! Ils l'ont attaqué ! »

« Oh, oh, on se calme, Lily », dit Lupin.

Lily lança un regard furieux à chacun des garçons. James était encore assis sur la chaise et il sembla abasourdi. Sirius afficha une béate expression sur son visage et Lily ne voulait rien d'autre que leur jeter un sort. Lupin se tenait tranquillement près de la porte de la salle et Pettigrew se recroquevillait comme d'habitude derrière lui.

« Bon, maintenant… », commença Lily encore plus furieuse qu'elle ne l'avait jamais été. « Si cela ne vous dérange pas, je vais aller à la bibliothèque et je vous conseille de ne pas essayer de me suivre. »

Lily quitta la salle commune des Gryffondors avant qu'aucun d'entre eux ne puisse dire le moindre mot.

James jeta un regard furieux à Sirius. « Avais-tu besoin de la mettre encore plus en colère, Patmol ? », grogna t-il.

« Quoi ? », demanda Sirius en feignant l'innocence.

Lupin roula les yeux et quitta également la salle commune. Il était inquiet au sujet de Lily car même s'ils ne se parlaient pas beaucoup, elle et lui s'étaient toujours bien entendus. Il ne tolérait certainement pas la manière avec laquelle ses amis traitaient Severus mais il avait trop peur de se dresser contre eux et de dire quoi que ce soit la plupart du temps. Dans son état, il se sentait même chanceux d'avoir des amis et il ne voulait pas prendre le risque de briser leurs relations.

Lily était déjà à quelques mètres devant lui quand Lupin la vit. Il la suivit et il se demanda si elle allait vraiment à la bibliothèque. Il eut l'impression qu'elle allait plus probablement à l'infirmerie voir Severus.

Voulant la rattraper, Lupin l'appela. « Eh, Lily. Attends-moi ! »

Lily s'arrêta net et se retourna. « Remus, que fais-tu là ? », demanda t-elle, un peu ennuyée. Ses sourcils étaient soulevés.

« Désolé ! », lâcha t-il tout essoufflé. « Je voulais juste m'excuser pour leur comportement. Ce qu'a dit Sirius n'était pas acceptable. »

« Pourquoi alors, ne le lui dis-tu pas toi-même ? », demanda Lily vivement. « Ou mieux encore. Pourquoi ne vas-tu pas présenter tes excuses au nom de tes amis à Severus pour toutes les fois où vous lui avez pourri la vie? »

Lupin sembla un peu gêné. « Je… euh… Lily, s'il te plait. Je voulais juste dire que j'étais désolé pour ce qui t'est arrivé à toi… et à Servi…euh… à Severus. Même s'il ne méritait pas cela. »

« Ca alors ! Comme c'est généreux de ta part, Remus », railla Lily. « 'Même s'il ne méritait pas cela', non en effet il ne le méritait pas. Il mérite tellement mieux. »

« Eh bien, il n'est guère abordable et ce n'est pas facile de lui parler, à part toi, personne ne peut le faire. Il est toujours si… désagréable. »

« Vraiment, Remus. Que te ferait-il au pire si tu ne le menaçais pas, Remus ? »

« Il se moquerait très probablement de moi. »

Lily rit doucement. « Oui, cela lui ressemblerait bien. Ecoute, Remus, merci pour ton inquiétude mais maintenant je veux seulement être tranquille. D'accord ? »

« D'accord », lâcha t-il en la laissant en paix.

Lily marcha tout seule pendant un moment et elle se demanda si Dumbledore avait fini de parler avec Severus et ce que le directeur avait à lui dire. Elle regretta encore une fois d'avoir fui comme une espèce de lâche. Elle connaissait Severus depuis très longtemps et il était son plus vieil ami, son ami le plus proche et encore plus maintenant. Elle frissonna à l'idée que quelque chose puisse lui arriver. Lily se jura à elle-même qu'elle ne le laisserait plus jamais se débrouiller tout seul.

Après un certain temps, Lily se décida à retourner à l'infirmerie pour voir si Severus était là. Effectivement, en entrant dans la pièce, elle le vit au lit. Il dormait profondément, elle prit une chaise et s'assit à côté de lui. Puis, elle posa sa main sur son bras.

« Jamais plus, Sev, je ne te quitterai. Je t'aime », dit-elle doucement, tandis qu'une larme s'écoulait sur sa joue, juste pour lui.

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Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Rendez vous à dans deux semaines pour la suite.

En attendant, merci de me laisser une petite review. Cela me fait tellement plaisir.

Bisous.

DiagonAlleyParis