Bonjour à tous.

A priori le deuxième chapitre vous a un peu moins emballer. J'ai conscience que mon histoire n'est pas encore accrocheuse mais ne lâcher pas je vous jure que bientôt ça va bouger.

Sur ce. Bonne lecture.

Chapitre 3

C'est un Harry complètement à l'ouest qui ouvrit difficilement les yeux. Les lunettes de travers et complètement habillé. Il ne comprenait pas trop, comment le soleil pouvait être aussi fort dans sa chambre alors que celle ci était exposée plein nord et que par conséquent il n'y rentrait guerre. Cette luminosité agaçante était accentuée par la réflexion qui se faisait sur les murs blancs. Il n'était définitivement pas dans sa chambre qui était bleue. A moins que les elfes de maison aient astiqué les parois toute la nuit pour faire partir la peinture. Ah mais ça aussi c'était impossible, il n'avait pas d'elfes de maison.

Après une bonne dizaine de minutes à essayer de faire face à ce soleil empêcheur de dormir correctement, il s'assit sur le divan.

Il tâtonna un moment pour essayer d'atteindre le réveil qui sonnait. Il finit par se rendre compte que le bruit était dans sa tête. Des dizaines et des dizaines de lutin s'amusaient à donner des coups contre son crâne qui pour le moment sonnait complètement creux.

Il se dirigea vers la salle de bain pour prendre une douche en se disant que l'eau aurait surement un effet apaisant. Malheureusement les lutins continuèrent le massacre de son pauvre crâne. Il se disait que si la magie existait il pourrait faire partir ces gêneurs avec une potion. Tout à coup, il se rappela qu'il était un sorcier et que justement la magie existait. Et il se souvint pour son plus grand bonheur que la potion anti-gueule de bois était fabriqué par les sorciers et qu'il en avait une réserve au cas où, il aurait justement cette dite gueule de bois. En titubant, il se dirigea vers la petite armoire à pharmacie de laquelle il retira un flacon au liquide d'un bleu douteux qu'il but quand même d'une traite.

Il se sentit tout de suite mieux. Mais, tout aussi vite, les souvenirs de la soirée d'hier refirent surface. La tristesse le submergea tel un ras de marée.

Il se retint au bord du lavabo pour ne pas s'effondre au milieu de la salle de bain. Les larmes recommencèrent à couler le long de ses joues avant de tomber dans le lave-main.

Toutefois ses jambes finirent par ne plus le porter. Il se laissa glisser à terre, replia ses jambes contre sa poitrine et déversa sa douleur et sa peine.

Il repensa au sourire que Mick avait à son encontre. Des papillons pleins de tendresse qui lui faisait voler des papillons dans le ventre. Il repensa aussi à tous les bons moments de franche camaraderie qui les unissaient, à toutes ces missions durant lesquelles Mick lui donnait l'impression de s'intéresser à lui, de prendre soin de lui.

Avec lui, Harry avait l'impression d'être Harry justement. Il avait l'impression d'être autre chose que le sauveur, le héro.

Enfin, ses pensées le ramenèrent à la soirée d'hier et ses larmes coulèrent plus nombreuses sur ses joues. Avec cette demande en mariage, à une fille en plus, il se sentait trahi. Bien sûre Mick ne savait rien de ses sentiments. Mais de part ses gestes, Harry avait espéré qu'il comprenne. Harry lui avait rendu de nombreux services, faisant parfois jouer sa notoriété. Chose qu'il détestait par dessus tout. Mais c'était Mick alors.

Lors d'une mission, Harry s'en rappelait très bien de celle-ci, et pour cause. Il avait fait un massage à Mick sur la demande de celui-ci. C'est à ce moment là qu'il avait pris conscience qu'il était attiré par le brun. Parfois, les rôles s'étaient inversés. Et dans ces moments là, quand les mains de Mick étaient sur lui, Harry essayait tant bien que mal de cacher son désir. Toutefois, Mick avait du se rendre plus ou moins compte de l'effet qu'il faisait à son cadet, puisqu'il s'amusait à augmenter son malaise avec des propos plus ou moins sages.

C'est ceci qui avait laissé supposer à Harry que ses sentiments étaient peut être partagés.

Il resta longtemps replié sur lui même dans la salle de bain.

Quand il en sortit, les yeux rouges et gonflés, il remarqua un hibou posé sur le rebord de sa fenêtre. Il prit la lettre qui était accroché à une de ces pattes. C'était une lettre de son patron.

Mr Potter

Pourriez vous me faire parvenir la raison pour laquelle vous ne vous êtes pas présenté au bureau ce matin? Sachez, que le ministre attendait le rapport de la dernière capture ce matin sur son bureau et que c'est Mick qui a du le terminer.

Directeur : Mr Johns.

Harry répondit rapidement qu'il ne se sentait pas bien et qu'il ne serait pas là de la journée. Après tout, c'était la première fois qu'il ne se présentait pas au travail depuis qu'il avait ce poste. Son patron n'allait quand même pas lui faire tout un tournois des trois sorciers pour ça. Si? Et puis Mick pouvait bien remplir des papiers de temps en temps lui aussi.

Penser à Mick lui donnait le bourdon. Pour ce changer les idées, il décida d'aller faire un tour sur magicnet. Version sorcière de l'invention moldu qu'est l'internet.

Cette version avait en plus de tout ce qu'a la version moldu, un détecteur de besoin. Ce détecteur est très simple d'utilisation, pour un sorcier. Il permet de détecter le besoin dont on a plus ou moins conscience. Le détecteur fournit alors une liste de site qui pourraient convenir.

Harry alluma son ordinateur et alla sur magicnet.

L'écran passa par un tas de couleur avant de s'arrêter sur le noir. Cette couleur indiquait qu'il fallait fortement prendre en considération les sites proposés.

Harry eut la surprise de tomber sur des sites liés aux vacances.

- Bien sûr c'est logique. M'éloigner c'est le mieux à faire.

Il surfa de page en page. Etudia les forfaits relax-voyages, mais parti seul pour se faire doré la pilule ne le tentait guère. Pour les forfaits Aventure-voyage, c'était la même chose. Avoir du fun tout seul, c'était trop lui demander pour le moment.

Il jeta un regard sur les départs de groupe. A croire qu'il était maudit. Il n'y avait plus de place avant deux mois. Et il ne voulait pas attendre deux mois.

Il finit par tomber sur un site qui l'émoustilla un peu plus. L'annonce indiquait :

Besoin de vous éloigner, vous ressourcer, ou tout simplement prendre des vacances. Faites le choix « échange de maison ». Personne ne connaitra votre identité (à part nous). Faites le choix, d'une maisonnette, d'une ferme, d'un chalet, d'un appartement, d'un manoir ou même d'un château. Maison d'inconnu ou de célébrité. Pourquoi ne pas changer de vie pour quelques temps. Quelques jours, quelques semaines ou même quelques mois.

Alors, faites votre nouveau choix de vie.

Cette idée l'enchanta. Se retrouver dans un endroit chaleureux plutôt qu'un hôtel impersonnel, l'intéressa beaucoup.

Harry parcouru les liens, à savoir d'abord la destination.

Pas le Royaume Unis, ça ne rimerait à rien. La France non plus, trop de souvenir avec Mick. Tout comme le reste de l'Europe.

L'Asie ne l'attirait pas plus que ça.

Les Etats Unis ou le Canada. Pourquoi pas. Après tout, un océan le séparerait de l'Angleterre et les transplanages sur de si longues distances étaient impossibles. Oui l'Amérique serait parfait.

Il cliqua sur le lien et parcourut les propositions d'échanges.

Un appartement luxueux à New York. Trop de monde.

Un rang au Texas. S'occuper des chevaux n'était pas trop son truc.

Pendant plus d'une heure il passa de proposition en proposition sans avoir de coup de cœur. Il allait cesser les recherches quand un nouvel abonné mis son annonce en ligne.

Pour Harry ce fut le coup de foudre.

C'était une petite maison, surélevée, en bois blanc et sur deux étages. Elle avait un toit rouge transpercé de trois fenêtres blanches. La forme du toit était tel que la neige n'aurait put s'y accumuler.

Au rez-de-chaussée, la porte à petit carreau était flanquée de deux grandes fenêtres aux volets verts foncés. Une terrasse se trouvait sous la continuité du toit. Ce dernier était soutenu par de fins poteaux blancs finement travaillés.

La maisonnette trônait majestueusement au milieu d'un jardin où des arbres et de multiples bosquets projetaient leur ombre de ci de là.

Ni une, ni deux, il prit contact avec le propriétaire par courriel :

Bonjour Monsieur.

Je viens de voir que vous proposiez d'échanger votre maison et je suis vivement intéressé par la votre.

J'espère avoir de vos nouvelles

Harry

Guidé par l'excitation de cette offre, il ne se rendit compte qu'après l'envoi de son message qu'il était très court et sans aucune information sur lui. Il ne savait même pas si le propriétaire était moldu ou sorcier. Car malgré le fait que les sorciers se soient ouverts au monde du net, il n'y avait pas encore assez de sites intéressants de leur côté. C'est pourquoi généralement on pouvait trouver des sites bivalents.

Cependant, il n'eu pas le temps de se poser trop de questions. En effet, il reçu rapidement une réponse à son mail. L'avantage de ce site est qu'il fonctionnait comme une sorte de messageries instantanée.

Blaise : Bonjour Harry

Tu permets que je te tutoie? Fait de même.

Je vais étudier toutes les propositions que j'ai reçues. Mais dit m'en plus sur toi. Tu es d'où?

Blaise

Harry : Bonjour Blaise.

Pas de problème pour le tutoiement.

Je suis anglais. J'habite à Londres prés du Chemin de Traverse.`

En précisant la ruelle sorcière de Londres qui était mondialement connue, chez les sorciers, il espérait savoir s'il s'agissait justement d'un sorcier ou bien d'un moldu. Et dans ce dernier cas, il pourrait toujours feindre une faute de frappe.

Blaise : Super! Tu as la maison.

Harry : Vraiment! Je veux dire tu as déjà étudié toutes les propositions?

Blaise : Oui. En fait je n'ai reçu que la tienne mais tu remplis toutes mes conditions. C'est à Londres que je voulais aller et en plus t'es sorcier. Je ne savais d'ailleurs pas comment te demander ce petit détail. Très fin le coup du Chemin de Traverse.

Harry : Merci. T'es sorcier alors.

Blaise : Oui. Un sorcier de retour au pays, si je puis dire.

Harry : Ok. Et tu me prêterais ta maison combien de temps?

Blaise : Disons un mois à partir de après demain. Ca te va?

Harry : Oui! Parfait! Et elle est où exactement?

Blaise : Elle est dans un village proche de la ville de Québec sur le bord du fleuve. Un coin assez tranquille.

Harry : Le Québec, c'est français non?

Blaise : Oui. Pour l'anglais, il faut aller plus au sud ou à l'ouest. Cette région est entourée d'anglophone. C'est un problème?

Harry : Non, je parle un peu français.

Blaise : Bien. Par contre j'aurais un petit service à te demander.

Harry : Vas y.

Blaise : Voilà. J'habite avec quelqu'un dont je m'occupe et il ne veut pas m'accompagner. Par contre le laisser seul me dérange un peu. Est ce que ça te dérangerais de prendre un peu soin de lui durant mon absence? J'ai conscience que ça peut être un poids.

Harry : Oh si ça n'est que ça, il n'y a pas de problème. Je devrais pouvoir m'entendre avec lui.

Blaise : Merci ça me rassure. J'appréhendais de le laisser tout seul.

Harry : Bon je vais aller réserver mon billet d'avion.

Blaise : Ok. De l'aéroport tu n'auras qu'à transplaner devant la maison.

Harry : Très bien. Pour ma part, mon appartement est invisible aux moldus. Tu devras aller au réseau de cheminette. Le mot de passe pour débloquer la cheminée de Square Grimmault est « blessure ».

Blaise : C'est un mot de passe étrange.

Harry : Oui. Ma vie en est une succession mais peu importe. A bientôt. Je te recontacterais une fois installée.

Blaise : Oui à bientôt. Et tu ferras attention à lui.

Harry : Oui oui ne t'en fait pas.

Harry se déconnecta et envoya un hibou à son patron.

De belles vacances en perspectives.

À suivre

Pauvre Harry s'il savait ce qui l'attends il ne dirait pas ça. Des idées sur ce qui va se passer? Moi j'en ai (heureusement me direz vous). Mais vous chère lecteur?

Faites moi des propositions sur le bouton plus bas. Et peut être que je pourrais leurs trouver une place dans mon histoire.

A+