Bonjour à toutes et tous.

Merci pour vos reviews, comme toujours vous êtes géniales.

Je m'excuse pour mon retard dans le postage. Je voulais quelque chose de bien pour cette fin. J'avoue que je suis plus ou moins satisfaite. Enfin je vous laisse découvrir ce qu'il en est.

Bonne lecture.

Chapitre 40

8 mois plus tard, en février, au Québec.

La tempête avait fait rage la veille. La galerie extérieure était recouverte de neige. Le jardin de la maison jumelé de style canadien qu'avaient retapé les garçons était d'un blanc immaculé. La terre avait revêtu sa lourde couverture d'hiver, froide et molletonneuse.

Recouvert d'une tuque, de mitaines et d'un foulard, un jeune homme déblayait l'entrée de la maison. C'était son tour.

Malgré le froid mordant de ce mois de février, -26 degré Celsius qui était ressentit comme un -36 à cause du vent venu du fleuve, le jeune homme s'arrêta pour regarder le paysage. C'était magnifique.

Le St Laurent était recouvert d'une épaisse couche de glace que le brise glace avait cassé pour laisser passer les bateaux de marchandise qui remontait le fleuve. La cime des pommiers plantés ci et là dans le jardin était glacée, donnant l'impression que les branches étaient recouvertes de diamant. Les sapins eux avaient une écharpe d'hermine qui leurs faisaient le tour.

C'était très différent du ciel gris et brumeux de Londres. Cette ville ne lui manquait absolument pas. Il avait enfin trouvé un sens à sa vie. Il était heureux. Il pouvait recommencer sa vie entouré de ses amis sans être à tout bout de champ glorifier comme le Messie.

Comme il l'avait craint, son départ avait fait verser beaucoup d'encre.

Il avait pu limiter la casse en faisant jouer le procès à hui clos. Mais des rumeurs avaient circulé. Toutes plus insensées les unes que les autres.

On racontait entre autre qu'il avait courtisé le condamné avant de le mener devant la justice. D'autres rumeurs avaient sorti que c'était Ron qui avait envoyé la personne derrière les barreaux pour pouvoir retrouver sa place d'aurore. On avait aussi supposé qu'il s'agissait de Malfoy quand il fit détruire le manoir. Ça avait été l'allégresse de savoir que le dernier des Malfoy n'était plus une menace. Le dernier mangemort était véritablement mort.

Draco avait bien fait de rester au Québec finalement. Il n'aurait sûrement pas supporté toute cette haine.

Harry avait été dégouté de cette haine farouche qui avait enflammé les sorciers. Il aurait voulu hurler à tous ces imbéciles que non, ce n'était pas Draco qui avait été envoyé à Azkaban, que Draco et lui étaient ensemble et s'aimaient. Mais ça aurait été une très mauvaise idée pour garder sa vie privée.

Des fuites avaient aussi eu lieu au quartier des aurores. Il avait voulu une démission discrète, il s'était retrouvé avec une horde de journaliste enragé avide de potin. Ses hyènes de l'info avaient également harcelés Ron, Ginny, mais aussi Rose. Ils étaient prêts à n'importe quoi pour avoir la primeur de l'information. Mais, pour une fois, à la surprise générale, Harry avait prit le Minotaure par les cornes et avait envoyé valser tous ces paparazzis.

Il avait bien fait comprendre que quiconque essaierait de le suivre aurait à faire à lui. Il y avait bien sur eu des journalistes qui s'étaient cru plus malin que les autres.

Ils avaient goûté de la baguette. Harry les avait enchainé presque nu devant le journal Hebdosorcier. Il avait inscrit sur leur torse " je suis un idiot, j'ai défié Harry Potter". Une seule fille faisait parti du lot. Rita Skeeter.

Bien sur, il ne s'était pas seulement limité à ça. Il les avait fait renvoyé. Certes il y avait la liberté d'expression, mais ça faisait trop longtemps qu'on avait dépassé les limites de son intimité.

D'après Draco, il avait encore été trop gentil, mais quand il lui raconta la réaction de Skeeter, il avait trouvé que finalement l'idée n'était pas si mauvaise.

Cette dernière s'était jetée à ses pieds l'implorant de ne pas la faire virer. C'était à peine si elle ne lui léchait pas les pieds. Bien sur, il n'avait pas cédé. Pourquoi l'aurait il fait alors qu'elle lui avait pourri la vie.

Harry était extrêmement gentil, mais il ne fallait pas le prendre pour un mulet non plus. En bout de ligne, Skeeter avait atterri à Ste Mangouste dans la section pour les fous.

Harry détacha son regard du spectacle enchanteur qu'il avait autour de lui. Il reporta son attention sur la neige accumulée qui lui restait encore à déblayer. Il lui restait la moitié de la galerie, toute l'allée et le devant de garage. Il aurait volontiers utilisé la magie pour se débarrasser de cette poudre blanche qui revenait toujours à l'assaut à cause des forts vents, mais, sur l'île, la magie était proscrite.

Harry et Draco ainsi que Blaise et Ron avaient décidé d'acheter deux maisons jumelées sur l'île d'Orléans à coté de Québec. L'aspect rural de l'île les avait séduit. Toutefois, une sorte de force bridait les pouvoirs. Ils ne s'en plaignaient pas, mais parfois, la magie aurait été bien utile. Surtout lorsque on essuyait la dixième tempête de l'hiver, qu'il restait encore au moins un mois et demi de froid et que justement il faisait très froid.

Tout à coup, deux bras l'enlacèrent.

- Ry. Vient déjeuner, on finira ça tout à l'heure.

Le brun se retourna vers son amant pour l'embrasser. Mais il s'arrêta.

- Mais t'es fou! T'es en T-shirt dehors alors qu'il fait -30 au moins.

- Mon bisou. Réclama le blond.

- Non, non, pas ici. Tu veux attraper la mort où quoi? Allez rentre, je vais poser la pelle.

Pour la forme Draco bouda.

Quelques minutes plus tard, Harry s'activait à faire partir cette moue du visage de son amant à l'aide de long baiser passionné assis bien au chaud dans le sofa.

- Dray?

- Mhhh?

- Qu'est ce que tu dirais si on partait en vacance dans un pays chaud?

- Pourquoi cet envie soudaine? Demanda le blond taquin.

- Disons que j'adore la neige. J'ai toujours aimé jouer avec. Je trouve ca beau et enchanteur, mais là, il fait vraiment froid.

- Et l'entreprise, on en fait quoi?

- Blaise et Ron peuvent s'en occuper. Ou alors on ferme pendant deux mois?

- Je ne pense pas que ça plaise beaucoup aux clients du mois de février et mars si on ne fait pas leur intérieur.

- Ba, on leur ferra une ristourne. Avec l'argent que tu as eu au procès et la vente du terrain Malfoy on n'a pas de soucis de ce côté là. Sinon, tu pourras toujours emmenée ton ordi.

- Tu as réponse à tout. Souri le blond.

- Oui.

- Tu sais Harry. Dit il plus sérieusement. Il est temps, je crois, que je te dise tout ce que j'ai sur le cœur.

Harry se tendit légèrement. Il n'aimait pas spécialement quand Draco prenait se ton. Ce n'était jamais bon signe.

- Les gens rêvent de nation, et de bien d'autre chose. Moi la seule chose dont j'ai besoin, c'est de pouvoir tendre les bras vers toi quand ça ne va pas. Tu es mon tuteur, ma ligne blanche, mon cadre.

Harry ne disait rien, mais il avait l'impression de n'être qu'un objet. Est ce qu'il n'était que la peluche réconfortante de Draco? Est ce qu'il n'était que son Doudou pour relâcher la pression? Il en doutait, mais il était inquiet. Le ton employé était bien trop sérieux. Draco n'avait rien vu de l'inquiétude qui rongeait son amant. Il continuait.

- Tout, ma cervelle et mes sentiments je te les donne, ils sont pour toi. Tout ce que j'ai, je te le donne. Je suis à toi, cœur et âme.

Cœur et âme. Harry fronça les sourcils. C'était vrai que Draco ne lui avait encore jamais donné complètement son corps.

Lorsqu'ils faisaient l'amour, Draco était toujours le dominant. Il craignait toujours de voir réapparaitre les fantômes du passé. Il avait une confiance aveugle en Harry, mais il avait encore certaines craintes que la douceur du brun n'arrivait pas à effacer. Harry prenait évidement ça pour un échec, mais il savait aussi que ce n'était qu'une question de temps. C'était d'ailleurs la dernière barrière du passé à briser.

En effet, il avait vaincu sa phobie de voir du monde. Il ne faisait plus de cauchemar lorsque par mégarde on évoquait le nom de son père ou de son maître.

- Dray? Qu'essayes tu de me dire exactement? Tu veux aller voir ailleurs? J'ai fait quelque chose de mal?

- Mais voyons donc! Où vas tu chercher tout ça? Bien sûr que non! Pourquoi j'irai voir ailleurs alors que c'est à toi que je dois mes premiers frissons. Mes premiers coups sur les doigts aussi. Rigola t'il. C'est pas de ma faute si j'ai envi de gouter ce que tu cuisines, ça sent si bon.

- C'est une déclaration?

- Un peu.

Harry souffla de soulagement. Draco avait encore du mal à exprimer clairement ses sentiments.

- Alors, les vacances?

- On en reparlera. Laisse moi finir. Tu sais que pour un mot ou une chanson je donnerais n'importe quoi, pour toi. Mais plus pour un mot en fait. Je dois te dire mon amour que tu chantes comme un chaudron sous la douche.

- Hey!

- Bin quoi? J'ai dit sous la douche. Dans un autre lieu, tu chantes divinement bien mon amour.

Harry eut le bon goût de rougir.

- Harry, je sais bien que je ne suis pas parfait. J'ai encore des démons enfouis au fond de moi. J'ai encore des menottes autour de mes bras qui me lient au passé. Mais malgré ça, si je venais à te quitter, tu peux être certain que le lendemain je courais vers toi. Je sais bien que tu n'es pas le remède ni la solution pour me débarrasser une bonne fois pour toute de toutes mes peurs. Mais tu es mon attelle, mon soutient qui me permet de ne pas sombrer. Tu es ce petit rien qui m'empêche de me renfermer sur moi même, qui nous lie aux autres quand rien ne va. Tu sais Harry, j'aime ta façon de remette mon monde à l'endroit. Je voudrais te montrer la mienne maintenant.

Harry fronça les sourcils, perplexe. Que voulait il lui montrer? Il n'eut cependant pas le temps d'y réfléchir énormément, Draco s'emparait déjà de ses lèvres et sa langue venait jouer avec sa partenaire.

Avec douceur et tendresse comme presque à chacune de leur union, ils se déshabillèrent l'un l'autre, se caressèrent, s'embrassèrent, se murmurèrent des mots tendres. Mais, alors qu'Harry se préparait à recevoir son amant en lui, Draco vint se placer au dessus de la preuve de son désir. Doucement, il s'empala sur la virilité du brun.

- Oh Merlin! Draco! Jura Harry.

Les traits quelques peu tiré à cause de la douleur, le blond plongea son regard anthracite dans le regard émeraudes. Un océan de désir, de passion et d'amour éclairait leurs prunelles. Lorsque la douleur fut remplacée par le plaisir, il amorça de doux vas et viens. La tête rejetée en arrière, Harry le trouvait magnifique. Et malgré ce qu'il lui avait dit plus tôt, il savait que jamais Draco ne le quitterais. Ils étaient le Ying et le yang, le noir et le blanc, ils étaient fait pour être ensemble à jamais. Il étaient lié cœur, âme et corps. Draco venait d'abattre les dernières portes du passé.

Harry, remis de son choc prit alors les rênes du plaisir, les menant bien au delà du septième ciel.

Alors qu'ils retombaient l'un sur l'autre, Draco dont les yeux brillaient de mille feux trouva la force de murmurer encore.

- Harry. Peut importe où tu veux aller. Pour vivre avec toi, j'irais où tu voudras. Tu es mon chez moi.

- C'était une déclaration.

Dans le jumelé d'à côté.

- Brrr!!! Y fait frette! Y fait frette!

Un jeune homme a à la chevelure de feu claqua la porte d'entrée. Il venait de finir de dégager la neige sur son perron. Il quitta rapidement son manteau, son foulard, sa tuque et ses mitaines. Il avait observé discrètement ses voisins quand Draco était venu chercher Harry. Il n'avait plus aucune rancœur contre le blond. Lui et Harry étaient heureux et formait un beau couple. Il ne pouvait que s'en réjouir pour son meilleur ami. Et puis, lui aussi avait un serpentard rien que pour lui.

Ça faisait huit mois qu'il était avec Blaise. Lors de son retour en Angleterre pour le procès du meurtrier de sa femme, il avait présenté le métis à sa famille.

Ginny avait été d'un grand soutient.

Il avait peur d'être rejeté par sa famille. A l'époque, il n'était pas encore vraiment amoureux du serpentard. Il n'était qu'attiré par lui. Il voulait essayer.

Il n'empêche que devant le Terrier, il avait eut la frousse. Il allait même faire demi tour. Malheureusement pour lui, sa mère avait ouvert la porte avant qu'il n'effectue ce retrait stratégique.

Cette dernière, égale à elle même avait évidement accueillit la nouvelle avec joie. Son fils avait retrouvé un peu de joie de vie, elle ne pouvait qu'en être heureuse. Alors, que se soir avec un garçon, elle n'en avait rien à faire. Même s'il n'avait pas clairement dit l'aimer, une mère sent ces choses là.

De toute façon, les mœurs étaient vouées à évoluer. De plus en plus de couple homosexuel sortaient du placard. Celui qui avait le plus fait coulé d'encre était celui de Severus Rogue et de Neuville Longdubas, tous les deux professeurs à Poudlard. Les choses s'étaient calmé depuis.

Ron monta dans la chambre qu'il partageait avec Blaise.

Blaise avait tenu sa promesse en allant à la vitesse du rouquin. Il n'avaient pas encore franchit le cap des simples caresses légèrement poussées. Évidement, le métis se demandait si Ron allait un jour franchir les dernières rosiers qui le retenait par leur épines vicieuses.

Mais il avait dit qu'il l'attendrait toujours et l'important, c'était qu'ils soient ensemble.

Il s'arrêta quelques secondes devant la chambre de sa fille. Elle était vide. Rose était partie en vacance avec sa sœur. Elle avait été en Angleterre avec Sam.

Ron sourit. Ça avait été le coup de foudre entre ses deux là. Il avait été un peu surpris, il pensait que le québécois aimait les hommes. Mais il s'était avéré qu'il aimait aussi les femmes. Samuel était le genre de gars qui prenait la vie comme elle venait. Il aimait le caractère de la rouquine. "Un sacré caractère" comme disait Ron. Elle savait ce qu'elle voulait. Et ne laissait personne se mettre au travers de sa route pour l'avoir. Mais elle était douce et aimante.

Samuel avait un caractère plus effacé, il ne cherchait pas la chicane. Par contre, il était capable de raisonner Ginny quand elle allait un peu trop loin.

Molly avait été sous le charme de l'accent québécois. Et puis, cette dernière était aux anges. Elle allait devenir grand mère une nouvelle fois.

Ginny était enceinte de deux mois.

Ron trouvait que c'était un peu tôt. Ça ne faisait que huit mois qu'ils se connaissent. Il était de la vieille école. Avec Hermione, ils avaient attendus... Bien trop longtemps. Mais il faisait confiance à Sam pour ne pas faire souffrir sa sœur.

Il lui arrivait de penser encore à Hermione. Elle ne pourrait jamais disparaitre de sa vie. Et puis, Rose lui ressemblait de plus en plus. Impossible d'oublier. Mais, depuis qu'il avait appris que finalement Mick n'avait pas survécu à sa folie à Azkaban, il se sentait venger. Ça remontait à une semaine à peine.

Cette menace envolée, il se sentait libre d'enfin aimer Blaise comme ce dernier l'attendait. Hermione pouvait reposer en paix.

Il rentra dans sa chambre. Le rideau laissait filtrer quelques rayons de soleil. Sur le lit, Blaise était encore assoupi, le drap cachant uniquement le bas de son corps musclé. Sur la pointe des pieds, il alla se faufiler entre les couvertures. Il se colla immédiatement au métis. Ce dernier se réveilla en un bon. La froideur de la peau de Ron était saisissante.

- Non d'une baguette Ron! T'as été te rouler dans la neige avant de remonter te recoucher.

Ron sourit et se colla encore plus à son petit ami.

- Beta. J'ai été préparé le petit déjeuner et j'ai pelleté le perron.

- Bon, et bien allons déjeuner alors, maintenant que je suis réveillé et avant que j'attrape la grippe.

Il se leva. C'était plus un prétexte pour ne pas rompre sa promesse.

Ron grogna de perdre la douce chaleur. Mais il ne bougea pas et observa le déhanchement sensuel du corps qui se dirigeait vers la salle de bain.

- Blaise. Souffla t'il. J'ai une autre faim ce matin.

Surpris, l'ex serpentard se retourna vivement.

- Qu'est ce que tu as dit?

- J'ai faim de toi Blaise.

A ces mots Blaise sembla statufié. La lueur qu'il voyait dans les yeux de Ron eut le même effet que la chevelure de serpent de la gorgone. Ron sourit devant l'air de poisson qu'abordait son presque amant. Il se leva doucement comme pour ne pas effrayer la créature qui lui faisait face.

Doucement, il le tira sous les couvertures. Il avait encore froid de sa virée dehors.

- J'y croyais plus. Murmura le métis.

Pour montrer que tout était réel, Ron se colla un peu plus à Blaise. Il commença à lui embrasser le cou, la mâchoire avant de dériver sur les lèvres charnues du noir.

Blaise participa activement au baiser.

Il fit basculer Ron sous lui d'un savant coup de hanche.

- C'est pas des blagues???

Ron rit. Blaise avait forcément sentit l'envie qu'il avait de lui.

- Penses tu que dans l'état ou je suis c'est une blague? Je sais que je suis long à la détente mais quand même.

Blaise le fit taire d'un long baiser passionné. Il avait vraiment douté qu'un jour Ron veuille réellement de lui en tant qu'amant.

Il y avait une grande complicité entre eux. Aussi bien personnelle que professionnel. Ron s'était finalement découvert des talents autres que porteur de pots de peinture. Il était peintre lui aussi. Draco faisait toujours des recherches sur Internet mais allait voir les clients de temps en temps avec Harry. Le brun était le côté relationnel de leur entreprise. Le côté charmeur aussi. C'est pourquoi généralement Draco le suivait. Il voulait voir la tête du client.

Quoi qu'il en soit, Ron faisait des fresques presque aussi belles que celles de Blaise. Leur maison en témoin.

Ils développaient une belle complicité lorsqu'il peignait dans une même pièce. Blaise avait espéré redécouvrir un jour la peinture sur corps, mais Ron se défilait toujours.

Ce souvenir déclencha une forte vague de désir chez le métis.

Il traça sur la peau tachetée de tache de rousseur un chemin de baiser. Ron soupira d'aise. Chaque contact de la bouche de son amant avec sa peau faisait déferler en lui un raz de marré de sensation.

Avait il chaud? Avait il froid? Il n'en savait rien.

Blaise continua le parcours en descendant toujours plus au sud. Il disparut sous la couette, l'entrainant avec lui.

- Blaise. Souffla le rouquin alors que Blaise contemplait avec avidité la fière chandelle qui allumait en lui un feu sauvage.

Il fit languir son amant avant d'accéder à sa demande qui se perdait dans les échos de son désir.

Il appliqua un lent allez retour sur la virilité de son amour. D'abord avec les doigts avant d'utiliser sa bouche.

Pour la première fois ce matin là, Blaise gouta au goût unique de son amant.

Émoustillé par cela, il laissa à peine le temps à Ron de s'en remettre. Il attrapa sa bouche dans un baiser enflammé. Ron voulut rendre la pareille à son amant. Tout en continuant le baiser qui le faisait frissonner, il fit descendre sa main vers le désir fièrement dressé de Blaise. Il reçu un coup sur les doigts.

A bout de souffle, ils mirent fin à cette myriade de sensation.

Blaise plongea son regard envouteur dans les yeux océan.

- Tu me fais confiance?

- Oui. Souffla le rouquin.

Blaise attrapa le poignet de Ron qu'il lia aux barreaux du lit avec des menottes.

- Tu as peur que je m'envole?

Blaise ne répondit pas mais ses yeux parlaient pour lui.

- Blaise je ne quitterais pas. Et même si je le faisais, c'est vers toi que je reviendrais le lendemain. Mes démons sont partis Blaise. Je suis heureux avec toi et Rose. Jamais je n'aurais penser atteindre se rêve absolu. Être heureux une deuxième fois. Je t'appartiens au complet tu es mon chez moi. Je ne choisirais personne d'autre. Je n'oublierais pas le passé avec Hermione, elle fait parti de moi, mais tu es mon premier et mon second choix, celui qui remet mon monde à l'endroit. Je t'aime Blaise même si je ne te le dis pas tout le temps, je t'aime.

Blaise avait écouté attentivement son amant. Il avait les larmes aux yeux. Habitude qu'il allait devoir perdre d'ailleurs. Ron le rendait beaucoup trop émotif.

- C'est une déclaration?

- Approche.

Blaise avança sa tête vers son prisonnier.

- Oui Blaise, c'est une déclaration.

Ron releva la tête il embrassa la joue de son serpentard pour faire disparaitre les perles d'eau salée.

- Je t'aime Ron.

- Moi aussi. Je t'aime, je t'aime, je t'aime. J'ai confiance en toi.

Blaise se sentit presque défaillir devant tant d'amour.

- Ron je veux que tu te souviennes toujours de notre première fois. Veux-tu ?

- Tout ce que tu veux. Je veux être avec toi tout entier.

Blaise attrapa un foulard noir qu'il noua autour de la tête de son amant.

Doucement, il reprit là où il s'était arrêté avant la déclaration.

Il fit glisser ses mains sur chaque parcelle de peau du rouquin. Les jambes, les hanches, le torse, le cou, les bras. Il voulait en connaître chaque recoin. Il voulait découvrir chaque zone érogène de son amant.

Sous les caresses légères comme le souffle du vent, Ron n'était que sensation. Cet émoi étant décuplés par sa non voyance.

Les doigts habiles qui le parcouraient, laissaient des chemins de feu, sur chaque recoin de son corps,

Par moment les douces lèvres embrassaient un peu plus ses fragments de peau déjà au supplice.

Blaise arpenta ainsi quelques minutes le corps tant désiré. Il quémanda un baisé qui ne lui fut pas refusé. Pendant que les langues jouaient entre elles, se liaient, se découvraient, se cherchaient, Blaise prépara son homme. Il ne voulait plus jamais voir de douleur dans le regard bleu lagon.

Toutefois, malgré toutes la tendresse et l'attention qu'il porta à ne pas le faire souffrir, Ron ressentit vivement la brûlure de la première fois.

Jamais Blaise ne cessa ses attouchements.

Il attendit qu'il soit prêt. Il attendit que Ron lui accorde le droit de les mener vers les étoiles. On ne part pas seul vers les étoiles lorsqu'on est amoureux.

Comme s'il avait compris le message, Ron commença à onduler. Des gémissements d'extase se firent entendre. Blaise reprit les choses en main lorsque l'ex-Griffondor fut totalement détendu.

Toujours avec la même délicatesse, il s'enfonça un peu plus dans l'intimité chaude de son bien aimé. Chaque mouvement était un délice. Les gémissements devinrent des cris lorsque la prostate subit les assauts de la virilité de Blaise.

Ron était dans un autre monde. Il ne voyait toujours pas, il ne pouvait toujours pas toucher, mais il ressentait, et jamais il n'avait ressentit ça. Il n'avait conscience que du corps de Blaise contre le sien. Tous son être était concentré sur lui. Il était l'épicentre de son plaisir.

Puis, la cadence s'accéléra.

Les mains furent libérées.

Les yeux virent

Les corps se déchainèrent.

L'un à l'autre ils s'agrippèrent.

Les ongles s'enfoncèrent dans les chaires.

La pression monta.

La lave bouillonna en eux.

Les cris fusèrent à profusion.

Dans un grondement sourd, le volcan explosa déversant sa lave, en eux, entre eux.

Ce prodigieux chaos volcanique les enveloppa d'une douce brume. Le feu s'éteignit petit à petit laissant derrière lui un lit dévasté. Quelques petit séisme, traces de la forte activité qu'il régnait quelques secondes auparavant, secouaient encore leur corps alanguis.

La folle excitation de ses corps en fusion laissa place pour un moment à une douce torpeur. Aucun bruit ne régnait si ce n'est celui de leur respiration encore un peu saccadée.

Ni l'un ni l'autre ne souhaitait briser se silence.

Blaise roula sur le côté. Aussitôt Ron vint se blottir contre lui.

- C'était magique.

Dans un tendre baiser papillon, ils s'endormirent.

Quelques heures plus tard, une main baladeuse traçait son chemin sur la peau foncée frissonnant d'ivresse. Le dormeur se réveilla sous cette tendre attention. Les yeux se croisèrent avouant tout leur amour. Les lèvres s'attirèrent pour un petit baiser.

- Blaise tu crois qu'on pourrait prendre deux mois de vacances ? Demanda le rouquin qui s'était re -blotti dans la chaleur des bras de son aimé.

- Pourquoi veux tu prendre des vacances ?

- Je veux pouvoir t'aimer tous les jours comme tu le mérites.

- Et ou voudrais tu aller ? Tu n'aimes pas le Québec.

- Oh si, j'aime cette région. Je m'y sens bien. Mais je voudrais pouvoir t'aimer sur une plage de sable fin, dans un champ de fleur sauvage, au sommet d'une montagne, dans une forêt chaude et humide.

Blaise le fit taire d'une pression de ses lèvres sur les siennes

- Et Rose ?

- Et bien, Ginny pourra la garder avec elle un petit peu vu qu'elle va rester à la maison. Et puis, elle à l'école. Et elles pourront toujours venir le weekend en transplantant. Mais, tu sais, Rose aime les voyages, mais elle a un défaut encore plus grand, elle adore l'école.

- C'est un défaut ?

- Bien, j'aimerais qu'elle s'amuse un peu plus.

Blaise éclata de rire.

- Qu'est ce que j'ai dit de drôle ?

- Je crois que tu ais le premier papa qui aimerait que sa fille soit un peu moins sérieuse à l'école.

- Mais c'est vrai !

- Ne t'en fait pas Ron, elle n'a que six ans. Les choses changent en grandissant.

- Sûrement. Alors pour ses vacances tu es d'accord.

- Et les clients du mois de Février et de Mars ?

- Bah, Harry et Draco peuvent sûrement s'en occuper.

- C'est nous les peintres.

- Bah, on leur ferra un rabais.

- Alors tu es d'accord.

- De toute façon, quand tu me fais se regard là, tu sais bien que je ne peux rien te refuser. Et puis, ou tu iras j'irais. Tu es mon chez moi.

FIN

Et oui, je viens bien d'écrire ces trois lettres. Ca me fait tout drôle.

Alors j'espère que ce chapitre vous a plu.

Pour celles eu ceux qui connaissent Debout sur le Zinc, j'espère que vous avez vu les paroles de la chanson « la déclaration » que j'ai essayé de caser dans les deux relations.

J'espère aussi que j'ai réussi à travers cette fiction à vous faire découvrir un peu cette région qu'est celle du Québec. Que j'ai réussi à vous faire aimer ce pays comme il a réussi à m'envouter.

D'ailleurs, je m'avance peut être un peu, mais j'ai pour projet dans une prochaine fiction de vous faire découvrir les légendes du Québec. Je ne sais pas encore quel en sera le contenu, il faut que je sélectionne les légendes que je veux mettre, mais il s'agira évidemment de Drarry et surement d'autres couples.

Je remercie ici toutes celles qui m'ont suivi depuis le début. Je remercie celles qui m'ont prise en cours de route. Merci pour vos commentaires qui me vont droit au cœur et qui généralement me boostent pour commencer la semaine.

Un gros merci aussi à ceux qui attendaient qu'elle soit terminée pour la lire.

Ah et puis quelque chose complètement à côté de la plaque. « Cherche colloc pour partager 4 ½ à partir du moi de juillet sur Quèbec ^^ »

Après ce bla bla j'attends vos commentaires et comme toujours, j'y répondrais.

Bisouxxx

Bonne semaine à toutes et tous.