Bonjour à toutes et tous

Merci pour vos commentaires ça me fait toujours autant plaisir de voir que vous aimez. Cette semaine on va peut être avoir des infos sur Blaise. Il suffit de lire.

Bonne lecture.

Chapitre 34.

- Blaise. Blaise Zabini.

Ron regarda Samuel comme si des pustules déformaient son visage. Il arborait des yeux ronds comme des fonds de chaudron. La bouche lui tombait et il était devenu aussi blanc qu'un fou de Bassan.

- Ron, ca va? S'inquiéta l'ambulancier qui se gara sur le bord de la route. Que vous arrive t'il? Avez-vous mal quelque part?

Ron acquiesça. Il serra sa poitrine. Des larmes embuaient ses yeux. Son souffle s'était coupé à l'annonce de la nouvelle.

Des 7 750 504 personnes qui peuplaient les 1 542 056 km2 du Québec, il avait fallu qu'il tombe sur l'ex de Blaise.

- Vous êtes en train de me faire une crise de cœur! S'alarme l'ambulancier. Venez. Je vais vous allonger à l'arrière

Ron refusa. Il ne faisait pas une crise de cœur, mais son cœur était en crise. Il ne savait que penser. Il se doutait que le serpentard avait eu des amants avant lui. Cependant, ils n'en avaient jamais parlé. Et là, il tombait face à la vérité. Au travers de ses larmes, il observait l'ambulanci8er. C'était un beau jeune homme aux cheveux châtains, mi long. Une barbe de deux jours de la même couleur naissait sur sa peau blanche. Ses yeux, un mélange de marron et de vert, légèrement bridé, semblaient remplis de malice et de vie. Bien qu'en ce moment, ils reflétaient plus de l'inquiétude.

Sa voix était douce. Il avait vraiment l'air d'être quelqu'un de doux et gentil.

Il ne comprenait pas que Blaise est lâché quelqu'un comme ça. Son seul défaut étant surement d'être un non sorcier.

Ron ne s'était jamais trouvé extrêmement séduisant, il n'acceptait pas son physique. Il ne se trouvait pas beau. Alors, lorsqu'il avait trouvé le courage de demander à Hermione si elle voulait bien sortir avec lui et qu'elle avait accepté, il avait été le plus heureux des hommes. Il s'était cru devenir un prince. Mais même là, il se demandait souvent ce qu'une si belle femme pouvait lui trouver.

Il avait, selon lui, la peau trop blanche avec trop de tâches de rousseur. Dès qu'il prenait le soleil, il ressemblait à un homard.

Ses yeux avaient beau être d'un bleu azure, il les trouvait trop petits par rapport à son nez qui semblait prendre toute la place au milieu de sa figure.

Il y avait tellement d'autres belles personnes. Tellement d'autres personnes qui avait confiance en eux. Il trouvait mal d'envier les autres mais c'était ainsi. Il s'était toujours sentit comme un être inutile et insignifiant. Celui qu'on ne remarquait pas, celui qui était dans l'ombre des autres.

Ainsi, plus Ron observait le jeune homme à côté de lui, plus il se trouvait bête. Il n'avait rien à apporter à Blaise. Pour Ron à ce moment c'était du pipeau. Tout ce que Blaise avait écrit dans sa lettre n'était que mensonge, encore une fois.

De plus, il y avait Rose. Pas qu'il considérait sa fille comme un poids, loin de là. C'était l'une des plus belles choses qui lui soit arrivé dans la vie. Mais, il était père. Il n'avait plus les libertés qu'un jeune homme de 23 ans pouvait avoir. Il se devait d'être responsable. Et d'après lui, Blaise était bien trop fougueux pour accepter une vie aussi posée.

Ron pleurait à chaudes larmes en se rendant compte qu'en fin de compte, il s'était fait des films.

Il essaya de se ressaisir quand Samuel posa sa main sur son épaule et le secoua légèrement.

- Je suis… suis désolé. Je… je vais bien.

- Vous êtes sûr? Vous ne voulez pas vous allonger un peu?

- Non non, ca ira.

- Et votre cœur? Qu'avez vous ressentit exactement?

- Qu'il se brisait. Dit tristement Ron.

- Pardon? Je n'ai pas du comprendre. Est ce que ça pinçait? Ou avez vous ressentit comme un poids?

- Non, non, il se brisait.

Samuel le regarda étrangement. Qu'entendait par là le rouquin? Il devait sûrement avoir subit un traumatisme crânien.

Ron de son voyait bien que l'ambulancier était en train de le prendre pour un fou.

Il se décida à raconter ce qui lui arrivait.

- Blaise Zabini.

- Pourquoi me parlez vous de mon ex?

- Je pensais qu'il m'aimait. Mais quand je vous vois, je ne sais pas ce qu'il me trouvait. Vous êtes beau, vous avez l'air gentil et plein de vie. Tout le contraire de moi en fait. Je ne comprends pas pourquoi il vous a plaqué.

- Vous connaissez Blaise? Depuis quand?

- Oh, nous étions à l'école ensemble, mais dans deux bandes rivales. Nous nous sommes perdu de vue pendant cinq ans.

- Vous vous êtes croisé récemment?

- Oui. Il y a moins d'un mois. Je l'ai croisé chez mon meilleur ami. Je ne l'ai pas reconnu tout de suite cependant. Disons qu'il s'était … déguisé. Il y a peu de temps que j'ai découvert qui il était réellement.

- C'est donc lui qui vous a brisé le cœur? Demanda le québécois qui venait de comprendre le sens des paroles du rouquin.

- Oui et non.

- Comment ça?

- Nous n'avions jamais parlé de ces anciennes conquêtes. Et disons qu'en vous voyant, je suis tombé de haut. Je suis loin d'être aussi … séduisant que vous. Je n'aurais été qu'un coup de plus. Et j'ai besoin de stabilité pour elle.

- Elle?

- Ma fille. Ma femme a été assassinée il a presque deux ans maintenant. Je veux de la stabilité pour ma fille. Mais je n'ai jamais trouvé quelqu'un qui veuille bien de moi et d'elle. Vingt deux ans, c'est jeune pour assumer un enfant. Et puis, personne n'arrive à la cheville de ma femme.

Cependant, Blaise a été le premier à raviver la flamme. Mais je ne veux pas juste être de passage. Vous comprenez?

- Oui, je vous comprends. J'avais espéré cela moi aussi. Notre histoire a duré cinq moi et demi. C'était sa plus longe histoire.

- Oh! Et vous l'aimez encore?

- Je crois oui. Mais j'ai quand même ma fierté. Même s'il me le demandait, je ne retournerais pas avec lui. Bien que je doute qu'il le fasse. C'est vous qui l'avez plaqué?

- Au point ou nous en sommes, vous pourriez me tutoyer.

- De même.

- D'accord. Mais je l'ai pas tout a fait plaqué. Enfin, si. Enfin, c'est compliqué. Quand j'ai découvert qui il était vraiment, je crois que j'ai été déçu qu'il me mente Je me suis mis en colère et je l'ai viré. Bien sûr, en y repensant, il se serait présenté directement sous sa vraie identité, je ne l'aurais pas plus écouté. Les guerres d'étudiants ont la vie dure hein. Si j'avais su qui il était, je n'aurais surement pas appris à le connaître.

- Et que faites vous au Québec? Vus êtes anglais non?

- Oui, je viens de Londres. Je lui cours après. Malgré toutes mes questions, tous mes doutes, j'ai besoin de savoir s'il était sincère dans sa lettre. Ca s'embrouille dans ma tête. Je ne sais plus trop où j'en suis. Rigola Ron d'un rire plein de tristesse.

- Il a laissé une lettre? Ca ne lui ressemble pas. Je crois qu'il tient vraiment à toi. Il est ben trop fier pour s'abaisser à écrire une lettre. Je suppose que c'était une lettre d'explication ou d'excuse.

- Les deux et même plus j'avouerais.

Les mots de Samuel faisaient du bien à l'ex-Griffondor. Etre réconforté et compris par quelqu'un extérieur à son cercle d'ami est réconfortant parfois. Il arrive qu'on prenne plus au sérieux les propos d'inconnu que ceux de ces propres amis.

Car justement, ce sont des amis et on pense souvent qu'ils disent les choses pour nous faire plaisir.

- Ron, je crois que tu as toutes tes chances. Je ne panse pas qu'il se moque de toi. Jamais il n'a cherché à expliquer ce qu'il faisait. Je le sais, certaine de ces conquêtes faisaient partis de mes connaissances. Je ne sais pas ce qu'il me reprochait. Il m'a jeté comme une bobette sale.

- Tu penses vraiment ce que tu dis?

- Oui, il tient à toi. Tu devrais le rejoindre et lui donner sa chance.

- Mais toi? Tu me laisses ma chance contre ton propre bonheur?

- Ne t'en fait pas pour moi. Comme je te l'ai dit, il ne me laissera pas revenir. C'est juste une page qu'il faut que je tourne. C'est douloureux, mais il faut que je passe à autre chose. Rejoint le.

Un éclair de tristesse passa dans le regard bleu.

- Il faut encore qu'il soit en vie.

- Comment ça?

.

- Il…il était dans l'avion qui s'est écrasé.

L'ambulancier était sous le choc.

- Mon dieu! C'est une jocke? C'est pas possible.

- Il y était bien pourtant. Dit Ron la gorge serrée.

- Il…il est mort.

C'était plus une affirmation qu'une question.

- Non! S'exclama le rouquin. Il n'est pas mort. Il est blessé mais vivant.

- Les recherches n'ont rien données. C'est certain qu'on verra mieux au petit matin. Mais l'eau du golfe St Laurent est froide en cette saison. Généralement pas plus de cinquante fahrenheits. Il est mort Ron. Vous n'êtes que trois survivants. Je n'ai pas amené Blaise à l'hôpital.

- Non, non, non. Ma fille a eut une prémonition. Il est vivant.

Samuel regarda de nouveau Ron comme s'il était fou. Il devait l'amener à l'urgence. Il avait véritablement prit un coup sur la tête. Il redémarra l'ambulance et reprit la route en direction de l'hôpital de Gaspé.

- Je vais t'amener à l'hôpital pour que tu passes des examens. Tu as dut te cogner méchamment la tête. Et puis tu as plein de coupures.

- Ca, c'est la faute des oiseaux cannibales.

- Hein?

- Non rien. Mais je ne suis pas fou. Il faut que je parle aux deux enfants qui étaient avec Blaise.

- Mais il n'y avait personne avec les deux enfants.

- Emmène moi juste près d'eux s'il te plait. Je me ferrais soigner si ca te fait plaisir, mais il faut que je leur parle.

- Tu te fais du mal.

- Surement. Mais d'une manière ou d'une autre, j'ai mal. Il faut que je les vois.

- Comme tu veux.

- Merci.

Le reste du voyage se passa presque en silence. Ron ne s'était pas trompé. Samuel était vraiment quelqu'un de gentil.

A l'hôpital.

- Je t'emmène aux urgences.

- Attends, je voudrais d'abord voir les enfants. Après, je fais ce que tu veux. Mais il faut que je sache.

L'ambulancier soupira. C'était un espoir de fou auquel Ron se raccrochait. Qu'est ce qu'était une prémonition?

Une simple intuition, un argument qui ne fait pas appel à la raison. Un rêve, une image que l'ont veut voir à tout prix se réaliser.

Ron y croyait tellement fort. Il ne pouvait le lui refuser.

- Je vais voir ce que je peux faire.

Il s'absenta quelques minutes qui parurent des heures à Ron. Il s'impatientait. Il allait enfin savoir.

- Ron! La psychologue ne veut pas te laisser entrer. Les enfants sont en états de choc. Ils attendent l'arrivée de leur mère.

- Merde!

Le cerveau de Ron marchait à plein régime. Il n'était pas arrivé jusque ici pour ce faire rembarrer.

- Samuel. Ou sont les toilettes s'il te plait.

Le jeune homme amena Ron à la salle de bain.

Ron avisa le papier toilette qu'il transforma à l'aide de sa baguette magique. Il avait un plan. Et il n'était plus à un mensonge près.

Il se débarbouilla tant bien que mal pour paraître présentable. Il ne pouvait cependant pas réparer ses habits sous peine que ceux qui l'avaient vu se posent des questions.

Il demanda ensuite à son ami de l'amener voir la psy afin de s'entretenir seul à seul.

- Bonjour madame. Je me présente. Inspecteur Weazbini, de la police international de Londres.

Il sortit l'insigne qu'il avait matérialisé plus tôt. La psy d'une quarantaine d'année le regarda d'un œil critique.

- Je suis désolé de ne pas être plus présentable, mais j'ai eu un petit accident avant d'arriver ici.

J'enquête sur le crash aérien. Je me doute que des collègues canadiens ont surement parlé aux enfants, mais nous devons mener aussi nos propres investigations afin de recouper les informations. C'est pourquoi j'aimerais leur parler.

- Je suis désolé. Ils sont suffisamment perturbés. Leur discourt est assez étrange. Ils disent avoir vécu des choses surnaturelles. Nous les gardons en observations.

- Puis je me permettre de vous demander quelles choses surnaturelles?

- Et bien, ils disent avoir sentit comme si ils s'envolaient avant de réapparaitre sur un rocher proche du crash.

- Mhhh. … Ont il mentionner la présence d'une troisième personne?

- Comment savez vous cela?

- Ca va vous sembler étrange, mais nous travaillons avec des voyants. Et l'un d'entre eux est venu nous informer qu'il avait vu une troisième personne lors de ce crash. Alors puis je leur parler?

- Et bien… Si c'est pour l'enquête et que vous semblez déjà au courant de certaines choses, je veux bien.

Sur ce, elle amena le rouquin auprès des enfants. Samuel le regarda passer avec effarement.

Ron rentra dans une chambre aux murs rose pâle. Deux enfants blonds se trouvaient dans deux lits.

- Je vais vous laisser. Mais pas plus de dix minutes.

- Merci. Bonjour les enfants, je m'appelle Ron.

- Bonjour Monsieur. Répondirent les deux têtes blondes.

- Et vous, c'est quoi vos nom?

- Moi, c'est Julie et mon frère c'est Gabriel.

- Enchanté de vous connaître. Et est ce que vous allez bien?

- Oui. Mais on a eu très peur. Et j'ai perdu Tilou dans l'avion. Pleurnicha le petit garçon.

- Oh! Et qui est Tilou?

- C'est mon orignal en peluche. Mais j'ai pas eu le temps de l'attraper quand l'ange nous a emmené.

- L'ange?

- Oui, mais c'était un ange d'Afrique parce qu'il avait la peau noire.

- Ah oui? Et comment était il cet ange?

- Il était très grand. Il avait les yeux marron. Et il était noir.

- Il avait l'air triste. Rajouté Julie. Au début du voyage il avait des larmes qui coulaient. Moi je pense que c'était à cause de son amoureuse, mais lui il disait que c'était à cause d'une poussière.

- Pourquoi vous pensez que c'est un ange?

- Bin, il nous a fait disparaître de l'avion et on est apparu sur un rocher.

- Oui, quand l'avion a commencé à beaucoup bouger, des gens ont crié. Y'a une madame devant qui disait tout le temps, on va mourir. Puis c'était comme dans le manège de la coccinelle. L'avion est tombé, tombé. Blaise à dit à Julie de m'attraper la main et pouf, on était sur le rocher.

- Blaise, c'était le nom de l'homme?

- Oui.

- Je le savais. Et après?

- Il est resté avec nous sur le rocher pour pas qu'on ait peur. Mais quand les secours sont arrivés, il nous a montré le bateau qui arrivait et il a disparut.

- Vous avez eu de la chance les enfants.

- Oui, mais c'est triste pour les autres gens.

- Oui.

On toqua à la porte.

- Monsieur Weazbini, il faudrait les laisser se reposer maintenant.

- D'accord. Au revoir les enfants.

- Au revoir Monsieur Ron.

Ron sortit de la chambre.

- Vous savez tout ce que vous vouliez savoir?

- Oui.

Samuel attendait Ron pour l'emmener se faire soigner.

- Sam! Il est vivant il est vivant pleura Ron.

- Comment? Mais ou est t'il?

- Surement chez lui.

- Quoi! Mais c'est impossible.

- Ou habitait il? Demanda Ron sans prendre en compte l'étonnement du châtain.

- Je te le dirais demain, tu as besoin de repos.

- Pour confirmer ses dires, Ron bailla aux corneilles.

- Mhhh. Tu as raison.

- J'ai toujours raison le taquina l'ambulancier.

- Pas pour Blaise.

- C'n'est pas faux. Au fait, en t'attendant, j'ai regardé les informations dans la salle d'attente. Tu es passé aux infos deux fois.

- Deux fois? Comment ça?

A suivre.

Bon alors ça y est, Ron a peut être une piste.

Est ce que le comportement de Samuel vous choque?

Bonne semaine à vous.

A+