Bonjour à toutes et tous.
Merci pour vos commentaires qui me font toujours autant plaisir. Je suis touchée de voir que de plus en plus de monde lise cette histoire.
Cette semaine, je vous emmène faire un tour dans une région du Québec que j'aime beaucoup, la Gaspésie. Plus particulièrement Percé.
Bonne lecture.
Chapitre 32
Ron repoussa la jeune femme et s'essuya la bouche d'un revers de la manche.
- Non mais ça va pas? Qu'est ce qui vous prend?
- Mais John! Ça semble évident. Je t'aime!
- Je ne suis pas John!
Ouuu la boulette pensa t'il quand il vit les yeux de Milly agrandit de surprise.
- Enfin si. C'est pas ce que je voulais dire. Je suis John pas quelqu'un d'autre hein! Ça serait absurde n'est ce pas. Mais je ne suis pas libre.
- C'est cette Elisabeth dont tu m'as parlé tout à l'heure. Mais qu'est ce qu'elle a de plus que moi?
Ron pensa à sa défunte femme.
- Tellement plus de chose. Murmura t'il pour lui même, bien que Milly l'ait entendu.
Pour couper court à la conversation, il partit distribuer les couvertures et les oreillettes pour les films. Milly le regarda s'éloigner avec un regard qui disait quelque chose du genre "ah ouai! Elle a plus de chose que moi? Et bien, tu vas voir mon gaillard".
Durant le vol, Ron allait de passager en passager afin de savoir si tout allait bien. On aurait dit qu'il avait fait ça toute sa vie. Puis, vint le moment de distribuer les rafraichissements et un petit repas. Poulet au curie avec du riz ultra épicé accompagné d'une Macédoine et d'une compote de pomme.
Les agents de bord travaillaient deux par deux. Ron se trouvait devant le chariot, Milly se trouvait derrière. Consciencieusement, le rouquin distribuait la pitance aux passagers.
Tout à coup, l'avion passa dans une zone de turbulence. Les lumières indiquant qu'il allait attacher sa ceinture s'alluma. L'avion retomba dans un autre trou d'air quelques secondes après. Il piqua légèrement du nez.
Ron qui se cramponnait aux sièges trouvait ça le fun. Il fut cependant heurté de plein fouet par le chariot. Il tomba en arrière.
- Ca va Monsieur? Rien de cassé? S'inquiéta un homme d'une quarantaine d'année.
- Oui ça va. Je vous remercie.
Il se releva avec un mal de genoux. Ce n'était pas une fracture, mais il allait avoir un beau bleu.
Il fusilla sa collègue du regard.
- Oups! Fit l'innocente. Le frein n'a pas du s'enclencher correctement.
" Mesdames et messieurs. Nous rentrons dans une zone de turbulence. Le service va donc être momentanément interrompu. Il reprendra quand nous aurons atteint des cieux plus clément."
Ron remonta le chariot au fond de l'appareil. Milly l'aida à ranger le tout dans les caissons pour ne pas qu'en cas de trop grosse secousses le contenu se répande à terre. Alors que Ron rangeait le dernier plateau, la jeune femme lui referma la porte du caisson sur les doigts.
- Aie!
- Oups! Que je suis mal adroite. Gloussa t'elle avant de s'assoir.
Ron reprit sa place à côté de la petite brune à lunette. Il restait encore au moins quatre heures de vol.
La jeune femme tenta de nouvelles avances sous l'œil goguenard d'une autre hôtesse.
Quand l'enseigne de sécurité fut éteinte, le rouquin se releva prestement pour échapper à la sangsue. Il mît rapidement une distance de chariot entre eux en se méfiant de l'esprit serpentardesque de sa collègue.
Bien qu'il fût à l'arrière de l'appareil, il entendit clairement le téléphone de bord sonner. Le chef de service, le grand blond décrocha. Ron qui s'était vite retourné quand il avait sentit un regard posé sur lui remarqua que le steward blond le fixait étrangement. Ron se doutait que ce n'était pas bon signe pour lui. Le vrai John avait du se réveillé.
Cependant, après l'appel on ne vint pas le voir ce qui ne l'empêcha pas de rester sur ses gardes.
Durant le reste du voyage, sa jeune collègue ne cessa de le martyriser. Elle oublia de fermer un placard. Il se prit la porte en pleine face. Elle lui fit un croche pied. Elle fit semblant de trébucher et lui envoya par la même occasion le verre de vin d'un des passagers en pleine figure.
Ron avait hâte d'arriver. Il craignait que bientôt elle ne sorte les couteaux en plastique pour le découper.
Bon, l'avantage d'une telle situation était que pendant qu'il tentait d'échapper à la mort, il ne pensait pas à Blaise. Mais il ne pensait pas non plus à la manière dont il allait s'y prendre pour le retrouver.
Les sept heures de calvaire touchèrent enfin à leur fin.
" Mesdames et messieurs. Nous allons amorcer notre descente en direction de Montréal. Nous vous demandons de bien vouloir replier vos tablettes et de boucler vos ceintures. "
Ron comme ses collègues vérifia que tous les passagers avaient suivis les avertissements. Il aida une vieille dame puis rejoignit sa place au côté de la charmante Milly.
Quelques minutes plus tard, l'avion amorçait sa descente vers l'aéroport.
Les roues de l'oiseau de fer sortirent. Elles touchèrent enfin la piste.
Les passagers applaudirent la dextérité du pilote.
" Mesdames et messieurs, nous vous remercions d'avoir choisi cette compagnie pour votre voyage.
Tout l'équipage est heureux de vous avoir escorté à bon port.
Gardez vos ceintures jusqu'à l'arrêt de l'appareil. Nous vous demandons également de rester assis.
Un exercice de sécurité est en cours. Nous nous excusons pour ce petit dérangement."
Ron comprit immédiatement que "l'exercice de sécurité" était plutôt un manda d'arrêt contre lui.
- Un exercice de sécurité. Tu étais au courant John? Demanda Milly d'une voix trop aiguë.
Fin réfléchit rapidement. Il devait sortir de ce pétrin. Il ne pouvait disparaitre à la vue de tous et ainsi révéler le monde sorcier. Il devait demander de l'aide à sa collègue. Il pourrait profiter de l'amour qu'elle porte à John pour pouvoir s'évader.
- Oh! Tu n'étais pas au courant? Je pensais qu'on avait informé tout le personnel. Je vais te mettre dans le secret. Lui chuchota t'il. Et bien en fait, il va falloir que tu m'aides à me cacher. Les policiers soient essayer de trouver l'intrus, moi. C'est un exercice dans le cas où il y aurait un terroriste à bord. Je joue donc le rôle du terroriste. Vu que maintenant tu es dans le secret, tu joueras le rôle de la complice.
- Il faut que je me cache aussi?
- Non, ils doivent deviner si justement j'ai une complice.
Alors, tu veux bien m'aider?
- Oui, je ferrais tout ce que tu veux.
Ron sourit. Il se doutait de cette réponse.
- Bon, alors, il faut qu'on trouve une cachette.
- Les toilettes!
- Non, trop facile.
La brune sembla réfléchir.
- Oh, je sais! Il y a une trappe à l'arrière. Elle descend dans la soute. Vient avec moi, dans la salle de préparation des repas.
- Ca c'est une bonne idée!
Alors qu'ils se dirigeaient vers l'arrière de la cabine.
- Milly! Où vas tu? Demanda le chef du service.
- Je vais aid... Aïe!
- Pourquoi tu m'as marché sur le pied John!
- Oh! Excuse moi, je ne l'ai pas vu. Dit il tout haut, avant de rajouter tout bas pour que seule la jeune femme l'entende. Personne d'autre ne doit savoir. Il ne me faut qu'un seul complice.
- Ah!
- Ca va Milly?
- Oui, oui. J'allais à l'arrière. Je crois que j'y ai perdu ma boucle d'oreille. John vient m'aider à la retrouver avant que quelqu'un ne l'écrase.
John la suivit. C'était une excuse bidon, elle n'avait même pas de boucle d'oreille.
Milly se mit à quatre pattes.
- C'est cette trappe ci. Dit elle en soulevant la porte. Penses tu pouvoir rentrer dedans ?
- Oui pas de problème.
En moins de deux, Ron était dans le trou.
- Bon alors tu as bien compris. Tu ne dois rien dire. Ca serait bête de te faire arrêter.
- Oui, oui, j'ai compris. A tout à l'heure. Dit elle en refermant le trou. Je t'aime.
Ron était quand même à l'étroit. Il n'y avait pas un seul pique de lumière.
L'appareil finit par s'immobiliser. Quelques secondes après, il entendit un brouhaha s'élever puis se fut le calme plat.
Etant de nature curieuse. Ron resta pour savoir ce qui allait se passer. Pendant plusieurs minutes, il n'entendit presque que des pas raisonner.
- Il n'y a personne chef !
- Où est il ? Demanda une vois dur. Celle du chef surement.
- Il n'a pas put aller bien loin. Lui répondit on. Milly, tu étais avec lui il y a quelques minutes. Ou est il partit ?
- Je ne sais pas. Personne n'aurait idée d'aller se cacher dans la trappe qui mène aux soutes.
Des pas accoururent vers la trappe.
- Quelle conne ! Jura Ron.
Il transplana juste au moment ou la lumière se fit dans le trou de souris.
Pris dans la panique et ne connaissant pas du tout le Québec, Ron se fia aux images qu'il avait vu de la région pour se diriger. Percé, Gaspé, Rocher Percé, Ile Bonne Aventure.
C'est sur cette dernière destination qu'il s'arrêta. Il se souvenait d'une image de l'avion en feu prés des falaises. Entre terre et mer.
- Aïe !!! Ouïe !!! Mais c'est quoi ça ! Non d'un scroutch à pétard, aïe, ça fait mal !
C'est à ça que se résumait l'atterrissage du rouquin.
Pour un observateur extérieur et en plein jour, la scène qu'offrait le rouquin aurait pu paraître assez comique. Mais pour Ron, elle ne l'était pas du tout.
Tout d'abord, il faisait nuit. Difficile de percevoir exactement le danger avec cette condition. Seul la lune donnait un peu de lumière. Et la seule chose que le Griffondor percevait était des centaines de mottes blanches tout autour de lui.
Ensuite, il avait entendu un sinistre craquement lors de son atterrissage d'urgence. Pourvu que ce ne soit pas un os pensait il.
Et pour finir, il se faisait pincer de tout bord, tout côté, tout en recevant quelques paires de claques.
Par chance, il n'était pas sourd. Dans son cerveau, il prit rapidement conscience qu'il avait atterrit au beau milieu d'une colonie d'oiseau.
Mais ce n'était pas une colonie d'hirondelle avec un bec de deux trois centimètres. Non, non, il était tombé au milieu d'un bataillon armé d'un bec d'une dizaine de centimètre, Un bataillon de fous de Bassan.
Ron se dépêcha de se relever s'il ne voulait pas finir embrocher par un de ces fleurets. Il prit ses jambes à son cou et eut le bonheur de constater que dans son malheur, ce n'était pas un de ces os qui avait craqué un peu plus tôt.
Il se mit donc à courir. Cependant, le nid de ces volatiles étant très rapprochés, soixante à quatre-vingt centimètre seulement les séparaient, Ron trébucha de nombreuses fois. Il manqua de justesse de se faire crever un œil par un de ces escrimeurs.
Ces oiseaux défendaient leur territoire, leurs nids. Si un de ces oiseaux empiétait sur le nid d'un autre couple d'oiseau, la chicane pognait. Alors, il faut imaginer l'agressivité qui émanait des volatiles avec un Ron au beau milieu d'une colonie de 32 000 couples. Parfois, il arrivait aussi que certain de ces oiseaux ne lâchaient pas leur adversaire avant de lui avoir fait la peau.
Malgré tout, Ron finit par se reconcentrer pour transplaner près du rocher percé, autre image qu'il avait vu aux informations. Cette imposante masse de pierre calcaire de près de 500 mètres de long et de 90 mètres de haut sortait majestueusement de l'eau. En plein jour, on pouvait distinguer une arche creusée par l'érosion. Une tourelle est séparée de la nef rocheuse par un amas de pierre. Cet amas laisse deviner l'emplacement d'une deuxième arche qui s'est malheureusement effondrée en 1846.
Ron repris son souffle. Il vérifia qu'il avait encore tous ses membres. Ces habit n'étaient plus que des aillons. Le T-Shirt qu'il portait, avait de nombreux trous. Quant au jean, c'était presque devenu un short. Ils étaient voraces les volatiles.
Il se redressa pour voir où il avait atterrit cette fois ci. Il fit face à un panneau. Intrigué, il éclaira la pancarte à l'aide d'un « lumos ».
« Interdiction de marcher au pied du rocher. Risque de chute de pierre. »
Ron se dit qu'avec la chance qu'il avait, il devait prendre très au sérieux cette mise en garde. Surtout que 300 tonnes de pierres pouvaient tomber par année.
Il pensa aussi à poursuivre les journalistes moldu qui le faisaient atterrir dans des endroits dextrement dangereux.
Il remonta donc sur la route pour ne pas prendre de chance.
Ici, une grande agitation régnait. De nombreux camions de pompier étaient alignés sur le bas côté.
Des policiers bloquaient l'entrée de la ville. Les automobilistes devaient suivre une déviation pour ne pas gêner les secours.
Ron espérait pouvoir trouver ici les deux enfants afin de les interroger.
Un policier l'interpela.
- Monsieur, vous pouvez pas v'nir icitte.
- Je cherche deux enfants.
L'agent de police sembla prendre en compte l'état de son interlocuteur.
- Vous v'nez d'ou ?
- Ron montra vaguement l'île derrière laquelle se trouvait l'avion.
- Crime ! Vous étiez dans l'avion ! S'enthousiasma l'agent. Samuel ! Samuel ! Y'a un aut survivant ! Y'fait dur, ma l'a quand même l'air pâ pire ! Dit il dans son radio émetteur.
Samuel va vous conduire à l'hôpital.
- Mais les enfants…
- Les flô sont là bas itoo.
Ron se dit que le policier avait vraiment une façon étrange de parler. Mais, il n'était plus à un mensonge prêt. Il allait se faire passer pour une victime.
Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était que le dit Samuel allait être suivit par une horde de charognard, les journalistes.
- Comment vous appelez vous.
- Que s'est il vraiment passé ?
- Avez vous eut peur ?
- Etiez vous accompagné ?
- Comment avez vous réussit à vous sauver ?
Ron regarda un peu bêtement les journalistes et les caméras. Comment faisait Harry face à eux ?
Aidé du policier, Samuel éloigna un peu la horde, expliquant qu'il devait emmener le rescaper à l'hôpital.
Sur ce, il le conduisit à l'ambulance.
Ron s'assit à côté de son sauveur, ne voulant pas être allongé à l'arrière.
- Comment vous appelez vous ? Demanda l'ambulancier.
- Ron
- Et bien, Ron, on peut dire que vous avez eut de la chance. Vos êtes la troisième personne à être sortis vivant de l'accident.
- Trois ? Vous n'avez pas croisé un homme noir ? Plutôt grand, Un mètre quatre-vingt, brun aux yeux marron avec quelques éclats verts. Une carrure de mannequin.
- Cet homme me dit quelque chose en effet.
- Vraiment ? De l'espoir brillait dans les yeux bleus.
- Oui, il me fait penser à mon ex.
- Oh !
Ce n'était pas tout à fait ce que voulait savoir le rouquin.
- Je suis désolé pour vous. J'entends de la tristesse dans votre voix. Ca fait longtemps que vous n'êtes plus ensemble ?
- Non, un mois à peine. Je l'aimais vraiment cet imbécile. Mais pouvons nous changer de sujet. C'est vous le patient, pas moi. Sourit Samuel. Il faut avouer que c'est encore difficile pour moi de parler de Blaise.
- Pardon !?
- Et bien, nous parlons de mon ex alors que je ne vous connais pas et que je vous amène à l'hôpital.
- Oui, oui, non, non, enfin, vous dites qu'il s'appelait comment ?
- Blaise. Blaise Zabini.
A suivre.
Ouf finit pour ce soir.
Alors, avez vous apprécié ce petit bout de Gaspésie ?
Je tiens à dire qu'il n'y a pas de faute d'orthographe dans le dialogue du policier. J'ai essayé de rendre l'accent québécois de Gaspésie. Amies québécoises, suis-je correc ?
J'ai conscience (oui, y'a pas juste de la folie dans ma tête, je peux être lucide^^) aussi que l'échange entre Ron et Samuel est complètement irréaliste au vu de la situation.
Et si vous me posez des questions sur Milly, sachez qu'elle a délibérément dénoncé Ron. Elle n'est pas si conne justement et elle a bien compris que John/Ron ne l'aimerait jamais.
Voilà bonne semaine à toutes.
A+
