Bonjour à toutes et tous si il y a.

D'abord un grand merci encore pour vos commentaires.

Surprise, je poste un peu plus tôt car ce weekend, je m'octroie une virée à New York et ce jusqu'à lundi, donc je ne vous ferrais pas attendre.

Dans ce chapitre, Draco est confronté à la St Jean Baptiste, fête nationale québécoise. C'est malade.

Bonne lecture

Chapitre 27

Draco avait transplané de sa petite maison bien douillette pour atterrir dans un des buissons qui parsemait les pleines d'Abraham.

Il en était très rapidement sorti. Les occupant du dit buisson ne se souviendraient pas de lui. Trop soules et trop occupés qu'ils étaient. Par contre, Draco, lui n'oubliera pas de si tôt ses images de débauche.

Mais le choc fut encore plus violent quand il se retourna en sortant du buisson.

Il voyait le toit du château. Mais, entre lui et le château, il y avait des milliers de personnes.

Et ce n'était pas un regroupement de moine Shaoline zen. Non non, c'était des jeunes et des moins jeunes, tous habité d'un esprit de fête hallucinant. C'était un peu comme si la population de Québec lâchait à ce moment là toutes les tensions accumulées en une année. Toutes les sortes de tensions d'ailleurs, il en avait eut la preuve plus tôt.

Du bleu, de blanc, partout partout partout.

Des rires, des cris, des hurlements.

Des gens sobres, très peu.

Des gens euphoriques, beaucoup.

Des gens heureux, passionnément.

Des gens fous, à la folie.

- Bonne St Jean !!!

- Joyeuse St Jean !!!

- Vive le Québec libre !!!

- Vive la St Jean Baptiste !!!

Le cœur de Draco battait la chamade. Il étouffait.

A gauche, à droite, du monde partout partout, partout.

Senteur de houblon, abondante.

Senteur d'herbe, étouffante.

Senteur humaine, écrasante.

Draco capotait bin raide. Mais qu'est ce qu'il faisait icit ? Qu'est ce qu'il se passait icit ?

Un drapeau bleu et blanc.

Un visage bleu et blanc.

Des gens bleu et blanc. Des stroumpf ?

Du bleu et du blanc, partout, partout, partout !!!

Draco était tétanisé, apeuré, déboussolé, effrayé, effaré.

En deux mots : pas rassuré.

Tout à coup, on l'enlaça. On lui fit la bise.

- Bonne St Jean !!!

Le contact le reconnecta sur le champ à la réalité.

Cependant, il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que la fille fendait déjà la foule à la recherche de nouvelles victimes à embrasser.

C'est quoi cette ville de fou pensa t'il.

D'un pas hésitant, il se mit en marche en direction du château. En direction de Harry.

Tremblant, il rentra dans la foule.

Il fut emporté au grès du courant que formait cette masse humaine.

Plusieurs fois, il dût ressortir de cette marée humaine. Il étouffait, paniquait.

Il y avait bien trop de monde. Bien trop de monde.

L'alcool coulait à flot, désinhibant les bonne mœurs. Certain avait l'alcool joyeux, mais d'autres l'avaient plutôt agressif. Dray priait pour ne pas rencontrer un de ces lurons là.

Il était aux aguets. Ses sens étaient en alerte. Il craignait de voir surgir au milieu de ce capharnaüm, des gens mal attentionné. Des gens de son passé. Cette peur était si profonde qu'il restait parfois planté au milieu du chemin, étudiant les alentours jusqu'à ce qu'il se fasse bousculer. Alors seulement, il repartait en essayant de passer inaperçu. Mais comment passé inaperçu au milieu d'une foule?

A chaque fois, il tentait de se reconnecter sur un seul objectif.

Harry, Harry, Harry.

Ce dernier avait intérêt à lui dire en face qu'il l'aimait. Draco serait prêt à faire un malheur dans le cas contraire. Il n'accepterait pas de se faire rejeter après être passé au travers de la folie québécoise. Enfin, s'il arrivait à passer au travers.

Le flot humain l'embarquait toujours par vague. Il n'avait pas le choix de suivre le courant. Il suffisait qu'il soit prit dans le courant inverse pour retourner à son point de départ. Il restait vigilant à tout ce qui l'entourait. Évitait de fixer qui que se soit de peur de devoir parler. Il craignait que ne se lise sur son visage tout ce qu'il avait du endurer dans le passé. Son masque d'impassibilité n'était plus tout à fait le même depuis. Il avait honte de ce qui lui était arrivé.

La mer humaine l'emmena vers des portes de fer et le laissa là. Passé ces portes, la pression était moins forte. Il y avait beaucoup plus d'espace libre entre les personnes. Il fut soulagé d'être sorti indemne du parc des champs de batailles. Certes, ce soir, la bataille était d'un autre genre qu'en 1759. Elle durera aussi plus longtemps que douze minutes. Toutefois elle avait quand même un point en commun. Il y avait bien trop d'alcool dans le sang.

Après avoir repéré où il se trouvait, il déambula dans la rue vers son objectif quand il pressa le pas. Un mauvais pressentiment lui étreignit le cœur. Harry était en danger.

Après avoir manqué renverser un enfant qui aurait du être au lit et qui n'avait surtout rien à faire ici surtout ce soir là.

Après avoir rencontré des tortues aux couleurs du Québec, quelques diables aux cornes lumineuses bleues, quelques vahinés au collier de fleur blanches et bleues, quelques bêtes rampantes et autre joyeuseté, il arriva au château.

Il rentra facilement dans le hall. On voyait bien qu'il n'était pas un de ces fêtards déluré. Directement, il se dirigea vers l'hôtesse d'accueil.

- Bonsoir Monsieur. Comment puis je vous aider?

- Bonsoir. Je cherche la chambre de Monsieur Potter.

- Un instant. Je suis désolée. Je n'ai aucune réservation à ce nom.

- Et à Harry ou Mick?

- Non, désolé.

- Mais vous me dites ça sans même recarder commença à s'énerver le châtain blond.

Il n'avait quand même pas risqué sa vie pour se faire rabrouer au premier abord.

- Monsieur calmez vous s'il vous plait.

- Il ne me plait pas. Est ce que deux hommes se sont présentés ici, il y a environ quatre ou cinq heures.

- Plus de deux d'ailleurs.

- un brun à lunette aux yeux verts émeraude avec un nid sur la tête. Il était accompagné d'un brun un peu plus grand. Le ton te Draco augmentait avec son impatience.

- Je vais voir ce sur je peux faire.

L'hôtesse partit de son comptoir. Draco était de plus en plus oppressé. Plus le temps passait, plus l'impression de danger imminent augmentait.

L'hôtesse revint accompagné d'une armoire à glace de six pieds, 300 livres, a vu d'œil.

- Un problème Monsieur?

- Oui. Je cherche un ami qui devait descendre ici. Il est en danger de mort.

- Ecoutez Monsieur. Vous avez trop bu. Et on à d'autres chats à fouetter que d'écouter vos sornettes.

- Mais puisque je vous dis qu'il est en danger!

- Ca suffit maintenant. Sortez ou je vous y aide.

- Ca va, ça va. C'est bon.

Draco se dirigea vers la sortie, puis fit demi tour.

- Excusez moi encore. Avez vous un restaurant?

- Oui. Vous suivez le couloir qui est ici à gauche. Et c'est au fond.

- Merci.

En aucun cas Dray avait envie de se rassasier. Il était bien trop stressé pour cela. Il voulait seulement visiter tranquillement les étages sans attirer trop l'attention de l'armoire à glace et surtout sans ressortir dans cette ville folle.

Il suivit les indications, mais voyant qu'on ne regardait pas exactement ce qu'il faisait, il s'arrêtait bien vite devant les ascenseurs.

Par où commencer? Il ne le savait pas trop. L'hôtel comportant 618 chambres. Ça revenait à chercher une griffe de chauve souris dans la forêt interdite.

Il monta au premier étage. Il prit son courage à deux mains et commença par frapper à la première porte.

Cette dernière s'ouvrit sur un énorme Monsieur. Il n'avait pas l'air commode au premier abord. Mais, le mythe du colosse bourru fut brisé quand il parla d'une voix un peu trop aiguë.

- Oui, c'est pourquoi?

Draco essaya de ne pas rire tellement il était surpris.

- Oh désolé, je me suis trompé de chambre.

- ça ne fait rien. Tachez seulement de vous souvenir de votre numéro de chambre la prochaine fois.

- Je n'y manquerais pas. Bonne nuit.

- A vous aussi jeune homme.

Deuxième porte. Une dame d'une quarantaine d'année, en guêpière, porte jarretelle et chemise de nui transparente lui ouvrit.

- Qu'est ce que je peux faire pour toi beau blond? Lui demanda t'elle en battant des cils dans une invitation très subjective.

- Désolé. Je me suis trompé de chambre.

Il courut presque jusqu'à l'autre bout de la tour pour échapper à la vampe.

Troisième porte. Il du baisser le regard sur un homme de petite taille à l'air plutôt renfrogné.

- Ca n'va pas de déranger les gens en pleine nuit?

Et il lui claqua la porte au nez.

Quatrième porte. Il tomba sur un chinois qui lui demanda de rester là.

En moins de temps qu'il n'en faut pour dire Quiddich, il se retrouva sous le flash d'un kodak avec une jeune femme accrochée à son bras toute dents dehors. Là encore, il n'eut pas le temps d'en placer une que le couple de paparazzi était déjà retourné dans la chambre.

Bon, ce n'était pas Harry.

Mais est ce que la ville de Québec rendait tout le monde fou. Ou bien était ce le château? Et il n'avait fait que quatre chambres.

Il appréhendait quasiment de frapper à la prochaine porte. Qu'allait il trouver derrière?

Il frappa à la cinquième porte. Il n'eut aucune réponse. Il réessaya. Toujours rien.

- Puis je vous aider Monsieur!

Il sursauta. Derrière lui se trouvait un garçon d'étage.

- Euh, Et bien... Oui. Je cherche un ami. Il est arrivé cet après midi.

- Connaissez vous son numéro de chambre?

- Je l'ai oublié.

- Allez le demander à l'accueil.

- Et bien, pour être honnête, son nom n'est pas marqué dans le registre. Et il m'a certifié qu'il serait ici.

- Avez vous essayé à l'accueil des sorciers?

- Pardon! Mais comment savez vous que...

- Je reconnais un confrère qu'en j'en vois un.

- Et ou se trouve cette accueil?

- Vous reprenez les ascenseurs jusqu'au réez de chaussée. Vous allez à droite et encore a droite dans les escaliers. Ceux ci vous mèneront directement au comptoir d'accueil. Vous ne pouvez pas le manquer.

- Merci beaucoup.

Draco repartit presque en courant. Il allait retrouver Harry.

Il appela l'ascenseur. Évidement, ce dernier était au dernier étage. Et comme par hasard, il s'arrêtait au treizième, dixième, neuvième, septième et troisième étage. Il s'engouffra dans la boite a peine les portes ouvertes.

Il n'y avait personne dans la cabine.

En revanche, à la sortie, il devait jouer des coudes pour sortir alors qu'une équipe de joyeux fêtard rentrait dans la cage d'ascenseur.

Il tourna à gauche mais se rendit vite compte qu'il allait vers la sortie. Il revint sur ces pas et se retrouva avec deux escaliers. Un à gauche et l'autre à droite.

C'était lequel déjà qu'il devait prendre?

Il devenait fou. Il ne savait plus trop ou il en était. La seule chose qu'il avait en tête était voir Harry. De ce fait, il avait un peu oublié ce que lui avait dit le garçon d'étage.

Il prit l'escalier de gauche. Il tomba sur un couloir sombre que quelques toiles d'araignée décoraient. Peu de moldu se serait aventuré ici. Une toile d'illusions parfaire.

Il remonta les marches quatre a quatre et prit les escaliers de droite qu'il manqua de descendre sur les fesses.

Devant lui, il y avait bien hall d'accueil semblable à celui des moldus mais des papiers volaient dans différents tubes. Sûrement les demandes spéciales des clients.

Tout essoufflé qu'il était, il se précipita au comptoir, sautant presque sur la pauvre jeune femme aux cheveux étranges qui tiraient sur le vert par endroit.

- Je cherche Harry Potter

- Oui, bien, je vais regardesi nous avons ce nom là parmi nos clients. ... Désolé Monsieur, nous n'avons pas de Harry Potter.

- Mick je sais pas quoi alors.

Elle reparcourut son registre.

- Non, pas de Mick. Vous ne connaissez pas son nom de famille?

- Non. Mais, vous êtes sûre que vous n'avez pas vu passer Harry Potter. Le Harry Potter d'Angleterre. Celui qui a sauvé le monde sorcier.

- Je ne vois pas de qui vous voulez parler. Mais je vais vous chercher quelqu'un.

- S'il vous plait mademoiselle n'appelez pas la sécurité. C'est vraiment important que je le retrouve.

- Mais je n'avais pas l'intention d'appeler la sécurité. Je suis tout à fait capable de me défendre seule le cas échéant. Je vais vous chercher un de mes collègues anglais. Il pourra peut être vous aider.

Draco pâlit considérablement. Un sorcier anglais. Il allait rencontrer un sorcier anglais. Peut être un de ses bourreaux.

Non, non, non. Il ne devait pas rester là alors que la potion perdait peu à peu de son efficacité. Ce n'était plus qu'une question d'heure voir de minute si il continuait à s'agiter. Son métabolisme étant à pleine capacité lorsqu'il était en activité, il intégrait plus facilement les résidus de la concoction.

Il ne devait donc pas reste là sous peine d'être reconnu.

A peine eut il fait demi tour:

- Monsieur?

A suivre

Alors, la St Jean, ça vous tente ? C'est vraiment malade quand on y est.

Pas de Harry pour cette fois. J'suis encore méchante^^

Promis, il s'en vient. Patience.

A votre avis, le sorcier anglais, ami ou ennemi ?

Bon weekend

A+