Kikoo

Je suis un peu en retard dans mon postage. Désolé.

Je vous remercie encore pour vos review.

Bonne lecture.

Chapitre 37

- T'es fou de moi?

- Totalement, complètement, irrémédiablement.

- Mhhhh. J'aime quand tu me parles comme ça.

Harry embrassa le cou pale.

- Ha... Harry? Tu n' penses pas qu'on devrait allée dans une chambre? Ça serait plus confortable qu'une salle de torture non?

- Tout à fait d'accord mon petit dragon.

Harry tira le blond derrière lui. Draco rigola.

- Attends! L'autre là, on en fait quoi?

- Avec tous les sorts que tu lui as lancé, je pense qu'on va avoir droit à un beau spectacle. Mais on va attendre que Ron soit là. Il a le droit aussi à sa vengeance.

- Weasley? Qu'est ce qu'elle vient faire là la belette?

- Draco!

- Désolé.

- Mick a tué sa femme et la mère de sa fille.

- Weasley était marié et a une gamine! Pauvre elle.

- Hey! Arrête ça!

- Mhhh. On l'attache?

- Oui, des fois que le stupefix se déferait. Quoi que je ne pense pas qu'on puisse allée bien loin à cloche pied avec des jambes en coton.

Ils l'enchainèrent au pied de la table fixée au sol.

Draco tenait fermement la main du brun. Il ne tenait pas à ce que ce dernier s'envol.

Théo qui les vit passer se frotta les yeux. Est ce qu'il ne venait pas de rêver ? L'ex-prince de Serpentard avec l'ex-prince de Griffondor ?

- Draco. C'était Nott non ? Souffla le brun à l'oreille du blond.

- Oui, il est sous directeur ici.

- Et bien allons lui demander une clé.

- Fait moi confiance petit lion. Tout est déjà réglé. Nous allons aller dans une belle suite.

Draco poussa le jeune homme dans l'ascenseur doré et appuya sur le bouton du seizième étage. La cabine les amena bien vite à destination.

Le blond ne laissa pas le temps au brun d'admirer la tapisserie de cet étage, qu'il les fit rentrer dans la suite 1660.

Harry plaqua son serpentard contre la porte de bois.

C'était leur premier vrai baisé.

Leurs lèvres se rencontraient pour la première fois.

Harry attrapa la lèvre inférieure du serpentard. Il la mordilla, la suçota.

Draco avait les yeux fermés par toutes les sensations que cela déclenchait. Ca faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas été embrassé avec autant de passion, autant d'amour.

Non, en fait, en y repensant bien, il n'avait jamais été embrassé par amour.

Le brun passa sa langue sur les lèvres rougies afin de quémander l'entrée. Celle ci ne lui fût pas refusée, bien au contraire.

Le contact de leur langue fit naitre un frisson de désir chez les deux jeunes hommes.

Draco attrapa Harry par les hanches et retourna la situation. Il plaqua à son tour le brun contre le panneau de bois. Toutes traces d'appréhension avaient disparues. Les peurs de Draco fondaient comme neige au soleil lorsqu'il était dans les bras de Harry.

Draco lâcha les douces lèvres du Griffondor pour s'attaquer à son cou. Il mordillait, embrassait la peau qui lui était offerte. Harry était complètement perdu face à se traitement. Il avait les yeux à demi ouverts.

Tout à coup, il cru percevoir un mouvement derrière Draco.

Et en effet, ils n'étaient pas seul.

- Légèrement, il tapota l'épaule du blond.

- Draco, on est observé. Lui murmura t'il.

- Hein ? Lui répondit intelligemment le serpentard.

- On est observé je te dis. Sur le fauteuil derrière.

La personne éclata de rire.

- Oh, non, pas lui ! Se lamenta Draco qui ne s'était pas retourné mais qui avait très bien reconnu la voix.

- Et bien mon ami, on ne salue pas une vieille connaissance ?

- Tu le connais ?

- Oui. Il m'a aidé à te retrouver.

- Ah oui ! Je veux tout savoir !

Il tira son presque amant sur le lit.

Draco était dépité. Draco voulait savoir ça maintenant. MAINTENANANT !

Le brun se calla confortablement contre les oreillers, le blond entre ses bras.

- Au fait, bonjour Monsieur le fantôme. Je suis Harry Potter.

- Enchanté, jeune homme. Je me présente. Chevalier Pierre St Amant pour vous servir.

- Pfiou. Tu parles d'un chevalier. Dès que le danger est là, il prend la poudre d'escampette.

- Ce fût pour votre bien seulement, si je suis parti.

- Pour notre bien ! Vous voulez rire ! Si j'étais arrivé plus tôt au lieu de me perdre dans le mauvais couloir, Harry n'aurait pas été fouetté.

- Ce fût pour que vous preniez confiance en vous. Vous dûtes agir par vous autre même. Le sauvetage de votre ami ne revient qu'à votre courage. Vous avez ainsi montré que vous n'étiez pas inutile comme vous le pensez depuis de nombreuses années.

- Mais comment…

- Laissez moi finir. Vous avez fait preuve d'un grand courage dans cette épreuve. Maintenant, il vous faut laisser le passé derrière vous et aller de l'avant. Vous avez la possibilité aujourd'hui d'être heureux. N'ayez plus peur des gens. Vous avez quelqu'un de confiance à vos côtés à présent.

- Mais comment savez vous tout ça ?

- Oh, dans l'outre monde on entends beaucoup de chose vous savez.

Harry était quelqu'un de curieux. Tout en caressant distraitement le ventre de son amant, il demanda.

- Pourquoi être revenu si vous étiez dans l'au-delà ?

- Vous m'avez fait revenir par une chanson. Cette même chanson qui il y a 12 ans une jeune cantatrice a composé. Alors qu'elle venait de perdre son amant. Elle lui a écrit une chanson qui inconsciemment parlait de moi. La chanson de l'amant oublié. Elle m'avait délivré de la malédiction de fantôme.

- C'était quoi cette malédiction ?

- L'oubli. Je fus oublié très rapidement. En 1660 on m'arrêta sous prétexte d'avoir vendu de l'alcool aux indiens. La vie en prison fût dure vous savez le froid y était féroce. J'y suis tombé malade et y suis mort. Enfin, mort par maladie ou par pendaison, le résultat aurait été le même. En 1893, je suis revenu à moi sous ma forme spectrale. Je ne sais pas pourquoi j'ai été renvoyé ici. Peut être est ce parce que je n'ai pas eu de digne sépulture. Mes amis m'avaient oublié, ma femme Anne m'avait oublié. Trois mois à peine après ma mort, elle avait trouvé mari.

Enfin je ne lui en veux pas.

Quoi qu'il en soit, vous et votre ami m'avez fit revenir par la force de votre amour. Votre amour est grand jeune homme. N'en doutez jamais, quoi qu'on en dise.

Harry était captivé par le récit du fantôme. C'était triste comme histoire. Parfois, lui même rêvait qu'on l'oubliait. Qu'on oubliait son côté survivant. Car si ses amis venaient à l'oublier, il ne sait pas ce qu'il ferrait. Et il se jura que jamais il n'oublierait Draco.

Ce dernier en revanche les avait complètement oublié. Il dormait confortablement contre le tors de son copain.

Pierre St Amant et Harry rigolèrent mais ça ne réveilla même pas le jeune endormi.

- Je crois qu'il a eut sa dose d'émotion.

- Je crois aussi.

- Bien, bien. Je vais vous laisser à présent. Mais, n'oubliez jamais ce qui vous lie. L'oubli est la pire malédiction qu'il soit.

- Ne vous en faite pas, je n'oublierais pas. Lui seul est important. Seule ma famille et mes amis sont importants.

Le fantôme sourit au brun avant de tranquillement disparaître.

Resté seul, Harry décida de se déshabiller et de déshabiller Draco avant de les mettre tous les deux sous les draps.

Quelques heures plus tard, un rayon de soleil vint chatouiller le nez du blond. Cependant, ce dernier n'avait aucune envie de laisser gagner se délayable ennemi qu'était le soleil. Il était bien. Il sentait près de lui une chaleur réconfortante. Il sentait un léger souffle dans ses cheveux. Il sentait la peau nue de Harry contre la sienne.

La peau nue ?

Il se réveilla d'un bon, réveillant par la même occasion le brun.

- Bonjour. Dit le jeune homme dont les cheveux étaient encore plus en bataille qu'à l'accoutumée.

Il n'obtint aucune réponse. Seul un regard effaré lui faisait face.

- Draco ! Que se passe t'il ? S'inquiéta le brun.

- On est nu ?

- Ben presque. Rougit l'ex Griffondor.

- On a rien fait ?

- Non. Rigola l'ex-Griffondor. Tu t'es endormi comme une souche durant le récit du fantôme. Mais on peut remédier à la situation si tu veux.

Harry ne laissa pas le temps à Draco de répondre. Il lui attrapa les lèvres. Les mains se firent baladeuses.

« Toc, toc, toc »

- Mhhh surement une erreur. Baragouina le blond.

A son tour, il embrassa son amant dans un baiser possessif qui les laissa pantelant.

« Toc, toc, toc, toc, toc »

- Mhhh. Ce n'est pas vrai ! Maugréa le blond en se levant pour ouvrir la porte. Même dans un hôtel cinq étoiles, on n'est pas fichu d'avoir la paix.

- Bonjour Draco. Dit le gêneur avant de rougir en constatant la tenue plus que décontractée du blond.

- Nott ! Qu'est ce que tu fous ici ! Si tôt le matin.

- Je…Je suis venu vous dire que vous devez quitter la chambre. La suite a été réservée jusqu'à midi. Il est actuellement une heure. Et nous devons la préparer pour les prochains clients.

- Il est une heure ?

- Oui, nous sommes le 25 juin. Je suis vraiment désolé de vous mettre à la porte, mais je risque de me faire taper sur les doigts sinon.

Harry apparut à côté de son amant. Il semblait avoir entendu la fin de la conversation et semblait un peu déçu. Ils avaient une suite digne d'un roi et ils ne pouvaient même pas en profiter.

- Salut Nott.

- Potter ! Draco disait vrai.

La tête que fit le dit Draco à ce moment là était à mourir de rire ce que ne se gêna pas de faire le Griffondor.

- Parce que tu ne me croyais toujours pas ! Cibole Nott ! T'es désespérant !

- Bon, vous contez pas vous disputer alors que Draco est presque nu dans le couloir si ?

- Oui, bon bin hum, je vais vous laisser. Ramenez la clé au comptoir s'il vous plait.

- Bien sûr. A bientôt. Dit Harry.

Une trentaine de minutes plus tard, ils avaient quitté le château.

- Bon, qu'est ce qu'on fait ?

- On rentre ?

- Oui.

Ils transplanèrent devant la maison.

- Pourquoi tu n'as pas transplané directement dans la maison ?

- Envie de faire comme dans les films où le gars embrasse la fille devant la maison avant de pousser la porte du pied et de rentrer en continuant de s'embrasser.

- Dray. Je crois que tu regardes un peu trop les films moldus.

- Peut être.

Mais ça n'empêcha pas le blond d'embrasser Harry. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était que dans les films, la porte n'était généralement pas fermée à clé.

- Je crois qu'il faut que tu ouvres la porte avec ta clé.

- J'ai vu grrrrr.

Harry rigola. Son rire était contagieux. Ils rentrèrent enfin dans la maison.

Le spectacle qui s'offrit à eux dans le salon les souffla. Blaise était assis dos à eux et riait d'un rire démentiel.

- Blaise ? Demanda le blond inquiet.

Le su nommé ne réagit pas. Draco s'approcha de son ami. Il lui mit la main sur l'épaule.

Blaise sursauta et manqua s'étouffer. Il se retourna.

- Draco ?

- Qu'est ce qui t'es arrivé ? Blaise ! Tu as vu dans quel état tu es ? Et qu'est ce que tu fais là ? Et pourquoi tu riais comme ça ? Et…

- Dray ! Je pense que tu devrais le laisser assimiler la première question non ?

Le brun avait constaté qu'au fil des questions le noir perdait contenance.

- Alor Blaise, veux tu nous raconter ce qui s'est passé ?

Blaise acquiesça. Il avait besoin de se vider le cœur.

Il leur raconta tout. Absolument tout. Il avait besoin de mettre les choses à plat.

Il leur parla de Ron.

Il leur fit part de sa polynectarisation. Que Harry qualifia de « très serpentard »

Il mentionna l'aide de Ginny.

Il évoqua sa fuite face à la colère de Ron. Que Draco qualifia de « typiquement Griffondor ».

Il aborda le sujet du crash aérien.

Il énonça son arrivée chez lui.

Et pour finir, il raconta ce qu'il avait vu à la télé.

Il ne démordait pas sur le fait que si Ron était venu ici, c'était pour confirmer sa mort. Bien sûr, le brun affirmait que son ami n'était pas comme ça.

Harry et Draco comprenaient mieux l'état lamentable de Blaise. Une peine de cœur et un crash aérien, il y a de quoi anéantir le moral d'un homme.

Les deux jeunes hommes voulurent le lever pour le soigner. Un grognement de douleur les arrêta dans leur entreprise.

- Draco, je pense qu'il faudrait l'emmener à l'hôpital. Il doit avoir une fracture.

- Tu as raison. Tu l'emmènes ?

- Dray, c'est ton meilleur ami. Et puis, il faut que je contacte Ginny pour savoir ce qu'il en est. Ca m'étonne que Ron vienne ici si c'est pour vérifier qu'il a bien anéanti Blaise. Je pense qu'il y a autre chose.

- Si tu le dis. Toi seul peux comprendre un esprit Griffondorien.

- Reste avec lui d'accord ?

- Mhhh. Décidément nos projets tombent encore à l'eau. Dit le blond déçu.

Pour la peine, Harry l'embrassa passionnément. Blaise regardait le couple avec envie et un peu de jalousie. Ils étaient bien ensemble et ils formaient un beau couple tout en contraste.

Quelques minutes plus tard, les deux serpentards avaient transplané laissant Harry seul.

Ce dernier se dirigeait vers le téléphone pour appeler la rouquine quand on sonna à la porte.

Etrange pensa t'il. En plus de trois semaines, il n'avait eu aucune visite. Qui pouvait bien sonner ?

Il ouvrit le panneau de bois et resta surpris.

- Ron ?

A suivre.

Voilà, ils sont presque tous réunit.

Je tenais à m'excuser pour les longueurs de l'histoire par moment. Une amie m'a informée que certains bouts étaient long.

A ce stade, il reste 1 ou 2 chapitres selon la longueur. J'ai toutes les idées dans ma tête sur

Le châtiment de Mick, les retrouvailles de Blaise et Ron. J'ai même les derniers mots de l'histoire. Je ne sais pas encore si j'incère des lemons dedans.

Par contre, il me manque une chose. Le temps.

C'est presque certain que la suite ne serra pas mise avant janvier. Disons que je vais profiter de la visite qui vient me voir au Canada. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop.

Je vous souhaite donc un joyeux Noël et un bon réveillon du jour de l'an.

Profitez en bien.

Bisouxxx

A+