Auteur: Flo de Miel
Base: Gundam Wing
Couple: Hilde et son bébééé :D
Remerciement: à tous les reviewers et les lookers. Le plus grand plaisir que vous pouvez me faire est de me soutenir par vos gentils commentaires. Alors merci à tous!
Chapitre 5: Pure Morning
Heero Yui n'avait jamais été très doué pour les relations sentimentales, qu'elles soient amoureuses ou amicales, depuis qu'il avait été soldat.
Son flegme d'expressions le faisait souvent passer pour insensible, malgré que ce ne soit nullement le cas.
Tout le monde l'excuserait d'ailleurs si on savait que, en réalité, ses zygomatiques étaient légèrement paralysés et ses conduits lacrymatoires bouchés. Bref, ce n'était pas de sa faute si son visage n'exprimait rien.
Il ne lui restait en faite plus que les sourcils comme moyen d'expression facial.
Hé, là, je vous jure, ils étaient en pleine action!
-Enceinte? Répéta t'il, les arcades sourcillèrent remonter en flèche vers son front.
-Affirmatif. D'environ trois mois, je dirais. C'est étonnant que les symptômes ne se soient pas manifestés plus tôt…
La femme médecin posa ensuite sa main sur le front de Hilde qui, les yeux vitreux, ne semblait pas prendre conscience qu'on l'auscultait.
-Enfin! Fit la femme en blouse blanche. Vous savez, ça passe parfois inaperçu aux yeux de la femme non vigilante; où alors, il s'agit d'un déni de grossesse. Cela arrive plus fréquemment qu'on puisse le croire. Je connais le cas d'une femme qui, le jour où elle a accouché, ignorait encore qu'un petit être se logeait en elle! …Mais ce sont des exceptions, bien sur!
Comme Heero semblait avoir perdu l'usage de la parole, le docteur se tourna vers la jeune allemande et lui demanda:
-Comment vous sentez-vous, mademoiselle?
Hilde, encore nauséeuse, n'avait pas prêté plus attention à la conversation qu'Heero, perdue entre l'envie de vomir et celle de s'évanouir de fatigue. Devant cette absence de réponse, le docteur, une grande femme de quarante ans aux cheveux bruns rêches et courts, lui saisit le poignet et tâta professionnellement le pouls.
-Hum… La tension est basse…
Elle se tourna vers Heero pétrifié qui était resté assis dans le fauteuil bleu du salon.
-Vous avez une explication? Troubles du sommeil, mauvaise alimentation, grippe quelconque,…?
-Je n'étais pas auprès d'elle s'est dernier jours. Mais, en effet, je crois qu'elle a peu dormi et mangé. Et qu'elle a subit une grande dose de stress…
-Bien! Fit alors la femme en se relevant. Première chose, bien l'installée.
Elle fit glisser les jambes de Hilde sur la canapé, obligeant Heero à se trouver un autre siège, remit correctement un oreiller sous sa nuque puis sortit un petit calepin de sa veste et se mit à écrire.
-Voila qui vous donnera quelques conseils pour que la grossesse se déroule bien. Déjà, je veux que vous lui prépariez tout de suite un bon repas afin qu'elle se sustente sans tarder.
Le bic volait à toutes vitesse sur la feuille blanche. Heero réfléchissait, debout, immobile, à la tournure que prenait les évènements.
Un malade, d'accord.
Deux, ça devenait fort! Surtout quand il s'agissait d'un père mentalement instable à désintoxiquer et d'une mère violée aux traumatismes encore bien présent.
- Ensuite, beaucoup de repos. Est-ce clair? Je veux qu'elle dorme, dorme, et dorme. Pas d'efforts physiques, ni mental d'ailleurs. Bref, vous la cocooner gentiment dans son lit pour les mois à venir… Elle est très mal en point, vous savez, insista le docteur en jetant un regard compatissant vers Hilde qui s'était endormie. Je vais tout de suite lui envoyer des compléments vitaminés par intraveineuse, ainsi qu'un sérum anti-nausée. …
Le docteur appuya son bic d'un petit coup sec pour effectuer le point final de sa prescription, la déchira du calepin et la posa sur la table basse. Puis, elle s'agenouilla et saisit dans sa mallette en cuir le nécessaire pour faire une piqûre. Hilde, enfouie dans un profond sommeil, ne réagit pas quand la seringue pénétra dans la veine de son bras. Quand ce fut finit, la femme se releva, rangea ses affaires et tendit sa main à Heero en disant:
-Au faite, félicitations pour le bébé. Je suis sur que tout ira bien. … Le cadre ici est magnifique pour élever un enfant: la mer, la plage, le bon air… Enfin! Maintenant, vous m'excuserez, j'ai d'autres patients, et on peut dire que vous vivez dans un endroit difficilement accessible.
-Merci, docteur. Répondit vaguement Heero en la reconduisant à la porte. Désolé pour le dérangement.
-Bah, vous savez, tant que je suis rémunérée, dit-elle en saisissant la liasse de billet que Heero lui offrait.
Quand il se retrouva seul dans le hall d'entrée, Heero ressentit soudain une grande vague d'effroi le parcourir.
Pour sur, il ne pouvait pas renvoyer Hilde dans cet état sur L2. Ce serait de la folie. Et puis, le transport de femme enceinte en navette spatial était interdit.
D'un autre côté, la laisser vivre avec eux jusqu'à que sa grossesse soit à terme relevait de la science fiction. Duo était déjà assez perturbé comme ça. S'il lui apprenait qu'il était père, il ne pourrait sans doute pas surmonter le choc.
Lui cacher la vérité alors? Ce serait une chose absurde. Il allait bien s'en rendre compte tôt ou tard.
Et alors que notre pauvre Heero avait plongé entre ses milles questions, un gémissement sourd parvint du salon. Il s'y précipita et trouva Hilde par terre, tombée du canapé bleu dans son sommeil. Son visage était crispé de douleur, sa pose chétive, rampante.
Elle avait l'air d'une triste bête agonisante.
Duo ayant aussi entendu l'exclamation rauque de Hilde s'était précipité hors de sa chambre et s'accroupissait maintenant auprès de la jeune allemande pour l'aider à se relever.
-Hilde, Hilde? Ca va? Qu'est ce que t'a?
Heero s'approcha pour aider l'américain.
-Couche la sur la canapé, commanda t'il. Le docteur est passé, tout va bien.
-Tout va bien? Cria Duo. Pas du tout! Regarde la! Merde, bon dieu! C'est ma faute, c'est ça!
-Mais non, tu n'y est pour rien, expliqua Heero en calant l'Allemande profondément contre le dossier.
Les yeux de Duo avait alors dérivé sur la table, attirés par le petit bout de papier blanc qui s'y trouvait. Il le saisit et lut rapidement, avant même que Heero ait pu intervenir. Soudain, ses mains se crispèrent, ses pupilles s'affolèrent.
Il avait lu le mot "grossesse", le not "bébé", le mot, "accouchement".
-Hilde… est… enceinte? Mais de… je…
Il recula de trois pas en arrière, terrorisé, jusqu'à rencontré le mur. Heero s'approcha de lui par ses mots apaisants. Il ressentait la folie de l'Américain.
- Rien ne prouve qu'il s'agisse de toi, Duo.
La tête du Natté se balançait de gauche à droite alors que ses lèvres tremblantes répétaient doucement d'insatiables "non, non, non, non, non,…"
Heero le prit par les épaules et le secoua afin qu'il se ressaisisse.
-Tu entends? Il peut s'agir de n'importe qui!
Duo s'énerva alors violement. Il se cambra, se débattit, hurla, mais rien y fit. Heero le tenait toujours fermement entre ses bras, le poussant contre le mur avec célérité.
-Calme toi! Ce n'est pas la fin du monde!
Les larmes coulaient maintenant abondement sur les joues de Duo, les traits de son visage exprimaient une sorte de démence désespérée. Il criait sans s'arrêter: "c'est pas possible! Non! Bordel! Pourquoi! C'est Hilde! Hilde! Bordel! Pourquoi?"
Heero le plaqua contre son torse et le serra; il le serra très fort en soufflant dans sa nuque, la respiration saccadée.
Duo s'apaisa quelques secondes. Heero crut que sa crise était passée, mais après ces quelques instants, le Natté fut reprit de quelques soubresauts nerveux, comme un poisson hors de l'eau qu'on croyait mort et qui se remettait soudain à chercher la vie.
-Lààà, du calme. Commanda Heero avec douceur.
Duo fondit alors en pleurs. Il cessa de se débattre et chercha l'affection de son ami en lançant vigoureusement ses deux bras autour de l'épaule réconfortante qui s'offrait à lui.
Il se crispa ensuite pour saisir Heero encore plus solidement, bien que leur étreinte fut déjà assez forte dès le départ.
Il se laissa à larmoyer contrele Japonaisdurant une longue minute.
Hilde, quant à elle, s'était réveillée aussitôt que l'Américain avait poussé ses premiers cris. Elle avait vu toute la scène, en silence, avait par elle-même compris son état... Quelle curieuse vie se logeait dans son ventre. Elle posa une main sur ce dernier, le caressa sans comprendre. Puis, voyant Duo dans les bras de son compagnon, son visage afficha lentement une grimace de dépit.
Duo était dans les bras de Heero. Heero consolait Duo dans ses bras.
Et elle savait désormais que le père de son enfant ne l'aimerait jamais.
Heero avait placé Hilde dans la chambre d'amis de la villa, appelée aussi "la chambre mauve", car elle le couvre lit, les rideaux, et même le papier peint décoré de grappe de raisin rappelait cette couleur.
Dans cette pièce se trouvait justement une vieille chaise en bois à bascule, parfaite pour se reposer calmement en regardant par la large fenêtre le doux paysage de la mer.
Hilde se balançait là sereinement. Elle repassait discrètement ses doigts derrière sa nuque, à la pointe de ses courts cheveux bleutés, tout en réfléchissant.
Depuis quelques jours, elle avait reprit des forces. Elle se sentait mieux. Ce n'était hélas pas le cas de tout le monde dans la maison. Duo, lui, au contraire, avait subi une toute première crise. Ca c'était passé la veille au soir. Il avait brisé une assiette, passablement énervé par une futilité. Heero avait tenté de le calmer, mais l'affaire s'était hélas clôturé en une grandiose joute verbale remplie d'insanité. Depuis, l'Américain était resté enfermé dans sa chambre. Il n'avait même pas voulu voir Hilde quand celle-ci avait mendié sa porte. Comme quoi, la situation se révélait plutôt grave.
On savait tous ici que la descente aux Enfers ne faisait pourtant que commencée. Les premiers symptômes de la toxicomanie apparaissaient chez l'Américain. Celui-ci se terrait par peur sans doute que son attitude ne soit à blâmer, qu'il se montrer faible. Mais Hilde pleura beaucoup quand elle perçut les paroles de la chansons que Duo écoutait en boucle depuis ce matin, les baffles à quasi toute puissance pour étouffer parfois ses propres cris de rage.
A friend in need's a friend indeed
Un ami dans le besoin est quand même un ami
A friend with weed is better
Un ami avec de l'herbe c'est mieux
A friend with breasts and all the rest?
Un ami avec des seins et tout le reste?
A friend who's dressed in leather
Un ami qui est habillé de cuir
A friend in need's a friend indeed
Un ami dans le besoin est quand même un ami
A friend who'll tease is better
Un ami qui sera se moquer est mieux
Our thoughts compressed which makes us blessed
Nos pensées compressées qui nous bénissent
And makes for stormy weather
Et qui sont faites pour un temps orageux
A friend in need's a friend indeed
Un ami dans le besoin est quand même un ami
My Japanese is better
Mon ami japonais est meilleur
And when she's pressed she will undress
Et quand elle est serrée, elle se déshabillera
And then she's boxing clever
Et puis elle boxe intelligemment
A friend in need's a friend indeed
Un ami dans le besoin est quand même un ami
A friend who bleeds is better
Une amie qui saigne c'est mieux
My friend confessed she passed the test
Mon amie a avoué qu'elle avait passée le test
And we will never sever
Et nous ne nous séparerons plus jamais
Day's dawning, skin's crawling,
L'aube du jour, la peau rampe
Day's dawning, skin's crawling.
L'aube du jour, la peau rampe
Pure morning, pure morning,
Pure matinée, Pure matinée
Pure morning, pure morning
Pure matinée, Pure matinée
A friend in need's a friend indeed
Un ami dans le besoin est quand même un ami
A friend who'll tease is better
Un ami qui sera se moquer c'est mieux
Our thoughts compressed which makes us blessed
Nos pensées compressées qui nous bénissent
And makes for stormy weather
Et qui sont faites pour un temps orageux
A friend in needs a friend indeed,
Un ami dans le besoin est quand même un ami
A friend who bleeds is better,
Une amie qui saigne est mieux
My friend confessed she passed the test,
Mon amie a avoué qu'elle avait passée le test
And we will never sever,
Et nous ne nous romprons jamais
(refrain bis)
A friend in need's a friend indeed
Un ami dans le besoin est quand même un ami
My Japanese is better
Mon ami japonais est meilleur
And when she's pressed she will undress
Et quand elle est serrée, elle se déshabillera
And then she's boxing clever
Et puis elle boxe intelligemment
A friend in need's a friend indeed
Un ami dans le besoin est quand même un ami
A friend with weed is better
Un ami avec de l'herbe est mieux
A friend with breasts and all the rest
Une amie avec des seins et tout le reste
A friend who's dressed in leather
Un ami qui est habillé de cuir
Pure Morning de Placebo.
Quand serait le prochain pour eux tous?
à suivre... (digne d'un soap opera cette phrase :p)
