Bonjour a toutes.

Alors un gros merci pour toutes vos reviews. Elles me font vraiment plaisir. Je suis contente aussi d'avoir réussi à faire passer des sentiments dans la lettre d'Harry. Je ne suis pas certaine que celle de Blaise sera aussi forte. Vous me direz ce que vous en pensez.

Bonne lecture.

Chapitre 26

- Par Merlin ! Blaise !

- Quoi, qu'est ce qu'il a Blaise ? Duquel tu parles d'abord, Blaise Inibaz ou Blaise Zabini ? Ahhhh mais suis je bête, ils sont la même personne.

- Tais toi Ron ! Blaise était dans cet avion.

Ron devint livide.

- Comment ça ? Il n'est pas chez Harry ?

- Non espèce de crétin, il est parti juste après ton départ. Il retournait chez lui.

- Tu dois faire une erreur. Il n'était peut être pas dans cet avion. C'est pas possible.

- Il prenait le premier avion pour le Canada. Et celui là décollait une heure quinze après votre altercation. C'est largement suffisant pour prendre un avion. Et il y avait sûrement encore de la place, on n'est pas encore en pleine saison touristique.

- Non, c'est pas possible. Pas lui aussi.

- Mais après tout, qu'est ce que ça peut bien te faire ?

- Je …je … Ron ne savait pas trop quoi répondre.

- Ny' Pourquoi t'as crié ?

- Rose qu'est ce que tu fais encore debout ?

- Bin, je t'ai entendu crier alors je suis venue voir pourquoi. Blaise est revenue ?

Ron éclata en sanglot aux mots de sa fille.

- Papa, papa. Pourquoi tu pleures ? C'est parce que Blaise est parti ? Demanda la petite fille en se jetant dans les bras de son père.

Ron ne pouvait plus parler. Il avait comme un poids sur le cœur.

- Viens Rose. Papa est fatigué.

Ginny qui était elle aussi au bord des larmes amena la gamine se recoucher laissant Ron seul au salon. Elle revint quand même quelques secondes après avec une enveloppe.

- Tient. Dit-elle en lui tendant la lettre. Il voulait que je te la remette.

Ron s'en saisit comme s'il s'agissait de la chose la plus précieuse au monde.

- Je te laisse. Je serais dans la chambre d'ami si tu as besoin de moi.

Ron acquiesça le cœur lourd. Il allait lire les derniers mots que Blaise lui adressait.

Ron.

Ces mots, tu vas les lire alors que je serais sûrement de retour chez moi au Québec. Mon vrai chez moi finalement.

Je sais que tu penses que je me suis fichu de toi. Que j'ai joué avec toi comme le serpentard que je suis.

C'est vrai, pendant 15 jours, j'ai prit du polynectar pour ne pas que tu me reconnaisses.

Au début, je voulais profiter de ton statut de meilleur ami de Harry, c'est vrai, je l'avoue. Je sais que tu y as pensé toi aussi.

Cette couverture me protégeait moi, mais aussi mon ami du Québec. Si tu ne me reconnaissais pas, tu ne pouvais pas savoir qui était mon colocataire. Tu dois t'en douter maintenant. Il faut d'ailleurs que je te remercie de m'avoir soutenu quand cette personne n'allait pas bien. Ta présence m'a été d'une grande aide.

Je crois d'ailleurs que c'est à partir de là que je n'ai plus vu Ron le Griffondor, le pauvre rouquin meilleur ami du survivant, la belette mais bien Ron et juste Ron. C'est en te côtoyant tous les jours que j'ai appris à te connaître. J'ai découvert quelqu'un de joyeux, drôle, intelligent, parfois naïf mais aussi très sensible. Et j'ai aimé approcher toutes ces facettes de toi.

Jour après jour, je voulais en connaître plus sur toi.

J'ai souvent hésité à te montrer qui j'étais vraiment pour que toi aussi tu apprennes à me connaître comme je l'ai fait. Mais je savais au fond de moi qu'en faisant ça, en te dévoilant mon vrai visage, je m'exposais à ton rejet. Et je n'ai pas eu tord.

Si tu savais comme j'aurais aimé rester Blaise Inibaz pour pouvoir encore t'approcher sans que je te répugne. Juste pour encore être avec toi, juste pour que tu m'apprécies encore.

Je voulais aussi te dire que tu as une fille géniale. Un peu trop intelligente pour 4 ans. Elle m'a littéralement battu aux échecs par trois fois. La démone. Mais elle est vraiment dôle et attachante. Ca t'étonne peut être que je te dise ça après la dispute qu'on a eu à l'école, mais cet après midi, je l'ai découverte elle aussi. Il ne faut jamais se fier aux apparences, la première impression n'est pas toujours la bonne.

Tant que je suis dans la confession, je vais continuer sur ma lancée. Je n'ai plus rien à perdre après tout.

Au début, j'ai détesté ta fille. Je lui en voulais d'être là. Je lui en voulais d'être ta fille, mais surtout celle d'Hermione. Sa présence me rappelait sans cesse que tu n'étais pas libre, que tu appartenais à Granger. Et comme tu refusais d'aborder ce sujet avec moi, je ne savais pas à quoi me fier exactement.

Te souviens tu de cette journée ou Ginny et Rose nous ont découvert toi sur moi dans la peinture? Et bien avant ça, tu t'étais isolé dans une chambre et comme je ne t'ai pas voyais pas redescendre, je suis parti à ta recherche et j'ai entendu des bribes de ta conversation solitaire.

A ce moment là, j'ai pris réellement conscience que je n'avais aucune chance. Tu aimais ta femme et jamais tu n'aimerais un homme et encore moins moi.

Puis, tu m'as embrassé. L'espoir avait trouvé une place dans mon cœur. Pour disparaître juste après avec leur arrivée et tes regrets. Ce jour là, mon cœur a joué au yoyo.

Ginny est venu me voir quelques temps après. Elle a essayé de me convaincre que j'avais ma chance. Ta fille m'a avoué pour sa mère.

Je suis désolé, sincèrement. Mais c'est après cet aveu que j'y ai vraiment cru. J'ai vraiment cru que tu pourrais m'apprécier pour qui j'étais. L'espoir fait vivre comme on dit.

Enfin, c'était jusqu'à ce que tu découvres qui j'étais en apparence. Car moralement tu me connais. Blaise Inibaz et Blaise Zabini ont le même caractère. Blaise Zabini à juste moins de courage.

Ainsi, je voulais aussi m'excuser pour cet après midi. Je ne pensais pas que ta fille s'accrocherait à moi de cette façon. Et je ne voulais pas te faire de peine. J'ai bien compris qu'elle était très importante pour toi.

Je vais donc gentiment m'effacer de votre vie. Je sais que tu m'oublieras mais sache que vous serez tous les deux dans mon cœur et à jamais.

Tu m'as permis de découvrir que sous ma carapace de grand séducteur se cachait un cœur. Ca fait mal. Mais j'y survivrais. Enfin, je vais essayer.

Adieu Ron

Soit heureux.

Je t'aime

Blaise.

Ron reposa la lettre tremblant. Deux rivières de larme dévastaient les joues tachetées de tâche de rousseur du rouquin.

Il avait du mal à croire tout ce qu'il avait lu. Et pourtant, il voulait y croire.

Quand il avait découvert la véritable identité de Blaise, son sang, comme tout bon Griffondor qui se respecte n'avait fait qu'un tour.

Il s'était senti trahit par une personne en qui l avait eu confiance. Et, il avait réagit en conséquence, sans réfléchir.

Sa réaction était la conséquence de sa peur. En effet, il avait peur de ce qu'il ressentait quand le métis était dans les parages. Il était persuadé d'aimer les femmes. Enfin, il avait aimé une femme, une seule, sa femme. Depuis sa disparition, il n'avait jamais rien ressenti pour l'une d'entre elles. Seule Hermione comptait. En regardant ailleurs, il avait l'impression de la trahir. Il n'avait jamais pensé alors être attiré par les hommes. Enfin, plutôt cet homme débarqué d'Amérique.

Ron avait découvert quelqu'un de bien. Cet homme, il l'avait apprécié assez rapidement. Il avait été touché de le voir autant inquiet pour son ami. Il se disait que s'il s'était agit d'Harry, il aurait été dans le même état de panique que Blaise. Maintenant qu'il y réfléchissait, il se disait que serpentard ou Griffondor, on était tous dans le même état quand un ami allait mal.

Il n'avait pas compris au début son besoin de revenir aussi souvent voir le noir. Il pensait qu'il venait juste pour le soutenir dans son épreuve. Bien sûr, il y avait de ça, mais il avait dût vite se rendre à l'évidence qu'il appréciait la compagnie du métis. Ce dernier appréciait les moments de détente que pouvait lui apporter le brun.

Blaise ne le regardait pas avec un regard qui disait "coupable" comme la majorité de ces soit disant amis. Car oui, Ron se sentait coupable de la mort de sa femme. Il se sentait coupable de ne pas avoir été là.

Flash back

1 an plus tôt.

Ron et Hermione se promenaient dans le Londres moldu avec Rose, alors âgée de trois ans.

La brunette travaillait pour un service secret du ministère. Elle travaillait sur les produits modifiés retrouvés chez les mangemort lors de la perquisition de leur domicile.

Elle étudiait entre autre une potion rouge retrouvée dans le manoir Malfoy qui était le cartier général du côté obscur de la force.

- Tu sais Ron, cette potion est surprenante. Elle agit sur l'hémisphère du cerveau lié à la parole entre autre.

Elle fait dire le contraire de ce que tu veux réellement. On n'est encore qu'au début de son analyse, celui qui l'a faite est brillant. C'est presque un impérium sauf que bien que tu sois impuissant face à ses effets, tu as conscience de ce qui t'arrive et…

- Hermione, Hermione, Hermione. Ce n'est pas censé être top secret tes recherches ? Rigola le rouquin.

- Si, mais je sais bien que tu n'iras pas répéter tout ça à n'importe qui. Lui dit elle dans un sourire tendre.

- Certes. Mais nous sommes en weekend là. Ca serait bien de parler d'autre chose que tu boulot tu ne crois pas ?

- Oui tu as raison, excuse moi de m'emporter encore.

Elle embrassa son rouquin de mari.

- Si on allait au parc un petit moment, pour que Rose joue avec les autres enfants.

- Bonne idée.

Ils entrèrent dans le parc. Rose trépignait d'impatience de rejoindre les enfants dans le bac à sable.

- Maman ! Sab ! Sab.

- Oui mon ange, tu vas y aller.

Au même moment, Ron aperçut un de ces collègues qui venait d'apparaître derrière un des buissons.

- Mione ! Je reviens. Peter est là, je vais voir ce qu'il veut.

- Vas y chéri on ne bouge pas de là.

Ron embrassa sa femme et rejoignit le dénommé Peter.

- Salut vieux ! Quoi de neuf ? Dit Ron d'un air joyeux.

- Une attaque à trois rues d'ici. On est un peu débordé, on essaye de regrouper tout le monde.

- Ok j'arrive. Répondit l'ex-Groffondor dont l'air joyeux c'était envolé rapidement à l'entente de la nouvelle.

Il courut vers sa femme.

- Mione ! Ne bouge pas d'ici, il y a des mangemorts qui refont surface. Je dois y aller.

- Soit prudent.

Ils s'embrassèrent de nouveau et Ron rejoignit rapidement son collègue. Tous les deux, ils transplenèrent dans une ruelle ou trois aurores faisaient face à 7 mangemorts.

Malgré leur infériorité numérique, ils en vinrent rapidement à bout.

Ron informa ses collègues qu'il remplirait son rapport de mission lundi et qu'il partait rejoindre sa famille.

Il retransplana dans le parc duquel il était partis un peu plus tôt. Cependant, l'atmosphère avait changé. Il y avait comme une vague de panique qui s'était emparé du lieu. Au milieu du capharnaüm, il entendit très distinctement les cris de sa fille.

- Maman ! Maman !

Le sang de Ron ne fit qu'un tour.

- Rose, Rose, Hermione !

Il aperçut un attroupement dans une allée du parc. Un mauvais pressentiment l'étreignit quand il vit une silhouette allongée au sol.

En deux pas il fut près de la victime.

- Poussez vous ! Poussez vous !

Une petite fille rousse, à genoux, sa fille, secouait le bras de la dame allongée, sa femme.

- Non pas ça ! Dit il d'une voix brisée.

L'attroupement de curieux semblait se resserrer de seconde en seconde.

- Mais laissez la respirer !! Quelqu'un a appelé les secours ?

- Oui, ils ne vont pas tarder.

Ron tenta de relever un peu sa femme qui se crispa sous la douleur. Il passa un bras derrière son dos. Il sentit un liquide chaud et gluant sur sa main. Il la retira. Elle était tachée de sang.

- Hermione, mon amour. Ouvre les yeux. Je t'en prie mon amour.

Il sembla que la brune entendit la détresse dans la voix de son mari. Elle papillonna difficilement des yeux. Pour le rassurer, elle tenta un sourire qui se transforma en grimace de douleur.

- Ron…

- Chuuttt, Ne parle pas, ça va aller.

- Non Ron. Prends soin de Rose. Donne lui l'amour que je ne pourrais pas lui donner.

- Ne dit pas ça. Ca va aller. Les secours vont arriver. Ca va aller.

De nombreuses larmes roulaient sur ses joues.

- Rose, Rosie, ma chérie. Je t'aime mon ange. Soit une petite fille bien sage d'accord.

- Oui maman.

La fillette ne comprenait pas trop ce qu'il se passait.

- Maman ? T'as bobo ?

- Un peu mon ange. Mais ça va bientôt aller mieux. Je suis désolée. Tellement désolée.

Sa voix était de plus en plus faible.

- Ne nous quitte pas Mione. Reste avec nous. Murmurait Ron. Qui t'as fait ça, qui ? Qu'est ce qu'on va devenir sans toi ? Qu'est ce que je vais devenir sans toi ? Je t'aime mon amour. Je t'aime tellement. Tu seras la seule Mione je te le promet. Je t'aime.

Il embrassa doucement sa femme.

Hermione sourit et murmura.

- Co… collègue. Moi aussi je vous aime. Je suis désolée.

Elle tomba inconsciente.

Une ambulance arriva sur les lieux cinq minutes plus tard. Mais ils ne réussirent pas à la réanimer. Elle avait perdue trop de sang.

Hermione laissait derrière elle un rouquin en larme qui serrait dans ses bras une fillette aux cheveux de feu, elle aussi en larme.

Fin Flash Back.

Ron se sentait responsable de la mort de sa femme car il était tombé dans un piège. Il aurait du le savoir que c'était un piège.

En effet, il apprit que le groupe de mangemort arrêté cet après midi là, avait été engagé pour faire diversion, pendant qu'un autre malfrat se chargeait d'éliminer la fonctionnaire.

Le coup fatal lui fut porté quand il découvrit dans les affaires de sa défunte femme des lettres de menace. Il n'avait jamais aperçu la moindre inquiétude chez la brune. Ou tout du moins, il n'avait pas été capable de voir. Et il s'en voulait car en tant qu'aurore, il aurait du percevoir ce genre de chose.

Les menaces étaient on ne peux plus claires, elle devait arrêter ses recherches sinon, elle mourrait. Mais Hermione était têtue. Tant que ne touchait pas à sa famille, elle n'avait pas prit les menaces aux sérieux. Elle en paya le prix.

Quoi qu'il en soit, Ron démissionna quelques jours après que le soit disant meurtrier d'Hermione fût arrêté. Il se jugeait être un mauvais élément.

Il n'avait pas totalement coupé les ponts avec le monde sorcier. Il avait seulement décidé d'aller habiter dans le Londres moldu. Il voulait protéger Rose de ceux qui avaient tué sa femme même s'il étaient dorénavant peu nombreux en liberté.

Sa fille avait beaucoup souffert de la perte de sa mère.

Les cauchemars étaient très présent il y a encore de ça une quinzaine de jour. Il y avait eu une petite rechute, mais moins violente qu'avant il y a une semaine à peine. Ron ne se l'expliquait pas mais il en était soulagé.

Etrangement, lui aussi allait mieux depuis ce temps là. Peut être était ce lié à l'apparition de Blaise dans sa vie, dans leur vie.

- PAPA ! Papa ! Hurla Rose.

Ron paniqué accourut dans la chambre de sa fille.

A suivre.

Ca y est, le mystère sur la mort d'Hermione est résolut. Y'a de moins a moins de mystère à résoudre non ?

Quoi que d'après vous, quel cauchemar a pu réveiller Rose de la sorte ?

En fait, je me rends compte que je résous un mystère pour en mettre un autre. J'suis vraiment pas gentille ^^.

A+