Bonsoir tout le monde !

Hey, vous vous rendez compte, on est samedi et je poste ! Hmm … C'est pas étonnant ? Et bien si ... A vrai dire, j'ai bien faillit ne pas réussir à le finir, et cet après-midi je me demandais s'il ne valait pas mieux que je le continue cette semaine …

Mais bon, il est là, en ligne ! Il est plus court, par contre. Désolée … Je vous promets de faire mieux au prochain chapitre !

Maelys : Ah, ça me fait plaisir que tu me dises qu'elle devient humaine. Je ne voulais pas qu'elle paraisse trop … Irréelle. Merci !

Grande Troll : Clara est gentille, c'est juste qu'elle ne l'est pas assez pour pardonner directement. Mais tout est bien qui finit bien … En tout cas, merci d'apprécier !

Flamel : Merciii beaucoup d'apprécier autant, ça fait plaisir !

Tinn-Tamm : Ah oui, « Parfois les Serdaigle … » !! J'adore cette fic ! C'est une de mes préférées. Remus est vraiment bien décrit là-dedans ! Et la fic de Padfoot, « Parfois, les Gryffondor aussi ont peur » est vraiment bien aussi ! Si tu ne l'as pas encore lue je te la conseille ! ;)

M-A : Noooon, Clara et Sirius c'est fini … Ils étaient trop pareils pour que ça colle, un jour ou l'autre ça aurait fini par péter. Mais bon … J'espère que la suite t'iras quand même, même si ce n'est plus un Sirius-Clara !

Avant de vous laisser lire, juste un mot : MERCI ! Vos reviews me font toujours autant plaisir !

Chapitre 14 : Nouveautés

Il y a des jours où se dit qu'on aurait jamais du naître, pour s'éviter des souffrances inutiles. Et d'autres où on se sens bien, où on a l'impression que tout va pour le mieux et que rien ne peux nous arriver.

Remus venait de passer du premier cas au deuxième sans même s'en rendre compte. Une seconde plus tôt, il faisait face à Clara en espérant qu'elle ne se remettrait pas à le couvrir de reproches comme elle aimait si bien le faire ces derniers temps … Et voilà qu'elle lui avait presque sauté dessus pour le serrer dans ses bras. Il n'avait pas vu le moment où elle avait soudain changé d'avis, il ne savait pas lequel des mots qu'il avait prononcé l'avait enfin convaincue, mais il lui semblait qu'elle avait enfin décidé de lui faire confiance.

Il avait vraiment cru qu'il l'avait perdue, à un moment. Avant qu'elle ne s'éloigne de lui et qu'elle l'évite comme la peste, il ne s'était pas rendu compte à quel point il tenait à elle. Et il n'était pas sûr qu'elle le sache non plus … Ou peut-être que si, justement. Et c'était peut-être pour ça qu'elle lui avait pardonné. Il avait eu du mal à lui parler franchement, mais cela avait eu l'effet escompté, et même plus.

Mais il ne craignait plus de la perdre. Il n'y pensait plus. Il avait fait des erreurs, mais il avait réussi tant bien que mal à les réparer … Du moins, il l'espérait. Mais elle était la seule fille à qui il parlait aussi franchement, la seule qui avait des problèmes qui soient aussi désespérants que les siens, et il ne pensait pas retrouver quelqu'un comme elle ailleurs. Dorénavant, il essayerait de ne plus créer de situation critique comme celle dont ils venaient de se sortir.

- Ca veut dire que tu ne m'en veux plus ? Demanda-t-il au bout d'un moment.

Clara était toujours dans ses bras, il ne savait plus trop quoi faire. Là aussi, elle était la seule fille qu'il ait prit dans ses bras comme ça. Ca devenait gênant … Elle l'avait prit dans ses bras par pure amitié, mais il ne pouvait s'empêcher de voir plus loin.

- Fais toi-même la traduction ! Répliqua-t-elle.

- Je ne suis pas très doué pour le langage du corps, vois-tu …

- Faudra que je te donne quelques leçons alors … Fit-elle avec un petit rire.

Il eut un petit rire nerveux. Il ne savait pas ce que cette phrase donnait en français, mais en anglais c'était généralement un genre d'invitation aux relations plus qu'amicales. Et elle ne devait pas le savoir … Il fit donc comme s'il n'y avait aucun sous-entendu derrière ces paroles. Il n'y en avait d'ailleurs sans doute pas, c'est lui qui se faisait des idées, c'est tout …

- Tu m'as fait peur, n'empêche !

Encore une surprise. Pas du même genre. Il la regarda se rasseoir sur sa chaise à elle et le fixer, une petite moue sur les lèvres. Il secoua la tête et soupira. Il savait bien qu'il lui avait fait peur, mais ce n'était pas prévu au programme.

- Désolé … Mais quelle idée de te pointer à l'infirmerie juste ce jour là ! Et de venir me voir, en plus …

- Et que je meure ignorante ? Au moins, j'ai pu apprendre ce que tu me cachais. C'était pas agréable et j'aurais préféré l'apprendre autrement, mais bon, tu semblais pas décidé …

Ca n'allait pas recommencer ! Il n'avait pas envie que leur dispute reprenne.

- Je te l'aurais dit … Mais pas tout de suite.

Elle eut un sourire qui le rassura légèrement : elle ne semblait pas prête à lui déclarer la guerre à nouveau.

- Je sais, fit-elle d'un ton radouci. Enfin, j'espère …

Lui-même ne savait pas trop. Jusqu'à samedi, il n'avait jamais eu l'intention de lui dévoiler quoi que ce soit. Cela lui faisait bien trop peur. Mais les événements avaient légèrement chamboulés la donne … Maintenant, savoir s'il lui aurait dit, à un moment ou à un autre, c'était impossible. Il préférait d'ailleurs ne pas y penser.

- Tu n'étais pas venue à l'infirmerie pour me voir, si ? Demanda-t-il.

Une ombre passa devant les yeux de Clara et son visage perdit légèrement de ses couleurs.

- Je ne savais même pas que tu y serais, répondit-elle finalement.

Ca, il s'en doutait. Mais pourquoi était-elle descendue, dans ce cas ? Est-ce qu'elle avait été malade ? Il resta silencieux, attendant qu'elle se confie d'elle-même.

- Je voulais prendre une potion de Sommeil, parce que j'avais peur … J'avais peur de voir Joram dans mes rêves.

Joram. Remus l'avait complètement oublié, celui-là. Mais il n'était décidemment jamais loin d'eux … A croire qu'ils ne pourraient jamais avoir une conversation qui ne tourne pas autour de lui.

- Tu as reçu une autre lettre de lui, n'est-ce pas ? Demanda-t-il doucement, tout en sachant la réponse.

Elle hocha la tête. Elle ressemblait à nouveau à une petite fille sans défense, prête à baisser les armes et à tout laisser tomber. Qu'est-ce que Joram avait bien pu lui dire, cette fois, pour qu'elle soit démoralisée à ce point ? Et surtout … Pour qu'elle ait fait un lien avec lui ? S'il se souvenait bien … Il n'avait pas tout comprit de ce qu'elle avait dit, dans la Salle sur Demande et à la tour d'Astronomie. Comme si elle se reprochait quelque chose … Et ce quelque chose avait peut-être un lien avec Joram. Mais quoi ?

Clara resta silencieuse un bon moment, comme si elle hésitait à lui raconter ce qu'il y avait dans la lettre. Finalement, elle se mit à parler, d'une voix un peu tremblante.

- Je pensais vraiment que je pourrais faire face, cette fois. Je ne pensais pas qu'il … Qu'il irait aussi loin. Je pensais qu'il me répéterais juste ses menaces, comme d'habitudes ! Mais il m'a dit que cette fois … Cette fois, il ferait tout pour me faire souffrir, et qu'il était prêt à tout … Même à … A s'en prendre à vous …

Elle le regardait avec le même air horrifié que ces derniers jours, et il comprit enfin. Ce n'était pas du loup-garou qu'elle avait eu peur, mais de ce que Joram avait pu lui faire. Et elle se pensait coupable de ses blessures.

Et maintenant, c'est lui qui se sentait coupable. Voilà pourquoi elle s'était sentie si mal. Voilà pourquoi elle ne voulait même plus le regarder en face. Voilà pourquoi elle avait voulu partir ! Parce qu'elle pensait que Joram s'en était prit à lui. A cause de ses mensonges, elle avait eu la peur de sa vie. Seulement à cause de lui. N'était-il pas le plus grand des égoïstes ?

Il regardait Clara sans rien dire, horrifié. Tout ce qu'il lui avait dit, comme quoi elle ne pensait qu'à elle et qu'elle ne pouvait pas comprendre … Il avait vraiment dit des choses pareilles ? Alors que tout ce temps elle avait cru qu'il souffrait par sa faute ? Il l'avait accablée de reproches alors que le seul fautif, c'était lui !

Clara enfouit son visage entre ses mains et poussa un long soupir. Remus se serait presque cru revenu au point de départ … Quelque chose clochait sérieusement ! Ils étaient censés s'être réconciliés !

- Je suis désolée … Gémit-elle.

Une nouvelle fois, il se rendit compte de sa bêtise. Elle avait du penser qu'il lui en voulait, que Joram les menacent eux aussi. Mais ce n'était pas ça du tout. Pourquoi est-ce qu'ils arrivaient toujours à des quiproquos ? Ca devenait franchement désagréable !

- C'est moi qui suis désolé. J'ai été vraiment idiot … J'avais pas comprit ta réaction, mais en fait … A ta place, j'aurais fait pareil.

Elle perdit un peu de son air terrifié, mais elle semblait quand même loin de la jeune fille qui lui avait sauté dans les bras quelques minutes plus tôt.

- Je pensais … Je pensais vraiment que Joram s'était attaqué à toi … Toute la nuit, j'avais pensé à ça ! Toute la nuit je m'étais imaginé ce que Joram pouvait vous faire ! Au début, je pensais qu'il n'était pas capable de venir jusqu'ici, que ce n'étaient que des paroles en l'air, mais … Mais je me suis laissée convaincre, et quand je t'ai vu … Quand je t'ai vu …

Remus la voyait s'enfoncer de plus en plus dans sa douleur, et il avait l'impression qu'elle allait se casser en mille morceaux. La seule fois où il l'avait vue aussi désespérée, il n'avait rien fait pour la consoler, au contraire. Cette fois, le malentendu était dissipé, et il fallait qu'il réagisse.

Il se leva, et prit la jeune fille dans ses bras. Pour la deuxième fois en dix minutes, elle était blottie contre lui, mais cette fois elle ne s'y était pas mise elle-même, et il ne se sentait pas euphorique. Elle ne le serrait plus avec force, mais se laissait aller contre lui, frissonnante.

- Ce n'était pas Joram. Je ne l'ai jamais rencontré et je ne le rencontrerais jamais, je te le promets. Il ne peux rien me faire. Je suis vraiment désolé que tu ai pu penser une chose pareille, mais je ne pensais pas que te … mentir nous emmènerais à ça. Je te jure que si j'avais su, tu aurais été mise au courant dès le début, même si je devais perdre ton amitié.

- J'ai eu tellement peur … Tu ne peux pas imaginer ce que ça fait de penser que … Que quelqu'un que tu … Que tu aimes beaucoup … Se retrouve dans un lit d'hôpital, par ta faute … Je m'en suis tellement voulue …

Il ne pouvait pas savoir, en effet, mais c'était une pensée qui le hantait toutes les nuits depuis bientôt dix ans. Et il espérait que jamais il n'aurait à se rendre coupable de la mort de quelqu'un. Et surtout pas de ses amis. Il se rendait déjà malade d'avoir blessé Sirius, à la dernière pleine lune …

- Ce n'était pas de ta faute. Arrête de penser à ça …

Elle poussa un soupir étouffé. La tête posé contre son torse, elle ferma les yeux un instant, et ses épaules s'affaissèrent légèrement.

- Mais s'il venait réellement en Angleterre ? Il en serait capable, dit-elle finalement d'une voix lasse. Et il a dit qu'il n'était pas tout seul, que d'autres prendraient le relais si jamais il allait en prison. Et il a dit qu'il savait qui étaient mes amis ! Comment est-ce qu'il peut le savoir ? Je n'en ai jamais parlé à personne ! Même pas à mon petit frère ! Tu crois qu'il pourrait réellement … Essayer de vous tuer ?

Elle avait prononcé ces derniers mots avec effroi, comme si le seul fait de les dire pouvait leur porter malheur.

- C'est à toi de me le dire, je ne connais de lui que ce que tu m'as raconté. Et franchement … Il a l'air assez taré, mais de là à venir nous tuer, nous ! Il disait ça juste pour te faire peur, comme pour ton petit frère. Il ne sait pas qui nous sommes, il espérait juste que tu serais assez effrayée pour rentrer … Et ça a faillit marcher à cause de moi, ajouta-t-il amèrement.

Elle se recula d'un pas et le regarda avec un sourire amer.

- Ca a failli marcher parce que j'ai donné du poids à ses paroles. Si j'avais réfléchi un peu plus, j'aurais pensé toute seule qu'il n'en était pas capable, j'aurais passé une nuit bien tranquille, je ne serais pas descendue à l'infirmerie et rien ne se serait passée. Dans l'histoire, l'idiote, c'est moi. Mais … Quand même … S'il venait ici … Je ne sais vraiment pas ce que je ferais !

- La première chose à faire serait d'aller en parler à Dumbledore. Il ne laissera jamais Joram nous approcher.

Elle hocha la tête, pensive.

- Il a dit que Dumbledore ne serait pas toujours là pour nous protéger. Mais tant qu'on reste dans le château, on reste sous sa protection.

- Même en dehors du château. Si tu penses à Pré-au-Lard … Si Dumbledore ne nous laisses pas y aller n'importe quand, c'est bien parce qu'il ne peut pas nous y surveiller tout les week-end.

Encore un mensonge ? Pas vraiment … Mais quand il allait à Pré-au-Lard, avec les Maraudeurs, c'était la plupart du temps en dehors des sorties officielles. Jusqu'à maintenant, la seule menace qui planait sur leur tête, c'était de se faire prendre et d'écoper d'une retenue. Pas vraiment effrayant, quand on prenait en compte le nombre phénoménal de retenues qu'ils avaient déjà eu, ensemble ou séparément. Mais la question était : est-ce qu'il allait prendre en compte les menaces de Joram ? Il n'arrivait pas à croire que le tueur de service puisse brusquement faire des milliers de kilomètres pour tuer une poignée de collégiens. Il ne l'avait jamais rencontré, et malgré ce que lui avait dit Clara, il ne pensait pas que Joram mettrait ses menaces à exécution. D'accord, ce type était un vrai psychopathe, dangereux sans aucun doute, mais quand même …

Et puis l'idée de mettre fin à leurs sorties lui répugnait légèrement. D'une part parce que c'était un pur bonheur de se balader avec ses amis dans les rues de Pré-Au-Lard sans avoir une foule d'élèves autour de soi, et d'autre part … Parce que ne plus y aller signifiait expliquer à James et à Sirius ses raisons. Et cela impliquait aussi leur dévoiler tout ce que Clara lui avait confié. Et il en était hors de question. Même à ses meilleurs amis. Si elle voulait le leur dire, qu'elle leur dise. Mais il ferait honneur à sa confiance, pour une fois.

- J'espère que tu as raison … Finit-elle par dire sur un ton résigné.

- Je te donne seulement mon avis … Reste sur tes gardes, et ne va pas te balader dans les rues de Londres toute seule, mais ici ? Tu ne risques rien, je pense. Et Joram finira bien par se lasser, quand il verra que tu ne réagis pas à ses menaces. Il ne va pas attendre cent sept ans que tu te ramènes en France. Un jour ou l'autre, il passera à autre chose, si les Aurors ne l'ont pas attrapé d'ici là. Et pour ça aussi … Dans quelques temps, il finira bien par atterrir à Azkaban, ou à l'équivalent français.

Elle eut un sourire méchant et hocha la tête.

- Ce serait la meilleure chose qui pourrait arriver.

Quand Remus retourna dans la salle commune avec Clara, peu de temps après, il se sentait bien plus heureux que quand il l'avait quittée. Il était parti retrouver Clara sous les menaces de Sirius, et finalement ça n'avait pas été une si mauvaise chose. Il avait apprit la vérité à Clara, elle lui avait enfin expliqué la raison de son comportement étrange de ces derniers jours, et surtout, ils s'étaient réconciliés.

Ils rejoignirent les Maraudeurs, qui étaient assis comme à leur habitude dans les meilleurs fauteuils de la salle. Comme par hasard, il restait juste une causeuse libre près d'eux. Remus et Clara y prirent place sous les regards satisfaits de James et de Sirius. Ces deux là devaient se féliciter de ce qu'ils avaient fait … Et ils n'avaient pas fait pas grand chose. Mais ça devait leur suffire pour être contents.

- Si c'est pas mignon … Commença James après qu'ils se soient assit avec eux.

Ca aurait été étonnant s'ils n'avaient pas fait de commentaires. Mais le mot « mignon » n'était pas vraiment approprié, au goût de Remus. Pas vraiment non plus à celui de Sirius, d'après le regard qu'il jeta à James.

- Tout est bien qui finit bien ? Demanda Sirius en souriant largement.

Clara lui rendit un sourire tout aussi resplendissant. Elle avait retrouvé sa joie de vivre … Comme toujours devant eux.

- Pas besoin de me rappeler à quel point j'ai été idiote, Sirius.

- Idiote de ne plus nous parler ? Ca, tu l'as dit ! On a du te manquer …

Elle haussa un sourcil d'une façon très comique, comme s'il venait de dire quelque chose de vraiment invraisemblable. Sirius se tassa dans son siège en croisant les bras, l'air vexé, sans même qu'elle ait besoin d'ajouter un mot. Remus se mit à ricaner et fut bientôt rejoint pas Clara et James. Sirius se mit finalement à rire avec eux de bon cœur. Remus se sentait aussi bien … Non, il se sentait encore mieux que pendant les vacances de Noël. Cette fois, aucune ombre au tableau.

- Enfin, ça aurait été dommage si tu ne nous avait jamais plus adressé la parole, dit James.

Clara parut un peu étonnée, mais Remus était totalement d'accord avec James. Et il pensait l'avoir bien fait comprendre à la jeune fille …

- Vous m'auriez manqué aussi. Mais je me sentais trop bête … Et je ne savais pas quoi penser, s'expliqua-t-elle, un peu plus sérieuse.

- Et qu'est-ce qui t'a finalement convaincue ? Demanda Sirius.

- C'est vous. Enfin … Vous avez choisi de … De faire confiance à Remus, alors pourquoi pas moi ? Et ça aurait été dommage de ne pas le faire.

- C'est qu'elle est drôlement intelligente, cette petite … Se moqua Sirius.

Clara piqua un fard et lui tira la langue.

- Je commence à me demander si vous, vous méritez bien que je revienne ! Y'a que Remus qui a parut content ! Fit-elle.

Il avait parut content ? Dans sa bouche, ça sonnait bizarrement. Il savait bien qu'il avait été soulagé, et même plutôt heureux qu'elle lui pardonne, mais « content » … Ca faisait bizarre !

Sirius, par contre, semblait très content d'avoir retrouvé Clara et s'en donnait à cœur joie : il n'arrêta pas de la charrier, et elle se défendit avec force. Ils n'étaient plus que deux à parler et à se lancer des piques, à présent. A un moment, James échangea un regard avec Remus, et ce dernier pu y lire beaucoup d'amusement.

Remus ne disait rien, il se contentait de les écouter. C'était assez drôle de les revoir se chamailler comme ça. Et tout deux semblaient également très contents que ça ait reprit. Clara n'arrêtait pas de s'offusquer et avait déjà flanqué son coude dans les côtes de Remus au moins dix fois pour le défendre de rire. Et si elle se défendait haut et fort qu'elle regrettait de connaître des idiots pareils, elle n'avait pas fait mine une seule fois de partir.

Remus accueillit avec soulagement son lit, ce soir là, ainsi que les suivants. Il pouvait enfin récupérer de sa transformation et dormir sur ses deux oreilles, sans se torturer l'esprit à propos de Clara ou de la pleine lune. Il avait accumulé de la fatigue plus que de raison, et il avait rarement autant regretté de devoir se lever pour aller suivre ses cours.

Tout semblait être rentré dans l'ordre, et c'était tout aussi reposant.

Les jours qui suivirent furent plutôt paisibles. Clara passait beaucoup de temps avec Lily et Sarah, et il sembla à Remus que leurs relations avaient évoluées. Il soupçonna Clara de leur avoir enfin révélé son passé et ses problèmes avec Joram, et il se sentit relativement soulagé de ne plus avoir à porter son secret seul. Et il n'était plus le seul vers lequel elle pouvait se tourner … Mais il devait encore se faire à cette idée. C'était assez bizarre à penser, finalement …

Le week-end arriva, ainsi que le match de Quidditch qui devait opposer Serdaigle à Serpentard. James et Sirius devenaient intarissables à mesure que la date approchait, et Remus s'éclipsa tout l'après-midi, le samedi, pour ne pas avoir à écouter une énième fois leurs théories sur la nouvelle équipe de Serdaigle. Oui, il savait que tout se jouerait à la façon qu'aurait Powell, le nouvel attrapeur, de voler. Oui, il savait que cette année Serpentard pouvait peut-être gagner si jamais la nouvelle gardienne de Serdaigle n'assurait pas devant leurs tricheries. Et oui, il savait qu'on allait enfin apprendre si Gryffondor avait une chance de gagner la coupe cette année ! Il aimait bien le Quidditch, mais il ne fallait pas pousser, non plus ! Il en avait raz le bol d'en entendre parler vingt-quatre heures sur vingt-quatre …

Cette fois, Sirius jugea prudent de ne pas réveiller Remus aux aurores le matin du match, et ce dernier fut vraiment satisfait de cet éclat de génie qui avait traversé le cerveau de son ami. Il pu dormir tranquillement jusqu'à une heure décente, alors que les deux fous de Quidditch étaient déjà descendus depuis longtemps dans la Salle Commune pour continuer d'échafauder leurs théories à propos du futur score.

Quand Remus se leva, il était parfaitement reposé, et de très bonne humeur. Après tout, il allait voir un match qui promettait d'être très intéressant, et il le passerait avec ses meilleurs amis. Et un autre bon point non négligeable était qu'il n'avait pas eu à montrer des dents pour dormir un peu plus.

Il descendit dans la salle commune et su avant d'y entrer que James et Sirius étaient effectivement encore en train de parler du match. Et ils n'étaient pas seuls … Une voix féminine participait activement au débat, et il ne lui fut pas bien dur de déterminer à qui cette voix appartenait.

- Clara, ne me dit pas qu'ils t'ont pervertie, toi aussi ! Dit-il en s'asseyant avec eux dans la salle commune.

- Pervertie ? Répéta-t-elle sans comprendre. Ils ne sont pas en train de me pervertir, on parlait de Quidditch !

Il se mordit la langue pour ne pas rire, ce que James n'eut pas la délicatesse de faire. Clara le regarda en fronçant les sourcils, puis se tourna vivement vers Sirius qui avait un air bien trop sérieux pour être vrai.

- D'accord, je ne sais pas ce que veux dire pervertir, si je comprends bien ! S'exclama-t-elle.

- Non non, je crois qu'on a bien la même définition, corrigea Sirius avec un large sourire.

Remus soupira. Comment est-ce qu'ils allaient lui expliquer ce que ce mot venait faire dans sa phrase ? Au sens propre, ils n'étaient effectivement pas en train de la pervertir. Et le sens figuré devait être assez dur à saisir …

Elle se tourna vers lui, les sourcils levés, comme en attente d'une explication qui ne venait pas.

- Hem … Ce que je voulais dire, c'était plutôt … Qu'ils étaient en train de t'entraîner dans leurs discussions de Quidditch et que tu ne pourrais plus t'en sortir, donc je me demandais si c'était de ton plein gré ou est-ce qu'ils t'y avaient mise de force.

- Mais quel rapport avec la perversion ? Insista-t-elle.

James ricana, et lui et Sirius mirent un point d'honneur à le fixer en attendant d'une réponse.

- Laisse tomber, tu veux bien ? Soupira-t-il.

Après une explication plus que laborieuse qui avait fait conclure à Clara que l'anglais était décidemment une langue très étrange, ils se rendirent dans la Grande Salle pour un petit déjeuner bien mérité. Autour des tables, tout le monde ne parlait que de Quidditch, et même Remus se mit à faire des suppositions sur le déroulement du match. Les joueurs des deux maisons avaient terminé de manger depuis bien longtemps et ils ne purent les voir. Dommage … Remus aurait bien aimé voir la tête de la nouvelle gardienne de Serdaigle. La capitaine avait gardé son nom secret jusqu'à aujourd'hui, mais des rumeurs disaient que c'était plus parce qu'elle n'en avait pas trouvé que pour l'effet de surprise. Et Remus n'était pas surprit que Littleton, la capitaine des Serdaigle, ait eu du mal à trouver un remplaçant à Jones, leur ancien gardien vedette. Il avait gagné sa la réputation de ne laisser passer aucun Souaffle en un seul match, et il fallait avouer que c'était un véritable mur vivant. Il y avait peu de chance que sa successeuse fasse aussi bien …

Les Maraudeurs se dirigèrent vers le terrain bien avant que le match ne commence, comme à leur habitude. Cette fois, Clara, Lily et Sarah les accompagnaient, et les discussions furent plutôt soutenues. Sarah défendait son point de vue avec force, et même James n'arriva pas à la convaincre que les Serpentard avaient une chance gagner. Pour elle, les Serdaigle étaient les meilleurs … Même si elle reconnut que son souhait le plus cher était que les Gryffondor les battent enfin.

- Je croyais que tu étais pour les Poufsouffle, remarqua Lily d'une voix douce.

Sarah se tourna vers Lily comme si elle avait dit une énormité et Clara laissa échapper un ricanement. La chinoise se mit à rougir et défendit avec force son amour pour sa maison qui passait devant tout les autres. Et c'était sûrement la chose à ne pas dire devant Sirius …

- Tu es amoureuse d'un Poufsouffle ?? S'écria-t-il alors qu'ils entraient dans les gradins.

Le ton qu'il avait employé n'était vraiment pas gratifiant pour les élèves aux blasons jaunes et noirs … Sarah se redressa et le toisa avec dédain, malgré ses joues cramoisies.

- C'est interdit, peut-être ? Tu n'es jamais sorti avec une Poufsouffle, toi ?

- Tu sors avec lui ? S'exclama Lily avant de partir dans un grand rire.

Remus avait l'impression d'avoir loupé quelques épisodes, mais à l'air de James et de Peter, il n'était pas le seul. Sirius ne devait sûrement pas savoir non plus de qui ils parlaient, mais il était trop occupé à se défendre pour demander qui était l'heureux élu. D'ailleurs, Sarah n'avait pas répondu à la question de Lily.

Ils s'assirent tous ensembles dans les gradins, et par la force des choses, ou plutôt par la force du débat entre Sirius et Sarah, James et Lily se retrouvèrent côte à côté, et Remus se retrouva entre Lily et Clara. Sirius et Sarah étaient bien entendu à côté, pour bien pouvoir défendre leurs points de vue afin de savoir enfin si oui ou non une maison prévalait sur les autres, et Peter était à côté de Sirius, l'air complètement perdu.

Remus ne comprit pas bien comment ce miracle s'effectua, mais Lily engagea la conversation avec James comme si c'était une chose toute naturelle. Elle voulait savoir si lui aussi pensait que Gryffondor était une meilleure maison que les autres … Au ton qu'elle avait employé, James n'avait pas intérêt à répondre oui, et malgré sa surprise totale, il parvint à saisir le danger et exposa à la rouquine des arguments tout à fait convenables sur l'égalité des maisons, mais toutefois sur la fourberie non négligeable des Serpentard. Ce à quoi Lily répondit que certains Gryffondor ne valaient pas mieux que d'autres Serpentard, et James parvint pour une fois à se défendre normalement, comme s'il était vraiment coupable.

Remus n'en revenait pas. Il se tourna vers Clara, qui elle aussi suivait la conversation avec beaucoup d'intérêt, un sourire incrédule aux lèvres.

- J'aurais jamais cru voir ça un jour ! Lui dit-elle finalement.

- Moi non plus … On dirait bien que Lily ne déteste plus autant James !

- Je suis sûre qu'elle le teste. Elle a peut-être décidé que James avait droit à une seconde chance et elle veut voir s'il est vraiment un abruti fini comme elle le pense depuis le début.

- T'es dure avec lui ! Fit Remus avec un petit rire.

- Quoi, c'est pas ça ? Tu l'as déjà entendue parler de James ? On dirait qu'elle n'a jamais vu de gamin comme lui. Moi je dis que James a enfin une chance de recommencer avec elle et qu'il n'a pas intérêt à la louper ! Enonça Clara d'un air docte.

Remus tourna la tête vers James, qui semblait de débrouiller assez bien, quand la voix magiquement amplifiée du commentateur résonna dans les gradins. Immédiatement, les conversations se turent, et Remus ne pu s'empêcher de jeter un nouveau coup d'œil à James. Il devait être déchiré entre sa passion pour le Quidditch et sa volonté de continuer sa discussion avec sa bien-aimée …

Mais finalement, tous se plongèrent dans le match et les conversations furent oubliées. Remus suivait les joueurs sans rien dire, alors que James n'arrêtait pas de faire des commentaires à personne en particulier. Sirius se contentait de pousser des grands cris inarticulés, assez en accord avec Sarah, d'ailleurs. Lily restait silencieuse, et un coup d'œil vers elle apprit à Remus qu'elle n'était pas autant plongée dans le match que les autres.

Les joueurs en bleu filaient d'un bout à l'autre du terrain, comme si rien ni personne ne pouvaient les arrêter. Les trois poursuiveurs de Serdaigle étaient toujours aussi bons, et ceux de Serpentard … Toujours aussi médiocres. Mais leur force résidait plus dans leur ruse que dans leur jeu. Bientôt, le score monta en faveur de Serdaigle. Seuls deux buts avaient été accordés à Serpentard, mais la nouvelle gardienne défendait chèrement son territoire. Elle n'était évidemment pas aussi bonne que son prédécesseur, mais elle se débrouillait assez bien. Et les Serpentard s'en rendirent compte rapidement … Ils adoptèrent leur technique favorite, qui consistait à tricher et à intimider les joueurs adverses jusqu'à ce que leur nombre de points soit un peu plus convenable.

Remus se tendit légèrement en voyant les trois poursuiveurs se rassembler à un bout du terrain et foncer vers Campbell, le poursuiveur de Serdaigle qui tenait le Souaffle. Remus voyait clairement Rosier, le capitaine des Serpentard et attrapeur à ses heures, observer la manœuvre avec un rictus mauvais aux lèvres. Cela ne présageait rien de bon … Graham, l'un des poursuiveurs de Serpentard, prit la tête de la formation et fonça littéralement dans Campbell, lui donnant un coup d'épaule violent qui le désarçonna. Le Souaffle lui échappa, bien évidemment, mais le manche de son balai aussi. Alors que Graham attrapait la balle, le jeune Serdaigle glissa de son balai et tomba. En chute libre. A quinze mètres du sol. Remus vit les yeux du joueur s'écarquiller de terreur, alors qu'il se rendait compte que plus rien ne le retenait en l'air.

Tout le monde dans les gradins se leva en même temps, les yeux fixés sur lui, comme poussés par une curiosité morbide. Campbell tombait comme une pierre, les Serpentard restaient immobiles sur leurs balais en contemplant ce spectacle … Il y eu un grand choc, des hurlements, un bruit étouffé qui ne du arriver qu'aux oreilles de Remus, et tout le monde se remit à respirer.

Morowitz, le deuxième poursuiveur Serdaigle, avait rattrapé Campbell avant qu'il ne s'écrase au sol. Ou plutôt … Il lui était violemment rentré dedans, et avait réussi à garder une main sur son manche de balai et une autre agrippée au bout de la tunique de son coéquipier.

Les deux Serdaigle atterrirent tant bien que mal sur le sol, et Campbell tomba à genoux par terre, les jambes flageolantes. Les autres joueurs de leur équipe atterrirent auprès de lui, seule Littleton, la capitaine, était restée en l'air et couvrait d'insultes Rosier et ses camarades.

Remus se rassit, soulagé, et se rendit compte que Clara avait agrippé son bras pendant la chute de Campbell. Elle ne l'avait toujours pas lâché, d'ailleurs … Elle se rassit elle aussi, l'air un peu sonnée, puis se figea. Elle tourna la tête vers Remus, regarda sa main, puis le lâcha précipitamment avec un petit sourire. Sans rien dire, elle regarda à nouveau le terrain, pour entendre ce que Bibine disait aux joueurs de Serpentard. Remus esquissa un sourire et se tourna lui aussi vers le terrain.

L'arbitre, après avoir sévèrement réprimandé les Serpentard, décida de ne leur infliger qu'un penalty, au lieu de l'exclusion du joueur en faute. A cette nouvelle, une grande vague de protestations s'éleva dans les tribunes, mais Bibine ne revint pas sur sa décision. Rosier avait du plaider en la faveur de ses joueurs, et beau parleur comme il était, il avait du gagner sans mal …

Littleton tira le penalty, Campbell étant encore trop choqué pour revenir sur le terrain. Elle marqua sans peine, mais les Serpentard avaient eut ce qu'ils voulaient : Campbell ne jouait plus, l'équipe de Serdaigle était défavorisée et déstabilisée. Il ne leur en fallut pas plus pour reprendre confiance et remonter leur score, malgré toute la bonne volonté de la gardienne des Serdaigle. La seule chance de l'équipe bleue de gagner était maintenant entre les mains de Powell, leur attrapeur. Et celui-ci semblait assez paniqué, après avoir vu ce que les Serpentard avaient fait à Campbell.

Quand soudain il repéra le Vif d'Or, il sembla hésiter. Il jeta un coup d'œil à Rosier, et s'assura qu'il ne l'avait pas vu avant de foncer pour l'attraper. Il poussa un grand cri qui sonnait plutôt comme du soulagement, et fut reprit en cœur par la masse des Serdaigle, dans les gradins. Rosier ne se rendit compte qu'à se moment là qu'il avait perdu … Son visage se décomposé et ses lèvres articulèrent un juron qui fut couvert par les applaudissements des supporters.

Remus se leva avec les autres et ils descendirent tous ensembles les gradins, pour arriver sur la pelouse menant au château. On entendait des grands cris de victoire venant du terrain, là où les Serdaigle étaient encore réunis pour fêter leurs joueurs. Ils n'étaient pas très démonstratifs, en temps normal, mais cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas eu aussi peur de perdre, et le soulagement déliait les langues. Ce soir, ils ne feraient sans doute pas de fête comme les Gryffondor avaient l'habitude de le faire, mais les joueurs victorieux auraient droit à tout les honneurs pendant un bon bout de temps.

Les Gryffondor rentrèrent dans leur tour en parlant joyeusement du match, et les Maraudeurs ne faisaient pas exception. James et Sirius étaient déjà en train de parler de la stratégie que leur propre équipe devrait adopter face à Serdaigle, mais Sarah et Clara ne parlaient que de la tricherie de Serpentard. Clara n'arrêtait pas de répéter qu'elle n'en revenait pas, que si un joueur s'était conduit comme ça en France il aurait été expulsé immédiatement, et qu'elle n'aurait jamais cru les Serpentard aussi tricheurs. Sarah rigolait et lui répondait inlassablement que c'était dans la nature des Serpentard, mais Remus avait l'impression que Clara était stupéfaite que des adolescents puissent avoir un comportement aussi dangereux, pour un simple jeu. Serpentard ou pas.

Dans la salle commune, ils s'installèrent tous ensemble, les Maraudeurs et les trois filles, et continuèrent de parler du match. Remus ne disait pas grand chose, il se contentait d'écouter, comme son habitude. Pour une fois, il avait l'avis de Sarah, de Clara et de Lily, et pas seulement de Sirius et de James. Et les jeunes filles avaient des avis un peu différents des leurs, ce qui était plutôt intéressant.

Sirius et Sarah étaient toujours en désaccord et n'arrêtaient pas de partir dans des débats qui semblaient interminables, et James devaient sans cesse leur rappeler qu'ils n'étaient pas tout seuls pour qu'ils reviennent à la conversation. Clara semblait beaucoup s'amuser à mettre en lumière les défauts des Gryffondor face aux qualités des Serdaigle. Et jamais dans l'autre sens, bien entendu. Mais James était là pour remettre les choses en place et il réussit à trouver plusieurs fois des défauts aux Serdaigle dont les Gryffondor pourraient tirer avantage. Lily, elle, les écoutait en souriant, en riant quelquefois. Elle échangea plusieurs regards avec Remus, pleins de sous-entendus, du genre « ils sont toujours comme ça ? » ou « faites-les taire ! », mais elle semblait apprécier autant que lui le rapprochement des deux groupes. Elle était à nouveau assise à côté de James, et elle ne semblait pas plus gênée que ça par cette proximité. Mais il fallait dire que pour une fois, James faisait preuve de tact et ne l'avait pas encore demandée en mariage …

Ils passèrent un bon moment à discuter comme ça, jusqu'à ce que les choses reprennent leur cour. Lily se leva pour aller travailler à la bibliothèque, Clara l'accompagna pour terminer un devoir en retard, et Sarah se rappela qu'elle avait donné rendez-vous à son mystérieux Poufsouffle dans le parc.

Ils se retrouvèrent à nouveau tout les quatre, comme avant. Les années précédentes, il était rare que les Maraudeurs se mêlent à d'autres groupes, ils étaient plutôt du genre à rester entre eux … Mais cette année ils avaient fait plusieurs exceptions à leur règle. D'abord en acceptant Clara parmi eux sans vraiment la connaître, puis, comme aujourd'hui, en ayant des discussions tout à fait amicales avec un groupe qui n'était pas le leur. Et bizarrement … Remus avait l'impression que c'était une bonne chose. Les Maraudeurs ne cesseraient sûrement pas d'exister s'ils discutaient un peu plus souvent avec Lily, Sarah et Clara.


Voilà ! Terminé … Fiouu, j'ai eu du mal ! J'espère que ça vous aura plu quand même …

Mais normalement, le prochain chapitre devrait être plus simple à écrire, je suis plus inspirée par ce qu'il va s'y passer !

A la semaine prochaine, j'espère !