Bonjour à toutes.

Merci pour votre soutient régulier.

Alors tout d'abord réponse à la devinette de la semaine passée trouvée par deux d'entre vous : Kallista et Galouca. Vous êtes aussi tordue que moi ^^

Donc, que signifiait : "Pour Dr Lawrence. L'eau des peines y ssssont dans le flacon".

Je m'excuse avant de vous donner la réponse. Je devait être fatiguée en écrivant ça.

Alors, la réponse : « Pour Dr Lawrence. L'eau des pénis sont dans le flacon ». Sorry.

Sinon, cette semaine, course dans le château pour notre Draco.

Bonne lecture.

Chapitre 31

- Monsieur?

Draco se figea net. Il connaissait cette voix. Ça faisait cinq ans qu'il ne l'avait pas entendu mais ce ton lent et posé ne pouvait appartenir qu'à un serpentard.

- Nott?

- Oui. Est ce que je vous connais?

- Draco Black.

- Black?

- Draco Mal... Malfoy.

- Malfoy?

- Tu comptes répéter ainsi tous mes noms de famille?

- Wow! Un Malfoy qui veut faire de l'humour. Ça décape.

- Très drôle. Mais je préfèrerais que tu m'appelles Black. La digne lignée de mon père s'est éteinte avec lui et son maître. Cracha le serpentard.

- Si tu veux. Mais qu'est ce que tu as fais à ton visage? Il est tout boursoufflé. Tu as fait de la chirurgie esthétique? Demanda suspicieusement le serpentard qui avait du mal à identifier le Prince des serpentards.

- De la quoi?

- Pour ton visage?

- Ah ça! C'est une potion de camouflage.

- Ah ouai? Tu voulais ressembler à un rongeur? On dirait que tu as avalé un hamster.

- Pardon!

- Bin c'est vrai quoi. Le Draco Malfoy d'avant n'avait pas de si grosse joues. Il était même squelettique. Alors Monsieur, laissez moi douté.

- Nott, t'es vraiment drôle.

- Je sais, on me le dit souvent. Donc, pourquoi le vrai Draco Malfoy...

- Black.

- Black voudrait il se cacher?

- Pour ne pas être reconnu mardis. Et toi, tu travailles ici? Depuis quand?

- Je suis le sous directeur de la partie sorcière depuis deux ans maintenant.

- Wow. Pas mal!

- Et toi, qu'est ce que tu deviens?

- Je suis décorateur via le net.

- Sérieux! Tu sais utiliser cet outil que les moldus ont inventé?

- Bien sur que je sais m'en servir! Ça fait quand même quatre ans que j'ai monté mon commerce. Pour qui me prends tu?

- Je ne sais pas. Mais sûrement pas pour un Malfoy. Pardon, un Black.

- Laisses tomber. Dis moi plutôt si tu as vu Potter!

- Potter!? Le Harry Potter?

- Hn!

- Et qu'est ce que tu lui veux?

- Ca va te sembler étrange, mais il est en danger. Il faut l'aider.

- Attendez! Attendez! Si je comprends bien, Draco Malfoy, pardon, Black, ex- Prince des Serpentard veut sauver Harry Potter. Le Harry Potter. Parce qu'on parle bien du Harry Potter qui a vaincu Tu-sais-qui?

- Oui, on parle de celui la même.

- Monsieur, je ne sais pas qui vous êtes, mais vous n'êtes certainement pas Draco Malfoy.

- Black.

- Peu importe. Le Draco que je connais n'irait jamais aider Potter.

- Les choses peuvent changer. Je vis du côté Moldu. Je travail avec des outils inventés par les moldus.

- Preuves supplémentaires. Le Draco de Poudlard ne pouvait pas encadrer les moldus.

- Par Salazar Nott! Tu veux quoi comme preuve?

Je n'ai pas le temps de passer un test de vérité. J'ai déjà perdu assez de temps comme ça. Il m'a fallu passer au travers d'une foule complètement étrange pour arriver jusqu'au château.

Ensuite, j'ai manqué me faire mettre à la porte de l'hôtel. Puis, j'ai rencontré des gens complètement fou. Et pour finir, je tombe sur un crétin de sous directeur qui, au lieu de m'aider à retrouver l'homme que j'aime me fait perdre un temps précieux. Là, je suis certain que tu es en train de te dire "il est gay?" Oui. Et tu dois aussi penser que le Draco Malfoy d'il y a cinq ans n'aurait jamais perdu son sang froid. Mais merde! Le Draco d'avant n'existe plus. Tu comprends, il... n'existe... plus.

Sur ce, Draco craqua. Il y avait trop de tension accumulée depuis qu'il avait transplané sur les plaines d'Abraham. Théodore quant à lui était abasourdi. Est ce qu'il avait bien entendu celui qui se disait être Draco Malfoy dire qu'il aimait Harry Potter?

Il regarda le jeune homme qui s'était effondrée dans un fauteuil du hall. Il n'y avait pas de doute, il était désespéré.

Theo avait envi de penser qu'il avait bien son vieil ami en face de lui. Il n'était plus en contact avec aucun de ses anciens amis d'école, si ce n'est Pansy puisque c'était sa femme. Malgré les incohérences du récit du jeune homme blond qu'il avait en face de lui, il avait envi de lui faire confiance. C'est vrai qu'en cinq ans les gens changent. En y regardant de plus prêt, il constatait que c'était la même blondeur, les mêmes yeux gris.

La potion de camouflage perdait de son efficacité. Seuls quelques gonflements au niveau des joues attestaient de ses effets

- Excusez moi Monsieur.

- Mais non d'une baguette! C'est moi, Draco. Dit le blond d'un ton las.

- Mh. Comment sais tu que Potter est ici?

- Il me l'a dit dans une lettre. J'ai été voir a la réception moldu et on m'a envoyé ici. J'espérais qu'on pourrait m'indiquer s'ils étaient venus ici.

- Ils?

- Ouai. Harry est parti avec un certain Mick. Un collègue à lui qui est venu le chercher pour le ramener à Londres. Mais il est louche ce gars. Je sens que Harry est en danger. Dis, tu vas m'aider?

Nott n'eut d'autre choix que d'acquiescer. Draco semblait tellement perdu à cet instant.

- A quel nom ont ils réservé?

- Je ne sais pas.

- Est ce qu'il n'aurait pas laissé un indice dans sa lettre?

- Non. Il y a seulement une écriture étrange qui coupe la lettre à certain moment. Draco se mît à lire ces mots.

Inconsciemment il en fit un poème.

Nott lui demanda s'il pouvait voir la lettre. Draco accepta.

- Eve!

- Oui Monsieur? Demanda la petite hôtesse d'accueil.

- Pourrais tu me donner le registre s'il te plait.

- Bien sûr.

Theo parcourut les noms des clients de l'hôtel. Il tiqua sur un nom en particulier. Draco qui avait vu le léger changement de face de son ami demanda avec espoir.

- Tu as trouvé quelque chose?

- Je ne sais pas. Le chiffre 1660 de la lettre pourrait être un numéro de chambre. Et si je regarde sur le registre il y a bien quelqu'un. Réservation pour deux personne au nom de...

- De qui? De qui?

- Draco, je ne suis pas certain...

- Qu'est ce qu'il y a? Qui est ce?

- Un M. Jedusor.

Ni une ni deux, Draco remonta les escaliers. Il n'avait plus aucun doute. Harry était en danger de mort.

Dans les corridors, il pleure. Seul le bruit de ses pas étouffés par la moquette se font entendre. Il n'a nulle direction. L'hôtel est grand avec ses dix sept étages pour sa parte la plus haute.

Se rendant compte qu'il ne savait pas où aller, il redescendit à l'accueil.

- Elle est où cette chambre?

- Attends, c'est peut être juste une coïncidence. Il n'était pas le seul à s'appeler Jedussor.

- Crois moi, ce n'est pas une coïncidence. Harry + coïncidence, ce n'est pas une bonne équation. Il est en danger et un mangemort veut le tuer. Donc tu me dis où est cette foutue chambre 1660.

- Mais ils ne sont pas encore arrivés.

- Dis moi seulement où il faut que j'aille.

- Tu remontes à l'étage. Tu prends les petits assener à ta droite jusqu'au cinquième. Tu prendras à gauche jusqu'au fond du couloir. A ta gauche, il y a de nouveaux assener. Tu les prends jusqu'au seizième étage. Là, encore a gauche, c'est la dernière suite du corridor.

Mais il n'y aura personne.

- Donne moi la clé.

- Je ne peux...

- Donne moi la clé par Salazar! Je me fiche que tu puisses où non. Tu veux avoir un meurtre sur les bras?

Draco sembla avoir trouvé le bon argument. Theo lui tendit le passe de la chambre 1660.

Sans attendre une seconde de plus, le Serpentard s'élança à l'assaut des étages.

Cette fois, il avait bien suivit les instructions. Il avait pris à droite où à gauche comme indiqué.

Il arriva assez rapidement à la chambre. Il ne prit pas le temps de frapper et ingérât la clé.

Il ouvrit la porte. Il rentra dans la pièce et ne trouva rien d'autre que du vide. Le lit était fait, les rideaux ouverts, la salle de bain éteinte. Mais aucune âme qui vive. Aucune trace d'un quelconque occupant. Rien, nicht, nothing, nada.

Il ne s'enfonça pas plus dans la suite qui contenait deux grands lits. Une table de chevet commune avec une crosse lampe dessus. En face des lits se trouvait un meuble de télé en bois massif ainsi qu'une table du même bois au dessus de laquelle trônait un grand miroir. Deux fauteuils à l'air confortable tenaient dans un coin de la pièce.

Doucement, il referma la porte qui donnait sur ce vide qu'il voulait effacer. Une chape de plomb lui tomba sur les épaules. C'était finit. Jamais il ne retrouverait Harry.

Il s'adossa à la porte. Dans le couloir à la tapisserie beige serti de lignes dorées, il se laissa glisser le long du panneau de bois.

Des sanglots secouèrent ses épaules.

Sa tête reposait sur ses genoux qu'il retenait fermement contre sa poitrine. Il ne pût retenir aucunes des larmes qui dévalaient ses joues.

Il se mît à fredonner les paroles d'une chanson qui lui sembla propice à ce moment. Il chantait cet air comme s'il l'avait toujours connu.

Il chante mais il pleure

L'amour qui n'est plus

Il chante sa peur

L'amant disparu.

Tout à coup, la porte contre laquelle il était adossé s'ouvrit le faisant s'effondrer au sol. Un rire raisonna dans la chambre. De surprise, il arrêta de pleurer.

Il ne comprenait rien. Comment pouvait on rire de quelqu'un en pleur. Et n'y avait il personne dans la chambre quelques minutes plus tôt?

Doucement, il se releva.

Il regarda dans la chambre. Elle restait vide. La porte se referma derrière lui, le retenant prisonnier dans la salle.

Un courant d'air le frôla lui faisant descendre un frisson tout le long de la colonne vertébrale.

- Y'a quelqu'un? Demanda t'il pas trop rassuré.

- Un rire lui répondit de nouveau.

- Qui êtes vous? Que me voulez vous?

- T'aider. Lui répondit une voix grave mais douce.

- Où êtes vous?

- Derrière toi. Rigola de nouveau l'inconnu.

Draco se retourna vers le fauteuil.

Dans ce dernier flottait un corps laiteux. La stupeur cloua Draco sur place. Il voulait parler mais en était bien incapable. Ce n'était pas une légende. Tous les châteaux sont hantés.

Il détailla le fantôme qu'il y avait devant lui.

Ce dernier faisait surement partis de la bourgeoisie de son époque. Il devait porter des habits du 17e ou 18e siècle.

Pour commencer par la tête, il portait un chapeau en feutre noir à trois gouttières orné de plume qui couvrait une perruque à bourse.

Il portait une chemise de fine toile blanche. Cette dernière est ornée de manchettes et d'un jabot qui est un ornement de dentelle cousu autour de l'ouverture de la chemise et qui s'étale sur la poitrine. Par dessus, une veste bleue à manche habille l'homme. Une troisième couche est rajoutée. Il s'agit d'un justaucorps bleu également. Ce dernier est très ample au niveau de la taille et descend jusqu'à mi-jambe. Il est garni de riche broderie et de galon. Sur le coté, l'habit est fendu.

Pour le bas, la culotte était de rigueur à l'époque. Cette dernière de couleur brune descend jusqu'aux genoux. Des bas de couleur bleue montent plus haut que les genoux de l'homme et rentrent sous la culotte.

L'apparition était chaussée de souliers noir à bout carré et à léger talon en bois. Ces derniers semblaient s'attacher avec des boucles de métal.

Pour parfaire le tout, le fantôme tenait fermement de ses mains gantées une canne.

Le sourire que lui adressa le fantôme quand Draco eut finit son inspection le ramena à la réalité.

- Qui êtes vous ?

- Bien le bonsoir mon jeune ami Black. Je me présente, je suis le chevalier Pierre St-Amand.

- Co… Comment connaissez vous mon nom ?

- Et bien, je vous guette depuis que vous avez déclaré les mots de la complainte.

- Quels mots ?

- Ceux de la correspondance de votre ami.

- Mais ce n'est pas moi.

- Probablement. Toutefois, votre élocution m'a éveillé. Je vous ai donc veillé afin de connaître la raison de l'utilisation de ces mots par vous.

- Que me voulez vous vraiment. Demanda Draco qui se méfiait de cette apparition à la parlure étrange.

- Je satisfais votre invocation.

- Mais je ne vous ai jamais appelé !

Le fantôme entonna de nouveau la mélodie qu'avait chantée un peu plus tôt le serpentard.

Il chante mais il pleure

L'amour qui n'est plus

Il chante sa peur

L'amant disparu.

- Cet air qui n'est que la rengaine m'a libéré du temps. Expliqua le chevalier. Naguère, dès 1893 je tourmentais ces lieux. Cette ballade qu'une jeune damoiselle a composée en 1993 alors qu'elle déplorait son amant disparut mon rendu ma liberté. Je suis apaisé désormais. Cette satire vous est assurément venue spontanément de part votre affliction. Néanmoins, elle a suscité ma venue ayant pour dessein de vous secourir.

- A quoi bon. Il est trop tard. Harry devait être ici. Dans cette chambre. Mais il n'y est pas. Je ne pourrais pas le retrouver avant que Jedusor lui fasse du mal. Ou le chercher ?

- Voyons mon cher. Vous sembler omettre le fait que je suis être désincarné. J'ai connaissance de tout ce qui se passe dans ces remparts.

Votre ami est encore allègre et de bonne constitution pourtant il ne se trouve pas dans de très bonne condition au château Saint-Louis.

- Vraiment ! Mais qu'est ce qu'on attend pour y aller ?

A suivre.

Il faut que je vous avoue que parler le fantôme, ce n'est pas un exercice facile. J'ai mis deux heure à écrire son parlé. J'espère que ça rend quelque chose de pas trop pire.

Ah oui, il faut aussi que je vous dise qu'il n'y a pas de chambre 1660 au château. Je suis allée vérifiée. Ca s'arrête à 1620. J'ai été très déçu quand j'ai vu ça.

En même temps, on a du me prendre pour une folle quand je me suis renseigné sur ce fantôme ( J'avais lu des choses sur lui dans un livre). Car oui oui, j'ai demandé à des personnes du château s'ils connaissaient cet esprit. Imaginez un peu quelqu'un qui vient vous voir et vous demande des renseignements sur un fantôme.

Heureusement que je ne suis pas restée trop longtemps sinon, c'était la camisole assurée ^^

Bon allez bonne semaine à toutes et tous.

Bisouxxx

A+