Alors vous allez enfin savoir qui vient importuner nos deux presque tourtereaux. Pourquoi presque. Lisez, vous comprendrez.

Bonne lecture

Chapitre 21

- Ding dông

Les deux travailleurs sursautèrent.

- Tu attends quelqu'un demanda le bond qui se doutait que ce n'était pas pour lui.

En cinq ans, personne n'avait sonné à la porte pour le voir lui. Donc, pourquoi ça changerait?

- Tu aurais au moins pu me tenir au courant!

- Mais non! Je n'ai invité personne! S'insurgeât le brun. Pourquoi j'aurais invité quelqu'un ici! Je ...

- Ding dông, ding dông, ding dông.

Harry ne prit pas le temps de terminer sa phrase. Il remercierait presque la sonnette, soulagé d'avoir été coupé dans sa déclaration. Il allait lui avouer une partie de ses sentiments.

Il s'était rendu compte en travaillant avec Dray, qu'ils avaient pas mal de points communs et des différences qui faisaient qu'il s'entendaient plutôt bien.

Ils se taquinaient gentiment. Par moment, à la place de deux adultes, on avait l'impression d'avoir à faire à deux enfants. Ils restaient souvent campé un long moment sur leur décision, mais l'un ou l'autre finissait par céder. Généralement, ça finissait en bataille de coussin ou de farine. C'était selon l'endroit où ils se trouvaient et ce qu'ils faisaient.

- Ding dông, ding dông.

- Non d'une baguette! Il va casser ma sonnette!!!

- Bon, j'ai compris, j'y vais souris le brun.

Il laissa son colocataire au salon et se dirigea vers la porte.

- Ding...

- Voila, voilà j'arrive!

Non mais ça n'a pas de bon sang de sonner de la sorte. Je me demande qui est l'... Se dit il à lui même avant d'ouvrir la porte à la volée et...

- abrutit!!!

Les beaux yeux verts d'Harry s'étaient élargis comme des chaudrons en découvrant l'identité du briseur de sonnette.

- Salut Harry!

- ...

- Je peux rentrer?

Sans lui laisser le temps de répondre quoi que ce soit, le visiteur indésirable rentra.

- C'est coquet ici.

- Mais qu'est ce que tu fais ici Mick? Demanda Harry remit de son choc.

- Et bien, comme tu n'as pas daigné répondre à mon dernier message et que je ne t'ai pas vu débarquer au boulot dans l'heure, j'ai demandé au chef John où tu étais parti. Il a fini par me donner cette adresse.

- Quel crétin marmonna Harry pou lui même.

- Comment ?

- Non, rien, entre.

Harry retourna au salon, suivi de Mick.

- Alors Ry ! C'était qui ?

- Mon supérieur.

Il se décala laissant apparaître le dit supérieur. Ce dernier avait posé sa main délicatement sur l'épaule du brun, comme une caresse.

Dray en apercevant le regard de l'aurore et se geste tendre bondit hors du canapé. Il détala comme une flèche au premier étage pour s'enfermer dans sa chambre.

- Et bien, il a des réactions étranges ton ami. Et il n'est pas très poli.

- Oui, c'est bizarre. Reste là. Je vais voir ce qu'il a.

Harry monta rapidement rejoindre le châtain. Il le retrouva tremblant au milieu de ses draps, dos à lui. Il s'assit sur le bord du lit et passa sa main sur le dos du jeune homme en une douce caresse.

- Dray, que t'arrives t'il ?

- Je … rien.

- Ne dit pas qu'il n'y a rien. Tu as vu dans quel état tu es ?

Dray se retourna. Il regarda le brun dans les yeux.

- Prends moi dans tes bras. S'il…s'il te plait.

Harry fut surpris par la demande. Mais l'intensité de la supplique qu'il lu dans le regard anthracite lui donna des frissons. Il ne pouvait refuser. Le regard argenté laissait passer un mélange de peur, de douleur, et autre chose qu'il ne déchiffra pas.

Le brun s'allongea contre le châtain n'essayant pas de comprendre pourquoi son colocataire avait réagit ainsi.

Draco vint se blottir dans les bras de Harry. Il entremêla leurs jambes et posa sa tête dans le cou du brun. Leur cœur à tout deux battait au rythme du plus envoutant orchestre symphonique.

Harry caressait doucement le dos de Dray. Ils étaient dans leur monde. Rien de ce qui les entourait ne vint briser le charme du moment. Pas même cette ombre qui observait cette tendre scène.

Sous les doux frôlements des mains de Harry, le châtain finit par s'endormir.

Le sauveur se rappela alors qu'il avait de la visite. A contre cœur, il se détacha de son petit koala endormi. Il l'embrassa sur le front.

- Je t'aime Dray lui souffla t'il.

Harry redescendit. Il trouva Mick assis au salon avec un journal sur les genoux.

- Il se repose trouva bon de dire Harry.

- Bien.

- Tu veux quelque chose à boire ? Thé, café, Whisky ?

Harry se voulait accueillant, mais il n'en pensait pas moins.

- Un thé s'il te plait.

Le brun alla chercher un plateau et s'assit en face de l'importun.

- Bon, alors, t'as quand même pas fait tout ce chemin pour venir me chercher pour le boulot ?

- Bien sur que si !!! Missy a failli se faire enlever, il faut bien retrouver le coupable.

- Ecoute Mick, je suis en vacance là. Il y a d'autres aurores qui pourraient t'aider.

- Mais pas d'aussi doué que toi.

- Mais…

- Ding dong.

- Bouge pas je reviens. Je vais voir qui c'est.

Il revint trente secondes plus tard à peine.

- Personne. Surement des enfants.

Harry prit une gorgée de son breuvage pour se donner contenance. Il grimaça légèrement quant au gout de celui-ci.

- Qu'est ce qu'on disait déjà ?

- Que tu rentrerais avec moi à Londres.

- Oui d'accord. Et au fait, avec Rosalie, tout va bien ?

- Oui, c'est la femme parfaite, douce attentionnée, serviable. La perle rare en fait.

- Oui, je vois ça.

Harry il y a quelques jours aurait été anéanti en apprenant ça. Mais là, non, il se demandait même pourquoi il s'intéressait à ça. Et surtout comment il avait put ressentir quoi que ce soit pour Mick un jour.

- Comment se sont passées tes vacances ?

- Mouvementées. J'ai eu quelques petits problèmes avec mon colocataire au début, mais sinon bien.

- C'est un poids en fait.

-…

- N'est ce pas ? Insista t'il.

- Oui dit Harry.

Ce dernier fut horrifié de sa réponse.

Mick sourit en voyant partir le châtain qui était descendu, réveillé par le son de la sonnette. Il s'était arrêté dans l'embrasure de la porte pour voir ce que répondrait le brun à cette question.

Il avait été blessé. Lui qui pensait qu'Harry n'éprouvait pas de pitié en le soignant s'était fourré le doigt dans l'œil. Il pensait que les choses avaient bien évoluée entre eux. Il lui faisait confiance. Il pensait qu'ils étaient au moins devenus amis.

Finalement, il n'avait qu'un seul ami, Blaise. Et encore.

Salut Blaise

Excuse moi de te déranger mais j'ai besoin de parler à quelqu'un.

En d'autre temps, ça aurait été Potter. Je lui faisais confiance, mais je me suis fait avoir comme un bleu.

Je pensais qu'il avait changé. Je pensais qu'il était bien avec moi. Tu sais, il prenait soin de moi. Mais c'est de la pitié. Que de la troll de pitié. En fait, il ne me considère pas autrement que comme un poids, un boulet. Mais je le sais ça. Je le sais ça, Blaise, que je ne sers à rien, que je ne suis qu'un poids pour toi, pour lui. Mais ça fait tellement mal de l'entendre de vive voix. Surtout de la personne qu'on aime.

Oui, tu as bien compris, je crois que je l'aime. Non, en fait, j'en suis certain.

J'avais espéré que ce soit la même chose pour lui. Mais tout ses gestes, toutes ses paroles réconfortantes étaient fausses depuis le début.

Mais je m'y étais attaché à ces gestes et ses paroles. J'y avais cru.

Mais, il va partir. On est venu le chercher. Et je ne sais pas quoi faire. Troll ! On dirait un drogué qui va perdre sa dose. Je suis pathétique.

Dis moi ce que je dois faire Blaise.

Surtout que j'ai un mauvais pressentiment.

Aide moi.

Draco

Tout le long de son mail, il n'avait pas arrêté de pleurer.

Il fixa un moment son écran d'ordinateur tâchant de faire abstraction de la douleur de son cœur. Il se sentait trahit.

On toqua doucement à sa porte. Une tête brune passa dans l'entrebâillement.

- Dray ! Tu es réveillé ? Pourquoi n'es tu pas descendu ?

- Sors de ma chambre et n'y remet jamais les pieds Potter !!!

- Qu'est ce qu'il te prend ?

- Dégage !

Harry était sidéré du changement de comportement de Dray. Il ne comprenait pas comment ils en étaient arrivés là. Qu'avait il fait encore pour être repoussé de la sorte ?

Il se retourna vers la seule personne qui était à même de l'aider à comprendre le châtain. Blaise.

Salut Blaise.

J'espère que tu vas bien.

Ici, l'ambiance est étrange.

Est-ce que Dray a souvent des sauts d'humeur effrayant ? Tu sais, ce genre de saut d'humeur où tu passes de la tendresse à une colère noire mêlée de haine sans comprendre ce qui se passe.

Faudrait vraiment que tu me donnes un guide pour déchiffrer Dray.

Je crois bien, non, je suis sûr que je l'aime, mais son comportement me fait peur. Qu'est ce que je peux faire ?

Harry

Le reste de la journée se passa sans que ni Harry, ni Blaise ne se croisent.

Mick qui était partis après sa discussion avec Harry était revenu le soir même avec sa valise.

Autour de la table, la tension était palpable. Dray se tenait le plus loin possible des deux autres.

- Qu'est ce qu'il fait la lui ? Lança le châtain en lançant un regard noir, mais mal à l'aise à Mick.

- Il va dormir ici.

- C'n'est pas un hôtel ici !

- Il reste juste une nuit. Ca sera plus facile pour partir demain.

- Tu pars ?

- Oui, vu que…

- Bien.

Dray se leva sans même finir son assiette.

Mick avait suivit l'échange, un peu comme on regarde un match du grand Chelem. Sans rien dire et en trouvant ça très drôle. Si Harry n'avait plus d'attache ici, il allait le suivre docilement. Il s'en frottait les mains. Son dû lui revenait.

Harry repoussa son assiette lui aussi. Une boule s'était logée dans sa gorge.

- J'ai plus faim. Tu prendras le canapé.

- Ok

- Bonne nuit

Harry monta lui aussi dans sa chambre.

Chacun dans leur chambre, ils réfléchissaient à la situation. Chacun pensait à l'autre.

Harry pensait à Dray, à son besoin d'attention et à ses sauts d'humeur.

Draco pensait à Harry, à son changement de personnalité depuis que Mick était arrivé.

Draco n'appréciait pas Mick. Cet homme le mettait mal à l'aise. Il avait l'impression de le connaître. Il lui semblait que d'une façon ou d'une autre, il était lié à son passé.

Tout deux étaient encore en train de réfléchir au beau milieu de la nuit quand ils reçurent un courriel d'Angleterre. Blaise allait surement pouvoir les aider.

Chacun dans leur chambre, mais en même temps, ils ouvrirent leur message.

Blaise avait été plutôt concis dans sa réponse.

Dis lui ce que tu ressens

Blaise

Tous les deux furent septiques face au conseil du métis.

Draco se disait que son ami devait être au courant de quelque chose pour lui donner un tel conseil. Ce n'était pas son genre.

Harry aussi pensait que Blaise devait être au courant de quelque chose. On ne donnait pas un tel conseil à quelqu'un qu'on ne connaît presque pas.

Tout deux cependant, décidèrent de mettre le conseil en pratique. Là, tout de suite.

D'un bel ensemble, ils passèrent leur tête par l'entrebâillement de la porte de leur chambre.

- Harry, il faut que je te dise quelque chose.

- Dray, il faut que je te dise quelque chose.

- Toi d'abord.

- Toi d'abord.

- Bon, en même temps.

- Bon, en même temps.

Ils avancèrent tous les deux au beau milieu du couloir. Ils ne se trouvaient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre.

- Je t'aime !

- Je t'aime pas !

A suivre.

Vous savez quoi ?

Non !

Et bien j'adore cette fin qui aurait du être heureuse mais…non.

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