Serie : Gundam Wing

Autrice : Flo-de-Miel

Couple : 02xcentaines d'inconnus, 01x02

Remerciements:à tous les patients (et les impatients aussi) qui ont attendu le troisième chapitre de cette fic: Chapitre 3que j'ai fait, effacé, refait, réffacé, pour enfin découvrir ce que je cherchais: une toute autre approche!


Chapitre 3: Star Instinct

Un matin, je me suis réveillé dans cette chambre d'hôpital,où G me faisait subir quelques derniers tests, et Heero Yuy se tenait debout, droit, habillé d'un T-shirt blanc et d'un jeans clair, devant moi.

Les premiers mots qu'il m'a dit furent « je veux bien coucher avec toi, pour t'aider. »

Imaginez l'étât de choc !

Longtemps, j'ai cru que je ne pourrais jamais aimer.

On m'a d'ailleurs dit que j'étais un monstre, parce que je n'aimais personne.
Parce que je ne me trouverai jamais d'épouse, parce que je ne cherchais pas l'amour.

Moi j'y connais rien à l'amour.

Et les autres en parle, en parle, en parle, comme si ils le vivaient chaque jour.

Je sais même pas ce que c'est "avoir le coup de foudre".

Est ce que ça fait mal?
On m'a dit que oui, un peu.
Est ce que ça fait doux?
On m'a dit que oui, mais pas beaucoup.

Autour de moi les gens se scandent à parler d'amour, comme si c'était vital de le connaître.
Et quand je prend cet air de celui qui écoute mais qui ne comprend pas, et qui en a rien à foutre, on se tourne vers moi et on me demande:
"Et toi, Duo? C'est pour quand le grand amour?"

Et si j'ai à ce moment une bière en main, l'irrésistible envie de la lui foutre dans la gueule me prend, mais comme si je suis un gentil, un passif, un poli, je n'en fait rien.

Arrêtez de me juger, comme si c'était catastrophique. On a tous des notions d'amour très différentes, j'en suis intimement persuadé.
Y'a des gens qui tombent amoureux par un simple regard et d'autres qui ont du mal a vraiment le ressentir. Y'a des gens qui diront « celui la, je l'aime bien », alors qu'ils ne l'aiment pas vraiment. D'autres qui, plus timide, diront qu'elle ne ressentent rien pour un tel alors que, au fond d'elles-mêmes, elles brûlent d'amour.

Je vais arrêter avec mes thèses à la con, elles sont incompréhensibles.
Puis j'en ai même pas besoin, pour moi tout est clair!

Je n'aime personne.

Pardonnez-moi si c'est un pêché, il n'est pas volontaire.

Je ne me suis jamais fendu le cœur par passion, jamais une belle jeune fille ne m'a fait tourner la tête. Je sens le désir mais je ne sens pas l'affection.
Peut-être que je m'y prends mal? Mais c'est parce qu'on ne ma pas apprit à bien m'y prendre.

Mais par extension, si je dis que je n'aime personne, c'est parce que j'aime tout le monde au même pied d'égalité.
Je ne pas de préférence, pas de préférée. Alors je pourrais balancer au premier de mes amis des "je t'aime, je veux vivre avec toi, coucher avec toi, vieillir à tes côtés", que ce serait la vérité.

Ca doit être ça: je dois quelque part, déborder d'amour pour arriver, ainsi, à aimer l'humanité.
Vous entendez, bande d'ignorants? Moi je connais l'amour jusqu'au bout des doigts.
Il n'a plus de secret pour moi.
J'en ai aimé de toutes les sortes et de tous les âges! J'ai aimé des filles et des garçons, des vieux et des jeunes, des intelligents et des cons, des timides et des extravertis, des dominants et des dominés : je vous aime tous d'amour sincère, je pourrais tous vous faire l'amour, vieillir à vos côtés, je me meurt d'amour pour vous, et prie pour vous voir encore.

Moi, j'aimais tout le monde…

comprenez-vous?

Puis, ce jour là, dans cette chambre d'hôpital, je me suis rendue compte que j'aimais une personne plus que les autres!
J'avais enfin ouvert les yeux!

Et cette personne se tenait devant moi.

Comment avais-je plus l'ignorersilongtemps ?
Et j'ai pensé : « alors, …c'est ça l'Amour ? L'amour avec un grand A ? »

Et je l'aimais tellement, tellement, tellement, que j'ai répondu :

-"Non. Merci, Heero. J'ai trouvé une autre solution. "

C'était une solution auquel j'avais mûrement réfléchi.
Une solution qui m'a débarrassé de tous mes problèmes, de cette « maladie », mais qui, hélas, par la suite, m'apporta bien plus de problèmes que je ne l'aurais cru.

Cette solution c'était tout simplement…
abandonner l'anonymat.

Et dis moi, maintenant, qui viendra me sauver?

Quand on a fait de moi la nouvelle star, l'attraction du moment, l'idole du peuple, personne ne m'avait prévenu…
Personne,
aucun,
pas un,
parmi tous ces crétins de fans, d'agents et de contrats foireux ne m'avaient mis en garde. …
Et pourtant, croyez-moi, ça aurait dû être écrit en grand sur chaque poster, sur chaque close, sur chaque label:

"La célébrité, c'est nocif pour la santé."

Je me présente, je suis Duo Maxwell, je suis un justicier, je me bouge pour la paix, je me booste à la bonne humeur, j'aime ma philosophie et ma joie de vivre, je ne quitte plus jamais ma bible depuis l'incendie de l'église Maxwell, je vis dans l'unique but de prendre une revanche sur la vie, et d'être heureux. Mais la chose que j'aime par dessus tout, ce sont mes potes: Heero, Quatre, Trowa et Wufeï.

Et putain, qu'est ce que je peux raconter comme foutaises!

Je me présente, je suis devenu Max, je suis un jeune de la Think Glorious Generation, je me bouge sur la musique des clubs huppés, je me booste à la cocaïne, j'aime ma villa à Monaco, je ne quitte plus jamais mon beretta depuis que je me suis mis à la paranoïa, je vis dans l'unique but de me faire du fric, et des groupies. Mais la chose que j'aimerais toujours par dessus tout, ce sont mes anciens potes que j'ai plus vus depuis3 mois: Heero, Quatre, Trowa et Wufeï.

J'ai raccroché ma vie d'anonyme à l'âge de 17 ans, à cause d'un bête problème de cul. C'est con, non? Aujourd'hui, j'ai 17 ans et trois moiset j'ai plus de problème de cul (loin de là.)
Mais j'en ai d'autres…

Mon horaire c'est: levé à 13h00 entre deux filles bien garnies,
cocktail à 14h00 en guise de petit déjeuné,
massage à 15h00 avec une créature de rêve pour cuver avant les interviews de l'après-midi.
18h00, je m'affiche dans des restos dont les poubelles me nourrissaient quand j'étais gosse.

Tu parles d'une revanche sur la vie…

Et dis moi, maintenant, qui viendra me sauver?
Maintenant que je n'ai plus de misère apparente
Que ma détresse est cachée au fond de mes propriétés
Et que mes vrais amis trouvent ma vie écœurante?

20h00 sortie dans mes clubs,
21h00 je pars pour une tournée d'hypocrisie,
22h00 je salue des connaissances,
23h00 je m'offre 3 grammes de rêves,
01h00 j'ai l'impression de jouer au infirmier,
04h00 je suis au bord de l'overdose,
05h00 je plane jusqu'à ma villa avec une ou deux pouliches bien garnies dont je me fous du nom.
Et je baise, je baise. Je me défonce à la coke et à la vodka. Et je baise…

Puis le lendemain… le lendemain… tout recommence.

Quand je me ballade en ville, les panneaux publicitaires me renvoient mon regard.
Je suis affiché un peu partout ; à la télé on n'entend que moi, les magazines veulent tous ma photo en couverture, la radio passe mon dernier tube.
Et comme une poupée satisfaite je me laisse porté par le flot de l'hystérie.

J'ai sorti un album idiot dont je ne connais même pas le titre, et qui a pourtant fait un tabac. Les libraires ont tous accueillis avec ferveur ma biographie dont je n'ai pas écrit une ligne et dont je n'ai pas lu un mot.

J'ai pris des cours de golf et des cours de piano. D'ailleurs, pour l'anecdote, il paraît que je suis doué en musique! Et pourtant, les seules partitions qui me servent sont quelques photos de mes amis.
Mes amis, vous vous souvenez ? Mes vrais.
Comme je pige que dalle à ces portées remplis de petits points noirs trop serrés, j'ai préféré intégrer par cœur des morceaux entiers. J'enregistre de manière mécanique les positions des doigts et je copie pâlement mes professeurs.
Maintenant, j'ai emmagasiné entre mes fins doigts un bon répertoire, et je n'ai plus besoin de personne pour m'apprendre à jouer.
Alors, je place une jolie image devant mes yeux et je fait vogué mes doigts sur le clavier, sans me soucier de savoir si je joue du Bach, du Beethoven ou du Mozart.
Mon image préférée, c'est celle de mon petit soldat parfait; elle ne rend mélancolique, me fait rêver. Avec elle devant les yeux, l'inspiration fait frétiller mes doigts et les notes se créent comme par enchantement.
Quand je joue, je me sens bien, je me sens libre, je me sens paisible… comme, amoureux? Hélas, ces moments de calme affable deviennent de plus en plus rares. Aujourd'hui, mes doigts tremblent à cause des drogues et je m'énerve facilement dès que je fais une mauvaise note, que je bute, que je percute.
Et je pleurs tout seul comme un con, avec mon piano noir pour seul ami, avec ses cordes silencieuses qui n'arrivent pas à me consoler.

Et dis moi, maintenant, qui viendra me sauver?

Je me sens encore plus misérable que quand j'étais gosse et que j'errais dans les rues à la recherche d'un soupçon de nourriture. Je me sens encore plus orphelin qu'avant la guerre, et pourtant tout le monde voudrait faire partie de ma famille désormais.

Y'a tant de gens qui m'aiment, mais ce n'est qu'une illusion, n'est ce pas? Parce qu'en réalité, tous ses fans ignorent qui je suis… Et j'attend comme un con qu'une fée vienne frapper à ma porte, me fasse découvrir que l'amour n'est pas en sentiment mort.
Pourtant, j'en ai branché pas mal des jolies mécaniciennes en coulisses, je me suis même tapé des caméramans, pour tout vous dire!
J'ai goûté à tous les plaisirs, à toutes la saveurs. J'ai essayé toutes les positions, je les connais par cœur.
Mais malgré ses centaines de soumises qui se sont allongées pour moi, malgré les nombreux novices qui m'ont soufflé "c'était ma première fois", je n'en n'ai pas trouvé un qui m'a enfin prouvé que l'amour existait vraiment.

Et dis moi, maintenant, qui peut encore me sauver?

C'est Vendredi soir, j'ai le sommeil léger. Y'a deux filles entres mes bras qui font semblant de dormir. Je fais un mauvais rêve donc je m'agite entre les couvertures humides…

Soudain, un choc!
Je me réveille en sursaut.

J'ai un beretta pointé en pleine face. Je cligne deux fois des yeux sans rien piger.
Puis, la silhouette se dessine derrière le viseur du flingue: j'aperçois deux yeux cobalts qui n'expriment que le dégoût et la répulsion. J'articule:

-"Merde, Heero? C'est toi, mec?"

Y'a Lina, euh, non… Lolita ou Loana… °puis merde, j'en sais rien° qui se tortille à côté de moi et qui se réveille. Elle ouvre les yeux et fixe le nouveau venu sans même apercevoir son flingue pointé entre mes deux yeux. Et cette pouffe commence à glousser:

-"Salut beau gosse, on se fait une partie à quatre?"

J'ai tellement honte que j'ai envie d'étouffer la fille avec un oreiller pour qu'elle se taise. Pourquoi elle pouvait pas la fermer, celle là?

Heero ne répond rien, j'ai l'impression qu'il ne l'a pas entendue et c'est tant mieux.

°Oh, pardonne moi, Heero. Pardonne moi, je suis si pitoyable comme tu me vois là.°

Je me redresse un peu et je soupire.

-"Ben vas-y, tire."

-"…"

Il baisse son beretta et je ne sais même pas si je suis vraiment soulagé. Il contourne le lit, et attend.
Il veut que je me lève, je le vois dans ses yeux.
Je passe par dessus Nikita et j'aperçois alors que cette pov' gosse n'a sans doute pas plus de 15 ans.
Et moi je l'ai baisé.
Y'a du sang sur le drap. Faut dire, j'étais tellement pété que je m'en n'étais même pas rendu compte…
J'ai l'impression d'être un odieux voleur.

Je me lève, je chancèle… Les drogues ne sont pas encore tombées, il n'est que 10h00. Heero voit ma faiblesse, il s'approche, m'aide à me mettre sur mes pieds. Puis…Il me saisit ! Il me soulève délicatement en calant mes genoux et en maintenant mes épaules, puis me porte, comme si je pesais qu'une plume.

J'ai l'impression d'être une princesse qui se fait enlever par son prince.
C'est juste que mon conte de fée est un peu tordu.
Parce que y'a que deux princes et pas de princesses.
Que je ne suis pas prisonnier par un dragon mais par la décadence.
Et que mon sauveur n'est ni charmant, ni méchant.

Il me conduit sans un mot hors de la villa. Arrivé dehors, on passe à côté de la piscine, on évite les bouteilles de vodka et de martini qui traînent sur la terrasse, et on s'approche de la voiture garée en contre-bas. Il me jette sur les sièges arrières de la jeep puis s'en va au volant. Je m'écroule littéralement, je suis crevé mais rassuré.

Dis, Heero, tu es venu me sauver, pas vrai?

Mes paupières frétillent nerveusement et mes pupilles glauques découvrent la clarté du matin. J'ignore pourquoi mais, aujourd'hui, je me sens bien. Les draps blancs qui m'enroulent sont frais: ils sentent le muguet. Mon corps à demi nu est baigné d'une lumière vive qui m'éblouit sans pourtant agresser mes yeux. Je m'étire paresseusement et me redresse.

Et là, c'est l'incompréhension: je ne suis pas chez moi. Cette chambre est bien plus vaste que la mienne, et est dotée d'une immense baie vitrée qui donne sur la plage. Dehors, le vent semble souffler fort, si j'en juge par la nappe qui se soulève dangereusement sur la table de la terrasse. Les vagues s'écrasent une à une en émettant des grondements sourds et puissants. Je panique un peu et essaye de me rassurer.
Si j'avais été enlevé, on ne m'aurait sûrement pas laissé sans surveillance.
J'ai la gueule de bois à cause des six bouteilles que j'ai vidé hier, et mon pauvre nez commence déjà à pisser de sang.

C'est pareil tout les matin,
C'est à cause de la coke que je m'enfile comme si c'était des sucettes.
C'est à grande peine que je me remémore ma soirée d'hier mais, heureusement, les évènement de la veille me reviennent en mémoire: Heero!
Je suis chez lui! Je remarque soudainement ma tenue d'Adam et je ne peux pas m'empêcher de rougir.
Je ne suis pourtant plus un prude puceau, mais j'ai quand même honte à l'idée que Heero, LE Heero que je connais, LE soldat parfait, ait du me transporter comme ça.

La porte s'ouvre soudainement, je me recroqueville au fond du lit, je m'enrobe pudiquement de ce drap blanc.
De ce maigre tissu trop transparent.
Mais pourquoi j'ai tellement honte, moi qui croyait avoir atteint le summum de l'impudeur, de la déchéance et des débauches? Moi qui baisais dans des mêlés de corps perdus, dans des mêlés d'âmes déchues, dans les méandres de la dépravation… j'ai honte de ma nudité!
C'est parce que j'ai la trouille…
J'ai peur qu'il voit ce que je suis devenu!
Ca doit être écrit quelque part,
quelque part sur mon corps,
je sais pas où, mais j'en suis sûr…
C'est gravé partout sur ma peau :"Duo Maxwell, dépravé de luxe, ancien soldat déchu par les richesses et les caprices".

Heero est devant moi, debout, grand, imposant. J'ai l'impression qu'il va me ressortir cette même phrase qu'il y a deux mois :

« Duo, je veux bien coucher avec toi, pour t'aider ».

Sauf qu'aujourd'hui, ça ne servirait à rien.
Sauf qu'aujourd'hui, je pourrais très bien répondre oui, car je suis tellement désabusé par la vie que je ne sais même plus si je l'aime plus que d'autre. Si, je possède encore pour lui cet amour avec un grand A. Cette affection qui m'avait fait répondre jadis « Non. Merci, Heero. J'ai trouvé une autre solution. »

Son regard froid parcours la chambre.
Il s'assure que je n'ai pas tenté de m'enfuir parce qu'il fixe la fenêtre. Il s'avance silencieusement vers moi, un pas devant l'autre, un air sérieux scotché sur sa putain de face impassible.
Mais qu'est ce que t'attends pour me gueuler dessus, qu'est que t'attends pour me cracher au visage!
Il pose un plateau sur la table de chevet. Il me tend un verre rempli d'eau et une pilule rouge.

-"Pour la tête."Explique t'il brièvement. "Je vais revenir avec un mouchoir pour ton nez ; il saigne."

Mon nez ? Ha oui, c'est vrai. J'avais presque oublié que je pissais de sang. Je regarde la pilule, perplexe.
-°Bof, si ça peut lui faire plaisir ! Avec toutes les pilules que je m'envoie, celle-là ne peut pas me faire de mal. S'il croit que ses médocs vont m'aider à ne plus souffrir, à ne plus entendre mes vieux démons…! Il se plante royalement, le con.°

Je prends, j'avale, comme un automate. Il me regarde gober la chose comme une mère qui surveille son fils malade. Je repose le verre sur le tableau et j'article enfin:

-"Qu'est ce que je fais ici, Heero?"

-"Tu es en cure de désintoxication."

-"Cure? T'as dit cure?"

Ma voix est ironique, blessante, méprisante. Je ne voulais pas vraiment, mais c'est sortit tout seul, sans doute parce que je me sens con et que ça m'irrite.

-"Et si ça me plait pas? Qui t'a permis de m'imposer ça? Tu sais que c'est un délit grave, un kidnapping?"

-"Tais-toi!" Lâche t'il soudainement en reprenant son plateau.

Heero tourne les talons et se dirige vers la sortie de la pièce.
Il ne veut pas jouer, il impose son choix, sa loi.
Mais, foi de Shinigamin ça ne se passera pas comme ça! Je suis ne suis plus Duo Maxwell, le brave petit con qui exécutait ses missions sans bronchés et qui se faisait descendre un sourire au lèvres.
Je ne suis plus l'imbécile qui encaisse gentiment un coup de poing de le ventre, lors de l'interception de l'opération météore 2, et qui parvient à le lui pardonner.

Aujourd'hui, je suis devenu un privilégié! J'ai pris pour habitude de donner les ordres, plus de les recevoir! Je n'ai plus rien pardonné depuis deux ans, j'ai détruit toute once de pureté.

Oui, je suis devenu un déchet.
Mais un déchet qui méprise les autres.

-"Heero, connard, me parle pas sur ce ton! Je me barre si je veux, quand je veux, pigé? J'tai pas demandé ton aide, mec! T'es venu, tu m'as emmené de force, tu m'as…!"
CLIC
Le bruit de l'armement me pétrifie. Le soldat parfait a réagi à mon attaque mais, comme à ses vielles habitudes, il n'aime pas parler. Il s'est retourné en pointant vers moi son beretta, le viseur bien orienté sur ma face. Mes yeux s'ouvrent grands.
Mais depuis quand j'ai peur de lui?

-"Tu la fermes, Maxwell. Tu n'es pas dans un de tes palaces où les soubrettes exécutent tes caprices d'enfant gâté. Alors tu te tais, ou c'est moi qui trouve un moyen définitif pour que tu ne puisses plus parler."

Je ne le reconnais plus.
Ou, tout simplement, je ne le connais plus.

Il claque la porte sans plus de cérémonie et je me sens comme un crétin impuissant dans cet horrible lit trop grand.

Mon prestige, ma gloire, mes faveurs : tout ce qui faisait de moi un star, se sont envolés, partis en fumé face à lui.

Pour Heero, je suis redevenu un baka Américain pathétique et pitoyable, rien de plus.

Dis Heero, j'ai l'impression que tu t'en fous de me sauver…?


A suivre…

Et oui, je sais... Qui l'eut cru? Vous vous imaginiez Heero et Duo, conditionné dans un appartement, avec un horaire fixe de rapports?... Et bien moi aussi! Du moins, au commencement.
Après, mon esprit en dérive à imaginé, imaginé, imaginé... Je voulais une histoire où l'amour, après maint et moults aventures, pourra VRAIMENT s'écrire avec un grand A indélébile.

Reviews? merci d'avance!