Bonjour à tous.

Alors encore merci de me suivre semaine après semaine.

Ce chapitre est dédicacé à Luna-xXx qui s'est littéralement acharnée à découvrir le titre et le groupe de la chanson qui m'a inspiré le chapitre précédent. Elle m'a carrément harcelé ^_^

Et avec un peu (beaucoup) d'aide elle a finit par découvrir qu'il s'agissait de la chanson « froide » de Kodiak. Donc miss ce chapitre est pour toi.

Mais comme d'hab, une belle fin.

Bonne lecture

Chapitre 24

- Pourquoi tu ne l'aimes pas?

- Pourquoi dis tu ça? Bien sur que je t'apprécie.

- C'est même pas vrai d'abord. Tu dis un mensonge. Et les grands, et bien ils doivent pas mentir.

- Mais non. Ou vas tu chercher ça?

- Pourquoi tu mets un masque si tu mens?

- Je ne mets pas de masque.

- Bin si! Sinon, tu serais le même Monsieur à l'école et dans la maison de tonton Harry.

- Mais je suis le même.

La mauvaise foi de Blaise faisait vraiment pitié à voir.

- Bin non t'es pas le même. Là t'es plus mieux beau que mon professeur. En plus a l'école t'es tout petit comme ça et là t'es super grand comme ça.

En disant ça, Rose s'était mise devant Blaise et sur la pointe des pieds, elle mettait sa main loin au dessus de sa tête.

Blaise sourit. Cette petite en plus d'être extrêmement intelligente était très drôle. Elle tenait bien de ses deux parents.

- Alors, pourquoi tu mets un masque?

Et elle ne perdait pas le nord non plus. Pour rajouter à sa personnalité, elle avait ses deux petits points sur les hanches. Une petite Ginny en devenir.

- Et pourquoi ça ne serait pas à la maison que je mettrais le masque?

- C'est bête si tu fais ça. On ne se cache pas quand on est à la maison. Sauf si on joue à cache cache.

Sur ce, elle partie aussi vite que la longueur de ses petites jambes le lui permettait.

- C'est toi qui comptes jusqu'à vingt. Après, tu me cherches. Et si tu ne me trouves pas, tu me diras pourquoi tu mets un masque à l'école.

Il n'en revenait pas. Elle lui faisait du chantage à quatre ans! Toutefois, il se prit au jeu.

- ... Dix neuf, vingt. Attention j'arrive.

Il commença parfaire le tour du salon. Il regarda derrière les fauteuils, derrière les rideaux. Personne.

Il jeta un coup d'œil à la cuisine. Il n'y avait nul part ou se cacher.

Dans le couloir, il ouvrit le placard à balais et le coffre en cuir brun. Personne. Et surtout pas de place.

Il monta à l'étage, fouilla les chambres en regardant sous les lits, derrière les rideaux et dans les armoires. Toujours personne.

Dans la salle de bain et dans le bureau, ce fut la même chose.

Au bout d'une demi-heure de recherche infructueuse, il se résigna à l'appeler.

- Rose, où es tu? Tu as gagné.

- Chouette! Fit la petite rousse en déboulant de la cuisine.

- T'étais où? Fit le métis surpris.

- Dans le placard sous l'évier.

- Ah. Fut tout ce que Blaise retrouva à dire. Il aurait du se forcer à fouiller la cuisine.

- J'ai le droit à la récompense?

- J'n'ai pas trop le choix. Grommela t'il en se laissant tomber dans le canapé.

- Youpi! Alors, pourquoi t'es pas le même Monsieur? Et tu ne triches pas.

- Ok. Je me cache pour pas que ton papa me reconnaisse.

- Pourquoi?

- Parce qu'on ne s'aimait pas beaucoup à l'école.

- Pourquoi?

- C'était la règle. Je faisais partis du groupe des méchants et ton papa de celui des gentils avec Harry.

- Pourquoi?

- Parce que c'était la guerre à cette épique là.

- Avec le méchant serpent?

- Tu connais déjà ça à ton âge. Dit il surpris.

- Oui, c'est papa qui m'a raconté pourquoi tonton Harry il est toujours dans le journal. Il m'a dit que c'est parce que c'était un héros. Il est fort tonton Harry! Et papa il l'a aidé. Mais il est moins fort. Mais c'est quand même le plus fort papa du monde.

Blaise sourit. Il appréciait Rose finalement. Elle était très intelligente, on ne pouvait le nier. Elle avait quand même fait rapidement le rapprochement entre Blaise Zabini et Blaise Inibaz. Peu d'adulte aurait fait se rapprochement. Peut être Luna, mais qui sait su Ginny lui avait pas parlé avant. Quoi que souvent les enfants voient et ressentent les choses des années lumière avant que les adultes commencent à les apercevoir.

Quoi qu'il en soit, au delà de son intelligence, c'était son innocence qui avait touché Blaise. Elle avait beau avoir le cerveau de Merlin lui même, elle restait une enfant avec ses réflexions d'enfant.

- Blaise?

- Oui?

- Pourquoi t'as été méchant avec moi à l'école? Tu sais, le dessin je l'ai fait toute seule. Dit elle avec une petite voix triste.

- Je n'en doute plus Rose.

C'est juste que la première fois où je l'ai vu, je ne pensais pas qu'un enfant de quatre ans pouvait faire ça. Mais je sais que tu ne mens pas. Mais pourquoi un corbeau et une rose?

- Le corbeau, c'est maman. C'est triste un oiseau noir. Et comme maman elle est morte et bien c'est triste. La rose c'est moi et je lui dis de ne pas m'oublier. Et l'oiseau il pleure parce qu'il me laisse toute seule avec papa. Tu comprends?

- Oui. C'est un très beau message.

- Dis Blaise, tu m'aimes bien alors?

- Oui, je t'aime bien.

- Et mon papa?

- Oui, je l'aime bien aussi.

Avec un grand sourire, la rouquine vint le rejoindre sur le canapé. Elle grimpa à califourchon sur le noir et lui fit un gros bisou sur la joue.

Blaise, bien que surpris et peu habitué à ce genre de démonstration referma ses bras autour de la jeune fille. Rose se cala un peu mieux contre le torse du métis, en baillant aux corneilles.

Doucement, Blaise lui caressa les cheveux ce qui endormit l'enfant.

Blaise somnolait aussi. Il était bien là, serein, la rouquine blottit contre lui.

- Ding donc.

La sonnette de la porte d'entrée le sortit de sa douce torpeur.

Il ne pouvait pas s'agir de Ginny puisque cette dernière passait généralement par la cheminée.

Ne voulant pas réveiller Rose, il se leva avec son fardeau format koala dans les bras.

Il ouvrit la porte et la referma assez vite. Il entendit juste un " Ginny m'a dit que Rose était... Zabini!!!"

Ce n'était pas possible. Ça ne pouvait pas être lui. Pas alors qu'il n'avait pas pris de potion.

Toc toc toc

Trois coups furieux résonnèrent contre le panneau de bois.

Il respira un grand coup et ré- ouvrit la porte.

Ron l'observait avec des yeux grands comme des chaudrons. Il n'avait pas rêvé.

- Salut Ron. Fit un Blaise avec un sourire gêné.

- Blaise Zabini! Siffla l'autre. Que fais tu avec ma fille dans les bras? Chez Harry?

- Et bien... Je ... Euh... Ginny me l'a amenée et ...

- Elle l'a amené chez son prof de dessin, pas dans les bras d'un mangemort.

- ... Blaise fut choqué d'être appelé mangemort.

- J'éspere que tu ne lui as rien fait. Passe la moi.

Blaise était plus que blessé. Il était humilié. Celui qu'il aimait le considérait comme un assassin et ça faisait mal. Il voulut rendre sa fille à Ron. Il voulait s'en aller d'ici où il n'aurait jamais sa place. Il voulait s'éloigner de cet homme qu'il aimait de tout son cœur, mais qui n'aurait aucune pitié à le briser. Il était sa faiblesse.

Mais, c'était sans compter sur Rose qui restait accrochée au T-shirt du noir.

- Elle ne veut pas me lâcher.

- Chérie. C'est papa. Tu viens, on rentre.

Rose tourna sa tête dans le coup de Blaise et s'accrocha encore plus fort. Blaise n'osait pas bouger. Ron était livide.

- Qu'est ce que tu lui as fait? Chérie, c'est papa.

La fillette ne bougea pas.

- Non, pas ça. Murmura t'il. Rose. Rose, mon bébé.

Il tendit la main pour attraper sa fille mais cette dernière se dégagea.

- Non Rose. Je t'en prie. Ne me fait pas ça.

- Ron...

- Pour toi ça sera Weasley. Et ne m'adresse pas la parole. C'est clair.

Ron était en pleur. Son visage reflétait une douleur et une tristesse immense. Sans rien rajouter de plus, il transplana.

Blaise avait été remué par cette visite. Plus que sa propre douleur, c'était celle de Ron qu'il ressentait. Une sorte d'abandon. C'est son dernier regard qui l'avait le plus retourné.

Quelques minutes après ce départ précipité, ce fut Ginny qui débarqua.

Elle fit face à un Blaise dont le regard ne reflétait rien. Il était vide.

- Blaise qu'est ce qu'il s'est passé? Demanda la rouquine doucement.

- Prends Rose s'il te plait.

- Rose, vient là.

Rose en larme se détacha du métis et alla dans les bras de Ginny.

- Que s'est il passé?

- Et bien... Papa, il est arrivé... Et... Et il a crié sur Blaise. Et ça m'a fait peur. Je n'aime pas quand papa il crie. Je... Je ne voulais pas aller avec lui. Et... Et il est parti. Et... Et maintenant y... Il m'aime plus.

Rose continua de pleurer.

- Mais non mon ange. Papa t'aime encore. Il a eu peur que toi, tu ne l'aimes plus. Il ne veut pas te perdre toi aussi.

- Mais je... Je vais pas partir!

- Mais non, c'est surtout que papa n'a plus que toi mon ange.

- C'n'est pas vrai, il a toi, et Harry, et mamie Moly et Blaise.

Ginny souris.

- Oui, tu as raison, mais c'est toi qu'il aime le plus.

Rose serra ses petits bras autour du cou de sa marraine. Elle lui souffla à l'oreille comme on dit un secret.

- Ginny! Tu sais, Blaise il aime papa.

- Ah oui?

- Oui. Tu crois que papa il peut l'aimer comme maman?

- Je ne sais pas.

- Moi je l'aime bien Blaise. Il est gentil en fait.

Ginny lui laissa raconter tout ce qu'ils avaient fait dans la journée. Puis, elles allèrent voir Blaise, Rose étant plus ou moins rassurée sur le fait que son papa l'aimait encore.

Elles le trouvèrent assis à son bureau, il écrivait.

Rose s'approcha.

- Tu fais quoi?

Blaise finit sa lettre et la mis dans une enveloppe. Il avait les yeux rougis.

- Ginny, tu pourras donner ça à Luna s'il te plait.

- J'ai peur de comprendre là.

- Tu as tout à fait compris. C'était une erreur de revenir ici. Je retourne chez moi. Je vais voir si Draco a encore besoin de moi. Que je serve au moins à quelque chose.

- Mais, Ron...

- Ron m'a très bien faut comprendre qu'il ne voudrait jamais de moi. J'aurais préféré vivre toute ma vie sous les traits de Blaise Inibaz. Il m'appréciait un minimum au moins. Mais il a découvert qui je suis. C'est trop tard. Je préfère partir et essayer de l'oublier. J'aurais vraiment préféré ne pas savoir que je savais aimer. Tient, tu lui donneras cette lettre.

- Tu pars?

Blaise s'accroupit devant Rose.

- Oui petite puce. Je repars au Canada par le premier avion.

- Mais moi je voulais que tu restes.

- Non, je ne peux pas. J'aurais aimé mais je ne peux pas.

La petite fille serra le noir dans ses bras tout en pleurant de nouveau.

Ginny qui observait la scène en silence se dit que son frère était vraiment un crétin. On ne laisse pas partir une perle comme Blaise.

Oui, ils avaient été ennemis dans leur jeunesse. Oui, Blaise leur avait fait des crasses comme n'importe quel autre serpentard. Oui, il lui avait mentit pendant plus de quinze jours en lui cachant son identité.

Mais s'il avait été faux, jamais Rise ne se serait attachée de la sorte. Et avec le masque que Blaise avait affiché durant ces quinze jours, Ron avait pût découvrir qui était vraiment Blaise.

Maudit préjugé.

Ginny sortit de ses pensées lorsque Blaise se releva.

- Blaise, tu es sûr que ça va aller?

- Oui, oui. Ne t'en fait pas. Je suis un dur à cuire. J'arriverais à m'en remettre.

- Mouai. Un dur à cuire avec un cœur de bonbon Berty Crochue.

- Ah ah ah très drôle.

- Fait attention à toi.

- Mmh

Sur ce, il transplana à l'aéroport. Il y prit un billet d'avion Londres - Québec.

Bulletin d'information.

" Crash aérien sur un vol Londres - Quebec près des cites gaspésienne."

- Par Merlin! Blaise!

Toute une famille de rouquin sursauta devant l'écran de télévision.

A suivre...

OUPS !!!

Blaise dans l'avion ? Mort ? Pas mort ? Entre les deux ? Réaction de Ron ? De Rose ?

Chapitre bon ? Mauvais ?

Que de piste pour un petit commentaire ou pas.

Bisouxxx

A+