Salut salut
Merci pour vos reviews et vos menaces.
Pour le chapitre qui va suivre, je suis certaine que vous allez m'aimer. Enfin au début tout du moins.
Ah oui et a un moment c'est ma coloc qui a pris le contrôle. Pas quelque chose d'énorme, elle n'y connaît rien à HP mais j'ai pas pu m'empêcher de lui laisser son délire. Alors allez vous trouver ?
Bonne lecture
Chapitre 14
Ron approcha doucement sa main de la joue de Blaise. Il passa son pouce sur la tâche jaune l'étalant encore plus.
- Oups, c'est pas malin. J'ai tout étalé.
Blaise se mordit la lèvre inferieur devant la petite moue que fit Ron.
A une vitesse impressionnante, le rouquin alla tremper son doigt dans la peinture bleue et l'étala doucement sur l'autre joue.
- Voilà. Comme ça c'est symétrique à défaut d'être propre.
- Hey !!!
Blaise qui avait toujours son pinceau en main lui badigeonna le nez de peinture jaune.
- AHHH non c'est pas juste, je ne suis pas armé.
Ron évita un nouveau coup de pinceau en plongeant sur le côté. Il attrapa au passage un rouleau de peinture bleu.
- Ca y est !!! La bataille peut reprendre. J'ai trouvé une arme. A moi la force bleue !!!
Il se jeta sur Blaise qui ne s'attendait pas du tout à ça. Ce dernier trébucha sur le pot de peinture rouge qui se déversa au sol. Il se retrouva allongé au sol, les fesses dans la palette de peinture.
Pris dans son élan, Ron était tombé lui aussi. Il se retrouvait ainsi, sur le métisse, à califourchon sur lui.
Sans trop réfléchir, il se pencha plus sur le noir, avançant sa tête et posa ses lèvres sur celles de Blaise.
Il recula cependant assez rapidement la tête et regarda le noir avec des yeux ronds. Il n'en revenait pas de son audace. Blaise lui aussi était choqué, mais il aimait ça. Oh oui, il aimait ça.
Ce dernier n'eut pas le temps de se demander quel était la cause de se revirement de situation que le rouquin réitéra son attaque et embrassa plus passionnément le mulâtre. C'était un baiser plutôt étrange. Un baiser où se mélangeaient la douceur et la force. Un baiser à la fois passionné et délicat. Un véritable raz de marré de plaisir qui fit pousser un petit gémissement à Blaise. Ils reprirent leur souffle.
Le roux allait reprendre son cirque pour le plus grand bonheur de Blaise. Il semblait que lui aussi aimait sentir les douces lèvres du noir sur les siennes. Il était en train de rapprocher une nouvelle fois sa bouche de celle de l'autre quand la cheminée crépita. Deux personnes en sortirent.
- Ron ?
-PAPA !!!
Le dit papa se releva d'emblé rouge de honte. Une fillette lui sautant dans les bras.
- Ron ! Mais qu'est ce que tu fais ?
- Je… heu… Et toi qu'est ce que tu fais là ?
- Rose voulait voir son parrain. On ne s'attendait pas à te voir là. On comprend mieux où tu venais depuis une semaine. Ce n'était pas pour voir Harry à priori. Mais ne change pas de sujet. Qu'est ce que tu était en train de faire ?
- Je… Rentrons à la maison.
Ron se retourna vers Blaise qui avait suivit l'échange en direct du sol. Il était relevé sur les coudes. Il espérait que sa salopette était assez large pour cacher son petit problème de virilité que Ron avait sans doute ressentit quelques minutes avant.
- Blaise. Je suis désolé. Je n'aurais pas du faire ce que j'ai fait. Je ne viendrais plus t'importuner. Jamais. J'ai fait ça sous la magie de l'instant. Je m'en excuse moi.
Le rouquin attrapa la main de sa fille qu'il avait reposée à terre un peu plus tôt. Celle-ci fixait étrangement son père et le noir mais n'avait rien dit. Elle suivit son père dans la cheminée et ils disparurent tous les trois, Ron, Rose et Ginny.
Blaise n'avait toujours pas bougé. Il était sur le cul, dans tous les sens du terme.
Ron avait une fille. Il était donc bel et bien avec quelqu'un. Cette réalité le déprima. Il avait aimé la bataille de peinture avec le roux. La fin de la bataille aussi lui avait énormément plu. Il ne s'attendait pas à être embrassé par Ron. Pas après ce qu'il avait entendu dans la chambre.
Le baisé ne lui avait pas simplement plus. Il avait aimé, non, adoré. Jamais son cœur n'avait battu aussi vite et aussi fort. Jamais il ne s'était allé à une telle étreinte. Jamais il n'avait été balayé par un tel tsunami de sensation.
Malheureusement, après un tsunami, il restait généralement que de la désolation, le désespoir. Et c'est un tsunami qui était passé sur Blaise et il avait l'impression que jamais il ne pourrait se reconstruire après ça. Si on ne lui donnait pas les moyens pour ça, il n'y arriverait pas. Et les moyens, il savait qu'il ne les aurait pas, il n'aurait pas les fonds nécessaires. Ron venait de partir et il regrettait son geste. Comme la vague déferlante, il s'était retiré après avoir semé le trouble, ne laissant à la surface de l'eau que des débris. Il était retourné à la source, auprès de sa femme et de sa fille. Il regrettait son geste et il lui demandait de l'oublier, lui.
Mais lui, il ne pourrait pas l'oublier aussi facilement. Non, il ne pourrait pas oublier quelqu'un qui venait de lui dégeler le cœur. Ce cœur si froid. Ce cœur si froid qui avant était protégé par une solide carapace de gel. Mais la, il n' y avait plus rien pour faire obstacle entre le monde extérieur et son cœur. Il avait pris conscience que pour lui Ron était bien plus qu'une simple amourette ou qu'un coup d'un soir.
Il resta sur le sol un bon moment tout en fixant l'âtre par lequel le voleur de cœur était parti.
Il finit par se ressaisir un minimum, si on peut un tant soit peu se relever après un tel chamboulement, un tel choc. Il venait de comprendre qu'il était capable d'aimer.
Il regarda les dégâts de la bataille.
Une lignée de points jaunes parsemait le ciel qu'il avait peint plus tôt dans la journée. Le pot de peinture rouge était presque vide tandis que sa salopette n'avait plus grand chose de bleue.
Heureusement qu'il avait pensé à protéger les meubles proche de la fresque, car les couverture qui les recouvraient n'étaient plus tout à fait blanche. Quand au sol n'en parlons pas. Un nettoyage à grande eau s'imposait. Mais dans son malheur, il en avait de la chance, en un coup de baguette tout fut propre.
Habituellement, il noyait ses soucis sous des couches et des couches de peinture. Mais là, ça ne l'inspirait pas du tout. Et c'était la première fois que ça lui arrivait de ne pas avoir le goût de peindre.
Déprimé, il se dirigea d'un pas lent vers sa chambre. Il vit qu'il avait un nouveau message, un message d'Harry.
Salut Blaise
J'ai une bonne nouvelle! Dray s'est enfin réveillé. Bon, il était plus que grognon mais ça n'est qu'un détail.
Et puis sa gamelle n'a pas arrangé les choses au début. Il avait essayé de se lever seul. Et il s'est planté. Tu aurais vu l'espèce de momie qu'il faisait au pied de son lit, c'était a mourir de rire.
Je sais que ce n'est pas drôle de rire de lui ainsi, mais je suis tellement soulagé. Il est enfin sorti de son coma. J'espère que je pourrais l'aider à aller mieux.
Ça va peut être de paraitre étrange, mais je crois que je me suis attaché à lui bien que je ne le connaisse pas. J'espère qu'il me donnera la chance de le connaitre un peu plus.
Enfin, le tout c'est qu'il aille bien.
A bientôt
Harry.
Draco était sorti de son coma magique! Ça c'était une bonne chose, mais surtout une bonne nouvelle.
En plus, Harry semblait vraiment vouloir l'aider. Ces nouvelles lui redonnèrent un sang blanc de baume au cœur. Il en aurait presque sauté au plafond s'il ne déprimait pas et s'il n'était pas un ancien membre de la maison serpentard.
Un bon serpentard sait se tenir quand même. Et puis, il n'était pas sensé dévoiler ses sentiments, règle débile du code des Serpys. Même si avec un certain rouquin, il serait bien tenté
Il avait envi d'être honnête avec le griffondor. De lui de dévoiler qui était le colocataire avec lequel Harry passait ses vacances. De lui dévoiler qui il était vraiment. Arrêter de baser cette pseudo relation, qu'il avait cru former avec le rouquin, sur des mensonges. Ça faisait quand même une semaine qu'il cachait son identité. Une semaine qu'il prenait du polynectar.
Il voulait dire la vérité, mais il était évident qu'il ne pouvait risquer le bonheur de Draco . Si Potter pouvait aider l'ex-serpentard à se sortir de son tourbillon infernal, jamais il n'irait risquer de briser cette entente, même pour son propre bonheur.
C'est pourquoi, avant de ne révéler quoi que ce soit sur qui que ce soit, il devait découvrir ce que détenaient les dossiers qu'il avait vu dans le bureau de l'aurore.
Il retourna donc dans le bureau de l'aurore pour essayer de découvrir le mystère des dossiers. Il se saisit des deux dossiers et s'assit dans la confortable chaise de bureau.
Il retenta d' ouvrir le dossier avec des sorts basiques mais aucun ne fonctionnèrent. Le contenu devait être des plus importants pour être bloqué de la sorte.
Il trouvait triste qu'après 5 ans il fasse encore l'objet de recherche. Il est vrai que s'il avait été vraiment un mangemort ça aurait été normal qu'il soit encore recherché. Mais il n'avait pas participé en tant que tel à la guerre et il avait déjà été assez durement sanctionné. Il n'avait commis aucun meurtre. Même durant son exile québécois il n'avait pas tué un seul ti-Christ de tabarnouch de moustique. Ces Osties de moustiques québécois qui ne pensent qu'à sucer le sang des européens quand il y en a dans les parages.
Il retourna encore et encore les dossiers afin de trouver cette faille qui briserait toute les combinaisons. Généralement les affaires ministérielles étaient de vraies passoires, alors pourquoi pas ses dossiers?
Il chercha pendant encore ai moins 2 heures un moyen de découvrir ce que lui et Draco encouraient s'ils étaient découvert. Mêmes les livres qu'il avait été chercher ne lui apportèrent aucune aide. Il était tellement perdu au milieu de tous ces documents qu'il n'avait pas fait attention que le polynectar n'avait plus d'effets.
D'habitude, il faisait attention aux premiers picotements, signe que la potion n'allait bientôt plus avoir d'effets. Dès que c'était le cas, il s'éclipsait pour prendre la mixture. Il ne voulait pas que Ron découvre le poteau rose.
Mais là, trop concentré, il était passé outre les signes précurseurs. Et puis, comme le lui avait fait comprendre le rouquin, il n'avait pas l'intention de revenir. Donc, il n'avait pas besoin de se cacher. Même le fait que ses habits soient trop courts ne le dérangea pas.
Il était vide, amoureux, et errait comme une âme en peine.
Il était passé dans le salon pour ruminer ses idées noires, un verre à la main. Du coin de l'oeil, il étudiait sa peinture dans la peine ombre.
Tout à coup, une Lumière verte apparue dans la cheminée.
"Et merde."
A suivre...
Ha non mais je ne peux pas finir comme ça. Et si, je termine comme ça ha ha ha. Mais alors, qui débarque? :-)
La réponse dans, je vous le donne en mille, 2 semaines mwoua ha ha.
C'est quand même sympa, juste 2 semaines d'attente. Vous verrez ça ira vite. Vous en pensez quoi?
A+
