Salut salut

Merci pour votre soutient vous êtes génialissime. Je suis vraiment contente que vous appréciez l'histoire et mon sadisme hihihi.

Alors que se passe-t-il en Angleterre ? Rapprochement ou pas ? Peut être un début de réponse dans ce chapitre

Bonne lecture.

Chapitre 12

Du côté de l'Angleterre les choses étaient plutôt tranquilles.

Blaise avait commencé à chercher un emploi.

Il avait écumé la plupart des boites de décoration, autant moldu que sorcière. Cependant peu avait des postes à pourvoir (crise économique oblige).

Evidement, lorsqu'il passait une entrevue, il ne camouflait pas son identité. Il voulait montrer au monde sorcier que Blaise Zabini était de retour dans la place. Ceci était surement la cause des refus qu'il accumulait avec les patrons sorciers.

Tous savaient dans quoi avait trempé la famille Zabini. Et même si lui n'avait rien fait de tout ce qu'on lui reprochait, il essuyait la faute de ces parents.

Ce constat, le faisait enrager. Il ne comprenait pas la débilité humaine.

Lui ne demandait pas grand chose, juste une place où il pourrait exercer son art.

Il avait beau avoir un CV intéressant, ses origines lui coupaient de nombreuses opportunités.

Il en avait marre de tous ces refus. Et par serpentard, puisque personne ne voulait de lui, il allait s'imposer. Monter sa propre entreprise. La semaine prochaine, il commencerait à mettre ça en place.

Pour le moment, il avait surtout besoin de décompresser et de se relaxer. Le travail en était la cause principale, mais l'état de Draco aussi. Surtout que Harry lui avait dit qu'il avait du le réanimer. En apprenant ça, Blaise avait été totalement paniqué. Mais Ron lui avait bien fait comprendre qu'à distance il ne pouvait rien faire. Depuis, il tentait d'occulter au mieux la situation de Draco en faisant confiance à Harry.

Donc, pour le moment, il avait besoin de peindre pour s'évader. Il avait demandé à Harry lors d'un de leur échange de courriel s'il l'autorisait à peindre un des murs de son salon. Ce dernier avait été ravi. Harry aimait beaucoup les fresques de Blaise, il lui avait donc laissé le choix du thème et des couleurs.

Blaise avait déjà esquissé son dessin. Il avait pensé à une scène dans la savane.

Il avait dessiné un grand lion majestueux paresseusement couché sous un magnifique palmier doum.

La fourrure du lion était d'un beau jaune orangé mais sa crinière avait des reflets bruns. Il avait les yeux d'un vert éclatant.

Autour du lion il avait représenté une lapine marron clair aux doux yeux marron, ainsi qu'une mangouste rousse aux yeux bleus, qui ressemblait plus à une belette.

Evidemment, dans la savane on avait peu de chance de rencontrer cet étrange trio mais peu importait à l'artiste. C'était ça qui était bien avec l'art. On n'était pas obligé de représenter des situations réelles. C'est l'imagination.

Les trois animaux regardaient à gauche deux serpents. L'un noir de la tête à la queue, était enroulé près d'une roche, fière. L'autre, blanc aux yeux argentés montrait à peine sa tête qui sortait du trou sous la roche.

Bien sûr, sur le papier les animaux ne bougeaient pas encore. Mais, une fois peint sur le mur, Blaise leur donnerait vie.

C'est au milieu des pots de peintures que Ron le trouva cet après midi là.

Il fut surpris de voir un tel chantier au milieu du salon de son meilleur ami.

Ron rendait visite à Blaise presque tous les jours. C'était une façon pour lui de vérifier que le noir ne faisait pas une dépression à cause de son ami qui avait tenté de se suicider. Si Harry prenait soin du châtain, lui prenait soin du noir.

Et puis, Ron aimait passer du temps avec Blaise. Il le faisait rire.

Ca faisait à peine une semaine qu'ils se connaissaient mais il avait l'impression de le connaître depuis des années. Ils parlaient presque de tout, Du Quiddich, de politique et du ministre incompétent qui dirigeait l'Angleterre, de leurs amis. Mais il y a un sujet qu'ils n'abordaient pas, leur vie amoureuse.

Blaise avait tenté d'en savoir un peu plus sur Ron. Il voulait savoir s'il était finalement avec Hermione. Comme la majorité de Poudlard, il savait qu'ils se couraient après. Mais lorsqu'il avait tenté habilement d'en savoir exactement ce qu'il en était de la vie sentimentale du rouquin, Ronald s'était refermé comme une huitre et avait prétexté quelque chose d'urgent à aller faire.

Depuis, ce sujet était tabou.

Ron était accoté à la porte. Sans un bruit, il regardait Blaise s'affairer au milieu des pots aux multiples couleurs.

Il avait les sourcils, légèrement froncé et marmonnait signe chez lui d'une grande concentration. Il détaillait le serpentard qui ne l'avait toujours pas vu.

Il portait une simple salopette bleue jean qui faisait ressortir sa peau noire. Ron regardait la fine musculature de Blaise jouer sous le peu de tissus.

Il bloqua un moment sur le dos du jeune peintre. Un petit rire lui ramena les pieds sur terre.

- La vue te plait ?

- Hein ? … heu… non, quoi ?

Blaise s'approcha de Ron un sourire ornant son visage. Si Ron avait été une tomate, il aurait éclipsé ses consœurs par sa belle couleur rouge. Cependant, ne voulant pas le brusquer, Blaise s'arrêta à quelques pas de lui.

- Tu me donnes, un coup de main ? Harry est mon premier client. Il m'a autorisé à peindre ce grand mur blanc.

Remis de son trouble, le rouquin répondit.

- Oui, si tu veux. Mais je ne suis pas peintre du tout moi.

- Tu peux toujours me tenir les pots à ma hauteur, ça m'évitera de me baisser.

- Hey ! Et puis quoi encore ! Je ne suis pas ton elfe de maison moi. Et puis ca te fait faire du sport de te baisser. Et moi ca me fera un spectacle.

Blaise leva un sourcil amusé face à la réaction de Ron. C'était plutôt enfantin et ça le faisait rire.

- Bin quoi ! Qu'est ce que j'ai dit ? Pourquoi tu te marre ?

Ron était rouge de colère. C'est qu'il s'emportait vite le lion.

- Tu veux que je fasse du sport comment ? Comme ça ?

Il s'accroupi et se releva à l'aide de ses seules cuisses.

- Ou alors comme ça.

Il se pencha à l'avant, gardant ses jambes plutôt droites. Ron avait une vue imprenable sur le fessier qui lui dévoilait Blaise.

La lumière se fit dans la tête du rouquin. Il rougit encore plus, mais de gène cette fois. Il ouvrit et referma la bouche. Il ressemblait à s'y méprendre à un beau poisson rouge sortis de l'eau.

Il commença à faire demi-tour pour aller se cacher mais Blaise le tira par le bras. Ne s'y attendant pas, Ron trébucha, entrainant Le noir avec lui. Ce dernier se retrouva au sol, sur le dos, avec le rouquin écarlate allongé de tout son long sur lui.

- Je … heu… ben…désolé.

Blaise replaça une mèche rousse qui barrait le regard bleu azure qui était extrêmement troublé.

- Ne t'inquiète pas. Y'a rien de mal. Dit-il d'une voix douce et envoutante. Mais ce n'est pas comme ça que la peinture va avancer, si tu veux mon avis. Bien que faire une autre activité avec toi ne me dérange pas du tout du tout.

Ron se releva rapidement sous le sous entendu. Dire qu'il ne savait plus ou se mettre était un euphémisme. S'il avait pu se terrer dans le fin fond d'une grotte au fin fond d'un désert, il n'aurait pas hésité deux minutes.

Il tremblait de la tête au pied et avait perdu sa couleur rouge au profit d'un blanc translucide. Même ses tâches de rousseurs semblaient disparaître.

Paniqué, il l'était tout comme Blaise.

- Ron ! Qu'est ce qu'il y a ?

- Rien… rien. Laisses moi deux minutes tu veux ?

Blaise était troublé mais le laissa s'éloigner. Il ne comprenait pas cette soudaine réaction. Il ne voulait absolument pas le brusquer mais juste s'amuser gentiment avec lui. Il appréciait beaucoup le rouquin et le voir dans cet état ne lui plaisait guère.

Il l'appréciait même plus qu'un simple ami.

De jour en jour, il avait appris à en connaître plus sur ce Griffondor qu'il méprisait encore il y a peu.

Au début de leur rencontre, il avait pensé continuer dans cette voix du mépris. C'était ce qu'il avait en tête le jour ou il avait reçu le message d'arrivé du lion. Il voulait le mépriser sous son faux physique. Il voulait rire au dépends de l'ami de Potter. Le pauvre n'aurait jamais compris pourquoi cette personne qu'il ne connaissait pas lui en voulait autant.

Puis, il avait réfléchi rapidement à la situation et s'était dit que pour son propre intérêt, ce serait idiot. Ce n'était pas en faisant du mal à l'ami du survivant qu'il arriverait à réintégrer la société sorcière anglaise. Et qu'au contraire, ce dernier pourrait l'aider.

En plus, le jeune homme s'avérait être quelqu'un de très intéressant. Il n'était pas juste le meilleur ami du héro national. Non, il était lui aussi un jeune homme à part entière. Blaise avait toujours pensé que le rouquin se cachait derrière la célérité de son ami. Mais lui aussi avait son caractère propre. Il était enflammé, fonceur, rigolard, mais aussi sérieux et plein de repartit. Cependant, Blaise avait aussi décelé une part de fragilité. La grande carapace de Ron cachait une blessure que le noir n'avait pas encore découverte.

Ne voyant pas le Griffondor revenir, l'ex serpentard partit à sa recherche. Il remarqua que la porte de la chambre d'ami était ouverte. Il y risqua un œil.

Il resta statufié.

Ron était assis au pied du lit, la tête caché entre ses genoux. Le tressautement de ses épaules laissait penser qu'il pleurait.

Le serpentard allait rentrer voir le rouquin lorsqu'il entendit quelques mots entrecoupés de sanglots qui le stoppèrent net.

Le « comment va-t-elle le prendre ? » lui serra le cœur. Mais le « je t'aime Mione » le lui brisa complètement.

Il était enfin fixé sur la vie sentimentale de Ron. Même si finalement il aurait préféré ignorer qu'il était avec la miss-je-sais-tout.

Pour une fois que Blaise se sentait attiré par quelqu'un de sa trempe. Quelqu'un qui ne se laissait pas faire mais qui avait une volonté propre. Quelqu'un pour qui il aurait surement été capable de décrocher la lune s'il el lui demandait. Il fallait que ce quelqu'un soit hétéro et surement marié.

Blaise en avait gros sur la patate. Et avant que le jeune homme ne s'aperçoive qu'il avait vu ses faiblesses, Blaise retourna à ses pinceaux. C'était son moyen à lui de déverser ses sentiments. Ses joies mais aussi et surtout ses peines. Et souvent sa marchait. Perdu dans ses couleurs, il était capable d'oublier ses soucis. De s'évader une heure ou deux de la triste réalité.

Ca faisait une bonne heure que Ron était parti du salon. Blaise avait bien avancé son œuvre. Le ciel et la terre avaient enfin pris de la couleur tout comme les branches des l'arbre. C'est alors que Blaise fignolait le végétal que Ron revint sur la pointe des pieds.

Sans ne faire aucun bruit, il attrapa le pot de peinture jaune et le leva à hauteur acceptable, pour éviter à Blaise de se pencher.

Le noir fut surpris lorsqu'il ne trouva plus son pot de peinture à terre. Il leva rapidement un regard interrogateur à son ami. Dans la foulée, il se mit de la peinture sur le visage.

- Bin quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu m'avais bien demandé de te tenir le pot à portée de main non ? Lui dit-il avec un petit sourire innocent qui fit s'envoler des papillons dans le ventre du métis.

Avant que le brun ne réagisse, Ron s'avança vers lui d'une démarche féline dont il n'avait pas conscience. Blaise déglutit.

- Ne bouge pas. Tu as de la peinture sur le visage, je vais te l'enlever.

Blaise n'osait plus respirer.

A suivre

Alors qu'est ce qu'il va se passer à votre avis ? Que va faire Ron. Proposez ? Je veux savoir jusqu'ou va votre imagination.

A+