Un grand merci à yoann, SherPrune, nerilkaa, Serleena et Maranwe Calaelen qui ont laissé une review. Cela me fait toujours très plaisir de lire vos remarques, continuez…
Eh oui, le prochain chapitre est déjà là. Un grand merci à Molly59 pour sa rapidité à relire et à corriger celui-ci.
Voici donc le vingt-quatrième chapitre. Bonne lecture.
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Auteur : Sindie. J'ai son autorisation pour traduire son histoire.
Titre en anglais : The Moment It Began
Titre en français : Le moment où cela commença
Traducteurs : DiagonAlleyParis
Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling
Beta Reader : Molly59 qui me relit et corrige mes imperfections.
Sujet : Post HP7, et si on offrait la possibilité à Severus Rogue de revivre sa vie. Ses choix seraient-ils toujours les mêmes ? Venez le découvrir en lisant cette fiction.
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Le moment où cela commença
Chapitre 24 :
La veille de Noël, Severus prit les transports en commun pour aller voir sa mère à Sainte Catherine. Lorsqu'il descendit du bus, il contempla le bâtiment devant lui. Rien n'avait changé, sauf la saison, depuis la dernière fois qu'il était venu ici. Resserrant son manteau autour de lui, Severus marcha sur le trottoir qui menait à l'entrée principale. Le fond du vent était mordant. Il fut soulagé lorsqu'il pénétra dans le bâtiment, appréciant sa chaleur et son intérieur accueillant.
La salle d'attente était décorée avec un arbre de Noël et quelques décorations par ici par là. Il s'approcha de la réceptionniste, qui portait un ridicule chapeau de Père Noël, ses cheveux glacés et grisonnants dépassant en dessous.
« Joyeux Noël, jeune homme », dit-elle en saluant poliment, avec un sourire anormalement élargi. « Puis-je vous aider? »
Quelle question inutile, pensa sournoisement Severus. « Oui », répondit-il à haute voix. «Je viens voir ma mère, Eileen Rogue. »
« Ah », rétorqua-t-elle. «Je vais leur signaler que vous êtes ici. Cela ne prendra que quelques instants. L'un des aides-soignants va vous accompagner. »
Fronçant les sourcils, Severus croisa les bras sur sa poitrine et donna un bref signe de tête tout en restant au même endroit. La réceptionniste se leva et s'en alla vers l'arrière. Une minute plus tard, elle revint et lui dit : « Roger va arriver sous peu. »
«Merci», murmura Severus, toujours planté à la même place.
Le précédent sourire forcé de la réceptionniste diminua lorsqu'elle lui jeta prudemment un coup d'oeil. «Euh ... Vous pouvez vous asseoir, jeune homme », souligna-t-elle en croyant avoir affaire à un adolescent instable.
Peu habitué à ce que l'on lui parle de cette façon, Severus dut s'empêcher de rétorquer sèchement. Il s'éloigna à grands pas et se laissa tomber sur l'une des chaises. Il n'avait pas vu sa mère depuis quatre mois, que diable! Pourquoi le faisaient-ils attendre si longtemps ?
Les cinq minutes qui suivirent parurent durer cinq heures pour Severus. Il garda son regard rivé sur l'horloge, fixant la trotteuse des secondes qui faisait le tour du cadran à une vitesse atrocement lente. Enfin, un homme ouvrit la porte de la salle d'attente et appela : « Severus Rogue! »
Severus se leva et s'approcha de lui. « Bonjour », dit l'homme avec un sourire acerbe. «Je m'appelle Roger. Je vais vous escorter jusqu'à votre mère. »
« Merveilleux », répondit sèchement Severus. Il ne ressentit pas la nécessité de se présenter, le-dit Roger connaissait déjà son nom et l'oublierait probablement très rapidement ensuite.
Roger ne sembla pas blessé et il mena tout simplement Severus à la chambre d'Eileen. Une fois arrivés là-bas, Roger déclara : « Bonne visite, M. Rogue. Si vous avez besoin de nous, il vous suffira d'appuyer sur le bouton près de la porte. »
Heureux d'être débarrassé de l'homme, Severus entra et trouva sa mère assise dans un fauteuil, elle lisait. Eileen avait l'air bien. Elle portait des vêtements moldus, bien sûr, et ses cheveux tirés en arrière formaient une queue de cheval à la base de son cou au lieu de tomber librement autour son visage comme d'habitude.
«Maman», dit Severus, en essayant de maintenir sa voix.
Les yeux d'Eileen quittèrent le livre et elle contempla le visage de son fils. Lentement, elle abaissa le volume tandis qu'un sourire apparaissait sur ses lèvres. «Severus! », s'exclama-t-elle en se levant. Elle déposa le livre complètement oublié sur la table à côté de la chaise.
Eileen traversa la pièce en cinq grandes enjambées, presque en courant, et embrassa son fils. Severus lui retourna son étreinte, reconnaissant pour un accueil aussi agréable.
« Tu m'as manqué », déclara Eileen dans son épaule. Severus pouvait voir qu'elle pleurait.
« Tu m'as également manquée, maman », répondit Severus, en essayant de ne pas devenir trop émotif. « Mais ne pleure pas, maman. Je suis ici aujourd'hui et je constate que tu as l'air d'aller assez bien. »
Après quelques minutes, la mère et le fils se séparèrent. Eileen regagna sa chaise et comme il n'y avait pas d'autre place disponible, Severus alla s'asseoir sur le lit.
« Tu as l'air de bien aller », observa-t-il « Et tu sembles bien. »
« Ils sont assez bons ... pour des Moldus», déclara Eileen. « Je pense que je pourrais bientôt revenir vivre à la maison, Severus. » Eileen sourit légèrement. «D'après ce qu'on m'a dit, j'ai fait de gros progrès et j'aimerais être à la maison. Vous m'avez terriblement manqué, toi et Tobias ... L'as-tu vu, Severus? Comment va-t-il? »
Severus essaya de ne pas froncer trop profondément les sourcils en entendant le prénom de son père. Eileen semblait réceptive et alerte, mais comme elle l'interrogeait à propos de Tobias comme si rien ne s'était passé, ce n'était pas prometteur. « Père n'est ... n'est plus à la maison, maman », dit-il avec prudence. « Tu le sais. »
« Il n'est pas revenu, alors? », demanda Eileen, ses yeux étaient suppliants et un plissement plein d'inquiétude apparut entre ses sourcils.
« Tu sais ce qui s'est passé», essaya d'expliquer calmement Severus. « Il n'a pas été autorisé à revenir. »
«Qu'est-ce que tu veux dire, Severus? » Son ton semblait accusateur.
« As-tu oublié, maman? », demanda Severus, sa voix parut soudain beaucoup plus dure. « Est-il vraiment nécessaire de rappeler qu'il est la raison pour laquelle tu es là? Comment il te parlait, comment il te frappait, les nuits où il ne revenait pas à la maison, toutes ses bouteilles d'alcool vides qui jonchaient le sol ...? »
Eileen se blottit dans le fauteuil et se roula en boule en se cachant le visage. « N-non, non, non », gémit-elle.
Severus eut honte d'avoir réagi aussi durement. Il n'était pas sûr que si elle répondait non à ses questions, elle reconnaîtrait qu'il avait eu raison, après tout, ou si elle évitait simplement son comportement effronté.
«Maman », dit doucement Severus en se levant du lit et se rapprochant avant de se mettre à genoux juste en face d'elle. « Maman, regarde-moi », la supplia-t-il.
Severus se réprimanda intérieurement d'avoir mis sa mère en colère, il espéra que personne n'avait entendu le vacarme et que personne n'allait entrer dans la chambre en demandant une explication à ce dérangement.
Eileen retira les mains de son visage et fixa son fils. Ses yeux étaient rouges et ses joues étaient marquées par des sillons de larmes, cependant elle regarda courageusement au fond des yeux de Severus. Heureusement, elle ne l'avait pas appelé Tobias comme la dernière fois qu'il l'avait bouleversée.
« Severus », murmura-t-elle. « Tu ... tu ne me détestes pas, n'est-ce pas ? »
Severus s'attendait à tout, cependant cette question le prit au dépourvu. « Te détester ? » demanda-t-il, horrifié. «Maman, pourquoi demandes-tu une pareille chose ? »
«Parce que ... parce que je n'ai pas été une très bonne mère pour toi », murmura honteusement Eileen.
«Ne sois pas ridicule », répondit doucement Severus en lui prenant la main. « Ce n'est pas ta faute. D'ailleurs, tu as fait tout ce que tu pouvais faire, en dépit de tout. Je. .. ne t'ai pas rendu les choses faciles », déclara-t-il d'un air coupable.
« Ce n'est pas vrai, Severus », répliqua délicatement Eileen. « Tu m'as aidée. »
Ce fut impossible pour Severus de regarder un instant de plus au fond de ses yeux, il détourna son regard et le riva sur le sol. « Ce n'est que récemment », murmura-t-il.
Severus avait voulu que cette visite en ce jour soit heureuse, mais au lieu de cela il avait blessé sa mère en s'attardant sur des souvenirs déprimants, des choses qui ne pouvaient pas être changées. Ce qui resterait toujours ainsi, tandis que le regard de Severus se portait jusqu'à la fenêtre et qu'il contemplait la neige tomber doucement. Il savait qu'on lui avait donné la chance de revivre sa vie et que celle-ci, il ne devait pas la gaspiller. L'esprit de Noël qui élevait le cœur de beaucoup, avait le plus souvent éludé celui de Severus, mais se souvenant son simple acte de bonté envers son père indigne il y a quelques nuits, Severus pensa pour la première fois qu'il pouvait profiter de la fête. Quelque chose en lui était en train de bouger. Son apparente immobilité, ses murs porteurs s'ébranlaient pierre par pierre, planche par planche. Cela lui faisait peur, le mettait en colère et cela ne faisait que renforcer son besoin de reconstruire des murs encore plus solides que dans le passé. Maintenant, cependant, il constatait que cela ne le dérangeait pas tellement. Il ne pouvait supporter l'idée d'être vulnérable auprès de certaines personnes. Lily et sa mère. Et ainsi, Severus voulut de lui-même affronter de nouveau le regard de sa mère.
« Peu importe », murmura Eileen. « Ca ne fait rien, alors Severus », dit-elle soudainement. « Comment se passe ta scolarité ? Tu n'as pas écrit grand-chose dans tes lettres. »
« Je ne peux pas être très explicite, Maman », expliqua Severus en grimaçant un peu. « Que penseraient les Moldus d'ici s'ils les lisaient ? »
Eileen rit. « C'est vrai. Les Moldus sont assez agréables, bien qu'il soit difficile de ne pas parler de la magie. Ils m'ont laissé assez tranquille et c'est ce que je veux. »
Severus acquiesça. Il savait que sa mère était un être solitaire et qu'elle préférait ce mode de vie. Il avait hérité de ce même désir. D'autres personnes étaient en général trop ennuyeuses pour s'en accommoder. Comme Eileen, Severus avait peu de tolérance pour la stupidité, l'ignorance, l'imprudence, etc.
Dans l'espoir de continuer dans cette veine, Severus s'enquit de son séjour à Sainte-Catherine. Ils parlèrent pendant un certain temps de quelques uns des autres patients et sur le traitement qu'Eileen recevait, puis cette accalmie passa, et la brusquerie d'Eileen revint. Elle posa de nouveau des questions à propos de l'école.
Severus finit par céder en soupirant. « Si tu insistes, maman », murmura-t-il. « Les autres étudiants sont toujours les mêmes et j'ai choisi de ne pas passer trop de temps avec eux. Lily et moi sommes plus proches. Les cours se passent très bien. Je suis excellent en Potions et en Défense, comme tu le sais. »
Il refusa de parler de sa bagarre avec ses camarades et des harcèlements et des farces constants des Maraudeurs, de même qu'il s'efforça de garder une voix calme. Il ne voulait pas inquiéter sa mère pour quelque raison que ce soit. A quoi bon lui faire cela quand son seul souci devait être son propre bien-être et sa guérison? D'ailleurs, Severus se considérait lui-même comme un sorcier adulte.
« Ah oui, Lily Evans, cette jeune fille que tu aimes tant », déclara Eileen. «Je suis surprise que tu ne l'aies pas emmenée avec toi aujourd'hui. »
« Je voulais juste passer du temps avec toi, maman. Je reviendrai te voir dans quelques jours et Lily pourra m'accompagner si tu veux. »
« C'est à toi de voir, Severus. Je ne voudrais pas ennuyer cette pauvre fille. »
« Lily ne sera pas ennuyée », protesta Severus.
Incapable de se retenir, les lèvres d'Eileen frémirent légèrement. A ce moment-là, on frappa à la porte et celle-ci s'ouvrit. Roger était là, debout, sa tête glissa dans la chambre.
« Excusez-moi », dit-il. «Je suis désolé de vous interrompre, mais les heures de visite sont terminées. »
Severus fronça les sourcils à cet homme insupportable. Il n'avait pas vu sa mère depuis des mois et après seulement quelques heures, il lui disait qu'il devait partir?
« Je ne savais pas que mon temps avec ma mère était limité par votre règlement », répondit Severus avec raideur en se levant. « Pourquoi devrais-je partir? Quelles bonnes raisons avez-vous, monsieur? »
Offensé par ce qu'il percevait comme un adolescent à problème, Roger répliqua avec une pointe d'impatience dans la voix, « C'est le règlement, jeune homme. Je suis désolé », déclara-il, mais il ne semblait pas l'être du tout. « Mais vous devez vous dire au revoir ».
« Très bien », lâcha Severus. Il ignora ostensiblement l'homme et donna à sa mère une accolade en guise d'au revoir. « Joyeux Noël, maman », chuchota-t-il dans son oreille. «Je reviendrai te voir bientôt, je te le promets. »
« Joyeux Noël, mon cher Severus », répondit Eileen dont la voix était de nouveau brisée.
Ne pouvant parler sans laisser transparaître une forte émotion dans sa voix, Severus la relâcha et se dirigea vers la porte, il ne regarda pas en arrière. Il ne le pouvait pas. Il sentait les yeux tristes de sa mère contemplant sa silhouette qui s'éloignait à chaque pas qu'il faisait. Severus ne put s'empêcher de jeter un bref coup d'œil à Roger tandis qu'il marchait à ses côtés pour revenir à la salle d'attente, puis il quitta l'établissement sans un mot.
Son retour en bus fut terne. Autant il avait eu plaisir à voir sa mère, autant il ne put s'empêcher de souhaiter qu'elle revienne au plus tôt à la maison.
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Je te tiens à signaler aux lecteurs de 'Une belette dans la fosse aux serpents' et 'Obligations contractuelles' que les prochains chapitres ont été traduits et sont en relecture chez mes bêtas.
En attendant, allez jeter un coup d'œil à ma nouvelle traduction 'Harry Potter et le Survivant' et dites-moi ce que vous en pensez. Sachant que 'Le moment où cela commença' et 'C'est mieux d'être Serpentard !' restent mes principaux objectifs.
Bisous.
DiagonAlleyParis
