Voici le premier chapitre... J'espère que vous apprécierez...
Chap1
Midi était passé. Cela, je le sentais de façon, comment dire ? Très frappante, pour ainsi dire. Pourquoi déjà avais-je accepté de quitter ma petite bourgade pluvieuse pour une ville aussi étouffante ? Décidément, on aurait du allé ailleurs. Je crève de chaud ici ! Bon sang ! La prochaine fois, Alice se jète du 15ème, je ne viens plus à Volterra ! Pourtant, elle non plus n'a pas l'air d'apprécier cette ville.
-Aaaaaaaaah ! Grognais-je en essayant de ne pas me faire entendre.
Je levais les yeux et regardais le ciel. Bleu. Clair. Dégagé. Ensoleillé. Comme je l'aimais! Laissant passer les rayons cruels du soleil me cuir petit à petit. Là par contre je l'aimais moins. Ce devait être une des raisons que j'aimais autant Forks. Il devait y pleuvoir le plus que partout ailleurs aux US. J'aimais Forks, parce que c'est là que j'y avais toujours vécu… Parce qu'il y pleuvait beaucoup… Et surtout, parce que j'aime la pluie.
Je soupirais (fort) pour la énième fois en regardant ma montre. 13h40. Alors là, Alice exagérait. Elle qui, a son habitude, est toujours en avance me fait glander depuis presque 3h… On était censé se rencontrer au café à 11h… Bon ok, je suis arrivée à 11h20 mais quand même ! Je l'avais appelé à plusieurs reprises pour m'assurer qu'elle allait bien et lui faire part de mon exaspération. Mais bien sur, son talent de… « persuasion » et son expérience 'personnel' en la matière la sauva à chaque fois… Elle faisait les courses… J'en suis sure.
Je me tournais vers une fontaine que j'avais aperçue quelques temps plutôt et m'y dirigeais. Je vis donc trois étranges personnes, apparemment deux hommes et le troisième je ne saurais dire si c'était une fille ou un garçon, tous appuyés au mur de je ne sais quel bâtiment. Je ne les aurais sans doute pas remarqués s'ils n'étaient pas légèrement à l'écart de la population qui avait envahit les lieux, mais surtout, je dis bien « surtout » s'ils ne portaient pas ces gros manteaux. Je m'arrêtais, trop ébahie pour avancer.
-Non mais regarde-moi ça ! Me dis-je à moi-même. Ils mettent ça par un temps pareil !
Je restais là à les dévisager jusqu'à ce que l'un, celui qui se tenait à la droite du plus grand leva le visage dans ma direction suivi des deux autres. Je ne su pourquoi mais j'avais la très nette impression que c'était moi qu'ils regardaient. Je ne voyais pas leur visage. J'étais en plein soleil et eux dans l'ombre, le visage caché par une grosse capuche polaire …
-De mieux en mieux…pensais-je en les remarquant.
Mal à l'aise, je me détournais en avançant : grossière erreur ! Je faillis renverser un pauvre vieux monsieur. Je lui servis une cascade d'excuses, essayant de me souvenir de comment disait-on désolé en italien avant de me rappeler que je ne l'avais jamais su : je n'ai jamais étudié, ni parlé l'Italien. Donc j'usais de mes pauvres ressources linguistiques (il m'arrive d'inventer des mots, je vous préviens):
-Excusez-moi, sorry, je suis désolée, gomen nasai, I'm very sorry! Dis-je sans reprendre mon souffle en lui prenant les mains pour qu'il comprenne.
Il sourit puis me dit quelque chose que je ne compris pas. Cependant, je hochais la tête car j'ai cru comprendre qu'il m'excusait. Il prit congé de moi, je l'observais s'éloigner pour m'assurer qu'il ne tomberait pas dans les pommes en chemin. Je sentis alors mon dos picoter comme lorsque je me sentais observé. Instinctivement, je me retournais et vis trois têtes penchées dans ma direction. Je me retournais tout de suite.
-Si ça se trouve c'est toi qu'ils regardent. Me chuchota une voix inquiète au fond de moi. N'importe quoi ! Contrais-je aussitôt.
J'avais atteins la fontaine sauveuse et m'aspergeais d'eau froide. Prenant soin de bien mouiller mes cheveux. J'en eus un bien fou ! Je regardais ma montre. 13h43. Je sentis un nerf se former sur mon front. Je pris mon portable et appelais :
//-Bella ?//
-Oh, Alice ! Quel miracle ! T'es encore vivante ? T'as plus qu'inter…
//-Ah ha ! J'ai trouvé ! Ne t'inquiète pas Bella, j'arrive tout de suite. Ne bouge surtout pas.//
-… rêt à venir tout de suite. Finis-je bien qu'elle ait déjà raccroché. Puis soupirais avant de sourire malgré moi. Décidément, Alice reste Alice ! Je suis quasi certaine qu'elle faisait les boutiques pour acheter quelque chose à Jasper son petit-ami. Cette fois, en tout cas, elle serait là. Du moins, j'espérais.
En me retournant, je me rendis compte qu'ils n'étaient plus là. J'entrepris de retourner au café. Je m'avançais tranquillement vers ce lieu étouffant lors qu'un vent chaud et légèrement humide souffla. Il ne tarde de pleuvoir ! Ce n'était pas le rêve, mais agréable d'autant que c'était le premier depuis ce matin ! Je levais la tête pour respirer un grand coup. Le vent, léger et éphémère, caressait mon visage soulevant quelques mèches de mes cheveux et les rejetant en arrière, lorsque je remarquais que deux d'entre eux se tenaient juste derrière moi. Je fis volte-face surprise, manquant de tomber. C'est là que je vis leurs visages. Mon cœur eut un raté. Ils étaient aussi magnifiques que celui d'Alice. Je ne m'attardai pas sur les détails, ce qui attira mon attention fût… Celui de… Il me semble, qui à levé la tête en premier. Son regard me glaça le sang, me pétrifiant sur place. Nos yeux se croisèrent. J'étais incapable de me défaire des siens. Noirs d'encre. Noirs… Bordeaux ? Je commençais à trembler. Il s'avança vers moi.
-Vous allez bien, mademoiselle ? Me demanda-t-il d'une voix, que je soupçonnais être volontairement, séductrice.
-Comment le pourrais-je ? Oui très bien. Je m'aperçus que ma voix était restée coincée dans ma gorge. Je hochais donc la tête, les yeux sûrement écarquillés de terreur.
-Vous êtes sûr que ça va ? Demanda-t-il encore en s'approchant un peu plus.
-Je.. Très.. Oui … bien… balbutiais-je d'une voix étranglée et je m'éloignais de lui autant que je pouvais. J'eus l'impression que mes pieds étaient enfoncés dans le sol. Je m'efforçais de les soulever, je ne voulais pas qu'il m'approche. Si sa voix était douce, je voyais dans ces yeux quelque chose qui me terrifiait mais dont je ne comprenais pas le sens.
A peine trois pas nous séparaient maintenant. Je ne sais d'où me vint cette force, je me sentis courir souhaitant mettre le plus de distance entre nous. Malheureusement, je trébuchai et me cognai violemment contre un mur de béton me rejetant en arrière. C'est ce qu'il m'avait semblé du moins, car m'attendant au choc, je me rendis compte que j'étais dans les bras d'un jeune Zeus aux cheveux noirs (me tenant position danse : une main à ma taille et l'autre tenant ma main droite), un grand sourire aux lèvre. J'en eus le souffle coupé. Mon Dieu, il était plus beau que Carlisle ! Je ne l'aurais jamais cru. Je le vis regarder derrière moi et faire un sourire encore plus grand, si c'était possible. La froideur de sa peau me ramena à la raison, je me souvins en même temps de la façon dont on s'y prenait pour respirer.
-Edward, que fais-tu donc ? Ne vois-tu pas que tu fais peur à la jeune demoiselle ?
Sa voix était des plus envoûtante.
-Ainsi donc il s'appelle Edward. Je ne pus m'empêcher d'être intéresser par cette information.
-Tu as raison Aro. Je vous pris de m'excuser. Dit-il en me regardant d'un air désolé.
Il semblait l'être vraiment, même si je voyais bien que c'était pour une autre raison. Je me repris.
-Je n'ai pas eu peur du tout. Mentis-je, je suis sensée attendre une amie. J'allais justement l'attendre pour…
Le dénommer Aro fronça légèrement les sourcils et se pencha vers moi. Je ne réussissais plus à réfléchir.
-Il ne va quand même pas m'embrasser ?
-BELLA !
-ALICE ! Répondis-je tout de suite en criant son prénom. J'étais tellement soulagée qu'elle soit là que je sautillais pour que jeune Zeus me libère, et courais me jeter sur Alice… Trébuchant encore une fois.
Enfin mon calvaire prenait fin ! Je mettais déjà cette rue dans la liste des « coins dangereux pour Miss Swan », c'est-à-dire pour moi, avec un beaucoup de chance ce sera le dernier de la liste. Ce n'est pas gagné. Je suis un aimant à poisse. Je finis par atteindre ma meilleure amie, je remarquai alors qu'elle les fusillait. Cela m'étonna, elle n'est pas de nature violente. Elle est tellement fragile. Quoique j'étais secrètement contente qu'il (ce regard) ne m'était pas destiné. Elle était terrifiante à ce moment là.
-Alice ? Chuchotais-je.
Elle ne répondit pas les fixant encore… Non, fixant Edward. Ça me fis bizarre de penser à cet inconnu par son prénom. Je les regardais tous les deux. Puis finalement fronçant les sourcils, je pris Alice par le bras et la tira. Elle ne bougea pas d'un pouce. Je m'évertuais à la tirer ne déclarant pas forfait, mais j'y fus contrainte après quelques secondes d'humiliation.
-Tu viens oui ou non ? Ne me dis pas que tu m'as fait poireauter pour rien. M'emportais-je.
-Mais non. Sourit-elle, le cœur n'y était pas toutefois.
-Tu vas bien Alice ?
-Oui, pourquoi ?
-Tu me donnes chaud avec ton manteau. Lui dis-je en fusillant celui-ci du regard.
-Ha ! ha ! ha ! ha ! ha ! ha ! Elle se tordit de rire. J'eus peur qu'elle ne tombe raide morte étouffée.
-Ha ! Ha ! Ha ! Très marrant. Dis-je sans même essayer de cacher mon sourire car ma voix me trahit de toute façon.
-Je te l'ai pourtant dis. Je ne supporte pas le soleil.
-Pffff ! Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que tu ne me pas tout. Ne suis-je pas sensée être ta meilleure amie. J'essayais de jouer le jeu qu'elle avait l'habitude de faire.
-Douterais-tu de mon affection pour toi ? me demanda-t-elle d'un air si blessé que je cédais. Je ne peux décemment la battre dans son propre territoire !
Je soupirais alors et ce fut elle qui me tira faire les boutiques. Elle n'était pas satisfaite des vêtements qui se trouvent dans ma valise apparemment.
-Je ne céderai pas, sois-en sûre ma chère.
Finalement, je cédais. Je ne pouvais malheureusement rien lui refuser.
******
Alors? Vous aimez? Vous m'escuserez pour les retards, je n'ai pas vraiment accès à internet chez moi: désolée .
Alors... Reviews?
Asukarah
